LISTER
Vésigné et Ricard. Paris, 1824, in-8°, pi. — XI. Mém. sur les règles générales des dcsarticulations. In Rev. mcd., 1827, t. I, p. 575. — XII. Mèm. sur la rhiiioplastie ou l'art de refaire le nez. In Mém. de VAcad. de méd., t. II, ]>. 145; 1855. — XUI. Mèm. sur les cancers superficiels qu'on croyait profonds. Ibid., t. III, p. 21 ; d833. — XIV. Mém. sur l'excision de la partie inférieure du rectum devenu earcinomateux . Ibid., p. 191. — XV. Des diverses méthodes et des divers jJrocédés pour l'oblitération des artères dans le traitement des anévrysmes, etc. (avec la polémir]ue sur l'historique). Th. de conc. (cli. de clin. chir.). Paris, 1834, in-8». — XVI. Clinique chirurgicale de l'hôpital de la Pitié. Pans, 1841-43, ovol. in-8». — XVII. Précis de méd. opérât., 3 vol. in-8° (le 3" tome est arrêté à la page 532). Paris, 1846-47, in-8°. E. Bcd.
lilSlAl^lTHUS, genre de Dicotylédones de la famille des Genlianccs. Les espèces qui le composent habitent l'Amérique tropicale, particulièrement la Guyane, le Brésil, le Pérou. Ce sont des plantes lierbacées ou de petits arbrisseaux. Elles ont des feuilles opposées, de belles fleurs, le plus souvent bleues ou rouges, disposées d'ordinaire en cymes lâches, dichotomes. Leur calice a 5 divisions; la corolle est infundibuliforme ou hypocratérifornie et porte sur son tube 5 étaniines à filets souvent inégaux. Le fruit est une capsule biloculaire, résultant de la soudure de deux carpelles dont les bords, l'ortement repliés en dedans, forment un double placenta, dans lequel se trouvent enfoncées les graines. Ces carpelles se séparent à maturité et s'ouvrent chacun parla suture ventrale.
Los espèces de ce genre ont des propriétés amères qui rappellent celle de nos Gentianées indigènes. La plante entière, pour les espèces annuelles ; les racines, pour les espèces vivaces, sont employées en décoction dans les pays oiî elles croissent. Aublet cite en particulier, dans ses plantes de la Guyane, le Lisianthua purpurescens, le L. alatus dont il dit s'être servi a\ec succès contre les obstructions des viscères; les L. grandiflorus et L. cœrulescens, dont il compare l'amertume à celle de la petite Centaurée. Martius indique, aux mêmes titres, parmi les espèces du Brésil, les L. pendulus et L. ampUssimus . Enfm, d'après Linné fils, le L. clielonoïdes passe pour un purgatif énergique.
AiDLET. Plantes de la Guyane française, II, 201-208. — Martius. Blantœ Brasil., 11,92, tab. 171-178. — GuiSEBACii. Prodr. (B.C.), IX, 72. Pl.
LIISDIAQUE. Voy. Lysdiaque.
LI.^TER (MARTm). Médecin et naturaliste anglais, né à Radcl'ffe, dans le comté de Buckiugham, vers 1658, mort à Londres le 2 février 1711 , après avoir été successivement élève à Cambridge, maître es arts (1658), membre d^l collège de Suint-Jean (1660, praticien à York, membre de la Société royale de Londres membre du collège des médecins de Londres, (1704), médecin en second de la reine Anne (1709). Martin Lister s'est occupé un peu de tout, d'histoire naturelle, de médecine, de littérature. Ses recherches sur les coquilles sont estimées; la relation d'un voyage qu'il fit à Paris en 1698 est fort intéressante jar les détails minutieux, les anecdotes qu'il donne sur l'état de la médecine et de la chirurgie en France, à l'époque oi!i il vivait. Au reste, voici la liste de ces ouvrages :
I. Historiœ animalium Angliœ Tractatus très. Lond., 1678, in- 4°. Trad. en allemand par Gœze, 1778, in-8°. — II. De fontibus mediccdis Angliœ, exercitatio nova et p)rior. Vork, 1685, in-8°. — III. De fontibus medicatis Angliœ. exercitatio altéra. Lond., 1684, in-S". — IV. .lohanms Gcedartii de Insectis, opus in niethodum redactum, cum nolalis. Lond., 1685, in-8°. — V. Historia conchyliorum. Lond., l(i85-16'J3, in-fol., 2 vol. — VI. Exercitatio anatomica, in qua de cochleis maxime terrestribus et limacibus agitur. Lond., 1794 1796, in-8°. — VII. Scx excrcilationes mcdicinalcs de quibusdam morhis cltronicis. Lond., 1694, in-8°. — VIII. Exercitatio anatomica altéra de buccinis fluviatilibus et marinis. Accudit
