‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.54Chapitre 57 sur 86 · LIGUES DE CAUSE INTERNE · texte numérisé non relu

LIGUES DE CAUSE INTERNE

l" Scrofulcux . . .J exanlhématique (slrophulus). * ' ( agcius.

I circonscrit, pilaris. . . .! par hypertrophie papillçire ; 1 par alleraUon fonctionnelle do la painlle. llvidui.

3» Herpétique. . .* ''l"'»f • ,. , ' ^ I généralise.

-4° SvDhililinue S lichen lenticulaire — syphilide populeuse lenticulaire.

'( lichen niiliaiis — 6ypliilidepaj)uleubemiliairc.

Avant de commencer la description particulière de chacune de ces espèces, je rappellerai que toute affection spéciale présente à considérer deux ordres de phénomènes parfaitement distincts : 1" des phénomènes communs, génériques, dont le genre n'est lui-même qu'une sorte de formule générale et abstraite; 2" des phénomènes propres ou exclusifs, qui résultent de sa nature môme, c'està-dire de la maladie dont elle est la traduction sur la peau.

Nous avons étudié plus haut les caractères communs du genre lichen ; 11 nous reste maintenant à l'envisager au point de vue des modifications que la maladie lui imprime.

l. Lichen de cause externe. Le lichen est une forme très-commune de dermatose provoquée. Des causes nombreuses et diverses peuvent lui donner naissance. On le rencontre particuhèrement chez les individus que leur profession met en contact incessant avec des substances plus ou moins irritantes ; tels les épiciers {gale des épiciers), les boulangers, les teinturiers, les maçons, les criiiiers, les fileurs de laine, les ouvriers qui manient les verts arsenicaux, etc. L'exposition habituelle à une chaleur intense, produit le même résultat sur la peau chez les cuisiniers, les forgerons, les verriers, les faucheurs, les laboureurs, etc. [lichen professionnel). Les mauvaises conditions hygiéniques, le chang ment d'air, pour les jeunes gens arrivés nouvellement à Paris, l'habitation dans une chambre p tite, mal aérée, l'absence des soins de propreté, ont une influence incontestable sur le développement de cette affection. [Strophulus de M. Hardy.)

Les auteurs ont décrit sous le nom de lichen tropicus une éruption qui se produit, ainsi que son nom l'indique, sous l'inlluence de la température élevée des contrées tropicales : « Dans ces climats, dit Boatius, lorsque la sueur a été excitée, il se manifeste des papules rouges et rugueuses, qui le plus souvent couvrent tout le corps, et qui sont accompagn'es d'un prurit très-violent. Cette éruption attaque de préférence les personnes étrangères à ces contrées, mais il n'est

aucun de leurs liabitants qui n'en ait été atteint ; les démangeaisons sont intolérables, w Le lichen tropicus trou^^e évidemment sa place parmi les affections de cause externe.

Le lichen artificiel a pour siège ordinaire les parties découvertes, la face, le cou, les avant-bras, les mains. Les papules qui le caractérisent sont assez volumineuses, éparses ou confluentes, mais sans affecter de disposition régulière, souvent excoriées, d'une teinte rouge qui existe également dans leurs intervalles. Le prurit est quelquefois très-vif, le plus habituellement modéré ; il peut être remplacé par un sentiment de cuisson ou de chaleur. La lésion cutanée est rarement simple; à côté des cléments du lichen, on trouve del'érythème, des papules de Tprurigo {strophulus prurigineux de 51. Hardy), des vésicules, des pustules phlyzaciées ou psydraciées, etc. Cette affection est toujours bénigne, et sans retentissement sur la santé générale. Sa marche est aiguë ou subaiguë, et sa durée subordonnée à la persistance des causes qui l'ont provoquée et qui l'entretiennent.

Le lichen doit être compté au nombre des formes éruptives que le médecin peut développer à son gré, dans un but expérimental ou thérapeutique. J'ai décrit ailleurs, d'après des expériences instituées par moi à cet effet, l'action toute spéciale et véritablement élective exercée sur la peau par l'ipécacuanha employé en frictions sous forme de pommade. Cette action se manifeste d'abord par des rougeurs diffuses sur lesquelles ne tardent pas à se dessiner, si on continue les frictions, de petites saillies papuleuses, d'une teinte plus animée. Le nombre de ces papules n'est jamais très-considérable. Elles sont volumineuses, bien distinctes les unes des autres, également rouges de la base au sommet, et dépourvues d'auréole circonfcrentielle. Elles disparaissent en général sous la pression du doigt, ou même par de simples tractions exercées sur la peau; mais il en est qui ne font que se décolorer et pâlir légèrement; toutes reprennent instantanément leur apparence, dès qu'on les abandonne à elles-mêmes. La peau, à l'endroit où elles siègent, est rude, rugueuse, sèche au toucher, mais sans épaississement notable. Le malade éprouve au début une cuisson vive qui témoigne de l'action immédiate produite par la pommade irritante employée en friction, et plus tard, lorsque les papules sont bien manifestes, un prurit des plus vifs, très-incommode surtout pendant la nuit. L'éruption ne disparaît qu'avec lenteur ; les papules commencent par pâlir, puis s'affaissent graduellement; leur teinte devient bleuâtre et violacée. Les démangeaisons persistent jusqu'à la fin, et il ne faut pas moins de un à deux septénaires pour que toute trace de la lésion cutanée se soit complètement effacée.

