‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.54Chapitre 4 sur 86 · LASSUS · texte numérisé non relu

LASSUS

sciences, de l'Académie de chirurgie et de la Société royale de médecine. Nous ne citons que ceux qui sont relatifs à la médecine, et nous laissons de côté tous ses travaux qui ont la chimie seule pour objet.

I. Description anatomique d'un veau monstrueux (avec 5Iorand).In Mém. de l'Acad. des sciences, 1745. — il. Observ. anatomiques pour l'histoire d'un fœtus. Ibid., 1749. — III Deux mém. sur l'organisation des os. ILid., 175J-1752. — IV. Observ. physiques sur les eaux thermales de Vichy. ILid., '17.o5. — V. Mém. sur la question pivposée par l'Acad. royale de chirurgie sur le cancer des mamelles (mém. cour.). lu Prix de l'Acad. de chir., t. I, 1753. — VI. Histoire anatomique de la rate (l^'mém.). In Mém. de l'Académie des se., 1754 — VII. Recherches sur la structure des artères. Ibid., 175G. — VllI. llapp. sur les inoculations faites dans la famille royale au château de Marhj . Ibid., 1771. — IX. Histoire de divers accidents graves occasionnés par les miasmes d' animaux en pjdré faction et de la nouvelle méthode de traitement qui a été employée avec succès dans cette circonstance. In Mém. de la Soc. de méd.; 1776-77. — X. Méthode éprouvée pour le traitement â"^ tarage. Paris, 1776, in-8°. — XI. Notice d'une suite d'expériences nouvelles qui font c^.inaitre la nature et les propriétés de jilusieurs espèces d'airs ou émanations aériformes, extraits, etc. In Mém. de l'Acad. des sciences, 1778. — XII. Mém. sur quelques moyens aussi efficaces que p)rompts et faciles de remédier à des accidents graves qui surviennent assez fréquemment dans les petites véroles et les rougeoles de mauvais caractère. In Mém. de la Soc. de méd., 1779. — XIII. Observât, sur quelques propriétés tnédicales du camphre. Ibid. , 1782-85. — XIV. Mém. sur les altérations que l'air éprouve par les différentes substances que l'on emploie en fumigation dans les hôpitaux et dans les chambres de malades [avec Corneite], In Mém. de la Soc. de 7nédecine, \18Q. E. Bgd.

LASSUS (Pierre). Laborieux chirurgien de la fin du dernier siècle, né en 1741, mort le 7 mars 1807; fait plutôt pour les études du cabinet et pour le professorat que pour la pratique ; dissertant plus souvent sur les faits recueillis par d'autres, et n'établissant guère de principes d'après ses propres observations. 11 n'a eu ni le génie fécond et original de Desault, ni l'expérience de Sabatier, mais il posséda plus que ces derniers la science et l'érudition; aimait les arts et apportait dans l'enseignement une grande méthode et beaucoup de clarté. Aussi, ses succès furent-ils rapides, et successivement, il devint : démonstrateur à l'Académie de chirurgie, chirurgien de Mesdames filles de Louis XV (1770), lieutenant du premier chirurgien du roi (1779), inspecteur des écoles de chirurgie, premier chirurgien de madame Victoire, professeur d'histoire de la médecine aux écoles de santé, membre de l'Institut, professeur de pathologie externe, enfin, chirurgien consultant de Napoléon. On a de lui les ouvrages suivants :

I. Nouvelles méthodes de traiter les fractures par Pott, avec une de.<icription des attelles de Sharp pour le traitement des fractures de la jambe; trad. de l'anglais. Paris, 17/1, in-1'2. — II. Dissertation sur la lymphe, Paris, 1774, in-8°. — lll. Diss. sur les maladies vénériennes par Turner; trad. de l'anglais. Pans, 1777, in-12. — IV. E-'isai ou discours historique et critique sur les découve) tes faites en anatomie p)ar les anciens et les modernes. Paris, 1785, in-8°. — V. Manuel pratique des amputations des membres, par Alanson; trad. de l'anglais. Paris, 1784, in-12. — VI. Mémoire sur le prolongement de la langue hors de la bouche. In Mém. de l'Institut royal de France, an VI, t. I, p. 1. — VII. Traité élémentaire de médecine opératoire. Paris, 1795, in-8<'. — VIII. Traité de pathologie chirurgicale. Paris, 1805-1806, in-8°. — IX. Ix charlatan, dit le docteur Sacroton, comédie parade en un acte et en prose. La Haye, 1780, in- 8°. A. G.

