LE VA CHER
I. Observations sur les rires invisibles. Leyde, 1684, in-8\ — II. Onllcdiiigcn van onsir/lharcn verborgenthedcn. Leyde, 1091, ïw-'i", ligures. — III, Arcana naturœ détecta, sive epistolœ ad Societ. regiam Angl. scriptœ ab ann . 1680 ad 1695. Deift, 1695, 111-4". — IV. Anatomia et contemplalio nonmillorum naturœ invisibilium secretorum comprehcnxoruni cpistolis quibiisdani scriptis ad illiislr. inclitœ Soc. reg. Lond. collegium, Leyde, 1085, — \. Anatomia sive inleriora reviim; etc. A. C.
LEVACHER (Gii.LEs). Chirurgien de l'hôpital Saint-Jacques de Besançon (1725); chirurgien consultant des armées (1740); membre de l'Académie de Besançon; correspondant scientifique de Maupertuis, Réaumur, Clairaut, Winslow, Julhen; praticien laborieux, lithotomiste habile; le premier peut-être qui ait reconnu que l'ossification du périoste était nécessaire à la consolidation des fractures; tel fut Levacher, une des figures chirurgicales les plus remarquables du siècle dernier. Né au château de Chaleuses (Bourbonnais), le 29 mars i695, il mourut le 8 octobre 1760, laissant la réputation d'un homme habile, d'un opérateur consommé et d'un grand sens pratique. On lui connaît les trois ouvrages suivants :
L Observations de chirurgie sur une csjycce d'emjjyème au bas-ventre. Paris, 1757, in-12. — IL Dissertation sur le cancer des mamelles. Besançon, 1741, in-12. — III, Histoire de frère Jacques, lithotomiste de la Franche-Comté. Paris, 1751, in-12. A, G.
LEVACHER (François-Guillaume), chirurgien qui vivait vers le milieu du siècle dei'uier et dont la vie est peu connue. Nous le voyons figurer en 1769 comme membre du Comité perpétuel de l'Académie de chirurgie, et en 1774 comme conseiller vétéran. Levacher de la Feutrie, que l'on a accusé bien à tort [voij. plus bas) de chercher à se faire passer pour le chirurgien dont nous parlons, est à peu près le seul écrivain qui nous fournisse quelques renseignements sur son compte. Il était maître en chirurgie de Paris et premier chirurgien de LL. AA. RR. l'infant et l'infairte duc et duchesse de Parme. Enfin on voit, par ses observations, qu'il a servi dans la chirurgie militaire. On lui doit d'avoir réfuté dans son mémoire sur les plaies d'armes à feu la vieille erreiir du vent du boulet et d'avoir démontré qu'il y avait bien réellement contusion par le boulet luimême; que, si l'on ne trouve pas de traces extérieures, c'est que la peau, membrane extensible , a cédé à l'action du corps contondant. Son appareil pour le redressement des déviations de la taille est des plus ingénieux. U a publié les mémoires suivants :
I. Mém. sur quelques particularités concernant les plates faites par armes à feu- In Mém. de l'Acad. de chirurgie, t. IV, p, 22. Paris, 1709, in-i°, pi. 1. —II. Nouveau moyen de prévenir e' le guérir la courbure de l'épine. Ibid., p. 596, pL 1, et à pari, in-12, pi, 2,
LEYACHER DE LA FEUTRIE (A.-F.-TnoMAs), était né à Brcteuil dans le diocèse d'Évreux, le 12 février 1758; il fit à Caen ses premières études médicales, y prit le bonnet de docteur en 1766 ; il vint ensuite à Paris disputer le prix fondé par Diest pour l'obtention des degrés en médecine depuis le baccalauréat jusqu'à la régence inclusivement. Levacher, comme il nous l'apprend lui-même dans la dédicace de son principal ouvrage, gagna le prix, passa sa thèse en 1768, et se livra à la pratique, où il obtint beaucoup de succès. Son Trailc du rakilis a été regardé par Dezeimeris comme un véritable plagiat, Levaclier de la Feutiie, profitant d'une similitude de nom, se serait attribué l'appareil à redressement et les observations du chirurgien Levacher. Ce reproche ne me paraît nullement fondé. En effet, je lis page 526 du traité du raldtis: « En 1764, M. Levacher lut à la séance publique de l'Académie royale de chirurgie de Paris la dissertation
LEVAiN. ^^"i
citée quelquefois dans cet ouvrage, dam laquelle on trouve la description et la figure d'une machine propre ù guérir le rakilis, que l'on voit ici appliquée sur un enfant (pi. II, lig. 3 et 4). » Et pour compléter en quelque sorte cette déclaration si explicite, et plusieurs fois renouvelée dans le courant du livre, ou lit dans la table des auteurs cités (p. 445) la mention suivante : « Levacueu (François-Guillaume), maître en chirurgie de Paris (suivent les titres, voij. l'article précédent), a fait le mémoire cité pages 9, 526, 351, 556, 565, 405 et 422. )) Pleine et entière justice avait donc été rendue par Levacher de la Feutrie à son homonyme. Le médecin distingué dont nous parlons eut l'honneur de remplir, en 1779, les fonctions de doyen de la Faculté de médecine et plus tard celles de secrétaire de la Société médicale d'émulation, en 1805 et 1804. Il est mort dans un âge très-avancé.