Cette affection reproduit, comme on voit, tous les caractères du genre lichen, dont elle pourrait être considérée comme un type, au point de vue de la lésion primitive. S'il y avait lieu d'en établir le diagnostic, dans un cas donné, on la reconnaîtrait à la coloration vive et animée de ses papules, à leur volume, à la régularité de leur aspect, à leur marche aiguë, à l'absence d'exfolJation à leur surface. Ajoutons à ces signes que l'éruption est nécessairement limitée à une région peu étendue, et que la peau qui la supporte n'a subi aucun épaississemont.

Le lichen peut signaler à son début la germination du trichophyton. Sans être aussi fréquente que les éruptions érythémateuses, vésiculeuses et pustuleuses, cette forme n'est cependant pas très-rare chez les individus atteints de teigne tonsurante. On l'observe, non au cuir chevelu, mais presque toujours sur le tronc et les membres, très-souvent au dos de la main et du poignet, quel-

quefois aussi sur la face, et à la partie supérieure du cou, au milieu même des cercles herpétiques. Dans tous les cas, les papules affectent une disposition spéciale, qui traliit facilement leur origine, soit qu'elles se réunissent en plaques nettement limitées à leurs bords, soit qu'elles figurent des courbes plus ou moins étendues, ou même de véritables cercles. C'est probablement sur des faits de ce genre que M. Devergie s'est basé pour admettre la contagion du lichen ; opinion vraie dans une certaine mesure, mais qui devient insoutenable dans les termes absolus où l'a posée son auteur.

Le hchen fait également partie, comme on sait, des éruptions symptomaliques de la gale, au même titre que le prurigo, l'ecthyma, l'impétigo, etc. Sa présence n'entraîne, relativement au pronostic et au traitement de la gale, aucune indication particulière.

Enfin, j'ai dit plus haut, que Gibert avait décrit un lichen acariquc. Voici comment il s'exprime à ce sujet : « Cette variété se montre surtout chez les citadins qui, vers la fin de l'été, vont séjourner à la campagne, dans des lieux boisés où se rencontrent, à cette époque de l'année, de petits acarus végétauv qui s'implantent sur la peau de l'homme, et y meurent promptemcnl, mais après avoir déterminé pendant plusieui's jours de très-vives démangeaisons, accompagnées de petites papules plus ou moins enflammées au cou, aux aisselles, au pli du coude, aux jarrets, au bas-ventre. J'ai connu une personne qui n'était parvenue à se débarrasser de ces éruptions qu'en brossant soigneusement la peau, lorsqu'elle se désliabdlait le soir en rentrant de ses excursions champêtres. «

En résumé, quelles que soient d'ailleurs sa forme et son espèce, le lichen de cause externe se présente à nous avec tous les caractères que nous avons assignés aux affections de cet ordre : siège de préddection sur les parties découvertes, irrégularités de forme et de disposition, lésions [.rimitives souvent multiples, cause facile à saisir, marche rapide, durée courte, guérison rapide et radicale.

Le traitement est toujours simple. La première indication consiste à supprimer la cause. S'il s'agit d'un hchen professionnel, on conseillera le repos et les topiques émollients et résolutifs. La psore sera combattue par la friction générale avec la pommade d'Heîmerich. Enfin, dans le hchen trichophytique, tous les efforts du médecin auront pour but la destruction du parasite qui entretient et propage l'affection de la peau.

II. Lichen de cause ixterne. Il se subdivise en quatre espèces : a. le lichen scrofuleux; b. le hchen arthritique ; c. le hchen herpétique; d. le hchen syphilitique.

A. Lichen scrofuleux. Cette espèce comprend surtout le stropbulus des auteurs, et certaines formes de hchen agrius.

L'affection hchénoïde désignée sous le nom de strophulus par la plupart des dermatologistes, n'est pas autre chose à nos yeux qu'un hchen scrofuleux, survenant dans la première enfance, au moment du travail de la dentition, d'où lui est venue la dénomination de feux de dents, que le vulgaire a pour habitude de lui appliquer. L'éruption débute presque toujours par la face et les parties supérieures du corps, rarement par le cuir chevelu, comme il est presque de règle pour la scrofulide exsudative. Aucune région n'est d'aUleurs, d'une façon absolue, à l'abri de ses atteintes. Les papules sont volumineuses, tantôt éparses, isolées, tantôt plus nombreuses, rapprochées, confluentes {strophulus confertus); leur coloration est rosée ou rouge, d'autres fois blanchâtre avec une surface unie

r.22 LICHEN.

et luisante {strophulus candidus) . Le prurit qui les accompague est en générai très-modéré.

