LANDRY
Paris 1847, in-8». — XI. De V affaihlvisement de la vue comme symjitôme initial de la néphrite albu'iinneuse. Reims, l.>4y, in-S"; 2' Hem., etc. Paris, 1850, in-8°. — XII. De r/iijpercousie dans le cas de paialysie du nerf facial. In Arch. gén. de méd., i' sér., t. XXV, p 54- 1851. — XIII. Nouvelles données sur le diagnostic de la pleurésie et les indications de latlwracentèse. ILid,, 5« sér., t. VIII, p. 514, ti'lO; 1856. — XIV. De la pellagre sporadique. Ibiil., 5» sér., t. XYI, p. 523, 445, 521 ; 1800 et Leçons cliniques sur la pellagre. In Gaz des y/<î/>.,lî^^0-18G3. — W. De la valeur de l'égophonie dans la pleurésie. In Arch gén.de méd., 5« sér., t. XVIII, p. 669; 1861. E. Bgd
LAXDRÉ-BEAUVAIS (Augustin-Jacob), un des disciples les plus distingués de l'école de Pinel, né à Orléans le 4 avril 4772. D' bord élève de Desault (1790-92), il alla ensuite suivre, à Lyon, les leçons de Marc-Antoine Petit qui, appréciant promptement son mérite, lui confia une mission importante à l'hôpital de Chalon-sur-Saône, alors encombré de blessés à la suite de la sanglante affaire des hgnes de Wissembourg. Revenu à Paris en 1795, il fut admis, à la suite d'un concours, élève de l'école de santé qui venait d'être établie sur les ruines de l'ancienne Faculté. De là, il entra comme interne à l'hospice de la Salpêtrière, où Pinel ne tarda pas à se l'attacher eu qualité d'aide dans son service et dans ses leçons cliniques. Admis au doctorat en 1800, il reçut le titre de médecin-adjoint. C'est alors qu'il commença des cours de séméiotique et de pathologie interne qui furent très-suivis, mais que des hémoptysies répétées robh<Tèrent d'interrompre vers 1807. Ces leçons ne furent cependant pas perdues pour la science, Landré-Beauvais les rédigea et les fit paraître en 1810. Le succès de cet ouvrage fut tel que trois éditions se succédèrent rapidement. Ne pouvant suivre la carrière de l'enseignement qu'il avait si brillanmient inauguré, il se livra à l'exercice de la médecine, et se créa bientôt une clientèle dans les classes les plus élevées de la société. Outre ses fonctions à la Salpêtrière, dont il se démit en 1821, il était encore médecin de l'École polytechnique, médecin consultant du roi. Lorsque survint le coup d'État qui détruisit la Faculté pour la réorganiser sous la pression du parti clérical, Landré-Beauvais, naturellement désigné par ses opinions politiques et religieuses, y entra avec le titre de doyen et de professeur de clinique. Sa rare modération, sa justice surent, dans cette situation délicate, lui concilier l'estime de tous les partis qu'il eut l'art de ménager sans faiblesse. Landré-Beauvais rentra dans la pratique et la vie privée en 1850. Sa santé, depuis si longtemps chancelante, s'affaiblit de plus en plus, et il succomba le 26 décembre 1 840, quelques jours seulement après son condisciple et ami l'illustre Esquirol.
Landré-Beauvais a laissé les articles et ouvrages suivants :
I. Doit-on admettre une nouvelle espèce de goutte sous le nom de goutte asthénique primitive. Th. de Paris, an VIII, n" 18, in-o». — II. Séméiotique ou traité des signes des maladies. Paris. 1809, in-S»; 2" édit., ibid., 1815, in-8» ; 5" ('dit., ibid., 1818, in-8». Trad. en ital. Palerme, 1819, in-8». — III. Dans le Dict. de se. méd. les art. Aphonie, Corps, Crachat, Crise, Dégoût, Expectoration, Gencives, Hémorrhagie; dans le Dict. en 21 vol. les art. Anasarque, Ascite, et quelques notes peu importantes dans divers recueils. E. Bgd.
LANUBY (Jean-Baptiste-Octave), naquit à Limoges le 10 octobre 1826, et vint laire ses études médicales à Paris. De bonne heure il s'occupa du système nerveux, et il était encore sur les bancs, quand il publia ses premiers travaux sur cette question. Reçu docteur en 1854, il continua avec ardeur ses recherches sur ce groupe de maladies, si intéressantes et si obscures, et particulièrement sur les paralysies. Analysant avec rigueur les différentes variétés fonctionnelles ou anatomiques de perte- du sentiment et du mouvement, il leur assigna un