IN'P'^NP
S'P' Ce qui donne, en remplaçant ^77, par sa valeur :
SP
Angle « = j;j^
Dans le cas donc où le point nodal 0 de lœil se confond avec le second point
nodal N' de la loupe, l'amplitude de l'angle visuel et la grandeur de l'image
rétinienne de l'objet sont maxima, et l'angle visuel a pour mesure le rapport
de l'objet lui-même SI* à la dislance NP qui le sépare du premier point nodal N de
• la loupe.
2" L'équation (4) peut s'écrire sous la forme :
Angle. = Sp(i+^-^)
Par conséquent, si l'objet SP, la distance x et la distance d'accommodatiou d restent les mêmes, l'amplitude de l'angle visuel a augmente à mesure que la distance focale principale y de la loupe diminue. Donc, plus la loupe employée est puissante, plus la distance focale principale y est courte, et plus sont grandes l'amplitude de l'angle visuel « et les dimensions de l'imaje rétinienne de l'objet SP.
o' L'équation (4) peut s'écrire sous la forme :
Angle a := SP
Par conséquent, si l'objet SP, la distance focale principale y de la loupe et la distance x restent les mêmes, l'amplitude de l'angle visuel « augmente à mesure 1 ue la distance d'accomodation d diminue. Donc, l'amplitude de l'angle visuel a et les dimensions de l'image rétinienne de l'objet SP sont d'autant plus grandes que l'œil est accommodé pour une dislance plus courte.
Lorsqu'on regarde un objet, les détails nettement perceptibles sont évidemment d'autant plus nombreux et plus délicats que son image sur la réline est plus
LOUPE (optique).
grande. Il résulte de la précédente discussion que les dimensions de l'image réti\n'enne d'un objcl donné sont d'autant plus considérables que la dislance focale principale de la loupe est plus courte, que l'œil est plus rapproché de la loupe, que l'œil est lui-même accommode pour une plus faible distance.
Lors donc qu'on a recours à la loupe pour étudier les éléments constituants <Vun objet quelconque, il faut accommoder son œil ]io\ir son punctum proxlmum, et rapprocher l'œil de la loupe autant que possible.
L'effet obtenu est donc aussi d'autant plus satisfaisant que la distance du pimctitm proximum est plus faible. Il en résulte que, contrairement à ce qui est généralement professé et à ce qu'indique la considération du grossissement, le myope peut, avec une loupe de puissance déterminée, percevoir des détails qui échappent à un emmétrope, et qu'à son tour l'emmétrope peut analyser plus protoudémcnt et plus complètement qu'un presbyte la constitution physique des objets soumis à son observation.
Les loupes les plus puissantes sont évidemment celles dont la distance focale principale est la plus courte et dont, par suite, les surfaces ont les plus fortes courbures. — On peut se procurer très-facilement des loupes très-puissantes, en fondant un fil de verre très-mince par une de ses extrémités. On forme ainsi une gouttelette sphérique qui peut n'avoir que un quart de millimètre d'épaisseur. Après le refroidissement, on l'enchâsse dans une petite ouverture pratiquée dans une plaque de plomb. — Une gouttelette d'eau, fermant une petite ouverture pratiquée dans une feuille mince de métal, s'arrondit en sphère et constitue une forte loupe. Les naturalistes se procurent facilement des loupes de ce genre eu déposant une gouttelette d'eau sur un petit trou pratiqué dans une feuille fraîche ; l'évaporation les détruit très-rapidement.
Les lentilles à très-forte courbure ont un très-grand inconvénient; l'aberration de sphéricité est considérable, les points voisins de l'axe peuvent seuls être vus distinctement, le reste de l'objet donne une image confuse et déforaiée, le champ de la vision distincte se trouve ainsi très-hmité. 11 était donc important de chercher les moyens d'obtenir des loupes à courte distance focale et à faible aberration de sphéricité.