liATAî^lEK {Lalania Comi.). Genre de plantes, de la famille des Palmiers, à feuilles en éventail, à étamines plus nombreuses que les divisions du périantlie (on en compte de quinze à trente et quelquefois plus), et à ovaire triloculaire, devenant une drupe à trois noyaux monospermes. Les fleurs sont dioïques et disposées en espèces de chatons. Les Latania sont originaires de l'Inde. On les cultive

10 LA TERRASSE (eau minérale de).

dans la plupart des pays tropicaux. Le L. borbonica sert, aux îles Mascareignes, à un grand nombre d'usages domestiques. Son fruit a une chair rougeàtre à l'extérieur, astringenle. Les graines ont un albumen fort amer, purgatif; il sert à préparer des émulsions, administrées contre les affections scorbutiques. On en obtient par incisions une sève qui jouit des mêmes propriétés thérapeutiques. Aigrie, elle s'emploie comme vinaigre. Le L. rubra a des fruits succulents. C'est cette plante, originaire de l'ile Maurice, que Gaertner a nommée Cleophora lontaroides. M. deMartius a adopté le nom spécifique de Linné, c'est-à-dire celui de Latania Commersonii. Quant au L. borbonica de Lamarck, il en a fait une espèce du genre Livistona sous le nom deL. chinensis, et il considère comme probable l'identité de cette espèce avec le Rhoon-lin du Pentsao, dont les fruits sont amers et stomachiques avant leur maturité complète. H. Bn.

Gommées., ex Juss., Gen., 39. — L., Syst., éd. XIII, 1035. — Gj;utner, Fruct., II, 185, 120. — Martius, Palm., 223, t. 148, fig. 4 ; t. 154, t. 161, fig. 2, t. W; 240, t. 146. — Mér. et Del., I)ict.,\S, 46. — Endl., Gen., n. 1747.

LA TEaiKASSE (Eau MINÉRALE iiE),protothermale,chlûrurée sodique moyenne, carbonique et sulfureuse faible. Dans le département de l'Isère, dans l'arrondissement de Grenoble, à 16 kilomètres de la ville de ce nom, sur la route de Chanibéry, émerge la source de La Teri'asse qui sort du calcaire jurassique avec une certaine abondance, puisque son débit, en vingt-quatre heures, est de 4,500 htres. Son eau est limpide et transparente; elle a une odeur légèrement sulfureuse et un goût manifestement salé. Sa température est de 190,3 centigrade. M. Niepce, qui en a fait l'analyse, a trouvé dans 1,000 grammes d'eau les substances suivantes :

Chlorure de sodium 1,203

— calcium 0,007

Carbonate de chaux 0,1^8

— magnésie 0,02S

— fer 0,008

Sulfate de chaux 0,0o9

— soude 0,029

— magnésie 0.083

— alumine 0,005

Phosphate de chaux 0,01"2

Iode, silice, glairine traces.

Total des jiatièhes fixes -1,581

i Acide carbonique 0,08300 litre.

Gaz. ( Azote 0,01127 —

I Acide sulfhydrique 0,01703 —

Total des gaz 0,11150 litre.

Les eaux de La Terrasse s'administrent en boisson seulement. Les habitants de la contrée les prennent avec utilité lorsqu'ils ont un tempérament lymphatique, scrofuleux ou des manifestations herpétiques. Dans ce dernier cas, ils associent les lotions sur les parties malades à l'usage interne de l'eau. Ce sont les dartres humides, et particulièrement l'eczéma, qui se trouvent le mieux d'une cure à La Terrasse. Ces eaux, en boisson et en applications locales, donnent surtout de bons résultats dans les engorgements ganglionnaires et les ulcérations de nature sU'umeuse. Leur action tonique et reconstituante est souvent mise à profit dans les affections oti l'anémie et la chloro.'^e sont les symptômes prédominants.

