TOTAL
fl
Mâchoire inférieure. . -
Colonne vertébrale . . , Total pour le tronc. .
Clavicule
lluméruà
Cubitu?
Poignet
Doi^t^
Total pour l'extrémitc
supérieure
Féffïiur ........
loi
Rotule
Pied
Métatarse
Total pour l'extrémiic
inférieure
Total général . . .
■is
Luxations de la claricule S
— du genou 5
— du pied 5
— . du radius 3
— de la mâchoire inférieure 3
— des os du carpe 3
— du cubitus 2
— de la rotule 2
— de la colonne vertébrale 1
— du métaiarse 1
Gurlt , dans une statistique faite à Berlin, donne des chiffres analogues : sur 124 luxations, il en observa 65 de l'humérus, 18 du coude, lo du fémur, etc. (Gurlt, Deutsche KUnik. In Monatsbîatt fiir med. Statistik, 1857, n" 1.)
Le tableau de la page 240 nous donne des données remarquables relativement à la fréquence des luxations par rapport aux différents âges.
Pour les diverses articulations, l'influence de l'âge pour les deux sexes serait très-variable d'après le tableau suivant emprunté encore à 0. Weber.
On trouve sur :
DICT. ESC. 2* s. III. 16
7, luxations de la raJclioirc inférieure . . 1 homme 2 femmes
1 — de la colonne vertébrale. . . 1 — 0 —
6 — de la clavicule. 5 — 1 —
69 — du bras 57 — 12 —
:.0 — de Tavant-liras 19 — 11 —
3 — du radius - — 1 —
4 — du culiilus 3 — 1 —
19 — du carpe 16 — 3 —
15 — du pouce ' — 6 —
7 — des deigl; 3 — i —
21 — du IVmur 20 — 1 —
G — du genou 5 — 1 —
2 — du rotule 1 — 1 —
14 — du pied 10 — 4 —
On peut en conclure que les luxations du bras sont environ cinq fois plus fréquentes chez Ihomme que chez la femme ; que celles de la hanche sont excessivement l'ares chez celle-ci ; pour le coude, les luxations chez la femme dépassent la fréquence moyenne; pour les doigts et le genou, la différence selon les sexes est insignifiante.
2° Selon le degré du déplacement. Luxations complètes et incomplètes. Déjà Ilippocrate distinguait les luxations en complètes et incomplètes. (Voy.His-
TOKIQUE.)
A. Paré nous dit : « Autres différences sont prises de ce qu'aucunes sont complètes, comme lorsque l'os du tout est sorti de sa boëtte; les autres incomplètes, quand il n'est du tout sorti de sa cauité, et est appelé contorsion ou e'iongationet entre-ouverture. C'est deloùeuvre imparfaite n'a point de différence, sinon en tant que les os naturellement continus sont plus ou moins séparés les vus des autres. )> (A. Paré, OEuvres complètes, t. II, p. 349.)
0 Les luxations sont, dit J. L. Petit, ou complètes, quand l'os est tout à fait sorti de sa cavité, ou incomplètes, lorsqu'il est encore sur le bord. » (J. L. Petit, Traite' des maladies des os, t. I, p. 12.)
Ast. Cooper appelle luxations partielles les luxations dans lesquelles les os n'abandonnent pas en entier leurs surfaces articulaires. » (Ast. Cooper, Œuvres chirurg., édit. Bertrand vol. I, p. 21.)
« On distingiie, dit Boyer, les luxations en complètes el en incomplètes. On entend par luxation complète celle où tout contact est détruit entre les surfaces articulaires; et par luxation incomplète celle oij les rapports subsistent encore, mais n'ont plus lieu dans l'ordre naturel. » (Boyer, Traité des maladies chirurg., 4* édit., t. IV, p. 22.)
