II. Bn
ULlvnOA. Foî/. Olivier.
lA iVOtlVESiLE (Station marine). Dans le département de l'Aude, dans l'arrondissement et à 26 kilonictres de ]\'arboniie(chemin de fer de Paiis à Narbonne, La Nouvelle est une station du cbemin de fer de Narbonne à Perpignan), La Nouvelle possède un établissement de bains de mer. La plage de La Nouvelle est composée d'un sable très-fin et très-uni, aussi est-elle fréquentée par des baigneurs qui y trouvent une installation complète. Des abris voulants reçoivent les habits de ceux qui se baignent en pleine mer, et des cabinets convenables sont à la disposition de ceux qui prennent leur bain à l'eau de mer chauffée. La mer est à La Nouvelle ce qu'elle est aux autres points du littoral de la Méditerranée, c'est-à-dire, qu'elle n'a pas de vagues et que les malades ne peuvent espérer y rencontrer l'agitation des flots de l'Océan. Mais la température est très-douce et trèségale à La Nouvelle, et les enfants lymphatiques, scrofuleux ou sujets à s'enrhumer, ont l'avantage de passer la plus grande partie de la journée sur le rivage, sans être exposés aux refroidissements qu'ils ne manquent pas d'éprouver sur les plages du nord et du nord-ouest de la France. A. R.
UîiKQtlAS, L,A1\QUAS-KITSJIL. Voy . GalangA.
LAKSIUM. Ce nom est, suivant Mérai et Delens {Dict., IV, 39) celui du Cookia punctata aux Jloluques. Mais les vrais Lansium de Rumphius {Herb. amboin., 1, 151, t. 54) sont des Mêliacées de l'Asie tropicale, du groupe des Trichiliées, à fruit charnu 5- 5- loculaire. Le L. domesticum El. est le véritable Arbre à lance deLarchipel Indien (Rosenth., Syn. pi. diaph., 76 i). Ses baies, très-analogues aux raisins, aigre douces, rafraîchissantes, sont fort recherchées, surtout pour les malades. Les graines sont amères, irritantes et servent comme vermifuge. L'écorce est fort aromatique, employée comme parfum. H. Bn.
LAl^'TAWA L. Genre de plantes, de la famille des YerbJnacées, nommé pai" Plumier Camara, et par Vaillant Myrobalindum. Sa fleur est à peu près extérieurement celle d'une Verveine, avec un calice gamosépale et une corolle à limbe quadrilobé, l'un des quatre lobes, le postérieur représentant à lui seul deux des pièces de la corolle. Les étamines sont au nombre de cinq, la postérieure étant stérile et rudimentaire, quelquefois totalement absente, et les quatre autres, didy-
names fertiles, à anthère biloculaire et introrse. Le gynécée supère a un ovaire a deux loges uniovulées et latérales, avec un ovule ascendant, anatrope ; ces cavites umovulees sont, ainsi que l'a démontré Payer, chacune une moitié d'une seule loge fertile et biovulée, car l'autre loge avorte. Le fruit est une drupe à une ou deux grauies sans albumen. Les Lantana sont des arbustes des contrées chaudes des deux mondes. Leurs rameaux sont tétragones; leurs feuilles sont opposées ou verticillées. Leur fleurs sont disposées en épis ou en capitules axillaires, pédoncules.
^ Les Lantana onths mêmes propriétés que beaucoup de Labiées, dont elles possèdent les organes de végétation. Leurs feuilles et leurs jeunes pousses sont riches en huiles essentielles, aromatiques, excitantes, stomachiques. Aussi, plusieurs espèces brésiliennes servent en infusion aux mêmes usages que le thé. Tels sont les L. pseudo-Thea A. S. H. {Capitao doMato ou Cha de pédestre des indig.) et macrophjlla Mart. {Journ. chim.-méd., III, 549; VI, 213.) Pison indique^rois espèces de ce pays, sous le nom de Camara, comme employées à préparer des bams fortifiants et qui s'administrent contre la gale et ])lusieurs autres affections cutanées. Les Camara sont, d'après M. de Martius, des plantes dont l'infusion légère agit dans les affections inflammatoires, catarrhales, etc., de la même façon que le Sureau et le Bouillon blanc. On croit que la plante appelée Pulcjuin, par Feuillée, est le Lantana salvifolia de Jacquin (PZ. vml. , lll, 51), dont les feuilles, réduites en poudre, servent à préparer des cataplasmes vulnéraires. Le L. Camara L. est usité ;iux Indes occidentales comme diaphorétique et antirhuniatismal. Les mêmes propriétés se retrouvent dans les L. aculeata L., involucrata h.,melissœfolia Ait., microphylla Mart., mixto l.,odorata L., scabridakiT., stricta Sw., et Sellowiana Link, qui croît à Montevideo. Les fruits des L. annuaL. ettrifoliaL. sont comestibles. H. Bn.
L.,Gen., n. 765. — Joss. Gen., 109. — CHAsiifso, in Linnœa, VII, 122. — A. S. H Plant us.desBrasil. livr. XIV. — Mer. et Del., Dict., IV, 39. — Mart., Mat. med. bras., m. — Endl., Gen., n. 3695.— Boc«uillon, m Adansonia, III, 2i7.— Rosenth., Sî/n. pZ. diaphor., 426.
LAIVTAR. Voy. LONTAR et RoNDIER.
I.A1WZOMI (Joseph), médecin italien, justement célèbre par son érudition, par son amour du travail, et par les mémoires dont il a enrichi l'archéologie. Né à Ferrare, le26 octobre 1663, docteur en 1685, il mourut le 1" février 1730, laissant les ouvrages suivants :
I. Additio ad Olai Borrichii dissertât ionem de lapidum generatione in macro et microcosmo. Ferr., 1687, in-8°. — II. Animadversiones variœ ad medicinam anatomicam et chirurgicam facientes. Ferr., 1688, in- 8°. — III. SchoUa et observationes Henrici a Moinichen. Ferr., 1689, in-8°. — lY. Zoologia jmrva. Ferr., 1689, in-8°. — V. Dissertatio de iatroplujsicis Fen-ariensibus qui medicinam suis scriptis exornarunt. Bologne, 1690,
in-4». — VI. Citrologia curiosa seu curiosa citri descriptio. Ferr., 1690, in-12. VII. De
balsamalione cadaverum. Ferr., 1695, in-l':i. — VlII. Délie ghirlande ed unguenli ne conciti degli antichi. Ferr., 1698, in-12. — IX. De medici officio et munere epistola. Ferr., n.i-9, in-8». — X. Opéra omnia medico-phgsica et philosophica. Lausanne, 1738, 5 vol. in-^°- A. C.
LiiPACEKiE [Lapageria Rmz et Pav.). Genre de plantes monocotylédones, très-voisin des Liliacées à fruit charnu, c'est-à-dire des Asparaginées, et appartenant au petit groupe des Lapagériées ou Philésiacées . Les fleurs, de grande taille et de couleur éclatante, sont construites comme celles d'une Liliacée, avec