Notre savant collahorateur M. Chéreau possède un jeton de décanat de Levacher de la Feutrie. D'un côté sont les armes de ce médecia avec les années 1779-1780. De l'autre côté ou ht ceci : thom. le vacher de la FEuir.iE. ebroi-
KUS. FAC. M. DEC. A. G.
On lui doit les ouvrages suivants :
I. An fractis ossibiis in situ jmst conformationem continendis machinœ vinduris antcponenda. (P.esp. : Macliinœ vincturis antcponenclœ.) Th. de Paris, 1768, in-i°. — II. Dictionnaire de cliirurcjie contenant, etc. (avec Moysant et de la Macellerie). Taris, 1767, 2 vol. in-12.— III. Traité du Bakitis, ou l'art de redresser les enfants contrefaits. Paris, 1772, in-8°. — IV. L'Ecole de Salernc, ou l'art de conserver la santé, en vers latins et français, avec des remarques, etc. Paris, 1782, in-12. ~ V. Éloge de X. Bicliat. In Mém. delà Soc. d'émulaf., t. Vf; 1803. — VI. Rec/ierches sur la pellagre , affection cutanée endémique dans la lombardic. Ibid., t. VII, p. IGS ; 180G. E. Bgd.
LEVAIIV. On appelle levain la pâte de farine de froment dans laquelle un commencement de fermentation alcoohque s'est développé sous la double influence de l'eau et d'une température convenable.
L'élément actif du levain est un champignon analogue, sinon identique à celui de la bière. Il est formé par de petits corps ovoïdes, très-réfringenls, ordinairement accolés deux à deux j)ar leurs extrémités ; ils sont plus petits et plus allongés que le torula cerevisiœ. Ils transforment les matières sucrées de la fariae en acide carbonique et en alcool. Le premier de ces corps boursoufle la masse du levain qui se gonfle et se crible ainsi de petites cavités. L'alcool reste mélangé à la pâte, à laquelle il ne communique aucun goût à cause de sa faible proportion. PoiU' démontrer sa présence, il suffit de distiller 5 à 6 kilos de pains prêts à être enfournés, et délavés dans l'eau. On recueille les premières portions du liquide distillé qu'on sature de carbonate de potasse. L'alcool qui est insoluble dans une semblable solution vient nager à la surface. J'ai pu en opérant ainsi recueillir quelques centimètres cubes de ce corps et constater qu'il aval l'odeur, le goût, la densité et le point d'ébullition de l'alcool vinique, avec un arôme spécial rappelant celui de la farine ^ Une partie de cet alcool s'oxyde pendant la panification et se transforme en acide acétique.
Ges champignons ne naissent pas spontanément dans le levain; leur produc tion est expliquée par la préparation même du levain, qui consiste à prélever sur chaque fournée, une partie de la pâte qu'on abandonne cà elle-même taudis qu'on fabrique du pain avec l'autre. Celte portion de pâte porte le nom de levain
* On a proposé de retirer industriellement l'alcool provenant de la termentation panaira mais cette idée n'a pas eu de suite