Le strophulus n'est pas toujours une affection exclusivement papuleuse. Quelquefois ses papules sont entreniêlé-es de rougeurs érythémateuses (strophulus intertinctus), ou bien encore surmontées à leur sommet de vésicules demi-transparentes. Toutefois, il est bon d'être averti que la papule peut revêtir un aspect pseudo-vésiculeux, sans qu'il y ait le moindre soulèvement à sa surface, ce dont il est fecile de s'assurer en piquant avec une aiguille la partie culminante du bouton.

La marche du strophulus est toujours aiguë. Il ne détermine habituellement aucun changement notable dans la santé des enfants. La durée moyenne est de un à deux septénaires, lorsque tout se borne à une seule éruption; mais le plus souvent l'affection se prolonge bien au delà de ce terme, par le fait de poussées, successives.

Le lichen scrofuleux peut également se montrer à une époque plus avancée de la vie, et cette circonstance suffit pour modifier sensiblement ses caractères, en laissant toutefois parfoitement reconnaissable le cachet particulier que lui imprime sa nature. C'est à cette forme de scrofulide que doivent être rapportées un certain nombre des variétés complexes décrites sous le nom de lichen agrius. On l'observe principalement à partir de l'âge de douze à quinze ans, chez les enfants d'un tempérament lymphatique. Ici, comme dans le strophulus, les papules sont plus grosses, plus hypertropliiques que dans les autres espèces, et ne déterminent que des démangeaisons relativement faibles, si on les compare au prurit atroce et permanent du lichen à petites papules. Enfin ce lichen offre ceci de remarquable, qu'il est susceptible de se transformer, d'affecter une forme composée, ou, si l'on aime mieux, de se compliquer de productions vésiculeuses et pustuleuses. Il se transforme assez souvent en lichen eczémateux ou en eczéma lichénoïde.

L'éruption que je viens de décrire répond trait pour trait, comme je l'ai dit plus haut, au lichen agrius de M. Devergie. Elle est généralement beaucoup plus tenace et rebelle que le strophulus ou lichen scrofuleux de la première enfance, dont elle n'est parfois qu'une sorte de continuation, sous une forme un peu différente; et il n'est pas rare de la voir persister pendant des mois et même des années, sans aucun intervalle de rémission complète. Lorsqu'elle a longtemps existé sur un même point, la peau devient sèche, rugueuse, épaisse, sillonnée, comme dans le lichen invétéré.

Le lichen scroluleux présente habituellement des relations avec des affectionsde même nature. De même que la gourme avec laquelle on le voit coexister ou alterner sur le même sujet, il ouvre le plus souvent, sous le nom de strophulus, la marche des accidents de la scrofule. Il peut disparaître plus ou moins complètement pour récidiver plus tard pendant le cours de la première période, ou même pendant le cours de périodes subséquentes de la maladie constitutionnelle.

La scrofulide boutonneuse sera rareme^it confondue avec une autre affectioiî cutanée. Le slroiihulus, en raison de sa persistance et de l'apyrexie, ne saurait être pris pour une rougeole boutonneuse. Le lichen scrofuleux, lorsqu'il se complique d'eczéma ou d'impétigo [forme agrius), est souvent difficile à reconnaître; mais le diagnostic du genre n'offre plus alors qu'un intérêt très-secondaire, les deux affections se fondant, si je puis ainsi dire, l'une dans l'autre, pour constituer une espèce unique. Dans les cas ordinaires le hchen se distinguerait facilement de

l'eczéma en tenant compte des caractères différentiels qne nous avons donnés plus haut dans riiistoire du genre. {Voy. Diagnostic du lichen.)

Le strophulus ou lichen scrofuleux du premier âge pourrait en imposer pour une s philis héréditaire. Mais les phénomènes éruptifs sont tout autres dans la syphihs infantile, où l'on trouve du coryza chronique, des érylhèmes, des roséoles, des plaques muqueuses, des éruptions papulo-pustuleuses avec ou sans excoriations, des éruptions huileuses. Le siège n'est pas le même : la scrofulide boutonneuse débute à la face et sur les parties supérieures du corps, pour de là se répandre sur d'autres régions de la peau ; la sjpliilide se manil'este d'abord et surtout aux parties sexuelles et à l'anus, sur la région ombdicale, à la face, aux lèvres. Le strophulus n'apparaît guère que vers le cinquième ou le sixième mois, tandis que les manifestations de la syphilis ont heu à l'époque de la naissance ou peu de temps après, quelquefois même pendant la vie intra-ulérine.

