‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.54Chapitre 23 sur 86 · LENTILLE · texte numérisé non relu

LENTILLE

Noos ne donnons ici que ses plus importantes publications :

I. Considérations générales sjtr l'application de la clilmie aux diverses branches de la médecine. Th. de Pans, 1811, n" 51, in-4°. — II. Dictionnaire universel de matière médicale et de thérapeutique générale (avecMérat) . Paris, 1829-34, (j vol. in-8° (le 7'= vol. ou Supplément, paru en 1846, est de Mérat seul). — III. Une cinquantaine d'articles de chimie organi(iue et appliquée dans le Dictionnaire des sciences médicales. — Divers rapports et communications à l'académie de médecine, etc. E. Bgd,

liEWTittO, Voy. Éphélides.

EiEMTiOljS (RosiNus), connu encore sous le nom de Linsenbahrt. Médecin allemand du dix-septième siècle, dont on ne lit plus depuis longtemps les livres, propagateur de la secte iatro-chimique, ennemi déclaré des émissions sanguines, méprisant l'anatomie comme inutile au disciple d'Esculape, regardant le maniement des drogues comme la principale partie de l'art de guérir, faisant un usage, Dieu merci inconnu de nos jours, des absorbants, des aromates, des sudorifiques, recommandant le vin dans les fièvres malignes et conseillant l'arsenic dans les fièvres intermittentes. Ce dernier point est peut-être le seul qui recommande ce pharmacophile à notre souvenir. Né le 5 février d657, à Waldenbourg, Lentilius mourut le 12 février 1 753, laissant, sous le nom d'Oribase, de nombreuses dissertations dans ie Piecueil de l'Académie des Curieux de la nature; plus, les ouvrages dont voici les titres :

I. De fehre tertianâ intermittente epidemlcâ prœterito vere septentrionem subque eo Curlandiam infestante. Altdorf, 1680, in-12. — II. T£/v>7^.a rcpay.xiy.à-j. Tabula consuUatoria medica, exhibens cjuœstiones per qiiaruni responsiones in morbi geniuni penetrare indicantium et contraindicantiuni momenta invcnire et in medendi methodo tutius procedere liceat Ulra, 1696, in-8°. — III. Miscellanea niedico-practica tripartita. Ulm, 1698, in-4°. — IV. Bedenken ilber die im Frïihling und Herbstzeiten unzeitig angestellte Prœscrviraderlœsse. Ulm, 1692, in-S". — V. De hijdrophobiœ causa et cura epistola. Ulm, 1700, in-8°. — VI. Eteodromus medico-practicus anni 1709. Stuttgart , 1711 , in-4°. — YII. latromnemata theoretico-practica bipartita, quibus observationes , responsa , consilia , casus , epistolœ, disquisitiones , medicationes, selectiora oninia continentur. Stuitgart, 1712, in-S". — 'VIII. Consultatio medica de qucestionibus œgrotis proponendis. Kordlingen, 1718, in-S".

LEi^'ffîijlLE {Lens T.). § I. Sotanique. Genre de Légumineuses Papilionacécs, de la tribu des Viciées. Autrefois la Lentille commune faisait partie du genre Ervum, sous le nom à'E. Lens L. {Spec, 1059). Aujourd'hui, les auteurs qui ont le mieux étudié les Légumineuses, M. Bentbam, par exemple, font rentrer les Ervum àv^ns le genre Vesce (Vicia), sauf la Lentdle commune, qui devient le type d'un genre distinct, comme le voulait Tournefort, sous le nom de Lens esculenta MœiNch. Ce genre est caractérisé par un calice à sépales étroits, allongés, presque égaux, une corolle papilionacée à large étendard arrondi, atténué à sa base, à ailes obliquement obovées, plus longues que la carène et adhérentes à sa partie moyenne, à étamines didynames (9 et î), formant une gaîne à ouverture oblique. L'ovaire, presque sessile, ne renferme que deux ovules, et est surmonté d'un style infléchi, légèrement aplati en haut sur sa portion dorsale, et chargé sur sa face intérieure de petits poils. La gousse renferme une ou deux graines qui sont les Lentilles, et dont la forme biconvexe est bien connue. Les Lens sont des herbes grêles, dressées ou grimpantes, à feuilles alternes pennées, à stipules sagittées. Elles sont originaires de la région méditerranéenne et de l'Asie occidentale. Le Lens esculenta {Cicer Lens W.) est une petite plante, de 5 à 50 centimètres de haut, cultivée dans notre pays et s'y rencontrant parfois à l'état sub-

liiG LENTILLI'S.

spontané. Ses feuilles ont de cinq à sept paires de folioles obovées ou oblongueslinéaires, et se terminent en vrille simple ou bifnrquée. Ses fleurs sont petites, blanches, veinées de violet, et ses gousses sont de couleur fauve. On en a distingué deux variétés : 1° celle à graines jaunâtres, carénées sur lesboixls; 2° hLentillon {L. esculenta suhsphœrosperma Gren. et Godr. Erviim dispermum RoxB.), à graines bien plus petites, brunes et marbrées, arrondies sur les bords.

H. Bn.

Tour.N., Instil. rci hcrb., 590, t. 210. — Mœnt.h, Meth., 131. — W., Spec, III, 1114; Enum., 7GG. — Mér. et Del., Dict., III, IM. — Guib., Drog. fsimpl., éd. 4, III, 335. — Gren. et Godr . , FI. de Fr., I, 476. — Rosextii., Synops. pi. dlapli., 1005. — Alef., in Bonplandia (1861), 128. — Be.nth. et IIook., Gen., I, 525, n. 185.

§ II. Broniatoloi^ie. La lentille est une graine alimentaire fournie par VErvum lens (du mot celtique Erw, terre meuble), de la famille des légumineuses.

Les lentilles ne réussissent que dans les terivains secs. On emploie pour les semis dO à 15 décalitres à l'hectare, et on récolte 10 à 21 hectolitres. Celui-ci pèse environ 85 kilogrammes.

Les lentilles desséchées contiennent pour 100 parties, 4,4 d'azote, ce qui correspond à 28,6 pour 100 de matières azotées. Voici quelle est, d'après Paycn, leur composition :

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