‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.53Chapitre 59 sur 74 · LAOUE PLATE. LAQUE EN GRAINS. I.AQUE EN BATONS · texte numérisé non relu

LAOUE PLATE. LAQUE EN GRAINS. I.AQUE EN BATONS

Résine " 90,9 8S,5 68,0

Matière colorante . . 0,5 2,5 10,0

Cire -i.0 4,5 6,0

Gluten 2,8 2.0 5,5

Corps étrangers. . . 0,0 0,0 6,5

Perte 1,8. 2,5. 4,0

ToTAOî. . . . 100,0 100,0 100,0

Ainsi la laque plate est très-riche en résine, mais contient fort peu de matière colorante ; la laque en bâtons, au contraire, se compose de moins de résine, mais d'une forte proportion de matière colorante. La laque en grains est intermédiaire, quant à ses principes constituants, aux deux autres sortes.

On attribuait autrefois à la laque des propriétés toniques et astringentes, mais aujourd'hui son usage médical est presque complètement abandonné; elle n'est guère employée que comme dentifrice. On en prépare une teinture alcoolique. Son plus grand usage est pour la fabrication de la cire à cacheter, pour la chapellerie et la teinture; elle entre aussi dans la composition de certains vernis et de quelques mastics employés à souder des matières métalliques ou vitreuses. {Voy. Coccus.)

T. GOBLEY.

K..4QUEnivES. Archipel de l'océan indien, situé, avec les Maldives, près de la pointe de l'Indoustan. 11 en sera dit un mot à l'occasion de cette dernière contrée. {Voy. Indoustan.)

L,A REVAUTE OU LES RIBAUTES (Eau MINÉRALE de). Cette fontaine, dont l'eau est bicarbonatée ferrugineuse et carbonique, est dans le département du Cantal, dans la commune de Menet et près du hameau de Tautal-Bas. Son griffon émerge dans une des bifurcations de la vallée de la Sumène, sur la rive gauche et à quelques mètres du ruisseau. La fontaine de La Rêvante est fréquentée surtout par les jeunes fdles du pays qui viennent boire son eau pendant la belle saison, pour se guérir des pâles couleurs et des accidents qu'elles déterminent. Certains buveurs, dont les digestions sont difficiles, se rendent aussi chaque

LARIiN 4gj

année auprès de cette source pour se débarrasser des troubles dyspeptiques qui les font souflVir quelquefois depuis longtemps.

BiBLiocnAPFiE. — Mary. Notes manuscrites. — Nivet (V.). Eaux minérales du dénartemenl du Cantal. Clermont-Ferrand, in-8°, page 54. A R

LAR™ (/armws, de^api^bç épais). Genre d'insectes coléoptères, de la famille des Curculionides ou charançons, établi par GcrmaT {Insect. spec, I, p. 579) adopté par Schœnherr, et tous les entomologistes modernes. Ces insectes ont un corps ovalaire, épais, raccourci, avec le bec peu allongé, cylindrique, à/ scrobe infléchi, très-oblique, le prothorax fortement bisinué àlabasc, récussonf déprimé, très-petit, les tarses de quatre articles à ongles soudés à leur base. Les' Larinus vivent à l'état de larve sur les végétaux de la famille des Carduacées, et| les insectes parfaits se trouvent sur les mêmes plantes. Le L. maculatiis se dé-' veloppe dans les capitules de YEchmops ritro, le L. cijnarœ sur le Cynara cardunculus, le L. Sturnus sur le Cirsium lanceolatum, etc., etc.

Ces insectes n'auraient aucun intérêt médical, si une espèce du o-enre désignée sous le nom de iarmws .^Mèra^osus par Chevrolat (i. /iiV/i^mwsGuibourt), ne produisait, à l'état de larve, une coque faisant partie de la matière médicale, et appelée Trehala ou Tricala. Les Arabes de Syrie lui donnentlenom de thrâne, et par corruption thrale, trehala.

Le trehala est admis dans la pharmacopée persane du frère Ange (de Toulouse), sous le nom de Schakar el ma-ascher ; elle est comparée aune dragée formée sur un noyau de pistache; la substance douce qui revêt la coque est appelée Schakar tigal, ce qui veut dire : sucre de nids.

Le trehala n'est autre chose que la coque formée par la larve du Larinus subrugosus (insecte incomplètement décrit). Cette coque, longue de 15à 20 millimètres, est ovoïde, rugueuse extérieurement, formée de grains agglomérés et d'un blanc grisâtre. On y remarque une dépression longitudinale qui provient du rameau sur lequel la coque est fixée par la larve. La plante sur laquelle on trouve le trehala est, suivant Decaisne, un Echinops de Syrie, et non un Onopordon. Cette espèce d'Echinops et l'insecte du trehala proviennent en majeure partie du désert qui sépare Alep de Bagdad.

Quand on fend la coque, on trouve une cavité lisse et blanchâtre, parfois un peu rougeàtre. H n'est pas rare d'y trouver soit la larve, ou la nymphe soiti le Larinus développé. Quand l'insecte a quitté la coque, celle-ci est percée d'un trou circulaire. Moquin- Tandon a fait figurer les coques du Larinus dans sa Zoologie médicale, p. 145, fig. 46 et 47.

11 serait oiseux de discuter si le trehala est une galle. Ce que nous savons des métamorphoses des Larinus nous démontre jusqu'à l'évidence qu'il s'agit d'un nid, d'une coque où la larve se transforme. La supposition du frère An<re et de Guibourt, qui pensaient que l'insecte habitait sa coque et y rentrait après l'avoir quittée, est tout à fait erronée.

Le tissu du trehala est d'apparence amylacée, dur et craquant sous la dent d'une saveur sucrée. L'eau, à la tenqx'rature ordinaire, tuméfie et gonfle le trehala sous forme de bouillie mucilagineuse, sans le dissoudre entièrementl'iode le colore en bleu foncé ou en rouge \ineux. Par l'analyse, on y trouve de la gomme, un amidon spécial beaucoup moins attaquable par l'eau que celui de la pomme de terre, et un sucre nouveau cristallisable, analogue à celui du sucre de canne, toutefois beaucoup plus stable, et que Berihelot a nommé tréhalose.

462 LA ROCHE-CARDON (eau minérale de).

Ou recueille le fre/ia/a avant la sortie de l'insecte parfait. Pour faire usage de cette coque en Turquie et en Syrie, on en concasse 15 grammes environ, et on les met dans un litre d'eau bouillante; au bout d'un quart d'heure, après agitation, on a un décocte utile dans les bronchites catarrhales et les maladies des voies respiratoires.

Le trehala entre dans l'alimentation, son usage est aussi, dit-on, répandu en Client que le sont en France le tapioca et le salep.

Je ne citerai que pour mémoire le Larinus antiodontalgicus Gerbi, (Schonh. CurcuL, m, p. 148), qui est le thaumalurgus deRossi, et qui, mal<^ré ces noms pompeux, n'a guère de propriéti's thérapeutiques. Cet insecte, placé aujourd'hui dans le genre Wiynocyllus de Gerniar, se trouve en Itahe sur un chardon très- «pineux. (Voy. Ann. de la Société entomologique de France, année 1858 Bulletin, p. ccxLvi). A. Laboulbène'.

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