En dehors des caractères propres aux deux éruptions, on trouverait des signes distinctifs dans l'habitude extérieure et la constitution de l'enfant. Le contraste i st en général des plus frappants. Dans la scrofule, il y a dcvelopi enient exagéré des tissus mous, volume énorme des membres, et comme une sorte de boursouflement de toutes les parties du corps ; dans la syphilis, au contraire, l'enfant est petit, émacié, flétri, ridé, à membres grêles, semblable de tout point à un petit vieillard.

Sans être grave en lui-même, le lichen scrofuleux entraîne un pronostic plus sérieux, toutes choses égales, que les scrofulides sécrétantes, en raison de sa durée souvent longue et de l'état de souffrance dans lequel il jette les petits malades, par le fait du prurit quelquefois assez vif qui l'accompagne.

Le traitement varie nécessairement suivant la forme de l'alfection et l'^ge de l'enfant. Dans le strophulus ou lichen du premier âge, on se contentera d'entourer l'enfant de précautions hygiéniques sévères, en surveillant son alimentation, le lait de la nourrice, les soins de propreté, le renouvellement des hnges, etc. Si les surfaces malades paraissent irritées et douloureuses, elles seront lecou vertes de poudres émollientes de riz, de fécule, d'amidon. Quelques bains adoucissants seront utiles au déchu de l'éruption.

Mais le strophulus peut se prolonger au delà de son terme ordinaire, en affectant une tendance à la chronicité ; il convient alors de sortir de l'expectation pour recourir aux moyens qu'd nous reste à indiquer. Ces moyens sont locaux et généraux.

Les moyens généraux consistent dans l'emploi, que l'on gradue suivant l'âge, des sirops antiscorbutique et de proto-iodure de fer, administrés purs ou dans une petite tasse de tisane amère de houblon. On peut également prescrire, de temps en temps, un léger laxatif, sirop de chicoi'ée, manne, huile de ricin, etc.,, pour stimuler les fonctions digestives et venir en aide à la médication générale. Parmi les moyens locaux, je donne la préférence à l'huile de cade, que je considère comme le modificateur par excellence de toutes les dartres scrofuleuses, et en particulier de la scrofulide boutonneuse. Je l'emploie presque toujours pure, sous forme d'onctions, ou mieux encore de frictions, lorsque les syuiptômes iuflannwatoires sont complètement tombés ; ces applications sont répétées tous les deux ou trois jours, oîi à de plus longs intervalles, suivant les cas et le résultat obtenu. Les bains sulfureux et alcalins, les bains de sels ou les bains de mer, constituent également de très-bons moyens à opposer au lichen scrofuleux passé à l'état chronique.

B. Lichen arthritique. Celte espèce comprend trois variétés principales : le lichen circonscrit, le lichen pilaris et le lichen hvidus.

1" Lichen circonscrit. Les auteurs ont confondu sous ce titre deux affections très-différentes, l'une d'origine parasitaire, dont nous avons traité plus haut (lichen trichophytique), l'autre de nature arthritique, dont il nous reste à tracer les caractères spéciaux.

Ainsi que son nom l'indique, le lichen circonscrit se caractérise tout d'abord aux yeux de l'observateur par une sorte de concentration des phénomènes éruptifs sur des espaces limités de la peau ; les papules qui le constituent sont petites, nombreuses, tellement agglomérées et conflaentes qu'elks se confondent à leurs bases les unes dans les autres. De là résultent des plaques granuleuses, diversement configurées, en général assez réguhèrement arrondies, à bords saillants et nettement arrêtés. Ces plaques ont ui: diamètre de 3, 4 à 5 centimètres, rarement plus considérable; d'abord très-restreintes, elles s'accroissent lentement par la production de ponssées successives à leur circonférence. D'une coloration rouge ou même violacée au début, elles ne tardent pas à se recouvrir de petites squames minces, très-adhérentes, d'une teinte grise eu blanchâtre. Elles sont le siège de picotements et d'élancements plutôt que de véritables démangeaisons. Après une certaine durée, les papules s'affaissent graduellement du centre à la périphérie, la coloration morbide s'affaibbt et finit par s'éteindre, et un moment arrive où la plaque ne se distingue plus des téguments voisins que par un léger épaississement de la peau avec exfoliation à sa surface. Dans cet état, le lichen circonscrit ressemble beaucoup à l'eczéma sec de même nature, dont nous l'avons en effet différencié dans l'histoire du genre. Nous pouvons ajouter que beaucoup de nos eczémas du dos des mains ne sont pour les Willanistes que des lichens circonscrits : erreur de genre qui importe peu, la nature des deux affections étant la même.

Le lichen circonscrit a des lieux bien marqués de prédilection ; c'est sur le côté externe des membres, sur la face dorsale des avant-bras et des mains, au front, sur les parties génitales que surtout on le rencontre. Les plaques sont plus ou moins nombreuses, dispersées sur les différents points d'élection, ou réunies sur une même région ; dans ce dernier cas, elles peuvent se joindre et se déformer mutuellement par leurs bords contigus.