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exercUatio medicinalis de variolis. Lond., 1795, in-S». — IX. Conchyliorum hivalviurn utriusqiie aquce exercitatio anatomica tertia. Accedit dissertatio medicinalis de calcula humano. Lond., 1696, in-4°. — X. A Journey to Paris. Lond., 1699, in-8°. — XI. Sanctorii de statica medicina aphorismorum sectiones sejHem, cum commenlario. Lond., 1701. in-12. — XII. Dissertatio de humoribus. Lond , 1701, in-1'2 [vide: Jom-nal des savants, année 1710, t. II, p. 94). — XIll. De scarabeis britannicis appendix. Lond., 1710, in-4">. — XIV. Letters concerningthe Kindof Insects Kermès, in Philosoph. Transact., 1G71, n° 71, p. 2165- 66; 1671, n" 73, p. 2190-97; 1672, n" 87, p. 5059-80. — XV. Letter concerning a Kind of Viviparous, mPhilosoph. Transact-, 1671, n» 72, p. 2170-77. — XVI. A Considérable Account touching Vegetable Excrescensies and Ichneumon. Wors. Philosoph. Trans., 1671, n° 75, p. 2254-57; n» 76, p. 2281-85; n" 77, p. ùOO-2-Z005. — Vill . Sijstema entomologiœ [h ]3i suite de l'ouvrage sur les Insectes, de Ray. Lond., 1710, in-4°). A. G.
OSTai^ (Robert), naquit en 1794, d'un ministre protestant de la paroisse d'Ecclesmachan, dans le comté de Linlithgow; ses humanités termmées à Edimbourg, il suivit les cours d'anatomie de John Barclay, dont il devint le prosecteur, position qu'il occupa jusqu'en 1815. C'est là qu'il acquit cette connaissance approfondie de l'anatomie chirurgicale, et cette dextérité qui le mirent au premier rang des opérateurs. Nommé en 1815 chirurgien résidant de l'Infirmerie royale, d'abord sous Georges Bell, puis sous le docteur Gillerpie, il se livra avec ardeur à l'étude de la pathologie chirurgicale ; le service des autopsies, dont il était chargé , lui fournissait en outre une mine féconde de connaissances en anatomie pathologique. Après un voyage à Londres en 1816, pendant lequel il suivit les cours de l'hôpital Saint-Georges, Liston revint à Edimbourg en 1817, et donna des leçons d'anatomie, en même temps qu'il se livrait à la pratique de la chirurgie avec beaucoup de succès, et se faisait surtout une brillante réputation comme llthotomiste. Un peu plus tard, ayant abandonné ses cours d'anatomie, il se borna à l'enseignement de la pathologie externe. L'Infirmerie royale se l'était attaché depuis quelques années comme opérateur, quand il fut appelé à Londres, en 1834, par le collège de l'Université pour professer la chirurgie.
Liston était un véritable chirurgien ; connaissance minutieuse des moindres détails de l'anatomie, habileté et sûreté de main vraiment admirables , détermination prompte, et ressources inépuisables dans les accidents imprévus, il réunissait toutes ces rares et heureuses qualités. Il était à l'apogée de sa réputation quand il succomba le 7 décembre 1847, aux progrès d'un anévrysme de l'aorte.
Liston a beaucoup écrit, voici la liste de ses principales publications :
I. Memoir on the Formation and Connections of the Crural Arch, and other Parts in Inguinal and Fémoral Hernia. Edinburgh , 1819, in-4°, pi. 5. — II. Eléments ofSurgery. Edinb., 1831-52, 3 vol. in-8»; 2'=édit., Lond., 1840,in-8°, ûg.—m.Practical Surgery. Lond., 1837,in-8°; ibid., 1838, in-8''; i-oédit., ibid., 1846,in-8°. Plus un très-grand nombre de notes et mémoires insérés surtout dans le Journal d'Edimbourg, par exemple : — IS. Cases ofAneurism. !n Edinb. Med. and Surg. Journ., t. XVI , p. 66 ; 1820, pi. 1. — V. Account of a Case of Fracture oftheNeck of the Fémur, in which the bony Reunion had taken Place, etc. Ibid., p. 212. — VI. Case of Aneurism, in the Axillary Portion of the left Brachial Artery, in which Ligature of the Subclavian, etc. Ibid., p. 548, pi. 1. — VII. Mode of operating in Cases ofDiseased Boites. Ibid., t. XVII, p. 155; 1821. — VIII. Two Cases in which Tracheotomes was performed with Success, etc. Ibid., p. 568. — IX. Essay on Cartes and its Treatment. Ibid., t. XXI, p. 46 ; 1824. — X Beniarks on the Opération of Lithotomy. Ibid., t. XXIII, p. -26; 1825. — XI. Surgical Cases [of Aneurysm). Ibid., t. XXVII, p. 1; 1827. — XII. Case in which a Lost Nose was restoi-ed by the Taliacotian Opération. Ibid., t. XXVIII, p. 220; 1827. — XIII. Notes of a Case in which the Canal of the Larynx after being nearly obliterated, was re-established, t. XXIX, p. 118 ; 1828. — XIV. Divers mémoires sur la litbotritie, la restauration du nez, etc., etc. — XV. On a variety of False Aneurism. Lond., 1842, in-8°. - E. Bgd.