Dans rc hut, Wollastou a construit (fig. i] une loupe à la fois très-commode et
très-puissante. Dans une sphère de verre M, on pratique une gorge profonde CC (lu'on rempht d'une matière opaque. La lumière, rayonnée par un point qaelcoïKpie de l'objet et transmise à travers l'esfiace transparent conservé au centre de la sphère, se trouve ainsi réduite à un mince faisceau dont tous les rayons se
Iô8 LOUPES (chirurgie).
présentent sous une incidence presque normale ; l'aberration de sphéricité est très-faible et le champ de la vision distincte est très-étendu, bien que la distance focale principale soit très-courte e' que l'image rétinienne ait de très-grandes dimensions.
On obtient encore des loupes puissantes et dont le champ de la vision est assez étendu en associant (fig. 5) deux l<itilles plan-convexes égales et opposées par leur convexité. La distance focale principale du système est la moitié de la distance focale de chacune des deux lentilles. L'aberration de sphéricité est Irèsfaiblc ; on peut obtenir ainsi une loupe composée appelée doublet, Pj„ g dont la distance focale principale est très-courte et dont le
champ de la vision distincte a une étendue assez considérable, [.a loupe de Stanhope (lig. C) est un cylindre de verre dont une extrémité se termine par une surlace plane et l'autre par une sm-face sphérique convexe. L'objet à examiner doit être transparent ; on le fixe sur la surface plane A et on le regarde à travers la surface convexe C. La marche de la lumière est modifiée comme si l'objet était placé dans l'intérieur du verre ; la longueur du cylindre doit être nioin*^re que la distance focale principale de la surface convexe C. L'objet est transformé en image virtuelle, droite et agrandie située à une distance déterminée, toujours la même, pour laquelle l'œil de l'observateur doit pouvoir s'accommoder. Une loupe de Stanhope qui donnerait le maximum d'effet pour un myope ne pourrait pas servir à un emmétrope et à plus forte raison à un presbyte. J. Gâvarret.
LOL'PES. On donne ce nom à des tumeurs qui consistent dans une accumulation de masses épidermiques et sébacées à l'intérieur des follicules pileux.
Ayialomie pathologique. Entre un grain de mil, un comédon ou une tanne et une loupe, il n'y a de différence que celle du volume; le processus est donc tout à fait semblable. Sous l'influence d'une cause locale ou générale, il s'est produit une rétention des cellules épidermiques ; puis, comme les glandes sébacées viennent s'ouvrir dans les follicules pileux, il s'y est ajouté en quantité variable de la graisse et de la matière sébacée. Du mélange inégal de ces deux produits de sécrétion résultent les variétés d'aspect que présente le contenu de ces tumeurs. Tantôt il existe beaucoup de graisse liquide, et l'on trouve une matière qui ressemble à du miel, ce qui a fait donner à ces tumeurs le nom de meliceris (de ps^tV.vjpov , rayon de miel) ; tantôt, et plus fréquemment, les éléments épidermoïdaux l'emportent sur les éléments graisseux, et l'on rencontre une matière pultacée, d'où le nom d'a^/ie'rome (de àôÂpa, bouillie). Enfin, la graine peut devenir à peu près complètement solide, et le contenu offre alors une certaine analogie avec le suif, d'où le nom de steatome (de u-ziocp, suif).
