‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.55Chapitre 15 sur 65 · LUC · texte numérisé non relu

LUC

I. The Wholc Course ofChirurgeric, whercin is bricfclij set clown, t/ic Causes, Signes, Pronostications and Curations of ail Sorts ofTuinours, Wounds, Vlcers, Fractures, etc. London, i596, in-i", plusieurs éditions.^ II. An Easy, Certain, and Perfect Méthode la cure and prevcnt the Spanish Sickness. Lond., 1590, in-4°, E. Bgd.

Ï.OWER (Richard). Ânatomiste anglais justement célèbre, né à Tremère, dans le comté de Cornouailles, en 1650 ou 16ol, mort le 47 janvier 1691. Ses travaux sur la structure du cœur le recommandent particulièrement à la postérité, et il fut le premier qui répandit des idées un peu exactes sur l'anatomie de cet organe. Il décrit avec un soin extrême les oreillettes, les ventricules, parle d'un petit tubercule qui se trouverait dans l'oreillette droite, entre les deux veines caves, et qu'on nomme encore aujourd'hui le tubercule de Lower. Seulement, lorsqu'il veut décrire les fibres musculaires de l'organe central de la circulation, il s'embrouille et n'est plus guère compréhensible. 11 fallait les recherches modernes pour élucider complètement ce point. Il est certain encore que Lower, sans avoir inventé la transfusion du sang [voy. ce mot), laquelle est clairement indiquée dans Wren (1664), Major (1664), l'a tirée de l'oubli, et l'a, pour ainsi dire, réinventée. Ce fut lui qui, à Oxford, en 1667, l'a expérimentée, non pas sur l'espèce humaine, mais sur les animaux. Il prenait un chien, mettait à nu l'artère carotide, et appliquait à ce vaisseau deux ligatures distantes d'un pouce environ ; la ligature la plus près du cœur était à nœud coulant, et lâche ; l'autre ligature était fortement serrée ; il ouvrait alors l'artère, y introduisait un petit tuyau de plume. Puis, sur un autre chien, U ouvrait la veine jugulaire, y introduisait pareillement un tuyau de plume, et laissait communiquer ensemble les deux susdits tuyaux. «J'en ai souvent fait l'expérience, » ajoute Lower. (Voy. Journal des savants, m-¥, 1667, p. 31.) Cette transfusion, reprise en France par Denis, Emmerez, appliquée par ces derniers à l'homme, condamnée par sentence du Chàtelet, ÎG68, devait tomber, comme méthode générale de traitement, et n'être plus employée que dans ces cas de mort imminente par épuisement, par anémie, dans lesquels on a recours à tout, même aux méthodes les plus aventurières, pour tâcher de sauver les malades. Voici la liste des ouvrages de Richard Lower :

I. Diatribœ Thomœ Willisii de Febribus vindicatio, adversus Edmundum de Meara. Amstelod., 1666, in-12. — II. Dissertatio de origine catarrhi, in qua ostenditur illam non provenire a cerebro. Lond., 1671, in-8. — Tractatus de Corde. Amstelod., 1669, in-8°. — III. Bromographia. Amstelod., 1669, in-8. Traduit en plusieurs langues. — IV. Receipts. Lond., 1700, in-8°. A. C.

LUC. Voy. LuC-SUR-MER.

LUC.*: (Sam.-Christun). Anatomiste allemand qui, dans sa trop courte carrière, montra des qualités éminentes. II était né à Francfort-sur-le-Mein, le 50 avrd 1787, et se fit recevoir àTubingue. Les cours particuliers qu'il fit à Heidelberg eurent assez de succès pour que l'université de Francfort, d'abord (1812), puis celle de Marbourg l'aient appelé successivement comme professeur de médecine. Il mourut dans cette dernière ville oii il remphssait les fonctions de directeur de l'hôpital-clinique, le 28 mai 1821, à peine âgé de 34 ans. Parmi les travaux de Lucae on distingue surtout son histon^e du développement de l'homme et sa monographie sur l'anatomie comparée du thymus.

Voici la liste de ses principaux écrits :

]■ j>^(^m^^^^chrift zur Erlangung der Doetonvûrde , anatomlseh-physiologischen Inhalts. Tubingen. - II. Qucedam observationes anatomicœ circa nervos , arterias

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