‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.54Chapitre 82 sur 86 · II. — Sonde cvacuatrice · texte numérisé non relu

II. — Sonde cvacuatrice

i. Talon de la sonde.

j. Bec de la sonde aplati et formant gouttière.

K. — Mandrin de baleine.

/. Extrémité aplatie remplissant la gouttière de la sondequandon introduit celle-ci dansla vessie.

se débarrasse d'une notable quantité de fragments. Cette expulsion spontanée cause rarement des décbirures dans le canal. Ce qui est plutôt à craindre, c'est qu'un morceau de pierre un peu gros ne s'engage dans l'urèthre sans pouvoir le traverser. Le chirurgien doit alors intervenir soit pour repousser le corps étranger dans la vessie avec une sonde ou lUie injection faite directement dans le canal, soit en le brisant et en le retirant avec les instruments usités en pareil cas. Cette complication est sans doute fâcheuse, mais sou éventualiié est larf^ement compensée par les avantages qu'on retire de l'expulsion spoiUauéedes fra"-ments. {Voij. Urèxhre ; Calculs dans l'urèthre.)

G. Ibiptiire du brise-pierre. J'ai déjà indiqué plusieurs des raisons pour lesquelles on doit apporter la plus grande prudence dans la manœuvre des instruments. 11 en est encore une qu'il est important de connaître, c'est la possibilité de la rupture du brise-pierre. Cette accident, heureusement assez rare, est trèsi^rave. C'est presque toujours la branche mâle qui se brise, et la rupture porte

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sur le point où la portion droite se recourbe. Le fragment n'a donc pas plus de 2 à 3 centimètres de longueur. Si l'on s'aperçoit, en examinant l'instrument, ■que la rupture est due à un défaut dans l'acier, on peut essayer de retirer le mors brisé de la vessie; si on y parvient on devra continuer l'opération en se servant d'un brise -pierre plus solide. Au contraire, si l'accident est dû à la résistance ■du calcul, il vaut mieux recourir de suite à la taille qui permet de retirer, du ■même coup, et la pierre et le morceau d'acier.

Quelquefois les mors du brise-pierre, au lieu d'être brisés, se faussent et restent écartés l'un de l'autre. Avec un peu d'habitude, on s'en aperçoit facilement, car on sent que la pierre n'a pas été brisée, bien qu'on ait fait avancer la vis de plusieurs tours. 11 faut s'arrêter immédiatement, puis ramener la vis en arrière pour dégager le calcul, et enfin retirer l'instrument. On sera exposé, en pratiquant cette manœuvre, à violenter l'urètlire ; pourtant on pourra l'exécuter, sans trop de danger, dans la plufiart des cas. Mais si l'écartement des mors est très-considérable, il ne restera d'autre ressource que la taille sus-pubienne. Cette opération permettra de retirer le brise-pierre dont on aura scié tout le talon et dont on tournera le bec en haut. On procédera ensuite à l'extraction du calcul.

Je n'ai dû insister, dans cet article, que sur les accidents appartenant en propre à la htliotritie. Mais cette opération peut être accompagnée ou suivie de complications graves dont chacune constitue une véritable maladie exigeant une description pai'ticuhère. Tantôt on observe des troubles nerveux ou fébriles, tantôt . une inllammation intense envahit une portion ou la totalité de l'appareil urinaire et surviennent une uréthrite, des abcès de la prostate, une cystite, une néphrite dont la gravité est bien souvent au-dessus des ressources de l'art. {Voy. Prostate, Reins, Urèthre, Vessie, etc., etc.)

Chez la femme, la lithotritie est une opération plus simple que chez l'homme. La capacité de la vessie, la brièveté du canal, l'absence de prostate, enfui les dispositions anatomiqnes entièrement différentes permettent de manœuvrer facilement les instruments, soit pour briser la pierre, soit pour en extraire les fragments.