Lorsque ces tumeurs sont encore relativement petites, il n'est pas rare de rencontrer à leur surface un point noir, déprimé, qui est l'orifice du follicule pileux distendu. Mais, même dans les cas où ces tumeurs sont volumineuses, suivant M. Virchow, on pourrait, à l'aide d'une dissection minutieuse, retrouver un pédicule ténu qui les relie à la peau au niveau de la partie déprimée. Ce caractère est très-important, car il permet de distinguer d'une façon absolue une loupe véritable (kyste par rétention) d'un kyste dermoïde (kyslome). Comme ces tumeurs ont leur point de départ dans les follicules pileux, elles sont toujours
LOUPES (chirurgie). 13»
situées dans le tissu cellulaire sous-cutané ; la peau qui les recouvre est aniinciii et lisse, la distension à laquelle elle est incessamment soumise a produit un tassement de tous ses éléments ; les papilles sont aplaties, les glandes sébacées et les bulbes pileux sont atrophiés, de sorte qu'elle est complètement glabre, ou bien l'on rencontre seulement un léger duvet. Quant à la structure même de ces tumeurs, elle présente à considérer d'abord leur paroi, qui est formée par un tissu conjonctif librillaire {pericystium) et renferme un petit nombre de vaisseaux» Bien qu'elle soit d'ordinaire très-mince et délicate, il n'est pas rare, dans les cas d'inflammation répétées, d'y rencontrer des plaques ossiformes ou calcaires ; à sa surface interne, on trouve successivement une première couche d'épithclium pavimenteux stratifié dont les cellules sont de plus en plus volumineuses et possèdent chacune un noyau, puis une seconde couche exclusivement composée de lamelles épidermiqucs qui ne tardent pas à se remplir de gouttelettes graisseuses et finissent par se détacher pour constituer la bouillie athéromateuse. Souvent cette seconde couche est très-épaisse, et à un examen superficiel on croirait qu'elle est formée de fibres du tissu conjonctif, tant les feuillets épidermiques dont elle se compose sont pressés les uns contre les autres : c'est la membrane des auteurs anciens. En ce qui concerne le contenu, nous ne pouvons que répéter ce qui a été dit précédemment; ajoutons seulement que la graisse n'étant plus soumise à des échanges nutritifs, subit des transformations nombreuses, de sorte qu'eu dehors des cellules épidermiques on voit encore au mici'oscope des gouttelettes graisseuses, des taches huileuses, des cristaux de cholestéarine et des sels calcaires (carbonate de chaux et de magnésie). Ces tumeurs sont ordinairement simples; pourtant, lorsqu'elles sont nombreuses, il arrive parfois qu'elles se touchent et même se confondent. La raison fondamentale de leur accroissement est, avant tout, la formation incessante de jeunes cellules épidermiques sur la surface interne de la paroi. Le second élément d'accroissement se trouve, suivant les circonstances, dans une addition nouvelle de substance sébacée ; mais, comme le fait très-judicieusement observer M. Virchow, lorsque la poche a atteint un certain volume, la sécrétion sébacée est suspendue, partie par la pression que la tumeur doit exercer sur les glandes sébacées placées juste à côté des foUicules pileux, partie en ce que les glandes sébacées tendent de plus en plus à disparaître à mesure que la poche se distend. C'est pourquoi plus les tumeurs grossissent, plus les sécrétions sébacées diminuent, et lorsqu'on trouve des poches volumineuses qui sont principalement remplies de matière sébacée ou d'une substance ressemblant à du miel, on peut ordinairement admettre que ce sont des dermoïdes de formation nouvelle. (Virchow, Pathologie des tumeurs, t. I, p. 226, trad. de Aronssohn.) Arrivées à un certain degré d'accroissement, ces tumeurs restent stationnaires, elles peuvent même diminuer , et alors il se produit une sorte de coque calcifiée, d'autres fois ce sont des noyaux calcaires isolés qui se développent au sein même du contenu. Lorsqu'elles continuent de s'accroître ou qu'elles sont exposées aux insultes extérieures, il arrive un moment où elles s'enflamment ; l'ouverture spontanée qui en est presque toujours la conséquence peut amener une guérison radicale ou, au contraire, donner lieu à des plaies fistuleuses de mauvaise nature qui engagent d'ordinaire les malades à se faire opérer. C'est dans ces circonstances qu'on a vu survenir une véritable dégénérescence (métaplasie). Tout récemment nous avons eu l'occasion de rencontrer ua cas de ce genre dans le service de M. Dron, et l'examen histologique ne nous a pas laissé de doute sur la nature cancroïdale de la tumeur, qui avait environ le
^^0 LOUPES (chirurgie).
volume d'une grosse noix et était ulcérée depuis plusieurs mois. La malade, qui est âgée de 67 ans, présente encore cinq ou six autres petites loupes au niveau du cuir chevelu.