US13TA1MIE1XS. Voy. Ibériennes (Races).
LIT. § I. Hygiène. Le lit {lectus, ciibile, -Aa-n) se définit de lui-même; c'est le meuble fixe ou mobile, de forme et de composition très-diverses, dans lequel l'homme va goûter le repos après les fatigues de la journée. C'est aussi le théâtre étroit sur lequel se déroulent, quand il est malade, toutes les péripéties du drame pathologique dont il est l'objet et de la lutte secourable que l'art engage à son profit. Triller a consciencieusement énuméré tous les aspects du rôle que le lit joue dans la vie de l'homme. « C'est Là, dit-il, qu il est engendré et qu'il engendre, qu'il naît, qu'il s'élève, qu'il dort, qu'il se défatigue, qu'il perd son temps, qu'il fait la sieste, qu'il médite, qu'il est malade, qu'il guérit : In lectis enim, homines, plerunique, cjenerant et generantur , nascuntur, adolescent, dormiunt , reficiuntur, otiantur, meridiantur, meditantur , œgrotant, revalescunt. » (Danieh Wilhelrai Trilleri Clinotechnia medica antiquaria sive de diversis œgrotorum lectis, secundiim y)sa varia morborum gênera convenienter instruendis commentarius medico-criticiis. FrancoCorti et Lipsise, 1774, in-4°, § 1, p- 1 .)
C'est dire le soin avec lequel doivent être étudiées les conditions du couchage. Nous passons là un grand tiers, si ce n'est plus, de notre vie, il est donc d'un grand intérêt que nous y trouvions et les conditions d'un repos réparateur et celles d'une bonne hygiène. S'il était besoin de démontrer qu'il n'y a pas de petites choses en médecine, nul sujet ne conviendrait mieux au développement de cette proposition; il n'en est guère, non plus, qui puisse mieux faire ressortir les tendances hygiéniques des médecins des siècles passés, leur instinct pratique sous ce rapport, et par contraste le sans-façon avec lequel nous simplifions, quand nous ne les supprimons pas, ces petits détails que les plus grands esprits ne jugeaient pas autrefois indignes d'eux. Je ne veux pas renouveler ici {non est hic lociis) des doléances que j'ai produites ailleurs sur ce sujet {Hyg. alim. des Malades, des Convalesc. et des Valétud., ou du Régime envisagé comme moyen thérapeutique. Paris, 1868, 2^ édit. Introd., xviii) ; mais je persiste à les croire fondées et j'envie aux médecins des siècles précédents qui les tenaient eux-mêmes de leurs devanciers de l'antiquité ce sens si exquis avec lequel ils dirigeaient l'hygiène de leurs malades. Les médecins de nos jours qui comptent encore la tradition et l'érudition pour quelque chose, savent tout ce qu'il y a de matériaux immenses sur cette humble question du couchage dans les auteurs anciens, notamment dans les œuvres d'Hippocrate, de Cselius Aurelianus, de Celse, de Paul d'Égine, etc., et dans les notes «rudites de leurs commentateurs. Bon aliment pour notre esprit et bonne humiliation pour notre orgueil ; il y a donc double profit à faire ces recherches. L'abondance des emprunts, que je vais être conduit à faire aux médecins anciens et à ceux des seizième et dix-septième siècles, sera la justification de la thèse innocente et convaincue que je me propose de développer ici. « De minimis nonsatis curât meàicns. »
J'étudierai successivement le lit au point de vue : 1" de l'hygiène pédagogique; 2° de l'hygiène générale ; 3° de l'hygiène hospitalière ; 4" de l'hygiène thérapeutique ; 5" de l'hygiène maritime et de l'hygiène navale. Les lits chirurgicaux proprement dits et les lits orthopédiques restent ainsi en dehors de mon cadre ; leur étude est d'ailleurs confiée à des plumes d'une irrécusable compétence, et le lecteur n'y perdra pas.
I. Hygiène pédagogique. Le berceau est la première demeure de l'homme. C'est là qu'il subit cette sorte de seconde incubation qui est une froide continuation de la première, et qu'il s'essaye à la vie individuelle; c'est le complément du foyer, le symbole de la perpétuité des générations, le pivot de la vie domestique,