Celte variété de lichen est des plus tenaces, et persiste souvent pendant des mois et des années. Elle est très-sujette à récidive, et présente parfois, à cet égard, une sorte de périodicité en rapport avec les saisons. Cependant, s'd est impossible de fixer un terme approximatif à sa durée, il faut savoir qu'elle est destinée à disparaître après un certain temps, et d'une manière définitive, par le fait même de l'évolution spontanée de la maladie constitutionnelle.

Le diagnostic du lichen circonscrit, considéré comme espèce, n'est pas toujours facile à établir. L'affection qui s'en rapproche le plus est assurément le lichen parasitaire; mais l'examen des poils nous fournit ici des renseignements précieux : on les trouve altérés dans leur structure, cassés et revêtus d'une gaine blanche particulière, s'il s'agit d'un lichen trichophytique. La présence d'anneaux herpétiques ou de débris de cercles d'herpès sur le visage, le cou, le dos des mains et sur d'autres régions suffirait pour rendre toute méprise impossible.

Le lichen scrofuleux olfre bien peu d'analogie avec l'espèce qui nous occupe. Se manifestant surtout dans le jeune âge, il se développe en général sur de larges surfaces ; ses papules sont volumineuses et recouvertes pour la plupai't

de vésicules et de pustules. Très-rarement circonscrit, il se montre alors prcs(jiie toujours sur les plis du jarret ou du coude, c'est à-dire sur des points ijui éloignent aussitôt l'idée d'un lichen arthritique. Celui-ci olHv. des caractères tout opposes de siège, d'aspect, d'exacte circonscription ; ses plaques sont sèches, formées de petites papules agglomérées, sans mélange d'autres éléments éruptifs; enfin, les sensations morbides sont plus accusées que dans le hchen scrofuleux, et de forme différente.

' Il nous resterait à distinguer le hchen circonscrit des espèces dartreuse et syphilitique ; mais l'ordre logique des choses nous oblige à réserver pour le moment ce double point de diagnostic.

2" Lichen pilaris {cutis anserina). Le lichen pilaris est caractérisé par des papules traversées par un poil, et plus volumineuses que celles du lichen ordinaire.

11 peut se développer sur tous les points de la peau que recouvrent des poils, mais plus particulièrement dans la barbe, sur la région antérieure de la poitrine et sur la face externe des membres.

J'étabhs deux variétés importantes de lichen pilaris, d'après les diiïérences que présente la lésion élémentaire : a. un lichen par hypertrophie papillaire ; h. un lichen par altération fonctionnelle de la papille.

a. Dans la première variété, on trouve de grosses papules traversées ])ar un poil à leur centre, et constituées évidemment par l'hypertrophie du follicule pileux et de la papille pihfère. Les parties affectées offrent un aspect rugueux qui rappelle assez bien cet état particulier de la peau désigné communément sous le nom de chair de poule, d'où la dénomination de cutis anserina donnée à cette forme de lichen.

Les démangeaisons sont peu vives et habituellement remplacées par des picotements. La chute des poils ne survient qu'après une longue durée de l'aifection.

Cette variété se distingue de l'acne pilaris par son siège anatomique et la forme de sa lésion primitive : par son siège, qui a lieu dans le follicule pileux luimême, et non dans les glandes sébacées annexées à cet organe ; par sa forme primitive, qui est une papule acuminée constituée par le folhcule hypertrophié, et par conséquent bien différente de la papulo-pustule omLiliqute de l'acne pilaris .

h. Dans la seconde variété de Uchen pilaris, la papille pilifère présente une grave altération fonctionnelle. Elle nedonne plus naissance aupoil, mais sécrète eu sa place une matièi'e glutineuse qui, examinée au microscope, se montre composée de cellules épidermiques molles, de forme polyédrique et pourvues d'un noyau très-apparent. Ce lichen pilaris offre donc une certaine analogie avec le pityriasis capilis caractérisé par une hypersécrétion d'épiderme qui se fait aux dépens des parois du follicule pileux. Il en diffère cependant par le siège de la sécrétion morbide, qui a lieu dans la papille elle-même, et par la nature du produit sécrété, dont l'organisation est beaucoup plus rudimentaire que dans le pityriasis, oii l'on observe de véritables cellules épidermiques aplaties, déformées et disposées sous la forme de lamelles ou furfures.

Le lichen pilaris par altération fonclionnelle de la papille offre des symptômes qui lui sont propres. Ses papules sont petites, déprimées à leur partie centrale, d'une couleur jaunâtre ou brunâtre, ordinairement disposées en plaques plus ou moins étendues. Ces plaques ont un aspect singulier et tout à fait caractéristique:

elles ressemblent, qu'on me passe cette expression, à nne croûte de pain légèrement brûlée et râpée siiperficiellenicnt.