Clinique. On ne sait que très-peu de choses exactes relativement à l'étiologie de ces tumeurs. Les malades les mettent parfois sur le compte d'un traumatisme, et de même on les a fait dépendre de l'irritation produite par les bretelles et le chapeau. Tatum a vu une loupe qui s'était développée dans une cicatrice. Il n'est pas i:are d'observer ces tumeurs à la suite de la grossesse, de l'érysipèle et en général de toutes les maladies du cuir chevelu. Ici, outre la cause locale, mécanique, il y a une cause générale, un trouble de sécrétion qui joue certainement un rôle très-important. En effet, ce sont les personnes ayant des cheveux grêles, secs et peu abondants chez lesquelles on les rencontre surtout, ce qui suppose naturellement que les follicules pileux sont plus ou moins malades. D'après Bruns, elles se développeraient entre vingt et quarante ans; les hommes y seraient plus sujets que les femmes. Enfin, on a prétendu qu'elles étaient héréditaires.
Oti peut rencontrer ces tumeurs sur toutes les parties du corps ; toutefois, ou les observe incomparablement plus souvent à la tête (cuir chevelu, front et parties latérales de la face), au niveau du scrotum, des épaules, etc. Tantôt elles sont solitaires ; dans ce cas elles atteignent parfois un volume considérable : A. Cooper a vu une loupe qui était grosse comme une noix de coco, et Lebert une autre qui atteignait les dimensions d'une tête d'enfant ; tantôt elles sont mul tiples, etalcrs elles dépassent rarement le volume d'une noisette ou d'une petite, noix. Certaines régions, comme le cuir chevelu et le scrotum, en sont parfois littéralement couvertes. Nous avons dit précédemment qu'il n'était pas rare de les \oir se fusionner; elles peuvent ainsi former des traînées noueuses, irrégulières, qui ne laissent pas que de surprendre au premier abord. Leur forme est globuleuse; toutefois, à la tète, elles sont d'ordinaire plus ou moins aplaties, ce qui leur avait valu les noms de talpœ, testudines. Relativement à la consistance, elles offrent des nuances infinies; cependant on peutdii'e d'une manière générale que les plus petites sont fermes et résistantes plutôt qu'élastiques, tandis que les plus grosses sont molles, pâteuses et plus ou moins fluctuantes. On en voit qui sont tout à la fois molles, fluctuantes et comme pierreuses, ce qui tient à des modifications survenues dans leur contenu. Toujours elles adhèrent plus ou moins à la peau, tandis qu'elles sont relativement très-mobiles sur les paities profondes; l'adhérence à la peau s'explique naturellement par la présence du pédicule que forme le conduit folliculaire ; la mobilité, à la tète du moins, par l'existence du tissu cellulaire excessivement lâche qui unit la peau à l'aponévrose. Disons encore que leur surface est plus ou moins hss:", polie, privée de poils; rappelons enfin (lu'eii cherchant avec beaucoup de soin on trouve presque toujours un point noir, déprimé qui, sous l'influence d'une pression légère, laisse parfois s'écluqiper la matière caractéristique, et nous aurons indiqué les signes les plus importants qui permettent de les reconnaître.