Les luxations peuvent être incomplètes ou complètes, selon que les surfaces articulaires se touchent encore ou qu'elles ont perdu tout contact immédiat. Les luxations complètes se rencontrent tous les jours et s'observent dans toute espèce d'articulation, et principalement dans les énarthroses. Les luxations incomplètes, évidentes aux ginglymes et aux arthrodies, ont soulevé de grandes controverses pour les énarthroses. « Si on donne au mot incomplet sa véritable valeur, et que l'on comprenne sous le nom de luxation incomplète une luxation dans laquelle la tête énarthrodiale n'a quitté qu'en partie sa cavité articulaire, nul doute, disent les auteurs du Compendium, qu'il ne faille la déclarer inadmissible et complètement impossible. Comment faire comprendre à quiconque connaît les articulations scapulo-humérales et surtout coxo-fémorales, le contact partiel des têtes et des cavités? L'imagination elle-même serait impuissante à réaliser une pareille supposition. Du moment que les têtes et les cavités se touchent par un point, elles se touchent partout, et la luxation est réduite ou n'a jamais existé. » Nous
avons bien vu les pièces de Mali^aigne, et constaté avec lui, en présence de toute la Société de chirurgie, que la tète très-rapprochée de la cavité s'appuyait dans un cas sur le sourcil cotyloïdien, dans l'autre sur le bord de la cavité glénoïde, de telle sorte qu'une faible partie de la tête débordait du côté de la cavité, se trouvait inscrite dans son aire, lui correspondait, si l'on veut, la couvrait de ' son ombre, mais ne la touchait pas, et ne pouvait pas la toucher. Le seul contact (lui eut lieu ici, était entre la tète et la face externe du pourtour des deux cavités, il n'y avait donc plus de luxation incomplète, dans le sens que tout le monde attache aujourd'hui à ce mot.» Compendium de chirurgie pratique, t. II, p. o93.) L'auteur propose de nommer ces luxations imparfaites. Nous leur conserverons néanmoins le nom d'incomplètes, nom consacré par l'usage, et rationnel à nos yeux, puisque les surfaces articulaires (cartilages et synoviales) sont encore en rapport, et que les deux os se correspondent, et ne sont pas complètement écartés des limites normales de la jointure. Considérées même à ce point de vue, les luxations incomplètes ont été vivement contestées. Hippocrate niait la possibilité <les luxations incomplètes de l'humérus et du lémur, dont les têtes sphériques ne pouvaient, pen<ait-il, rester fixées sur le bord de leur cavité de réception. {Voy Historique.) Ast. Cooper est d'un avis contraire. « L'humérus, dit-il, demeure quelquefois sur le contour delà cavité glénoïde. » (Ast. Cooper, !oc. cit., p. 21.) Boyer en contestait l'existence, et les déclarait comme impossibles. « Dans toutes les articulations orbiculaires, dit-il, la cavité qui en fait partie se ternaine par un bord aigu, incapable de soutenir un instant la surface sphérique qu'elle loge dans l'état naturel ; en sorte que si l'eftort qui tend à pousser l'un des os hors de l'articulation ne va pas jusqu'à lui faire franchir ce rebord, la luxation n'a pas lieu, et la tête retombe dans le fond de la cavité. » (Boyer, loc. cif.,p. 22.)
Malgaigne, cédant à ses tendances paradoxales, déclarait à son tour que les luxations incomplètes l'emportaient de beaucoup par le nombre sur les luxations complètes. (Malgaigne, loc. cit., t. Il, p. 14.) Les faits qu'il invoquait étaient, dans la grande majorité des cas, des luxations anciennes.
M. Sédillot a été le premier, en 1855, à démontrer qu'en raison des déformations osseuses produites par les mouvements conservés dans les luxations non réduites, les os revenaient à des contacts fort étendus qui faisaient faussement croire à des déplacements primitivement incomplets. (Mém. présenté à l'Académie des sciences, 5 janvier 1855.)
M. Sédillot avait dit : « On pourrait, au premier aspect, regarder comme des
faits non douteux de luxations incomplètes, les cas où la tête de l'humérus se
trouve placée de champ ou à cheval sur le bord antérieur de la cavité par sa
'■ moitié externe, tandis que l'interne repose sur le col de l'omoplate, et en partie
^ sur la fosse sous-scapulaire. De tels exemples sont fréquents, et sont la forme du
déplacement que l'on rencontre le plus habituellement dans les luxations an-
•ciennes. M. Velpeau s'est fondé sur une pièce de ce genre pour admettre l'exi-
^' stence des luxations incomplètes dans les articulations orbiculaires, et S. A. Cooper
'• professe depuis longtemps la même opinion. Je pourrais citer d'autres chirur-
': giens qm partagent cette doctrine, et leurs noms ont une autorité incontestable,
^ mais si je m'en tiens aux faits, je n'en trouve aucun qui soit décisif, car les
^- luxations incomplètes anciennes ne prouvent pas que le déplacement ait été tel
f dès les premiers moments de l'accident.
if « Le grand nombre de cas, dans lesquels on a trouvé la tête de l'humérus en
rapport immédiat avec la cavité gléiioïde, et en même temps avec le col du scapulum, et même une partie de la fosse sous-scapuluire , nous paraissent dus à ce qu'une partie de la cavité glénoïde a été usée ou résorbée sous l'influence de la pression de l'humérus. » {Contributions à la chirurgie, t. Il, p. 169.)