Les éléments du poil cessent d'être sécrétés de bonne heure ; aussi les papules ne sont pas traversées par un poil comme celles du lichen par hypertrophie papillaire.

Leliclien pilaris par altération fonctionnelle se sépare du pityriasis capilis par sa forme prunitive, qui est une papule, et par les caractères particuliers de son exfoliation.

Dans l'acne pilaris, on trouve une papulo-pustule ombihquée, rouge, indurée, qui se recouvre d'une croûte jaunâtre et légèrement déprimée à sa partie centrale. La lésion ne [;orte pas sur le follicule pileux, ou ne l'atteint que tardivement, par propagation du travail morbide dévelojjpé dans les glandes annexées à cet organe. Elle laisse fréquemment à sa suite des cicatrices blanches et indélébiles. Il ne faut pis confondre le lichen pilaris aYecl'ichtlujose pilaris, improprement décrite par MM. Devergie et Hardy sous le nom de pityriasis pilaris.

C. Lichen lividus. J'ai depuis longtemps fait connaître une variété de hchen non décrite par les auteurs, et que j'ai nommée lichen à papules déprimées. Cette affection n'est pas très-rare. Elle est caractérisée par des papules plus volumineuses que celles des autres varitHés de lichen, larges, aplaties, tantôt disséminées, tanlôt se réunissant par groupes de deux, trois, quatre et en plus grand nombre, pour constituer des plaques. Ces papules sont en général distinctes les unes des autres, souvent luisantes et comme vernissées à leur surface, et terminées par un bord circulaire quelquefois légèrement saillant en forme de margelle. Les démangeaisons sont nulles ou peu marquées.

Dans quelques circonstances, l'éruption revêt une teinte violacée ; les papules sont mélangées de taches hémorrhagiques et entourées d'une auréole livide : c'est à cette variété que les auteurs ont imposé le nom de lichen lividus. Celui-ci n'est donc qu'un lichen à papules déprimées avec la tendance spéciale aux extravasations sanguines qu'on rencontre si souvent dans les affections arthritiques.

Le lichen à papules déprimées se développe de préférence sur le front, le menton, le nez, les oreilles et les membres. Il peut également se montrer sur le tronc, oiî je l'ai fréquemment observé. Sa marche est lente, et sa durée moyenne de cinq à six septénaires. Il ne détermine aucun trouble notable de la santé lorsqu'il est simple ; mais la forme lividus coïncide en général avec d'autres phénomènes de débditation.

Cette affection se distingue de la syphilide papuleuse, avec laquelle on la confond le plus ordinairement, par les caractères bien définis de ses papules, parleur coloration violacée, et dans certains cas, par la présence de véritables ecchymoses dans le tissu de la peau. La syphilide coexiste d'ailleurs presque toujours avec des plaques muqueuses et l'engorgement des ganglions lymphatiques, ce qui n'a jamais lieu pour le hchen à papules déprimées. Enfin, il est bien rare que celuici soit absolument dépourvu de prurit, comme il est de règle pour le lichen spécifique.

Les éléments du psoriasis guttata sont recouverts de squames blanches et nacrées, différentes à tous égards de l'épiderme blanc et hsse qui fait corps avec la papule déprimée du lichen. Le prurit est moins marqué dans le psoriasis. L'examen des coudes et des genoux éclairerait au besoin le diagnostic.

Traitement du lichen arthritique. Les préparations alcaUnes, administrées intiis et extra, occupent la première place dans le traitement du lichen arthri-

tique, quelle que soit d'ailleurs sa forme ou variété de forme. Ou prescrira l'eau de Vichy aux repas, le bicarbonate de soude à la dose de 0"%20, fl8%50 et jusqu'à 1 gramme et Isf.SO par jour, sous forme de sirop, dont le malade prendra une, deux à trois cuillerées à bouche par jour, dans une tasse de tisane amère. On pourra recourir également, dans certains cas, aux préparations de colchique, aux antimoniaux.

La médication locale varie suivant la forme du lichen.

Contre le hchen circonscrit, on a conseillé un grand nombre de pommades, les unes composées de sels mercuriels incorporés à l'axonge en proportions diverses, pommades au sulfate jaune de mercure, au protochlorure et au proto-iodure du même métal, etc., et les autres ayant pour bases des substances astringentes, tannin, oxyde de zinc, sous-nitrate de bisnuitb, etc., parfois associées à des modificateurs du système nerveux, comme le chloroforme et le camphre. C'est dans le lichen circonscrit que les cautérisations avec le nitrate d'argent trouvent plus spécialement leur emploi, 'e préfère de beaucoup à tous ces moyens les applications d'huile de cade que je fais répéter t®us les deux ou trois jours. On retire également de grands avantagii'S, dans les mêmes cas, de lotions faites avec une solution de glycérine ou de saponine et une faible dose de carbonate de soude : eau de son, 500 grammes; glycérine anglaise, 30 grammes; carbonate de soude, 08%25 à 1 gramme. Le malade prend concurremment des bains alcalins et de vapeur, ou même des douches sur les régions affectées.