Paruii les tumeurs avec lesquelles on a le plus souvent confondu les loupes, nous trouvons d'abord les kystes dermoïdes ; on ne sait que très-peu de choses sur ces tumeurs, leur mode de développement est inconnu ; toutefois, ils sont con^^cniaux et remontent à la vie intra-utérine, puis viennent Vhydro-méningocèle cérébral et YhydrencéphaJocèle, mais il y a des lieux d'élections, en outre on
LOUPES (chirurgie). Ut
peut souvent percevoir des battemenis. Quant au lipome, au fibrome et au sarcome, tumeurs qu'on langeait autrefois parmi les loupes (loupes non enkystées) nous ne saurions mieux l'aire que d'y renvoyer le lecteur. Pour ce qui est des gommes syphilitiques, il suffit d'y penser pour éviter toute erreur.
Thérapeutique chirurgicale et médecine opératoire. Nous ne décrirons pas le traitemenl dit palliatif, qui consiste dans l'emploi des résolutifs et dans l'évacuation du contenu de la tumeur par la pression seule ou par les ponctions; ces moyens n'ont d'ordinaire aucun effet durable, et par leur emploi on s'expose à amener l'inllammation de la tumeur avec toutes ses conséquences. Il ne sera donc question ici que du trailement curatif.
Indications. On devra intervenir sans bésiter lorsqu'on aura affaire à une loupe qui a une tendance marquée à s'accroître. S'il y a de l'inflammation ou de l'ulcération, il faudra agir également le plus tôt possible.
Dans le cas ou l'on se trouverait en présence de tumeurs nombreuses, disséminées sur divers points, on enlèverait celles qui siègent sur les parties découvertes, et l'on attendrait pour les autres jusqu'au moment oiî il y aurait indication à intervenir.
Nous ferons cependant une exception pour les loupes du cuir chevelu chez les femmes. Comme l'a fait remarquer A. Cooper, ces tumeurs sont presque fatalement irritées et enflammées par l'action du peigne. Aussi, lorsqu'on trouvera ''hez une jeune femme une, deux ou trois loupes du cuir chevelu, on fera bien de -^ enlever de suite. Si ces tumeurs étaient par trop nombreuses, on recommanderait à la malade d'éviter les frottements durs sur le cuir chevelu. En dehors de ces circonstances, on devra plutôt consulter les convenances des malades (âge, sexe, conditions sociales).
Le traitement curatif comprend deux méthodes :
A. Extirpation par le bistouri. En général très-facile, sauf pour les tumeurs enflammées, cette opération devra être pratiquée toutes les fois qu'on aura à enlever des tumeurs siégeant sur les parties découvertes, car elle permet d'obtenir des cicatrices peu marquées. La réunion immédiate est d'ailleurs fréquente, surtout au visage. Après l'incision de la peau, on procédera à une dissection mimUieuse afin de ne pas ouvrir la tumeur. 11 est exceptionnel d'avoir des vaisseaux de quelque importance à lier.
A. Cautérisation. Cette méthode , préférée parles malades pusillanimes, et adoptée par quelques chirurgiens comme mettant à l'abri des inflammations secondaires, exige beaucoup plus de temps que la précédente et laisse des cicatrices beaucoup jilus difformes; enfin, on a observé des cas d'érysipèle après son emploi. Lorsque la tumeur à enlever siège sur une région découverte, au visage, par exemple, on devra donc recourir à l'instrument tranchant , sauf chez les malades d'vm âge avancé. Dans d'autres régions, on poiirra laisser le choix de la méthode au malade; si la tumeur était enflammée, le plus souvent la cautérisation devrait être préférée.
Cette méthode se fait par deux procédés différents :
l"* Cautérisation de la face interne du kyste. On fait une ponction à la lumenr, on la vide, puis on cautérise sa surface interne avec du nitrate d'arcrent ou bien on y introduit un petit morceau de pâte de Canquoin. La paroi du kyste se détache bientôt, et, après son élimination, la guérison s'opère rapidement.
2" Cautérisation de la surface de la tumeur. On applique sur la tumeur une traînée de pfde de Vienne qu'on laisse eu place pendant dix minutes, puis