‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.55Chapitre 14 sur 65 · U2 LOWE · texte numérisé non relu

U2 LOWE

on attend. L'eschare se dessèche ; après quelques jours, elle se sépare de la peau saine, et la surface externe du kyste est alors mise à nu en dessous de l'eschare, à laquelle elle reste adhérente, en se desséchant au contact de l'air. Cette momification s'étend peu à peu à tout le kyste, et les parois de la loupe finissent par ressembler à une croûte plate, plus ou moins brunâtre, qui se détache avec l'eschare. Ce travail se fait en général sans suppuration, mais la séparation de l'eschare dure de quinze jours à trois mois. On peut, du reste, ne pas attendre l'élimination spontanée; le plus souvent, une fois les parois du kyste mises à découvert par le travail de séparation de l'eschare, ou peut, à l'aide d'une spatule, décoller et extirper très-facilement la tumeur sans l'ouvrir

Léon Tripier.

liOUVAli^ES (Eau MINÉRALE r)^),athermale, bicarbonatée ferrugineuse faible, carbonique faible. Dans le département de Maine-et-Loire, dans l'arrondissement d'Angers, est une commune sur le territoire de laquelle émerge une source connue dans le pays sous le nom de source ferrugineuse de Launay. Son eau, utilisée par très-peu de malades de la contrée, a été incomplètement analysée par MM. Menière et Godefroy, qui ont oublié de rechercher les quantités des sels de soude et de potasse qui se trouvent dans toutes les eaux minérales. Voici les principes élémentaires contenus, suivant ces chimistes, dans 1000 grammes de l'eau de la source de Launay :

Bicarbonate de chaux 0,100

— magnésie O.Ol"?

— fer 0,008

Sulfate de chaux 0,012

— magnésie 0,015

— fer traces.

— alumine 0,057

Clilorure de calcium 0,06"

— magnésium 0,085

Silice 0,008

Matière organique azotée 0,003

Total des MAiiÈnES fixes 0,550

( acide carbonique I

\ azote ) quantité indéterminée.

liOUVETTE. Nom vulgaire de Vlxodes ricinus ou tique des chiens. {Voy. LvODE.) A. Laboulbène.

LOWE (Peter). Chirurgien écossais qui, né vers le milieu du seizième siècle, pratiqua longtemps en Flandres et en France. Il se donne dans son livre le titre de docteur de la Faculté de chirurgie de Paris (?..), et de chirurgien ordinaire du roi (Henri IV) qu'il suivit six ans dans ses campagnes.

Lowe se retira ensuite dans sa patrie et se fixa iÀ Glascow, où il remplit les fonctions d'examinateur pour les jeunes gens qui se destinaient à la chirurgie, c'est ^lors qu'il fonda le collège des médecins et chirurgiens de cette même ville, et qu'il publia pour l'iustrucfion des élèves une sorte de manuel sous forme de dialogues, basé plutôt sur l'autorité des anciens et des modernes que sur son expérience propre. Ce livre signale plusieurs choses nouvelles pour l'Angleterre, comme la ligature des artères dans les amputations qu'il avait apprise en France. Lowe mourut en 1612, laissant les deux ouvrages suivants, dont le premier eut une grande réputation dans sa patrie et rendit de l'éels services.

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