Les moyens qui précèdent conviennent parfaitement au hchen pilaris; seulement, comme cette forme se montre sur des parties velues, il est tout d'abord nécessaire de couper les poils aussi près que possible des surfaces nialades.

Les cautérisations avec la teinture d'iode m'ont paru modifier avantageusement le lichen par altération fonctionnelle de la papille.

Enfin, contre le lichen à papules déprimées, j'ai retiré de grands avantages de l'emploi des bains sulfureux et des douches sulfureuses. S'il y avait une tendance marquée aux hémorrhagies, chez un indi\idu affaibh ou avancé en âge, il faudrait en premier lieu fortifier la constitution par un régime et un traitement convenables. D. Lichen herpétique. Nous retrouvons ici les deux principales variétés de lichen admises par les auteurs anglais, le lichen simplex et le lichen agrius, cette dernière expression étant comprise dans toute la rigueur de son sens étymologique (ccyptoç, ferox).

Le lichen herpétique présente quelquefois une certaine acuité à son début, mais sa marche est essentiellement chronique. Ses papules sont petites, acuminées, de la même couleur que la peau, ordinairement réunies en groupes disséminés sur de larges surfaces. Ces groupes sont très-variables en étendue, de forme irrégulière et indécise, diffus et mal limités à leurs bords. On les trouve principalement au cou, à la face interne des meiubres, dans le sens de la flexion. Leur nombre, d'abord peu considérable, se multiplie avec le temps par des poussées qui se succèdent tantôt sur un point, tantôt sur un autre point, sans qu'il soit possible d'assigner un terme aux progrès de l'éruption.

C'est dans le lichen herpétique que le prurit atteint son plus haut degré d'intensité. Les expressions manquent pour rendre les souffrances que détermine parfois cette cruelle affection. La membrane cutanée devient le siège des sensations les plus douloureuses et les plus pénibles. Pour apaiser la démangeaison, le malade se gratte avec une sorte de fureur, et l'action de ses ongles ne lui suffisant bientôt plus, il ne recule pas devant l'emploi de corps durs ou acérés, tels que des étrillas,

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des brosses, au moyen desquels on le voit se ratisser sans cesse et se déchirer la peau. Ce prurit est suiet à des redoublements ou paroxysmes, mais la rémission n'est jamais complète. Cerlanics circonstances paraissent influer puissamment sur ses retours et sur son intensité : c'est le soir, la nuit, après les repas, après le travail ou un exercice quelconque, qu'il se manifeste de préférence. Il suffit parlois d'une émotion vive, d'un brusque changement de température pour en pro- ■ voquer l'explosion subite. Pendant ces crises, le malade ne peut goûter un seul instant de repos. C'est en vain qu il cherche dans le sommeil un calme momentané à ses souffrances : la démangeaison redouble et s'exaspère au delà de toute mesure, sous l'influence de la chaleur du lit. Il est alors contraint à se lever pour s'exposer à l'air, pour se frictionner, se faire des lotions froides, s'étendre nu sur le sol, etc., et c'est ainsi que s'écoule, lentement et péniblement, la meilleure partie de la nuit.

Lorsque le lichen se propage aux muqueuses extérieures, il y provoque des troubles spéciaux en rapport avec la sensibih'té des tissus qu'il attaque : c'est ainsi que dans le lichen des parties génitales il n'est pas rare de voir l'hypercsthésie de la peau se propager à ces organes, et devenir une cause d'onanisme et de nymphonianie.

Parmi les phénomènes communs ou génériques du lichen, nous avons noté certaines altérations de texture de la peau, son épaississement, l'état de sécheresse de sa surface, l'exagération de ses plis, etc. : nulle autre espèce ne les présente au même degré, et d'une manière aussi hâtive que le lichen herpétique. En même temps, et par le fait du traumatisme qui résulte des manœuvres employées parles malades pour calmer le prurit, les jiapules irritées se recouvrent de vésicules et de croiites, ];resque aussitôt déchirées ou arrachées par les ongles ; les surfaces sont rouges, excoriées, douloureuses, sillonnées de toutes parts de traînées noirâtres et sanglantes. C'est le lichen agrius à petites papules, qu'il ne faut pas confondre avec le lichen agrius scrofuleux, précédemment décrit.

Le lichen herpétique est une affection presque toujours chronique. Sa durée est indéterminée. Il coïncide ou alterne fréquemment avec diverses affections nerveuses, telles que gastralgies, migraines, névralgies intercostales, et autres manifestations de la dartre. Il présente parfois des améliorations, bientôt suivies de revirements soudains, sous l'influence des causes les plus légères ; et chaque récidive semble ajouter encore à sa ténacité et favoriser sa tendance à la généralisation.