A. ROTL'HEAU.

LATEX. H

LA TESÏE (Station marine), à 50 kilomètres de Bordeaux, dans le bossiu d'Arcachoii. C'est cette dernière localité qui attire aujourd'hiii les baigneurs, {Voij. Arcachon.) ,

liATEX, LATICIFÉRE§. Liquide spécial qui s'observe dans un grand nombre de végétaux, et qui s'appelle encore Suc propre ou, plus rarement, Suc vital. Les vaisseaux laticifères sont souvent, dans les végétaux pbanérogamcs, les réservoirs qui contiennent ce suc, et c'est de là qu'ils ont tiré leui' nom. Mais le latex peut aussi se trouver dans d'autres cavités, telles que celles qui font partie du tissu cellulaire, et c'est là seulement, ou dans le tissu prosencbymateux, qu'il peut se rencontrer dans les plantes dépourvues de tissu vasculaire.

Lorsqu'on produit une solution de continuité sur divers organes d'un grand nombre de plantes, on voit sortir des blessures ce latex qui a souvent l'apparence blanchâtre et opaque du lait animal, et qui, pour cette raison, dans certaines espèces, a reçu le nom de Lait végétal. {Voy. ce mot.) Plus rarement le latex est presque incolore, comme dans plusieurs Fumariées, Asclépiadées, ou légèrement verdàtre, comme dans quelques Apocynées du genre Vinca, ou jaune oraugé, comme dans les Artichauts, les Clusiacées, les Chélidoines, les Bocconia, etc., ou enfin rouge, comme dans la Sanguinaire du Canada qui a tiré son nom de cette parti« cularité. Mais la couleur blanche opaque est de beaucoup la plus ordinaire dans les plantes de notre pays, telles que les Pavots, les Euphorbes, les Figuiers, les Laitues, etc.

Le latex n'est pas un liquide homogène ; mais, de même que le sang, il est formé de divers matériaux liquides et solides. On y distingue généralement un liquide aqueux transparent et, en suspension, de petits globules solides, desquels dépend la coloration de l'ensemble. Ces corpuscules sont de nature très-diverse et il en résulte, pour les divers latex, des propriétés différentes dont on tire souvent parti dans l'économie domestique, les arts, l'industrie, la médecine, etc.

Beaucoup de latex.soni riches en caoutchouc, et il n'est pas étonnant qu'on les recueille et qu'on les dessèche pour la préparation de cette substance. Plusieurs Euphorbiacées américaines fournissent par incision le caoutchouc qui vient de l'Amérique équatoriale, notamment de la Guyane et du Brésil septentrional. Ce sont des Hevea ou Siphonia. {Voy. ces mots). Le caoutchouc est encore fourni par des genres du groupe des Artocarpées, ïUrceola elastica, les Casiilloa, etc. Celui de l'Inde provient surtout des Figuiers, tels que les Ficus elastica, reli' giosa, etc. On a recueilli dans ces dernières années une certaine quantité de la même substance, dans l'Afrique tropicale occidentale, oij les plantes qui la fournissent sont des lianes appartenant aux familles des Apocynées ou des Asclépiadées. On a toujours remarqué comme un fait très-singulier que certaines plantes de ces derniers groupes, ou de la famille des Artocarpées elle-même, ne donnent qu'un latex bienfaisant, limpide, doux, légèrement sucré, comme le lait de nos bestiaux. Tel sont le Hya-hyà des Galibis, qui est le Ttihernœmontana utilis, et le Palo de Vaca de l'Amérique équinoxiale, ou Galactodendron utile, plus connu sous le nom vulgaire à^ Arbre à la vache. C'est cependant au même groupe naturel qu'appartiennent le finneux poison de Java, YlJpas-Antiar, suc de VAntiaris toxicaria {voy. ce mot), et les sucs, bien moins acres, il est vrai, mais parfois employés comme irritants, de certains Figuiers et des Arbres-à-pain ou Artocarpus. La Gutta-percha, dont les applications à l'industrie el à la médecine sont aujourd'hui nombreuses, est encore un latex qui s'extrait en Malaisie de

U LATEX.

