LEGRAND
•1829. — YI. Oiis. sur tint; forme iimdicuse de la fièvre piisrpêmle. Iii Bcv. méd., 1830, t. IV, p. 550. — YII. Observât, du cancer de la verge et de inaticre squirreuse dans it cœur. Ibid., p. 425. E. Cgd,.
LEGEMBSKE (FnANçois-LAURFKT), né à Paris en 181^2. Ses premiers pas dans la carrière médicale furent dirigés par Biett dont il était le fillevd. L'élève devait faire honneur au maître. Reçu interne en 1857, il gagna, en 1841, les médailles d'or des hôpitaux et de la Faculté, et, à la fin de la môme année, il se fit recevoir docteur. Sa thèse sur les syphilides est très-remarquable et mérite d'être consultée. 11 avait déjà publié d'importants travaux de pathologie relatifs à l'enfance quand il fut nommé médecin des hôpitaux (1847). Chargé d'un service quelques années après il continuait avec ardeur ses recherches et ses publications, quand il fut eidevé par une pneumonie ataxiquc, le 9 janvier 1858, après quelques jours seulement de maladie. Legendre était un observateur patient et laborieux, recueillant les faits, les comparant et n'en tirant les conséquences qu'après les avoir rigoureusement analysés. 11 a décrit avec soin la pneumonie chez l'enfant et distingué la forme catarrhale de la forme franchement inflammatoire ; il a constaté que l'anasarque scarlatineuse est due à une hyperémie des reins. Tout le monde connaît ses études sur la méningite tuberculeuse et les hemorrhagies dans la cavité de l'arachnoïde comparées suivant les différents âges.
Au total, voici l'indication des principales pubUcations de Legendre :
I. Nouvelles recherches sur les syphilides. Tli. de Paris, 18 il, n° 290. — II. Becherches anatomo-pathologiques et -Juiiques sur quelques maladies de l'enfance. Paris, 1846, in-8°. (Legendre a réuni là pusieurs travaux déjà publiés dans diiyeV5vecm\\&: Sur les deux formes de la niéningo-eneéphalite tuberculeuse ; sur les liémorrhagies dans la cavité de l'arachnoïde; sur quelques maladies du poumon; sur quelques complications de la scarlatine; e\., déplus, sur la diarrhée des enfants ; sur le développement shnidtané de la vaccine et de la variole, et sur l'influence de la variole sur quelques maladies chroniques de la p)eau.) — III. Observations propres à éclaircir les .'symptômes nerveux que détermine le ténia. In Arch. gén. de méd., 4= sér., t. XXIII, p. 180 ; 1850. — IV. Mém. sur l'herpès delà vulve. Ibid., 5= sér., t. II, p. m ; 1855. — V. Note à jjropos de plusieurs cas de vers solitaires observés pendant l'enfance. Ibid., t. IV, p. 041 ; 1854. — VI. Mém. sur les nsevi materni traités par l'inoculation vaccinale. Ibid., t. VII, 1856. E. Bgd.
LEGOUAS (FP.ANÇ0IS-M.4.URICE- Victor), né en 1782, à Boyne, près de Pithiviers (Loiret); se fit recevoir docteur en 1808. Il remplit avec Marjolin et Breschet les fonctions de professeur au Collège des études médicales, fondé en 1805 et supprimé en 1811. 11 avait été lauréat de l'École de médecine et des hôpitaux, mais il abandonna l'exercice de la médecine en 1814 et se créa une brillante fortune dans une autre direction. Legouas mourut au commencement de l'année 1862, à l'âge de quatre-vingts ans. II a laissé un ouvrage qui a joui pendant longtemps d'un grand succès. Ce livre a rendu de grands services aux étudiants, qu'il initiait en peu de temps au premiers éléments de l'art de guérir de manière à leur permettre de suivre avec fruit, dès le début, les cours et les visites hospitahères. Six éditions successivement épuisées en ont démonhé l'utilité.
I. Essai sur les hemorrhagies. Tb. de Paris, 1808, n» 87. — II. Nouveaux jinncipcs de cMrurgie rédiges suivant le plan de, "ouvrage de G. de la Paye et d'après, etc. Paris, 1812 in-S". G= édit., Paris, 1856, in-8°. E. Cgd.