Le lichen herpétique offre des traits trop fortement accusés pour que son diagnostic soit l'objet de sérieuses difficultés. La seule variété arthritique que l'on puisse à la rigueur lui opposer serait peut-être le lichen circonscrit. Mais que de différences entre ces deux affections ! D'un côté, c'est une éruption en groupes disséminés, à forme indécise, irrégulière, situés à la face interne des membres, s'accompagnant d'un prurit intense et persistant : voilà pour le lichen dartreux; d'un autre côté, plaques arrondies, bien circonscrites, occupant le dos des mains, des pieds, des avant-bras, et en général la face externe des membres ; prurit modéré, habituellement remplacé par des picotements, des élancements, de la cuisson : voilà pour le lichen arthritique. Il nous a presque suffi de renverser, en quelque sorte, les caractères de l'une de ces espèces pour obtenir les caiactèi'es de l'autre.

Le lichen agrius herpétique se distingue également du hchen agrius scrofuleux par des signes faciles à saisir. Le premier n'appai-aît guère que dans 1 âge adulte

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et chez des sujets doués d'un tempérament nerveux ; il est remarquable par la ténuité de ses papules et la violence du prurit qu'elles déterminent ; les vésicules qui le compliquent sont transparentes et donnent lieu à de légères concrétions. Le deuxième se montre surtout de douze à quinze ans, chez des enfants lymphatiques ; ses papules sont grosses, hypertrophiques, compliquées d'érythèmc, de vésicules et même de pustules, tous phénomènes dont l'ensemble contraste singulièrement avec le peu d'intensité des sensations morbides.

Le pronostic du lichen herpétique se déduit des considérations qui précèdent.

C'est de toutes les espèces la plus grave, soit qu'on la juge au point de vue restreint de ses pliénomènes propres, c'est-à-dire comme simple affection de la peau, soit que l'on considère plus spécialement l'influence morbifique qu'elle traduit sur cette membrane.

Le traitement du lichen herpétique a pour base l'emploi des préparations arsenicales, soit l'acide arsénieux ou l'arséniate d'ammoniaque en solution, soit l'arséniate de fer en pilules. Ces médicaments seront administrés à doses croissantes, qu'il est souvent nécessaire de porter assez haut, pour obtenir un résultat satisfaisant. Leur action doit alors être surveillée avec le plus grand soin, car la tolérance varie suivant les malades, et les phénomènes d'intoxication se développent quelquefois avec une grande rapidité. Il faut aussi tenir compte de l'état des voies digestives.

Comme l'effet thérapeutique est souvent assez lent à se produire, on s'efforcera, partons les moyens possibles, de calmer le prurit si violent que détermine cette affection. {Voy Traitement du genre.)

Enfin, dans les cas rebelles, on pourra envoyer les malades à Plombières, à la Bourboule, ou leur conseiller une eau sulfureuse légère, telle que celles d'Uriage, de Saint-Gervais, etc.

D. Lichen syphilitique. J'en admets deux formes distinctes, que j'ai désignées sous les noms de syphilide papuleuse lenliculaire et de syphilide papuleuse miliaire; mais ce sujet est confié à un autre collaborateur. (Voir ci-après^) Bazin.

McaE\ SYPHILITIQUE {syphilide papuleuse lichénoïde). Cette éruption n'a été bien distinguée des autres syphilides qu'à partir de Carmichaël, le premier syphiliographe qui ait adopté le nom de papule emprunté à la ciassification dermatologique de Willan. Jusque-là toutes les syphihdes étaient des pustules, et celles que nous appelons maintenant des syphilides papuleuses étaient des pustules rouges, dures, petites, sèches, merisées, tuberculeuses.

Les syphilides papuleuses sont aujourd'hui bien connues, grâce aux travaux de Bietl, Cazenave, Ricord, Bassereau, Bazin, Hardy. Elles forment deux variétés principales : la syphilide à petites papules, arrondies ou coniques, ou syphilide lichénoïde, et la syphihde à larges papules, sèches ou humides, ou syphilide papuleuse plate. Il ne doit être question ici que de la première.

La syphilide lichénoïde, ou lichen syphihtique, est une des manifestations les plus communes et les plus précoces de la sypbiUs secondaire. Elle coïncide quelquefois avec la roséole ou avec d'autres formes éruptivos, également superficielles. Elle est caractérisée par de petites granulations rouges, saillantes, coniques, globuleuses ou légèrement aplaties, du volume d'une lentille ou un peu plus. Ces granulations présentent à leur début une coloration rouge assez nette, mais (lui devient graduellement plus foncée, en se rapprochant de la teinte cuivrée, pour prendre à la fin une teinte plus brune, bronzée. Cette dernière coloration persiste DICT. ENC. 2' s. II. 34

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