Vlsonandra Giitta, arbre de la famille des Sapotacées, et qui découle aussi, par incisions, des liges d'un assez grand nombre d'autres arbres de la même famille, originaires de l'Inde ou de TAmérique tropicale. Dans ces plantes, la coloration du lalex est blancbe, ou légèrement jaune ; tandis que la matière colorante jaunâtre devient abondante dans les Clusiacées ou Guttifères, notamment dans celles qui fournissent les Gommes-guttes du commerce, les Garcinia, Hehradendron, Stalagmitis {Xanthochijmusj. Quant aux latex qui sont doués de vertus médecinales énergiques ou qui constituent des poisons dangereux, ils doivent ordinairement ces propriétés à des alcaloïdes particuliers ; tel est celui des Strychnées, des Papavéracées, notamment du Pavot somnifère, puisque l'on sait que l'opium n'est que le latex concrète et d'abord lactilorme, qui s'écoule de cette plante, lorsqu'on soumet ii des incisions les capsules avant leur maturité.

Dans les plantes qui n'ont pas de vaisseaux, le latex ne peut, bien entendu, être renfermé dans des vaisseaux particuliers, mais il se trouve dans l'intérieur des fibres, des cellules ou dans les intervalles qui les séparent. Là seulement peut être le siège du suc laiteux dans les Champignons qui en renferment.

On a beaucoup discuté sur le rôle physiologique du latex. G. H. Schultz lui a ^onné, il y a plus de trente ans, le nom de Suc vital (Lebenssaft) , ce qui suppose tjue ce liquide a une grande importance dans la nutrition de la plante. L'opinion de A. P. De Candolle et d'un grand nombre de physiologistes de son temps est encore une exagération de cette première manière de voir, puisque le latex a été un grand nombre de fois confondu avec la sève élaborée ou descendante. Dans une seconde période, le rôle attribué au latex est totalement différent. Comme, d'une part, il ne se rencontre que dans un nombre limité de végétaux, et comme, d'autre part, il est souvent renfermé dans des réservoirs spéciaux, on admit que, loin d'être une substance utile à la nutrition des plantes, il n'en est qu'un bquide sécrété, résidu de la nutrition, ne pouvant par conséquent y concourir; et on a été même jusqu'à le considérer comme pouvant être dangereux pour la santé du végétal, s'il se mêlait aux autres liquides de la circulation, notamment à la sève dont l'ensemble de la plante est gorgée. Les propriétés très-actives, et souvent acres, dangereuses, du suc laiteux des végétaux ont sans doute fait beaucoup pour inspirer aux physiologistes cette opinion : qu'il était nécessaire que le latex, une fois séparé des liquides de la plante, fût renfermé dans des cavités dont il ne pouvaitsansinconvénient franchir les limites. Aujourd'hui, gràcesurtout aux beaux et nombreux travaux de M. A. Trécul, travaux insérés depuis cinq ans dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, la question du rôle physiologique du latex entre dans une troisième phase, ou plutôt elle revient à la première période, et le latex est de nouveau considéré comme un fluide nourricier analogue au sang. Grâce à des communications plus ou moins fréquentes, des réservoirs du latex avec les vaisseaux dits lymphatiques et les autres éléments histologiques des plantes, ou grâce seulement à la i'aculté qu'a le latex de traverser les parois de ces différents réservoirs, ce bquide pourrait, pense M. Trécul, aller s'oxygéner dans leur cavité, comme le sang veineux va s'oxygéner, chez les animaux, dans certains organes desquels il sort à l'état de sang artériel. II, Bn.

LATMR/EA. Yoij. ClakdESTJKE.

LATUÏRIS. VoiJ. ÉpuRGE, EuPllOREE.