Chez les enfants de sexe masculin, la possibilité de !a lithotritie dépend beaucoup de l'âge. Quelques chirurgiens rejettent cette opération en alléguant l'indocdité des petits malades qui sont difficiles à maintenir solidement, la nécessité d'employer des instruments peu volumineux exposés à se briser, la fréquence des accidents produits par l'airêt de fragments dans le canal, et, enfin, les résultats, presque toujours heureux, fournis par la taille. Toutes ces raisons ont une certaine valeur, mais elles ne suffisent pas pour faire rejeter la lithotritie. Sans déterminer d'une ûiçon absolue les cas où cette opération convient, on peut dire qu'en général elle peut être pratiquée sur des enfants arrivés à l'âge de sept ans, affectés d'un calcul de consistance médiocre et dont le volume ne dépasse pas 2 centimètres de diamètre. Voillemier.

Bibliographie. — Sous peine de rendre celte bibliographie aussi longue que l'article auquel elle doit servir de complément, nous avons dû en éliminer une multitude d'observations particulières dans lesquelles la lithotritie avait été employée avec ou sans succès; nous avons également négligé les mémoires, thèses et discussions académiques relatifs au parallèle entre la lithotomie et la lithotritie, ce pai'allèle devant être renvoyé au mot Taille. Enfin nous avons entièrement laissé de côté l'interminable série des notes et communications concernant les modifications apportées aux divers instruments, ainsi que les revendications de priorité auxquelles elles ont donné lieu ; on les trouvera dans les journaux du temps, mais surtout dans les bulletins de l'Académie de médecine et dans les comptes rendus de l'Académie des sciences (ces dernières restrictions sont particulièrement applical)les aux écrits polémiques de Civiale, Leroy (d'Étiolles) et Heurteloup) . Nous nous sommes donc presque ex-

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clusivement attaché aux monographies et aux mémoh-cs d'une certaine étendue, ou renfermant des circonstances importantes.

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LITHUANIE. Sous le rapport de la Géographie médicale, il sera question de la Lithuanie au mot Pologne ; mais il n'est pas sans intérêt d'en dire un mot ici au point de vue de la linguistique.

La langue lithuanienne appartient à la famille arienne, ou indo-européenne; elleest, par conséquent, comme telle, apparentéeaux langues antiques et modernes de l'Inde et de la Perse. Elle offre de plus une particularité fort remarquable, et qui a frappé de bonne heure l'esprit des philologues. Les analogies de forme avec la langue sanscrite y sont souvent plus frappantes que dans le latin et le grec; c'est à ce point qu'un philologue a pu dire, avec un peu d'exagération peut-être, que les Lithuaniens parlent encore aujourd'hui presque le sanscrit. Ce fait méritait d'autant plus d'attirer l'attention, que les documents écrits en htluianien, parvenus jusqu'à nous, sont relativement modernes : le plus ancien est un catéchisme qui date du milieu du seizième siècle.

Le lithuanien appartient à la branche slave des langues indo-européennes. Max Millier, qui désigne cette classe de langues sous le nom de classe windique, fait entrer le lithuanien dans le rameau lette, lequel comprend le Jette proprement dit, parlé dans la Courlande et la Livonie, le boriissieri, ou ancien prussien, •qui a disparu au dix-septième siècle, étouffé par les langues germaniques, et le lithuanien. Ce dernier est parlé non-seulement dans les provinces russes occidentales de Kowno et de Vilna, où on estime que, sous la forme d'un dialecte moderne sensiblement différent du catéchisme de 1547, il est encore la langue habituelle d'environ 11,000,000 d'àmes, mais encore dans certaines parties de la Prusse ducale (provinces de Kœnigsberg et de Gubinnen, par 200,000 personnes à peu près. La langue lithuanienne a été étudiée soigneusement par le savant philologue Schleicher que la science vient de perdre.

G. LiÉTARD.

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LiTMlis. Même mot que Lacmus. {Voy. Orseille et Tournesol.)

LITSEA (J.). Genre de plantes, de la famille des Lauracées, dont les fleurs dioïques ont six étamines quadriloculaires et introrses, et dont les styles fdiforraes sont terminés par une dilatation discoïde et stigmatifère. Leur fruit est entouré

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