‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.54Chapitre 51 sur 86 · LEVURE · texte numérisé non relu

LEVURE

(Iroil dans le sens de ses bords et déchirait ainsi JafonrcJictlc fort souvent. Levret modifia considérablement l'instrument : sur les lames qui bornent l'évasement, en dehors, il fit mettre une espèce de cannelure bordée d'une petite lèvre, pour que l'application soit plus exacte; sur les branches, en dehors, il fit appliquer une plaque fort miuce, mohde, pour faciliter la direction droite de l'instrument dans la direction de son bord : d lui donna une forme courbée qui permettait d'adapter la direction des cuillers à celle de l'axe de chaque détroit du bassin. La caimelurc, la plaque mobile du forceps de Levret ne sont pas restées, mais la courbure des cuillers s'est maintenue; et c'est à bon droit que le forceps Levret est resté dans la pratique. (Voij. ses Observations sur les causes et les accidents de plusieu)"^ accouchements laborieux, Paris, 1747, in-S*", p. 71 et seq.) Sans doute, comme dans l'affaire du spéculum, on a beaucoup spéculé dans ces derniers temps, en fait d'inventions de nouveaux tire-tête ou forceps ; mais j'imagine que beaucoup d'accouclieurs de campagne ne possèdent que le forceps Levret et qu'ils ne s'en trouvent pas plus mal, ni leurs patientes non plus.

Outre plusieurs observations communiquées à l'Académie de chirurgie, je connais de Levret les ouvrages suivants :

I. Observations sur les causes et les accidents de plusieurs accouchements laborieux. Paris, 4747, in-8°. — II. Observations sur la cure radicale de plusieurs polypes, avec des remarques sur ce qui a clé proposé ou mis en usage pour les terminer, et de nouveaux moyens pour y parvenir j)lus aisément. Paris, 1747, in-8°. — III. Explication de jilusieurs figures sur le mécanisme de la grossesse. Paris, 1752, in-8°. — IV. L'art des accouchements démontré par les principes de physique et de mécanique. Paris, 1755-1700, in-S", planches. — V. Essai sur les abus des règles générales et contre les préjugés qui s'opposent aux progrès de l'art des accouchements. Paris, 1766, in-8°. — VI. Lettre sur l'allaitement des enfants. Paris, 1771, in-8°. A. C.

l,EV5:iL,®SE. La lévulose se trouve dans la plupart des fruits mûrs, acides ou verts, tels que le raisin, la cerise, le groseille, la fraise, où elle est associée ù poids égaux avec la glycose. C'est ce mélange des deux principes qui constitue le sucre interverti. On peut l'obtenir à l'état de pureté en traitant l'inuline par les acides. {Voy. Glycose, Inuline.) La lévulose est sirupeuse, incristallisable, trèssoluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool absolu. Elle réduit la liqueur de Fehling et dévie à gauche le plan de polaiisation. D'après Berthelot, si l'on traite le sucre interverti par les alcaUs ou les lèrments, la lévulose se détruit moins vite que la glycose. A. D.

l,s;TtJRE. La levîire, telle que la fournissent les brasseurs, est luie bouillie grisâtre, exhalant une odeur spéciale qui raijpelle celle du houblon et de l'alcooL Elle est ordinairement criblée de petites cavités dues aux gaz qui se forment dans sa masse. Ce dégagement continue pour peu que la température soit favorable à la fermentation; de telle sorte qu'une partie de la levure se déverse par-dessus les bords du vase qui la contient, pourvu que celui-ci ne §oit pas de trop grande capacité.

L'odeur spéciale que nous avons signalée n'est pas propre à la levure , il est possible de l'en débarrasser par des lavages qui eutrauient également les (races de sucre qu'elle peut contenir. Dès lors, le boursouflement cesse, et on peut obtenir une sorte de pâte semi-solide, plus facile à transporter et à conserver, et qui a néanmoins toutes les propriétés de la levure des brasseurs. Cette odeur -j'.t due en grande jiartie au houblon qu'on introduit d<:;iis la bière.

Le caractère le plus saillant de la levure consiste dans ià propriété de dédoii- DICT, ENC. 2° s. II. 52

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