ILATHIRUS. Foj/. Gesse.

uAïuun^LESj. iJ

LiLTITUBtE. On appelle latitude d'un lieu l'arc de méridien compris eutre ce lieu et l'équateur. Les latitudes se comptent de ^éro degré, 0°, à quatre-vingtdix degrés, 90°, à partir de l'équateur; ou les dit boréales ou australes, suivant que le lieu considéré est dans l'hémisplière boréal et dans l'héraisplière austral. ,

La latitude est en réaliié la mesure de l'angle que la verticale du lieu fait avec l'équateur; elle est doue égale à la hauteur du pôle au-dessus de l'horizon du lieu. Pour un lieu quelconque à la surface de la terre, l'angle compris entre la verticale et l'équateur est égal à l'inclinaison de l'axe de la ten'e sur l'horizon.

L'influence de la latitude sur les divers éléments des climats a été ou sera étudiée aux articles Atmosphère, Climats, Isothermes. G.

LA.TOiJR (Les). Plusieurs médechis ont porté ce nom, et leur histoire a été singulièrement mêlée par les biographes. Un examen attentif des litres de chacun d'eux, les observations consignées sur eux-mêmes dans les préfaces de leurs ouvrages, m'ont permis de rétablir les choses à leur place et de restituer à chacun d'eux la part qui lui revient. Nous les partagerons en deux branches, les Latour de Toulouse et les Latour d'Orléans.

A Toulouse nous trouvons deux médecins de ce nom.

Ijatour (Pierre), grand-père paternel de M. Amédée Latour, auquel je dois les renseignements qui suivent : P. Latour, quoique médecin, professait la chirurgie, suivant l'usage du temps et avec un grand succès, à Toulouse, au miheu du siècle dernier. La notoriété dont il jouissait lui valut d'être appelé comme médecin expert dans la déplorable affaire Calas. C'est lui qui, le premier, examina le corps du jeune Calas, immédiatement après la mort, et reconnut l'absence complète de lésions autres que celles le la strangulation, fait de la jTus haute importance, dont Voltaire s'est victorier.sement servi pour démontrer l'innocence du malheureux vieillard. Pierre Latour n'a rien pubhé.

Liatous* (?). Après avoir servi dans les armées de la république, il se fixa à Toulouse vers le commencement du siècle et s'acquit une grande réputation. On lui doit d'avoir propagé la vaccine avec beaucoup d'ardeur. Il a public les opuscules suivants :

I. Rapport au cit. Brun, préfet du département de V Ariégc, sur un grand nombre de vaccinations pratiquées dans l'arrondissement de Saint-Girons, etc. Toulouse, 1804, in-8°. — II. Notice historique sur quelques maladies dont la gucrison a été opérée par les fumigations sulfureuses, louloase, 1818, in-8°. — III. Réfutation de quelques préjugés qui se sontrépandus contre la vaccine, etc. Toulouse, 1822, in-8°; 2" édit., ibid., 1823, in-8°.

Viennent mahitenant les Lalour d'Orléans.

Latour (Domimque), naquit à Ancizan (Hautes-Pyrénées), en 1749, il était déjà pourvu du titre de docteur quand il vint à Paris où il se lia avec ses illustres coiTi patriotes, Bordeu, Roussel, etc. Disciple du célèbre Ant. Petit, c'est par les conseds de celui-ci qu'il alla pratiquer la médecine d'abord à Neuville près d'Orléans, puis dans cette dernière ville, et, sur ce théâtre plus digne de lui, il se fit bientôt une grande réputation. Pendant le règne de la Terreur, son humanité qui ne savait pas distinguer les partis lui suscita quelques persécutions, qui l'obligèrent à se réfugier à Paris où il demeura quelque temps. Après le 9 thermidor il retourna à Orléans, et là il fut bientôt nommé médecin en chef de l'Ilôtel-Dieu, position qu'il dut quitter pour céder aux instances de Louis Bonaparte, roi de Hollande, qui l'emmena avec lui dans ses États ; après une absence de huit ans,

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