LEGRA1\D (A.-L.), né à Amiens, se fit recevoir docteur en 1827, et sa thèse, sur l'emploi des préparations d'or substituées au mercure dans le traitement des maladies vénériennes, indiquait la pensée qu'il a suivie et développée pendant toute sa vie. Legrand était un praticien très-laborieux. Son travail sur les analo-
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gies et les dilférences entre les tubercules et les scrofules fut mentionné honorablement par VÂcadémie de médecine ; mais la fortune ne vnit pas récompenser ses efforts, et il mourut, le 31 décembre 1862, à l'âge de soixante-trois ans, dans un état voisin de la pauvreté, après avoir rempli pendant de longues années les fonctions de médecin de l'assislance publique dans le faubourg Saint-Germain. Voici la notice de ses principales publications :
I. De l'or dans le traitement des maladies vénériennes primitives et invétérées. Th. de Paris, 1827, n° 247. — II. De l'or et de son emploi dans le traitement de la syphilis récente et invétérée, dans celui des dartres syphilitiques ; dn mercure , de son inefficacité, des dangers de l'administrer, etc. (Développement de la thèse précédente.) Paris, 1828, in-S"; ibid., 1832, in-8». — 111. De l'hydrothérapie, Exposition, etc.. Taris, 1845, iii-S°. —IV. Des analogies et des différences entre les tubercules et les scrofules. [Mém. mentionné honorablement par l'Acad. de méd.) Paris, 1849, in-S". — Y. De l'action des préparations d'or sur notre économie et spécialement sur les organes de la digestion et de la nutrition. Paris, 1849, in-8°. — YI. De l'or dans le traitement des maladies scrofulcuses des os. In Rev. me'd., 1850, t. II. — \'II. De l'ablation curative des loupes, lipomes et tumeurs analogues sans opération sanglante. 1' éûit., Paris, ibid., 1857, in-8°. E. Bgd,
LEGROS (Félix), né à Douai en 1799. Se distingua pendant son internat dans les hôpitaux de Paris, et fut admis, au concours, comme chef de clinique de Dupuytren qui lui accorda une affection dont il n'était pas prodigue. Le dévouement dont il fit preuve pendant les luttes sanglantes qui signalèrent la Révolution de 1850, et pendant la terrible épidémie cholérique de 1832, lui méritèrent des récompenses honorifiques de la part de l'administration. Legros aurait assurément pu demander aux concours une place à la Faculté, mais il préféra se livrer à la clientèle privée, et mourut à Paris le 20 juin 1850.
11 a publié un certain nombre de mémoires qui dénotent un esprit droit et éclairé, il s'était surtout occupé des anomalies et des maladies de l'appareil génital de la femme. On lui doit un procédé d'amputation pour les membres à un seul os, qui participe des avantages de la méthode circulaire et de la méthode à lambeaux, pernîet de couvrir l'extrémité de l'os d'une masse musculaire s'opposant à la saillie de l'os et facihtant l'application de la jambe de bois.
Voici, au total, l'indication de ses principaux écrits :
I. Propositions sur divers points de l'art de guérir. Th. de Paris, 1830, n° 236. — II. Bu coït comme cause de maladie ( ?). — III, Nouvelle méthode d'amputation, particulièrement applicable aux membres à un seul os. In Journ. des conn. niéd.-chir., t. I, p. 174; 1834. — IV. De l'atrésie des organes sexuels de la femme. Ibid., t. III, p. 273; 1855-36.
E. Bgd.
LECiROL'X (J.-C), né à Marégines (départ, du Nord), fit ses études médicales à Paris, dans les conditions pénibles que lui créait le défaut de fortune de ses parents; mais, soutenu par une volonté qui ne l'abandonna jamais, il devait à la fin triompher de tous les obstacles. Interne des hôpitaux, il passa en 1827 sa thèse sur les concrélions sanguines développées pendant la TJie, question qui devait depuis prendre tant d'importance dans l'école de Virchow, et qui eut toujours le privilège d'attirer l'attention et les recherches de Legroux. Ses concours pour le bureau central des hôpitaux, et l'agrégation furent couronnés de succès. Il se présenta non sans honneur dans la lutte ouverte pour la chaire de pathologie interne (1840), et se fit remarquer là comme praticien éclairé. Legroux, enlevé à la science en septembre 1861, était en. effet, avant tout et par-dessus tout, praticien et observateur attentif, les yeux toujours fixés vers le but, c'est-à-dire vers la thérapeutique.
On a de lui :
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I. Sur les concrétions sanguines dites polypi formes développées jjendant la vie. Tb. de Paris, 1827, n" 215. — II. Quelles sont les règles à suivre dans les applications de la statistique aux faits pathologiques . Th. de conc. (agr. méd.). Paris, 1835, in-4°. — III. Divers articles dans le Dict. des Études médicales : Apoplexie, t. I, 1858; Cerveau [maladies du), t. II, 1859; Cœur {maladies du), t. IV, 1839. — IV. De la spécificité dans les maladies. Th. de conc. (path. int.]. Paris, 18i0, in-i". — V. Quelques mots sur l'emploi de la clialeur et du froid dans le choléra. In Actes de la Soc. de méd. des hôpit. \" fasc, p. 61 ; 1850. — VI. Sur différents points de la pathologie et de la thérap. de Vaffecl. saturnine. In Arch. gén. de méd., i^sér., t. XII, p. 570 ; 1846. — VIT. De la compression des nerfs laryngés et pneumogastriques . Ibid , t. XXI, p. 491 ; 1849. — VIII. Sur les concrétions du eœur et sur les oblitérations vasculaires par des caillots détachés du cœur. In Gaz. hebd., 1856. — IX. Des jiolypes veineux ou de la coagulation du sang dans les veines. Ibid., 1860. — X. Communications à la Soc. de méd. des hôpii. sur la guérison du sclérome des nouveau-nés par le massage. In Bullet., t. III, p. 55, 89; 1856. — XI. Faits cliniques relatifs au rhumatimne encéphalique, sur l'érythème et l'urticaire dans le rhumatisme. Ibid., t. IV,p. 403; 1859. E. Bgd.
m: guÉ-SAIWT-BRIECC (Station marine), dans le département des Côtesdu-Nord, dans l'arrondissement et dans le canton de Saint-Brieuc, à 2 kilomètres de la ville de ce nom (chemin de fer de l'ouest de Paris à Rennes et Saint- Brieuc). La plage du Gué-Saint-Brieuc est large et unie ; et cependant, cette station mai^ine est encore peu suivie ; elle n'est fréquentée que par les baigneurs de la ville et des environs. A. R.
LÉGUMES. On appelle légumes, en bromatologie, des plantes ou parties de plantes diverses, dont bon nombre ne sont pas tirées de la famille des Légumineuses. On embrasse sous ce nom de légumes toutes les plantes dites potagères, auxquelles on emprunte ou les feuilles (épinards), ou la fleur (chou-ileur), ou le fruit vert (péricarpe du haricot), ou le fruit mûr (graine de haricots, tomates), ou la racine (céleri) .
On les distingue généralement en deux grandes classes : les légumes herbacés et les légumes féculents. Les premiers sont, pour la plupart, de digestion facile ; par exemple, la cliicorée, les épinards, la laitue, les cardons ; mais d'autres, parmi eux, sont lourds à l'estomac et exposent aux flatuosités ; notamment le chou et le chou-fleur. Les seconds jouissent d'une plus grande propriété nutritive que les précédents, mais exigent un travail assez actif de digestion; néanmoins, on doit établir, sous ce rapport, une distinction entre les racines féculentes, comme la pomme de terre, et les graines féculentes, comme la lentille, les pois, les haricots. Beaucoup de personnes digèrent parfaitement la pomme de terre cuite à l'eau, qui ne peuvent supporter les légumes en grains ; et ceux-ci sont d'ordinaire moins mal tolérés quand ils ont été réduits en farine et préparés sous forme de purée.
On a déjà indiqué à l'article Aliment la valeur nutritive des principaux légumes. Leurs usages culinaires ou leurs vertus médicamenteuses ont été ou seront indiqués au nom de chaque plante. A. D.
LÉGUAIIJVE ou caséine Dégétale. Chimie. L«légumine est une matière albuminoide ayant la plus grande analogie, sinon une identité complète sous le rapport de la composition et des propriétés, avec la caséine retirée du lait des animaux. La légumine est contenue dans la graine des légumineuses et surtout dans les pois, les haricots et les lentilles. On a signalé la présence d'une matière semblable [amandine) dans les amandes douces et dans les amandes amères.
Suivant MM. Dumas et Cahours, \ei pois ccTnviennent le mieux à l'extraction