Nous nous basions ainsi sur l'anatomie pathologique pour conclure que h science ne possède aucun cas qui démontre l'existence des luxations incomplètes, récentes ou primitives. Nous les supposions néanmoins possibles, mais scul^ ment dans le cas oij « la force du coup pourrait être a^sez grande pour déta-her une portion du bourrelet glénoïdien, écraser le cartilage articulaire et le bord antérieur de la cavité glénoïde, et faire glisser la tète de l'os un peu au-dessous du bec coracoïdien, sans la déplacer entièrement. »
Dans ces cas, les têtes osseuses et leurs cartilages peuvent offrir des dépressions, des rainures, des sillons profonds, et les rebords des cavités articulaires déprimés, écrasés, aplatis, deviennent des points de contact et d'appui trèsrésistants.
Depuis ce temps, des observations de luxations incomplètes récentes ont été publiées. Ainsi, nous voyons M. Nélaton s'exprimer en ces termes : u Un blessé du service de Gerdy avait en même temps une luxation de la cuisse gauche et une fracture comminutive de l'humérus droit, pour laquelle il dut subir une désarticulation du bras. Ce malade ayant succombé dans la nuit qui suiut la blessure, je disséquai l'arficnlation coxo-fémorale avec le plus grand soin, et je trouvai la tête du fémur placée sur le bord antérieur de la cavité cotjloïde, qui la divisait en deux parties inégales. Cette extrémité arrondie était maintenue dans cette position par la résistance d'une portion de la capsule et la tension du rausde moyen fessier. » (Nélaton, Éh'm. de path. chirurg., t. II, p. 285. 18i7-i8.)
Un autre exemple a été signalé par Robert, et présenté à la Société de chirurgie le 19 janvier 1853. La tête du fémur offrait un sillon très-marqué.
M. Chassaignac en a fourni un autre cas. {Bulletin Soc. chirurg. 1855, p. 549.) D'autres encore sont connus et établissent très-positivement l'existeuce des luxations incomplètes récentes dans les énarthroses, mais n'en restent pas moins très-rares et exceptionnelles.
5° Selon le sois du déplacement. On a pris en considération )::our établir les variétés d'une luxation :
a. La direction de Vos luxé par rapport à l'axe de l'articulation. (Hippocrate, A. Paré et J. L. Petit.) Ainsi on distingue des luxations en avant, en arrière, en dedans, en dehors. Pour plusieurs articulations ce mode de dénomination est suffisant, mais il est pour d'autres une source d'erreurs ;
h. Roux, Gerdy, Velpeau, Malgaigne, Nélaton, Sédillot, ont pris particulièrement pour base de leurs divisions la position anatomique de l'extrémité luxée, ainsi : luxation humérale sous-coracoïdienne, luxation fémorale ovalaire, etc.
Cette méthode a le grand avantage de préciser les positions. Ces localisatioui peuvent quelquefois paraître multiples, mais ce n'est pas un inconvénient, puisque peu de mots donnent une idée nette et positive de la luxation. (Sédillot, Mémoire présenté à l'Académie des sciences le 5 janvier 1855, Gazette médicalei^ Paris, 12 août 1857, p. 497.) Tantôt le nom est tiré des rapports du squeletle comme dans les exemples précédents ; tantôt des muscles : luxation sous-pectO' raie. Il n'existe pas à cet égard de règle absolue.
Le déplacement peut s'opérer en diverses directions par rapport à l'axe Je
l'articulation, c'est ce qui constitue les variétés d'une mênie luxation, et le sens du déplacement dépend de plusieurs circonstances :
c. Direction de la violence extérieure. La direction dans laquelle la force agit est une des causes les plus Iréquentes du sens du déplacement. Selo)i que le jicnou est porté en dedans ou en dehors dans une chute, la luxation devra avoir lieu dans l'un ou l'autre des deux sens.
d. Dispositions anatomiques. « Dans les arthrodies, dit Boyer, où les mouvements sont peu étendus et bornés à un léger glissement, les déplacements ne peuvent guère avoir lieu que dans le sens même des mouvements possibles dans l'ordre naturel; ainsi dans les os du carpe et du tarse, le déplacement ne peut guère se faire que de la face ]:almaire ou de la face plantaire vers le dos de la
main ou du pied » « Dans les ginglymes, la luxation ne peut avoir lieu
que vers les extrémités des deux diamètres, dont l'un serait parallèle au sens des mouvements possibles dans l'ordre naturel, et l'autre croiserait le premier à angle droit. On croirait an premier aspect que la tète d'un os articulé par énarlhrose peut s'échapper par autant de points que l'on peut supposer de rayons à la cavité qui la renferme ; mais la consistance différente des divers points delà capsule, quelques éminences osseuses placées dans les environs de l'articulation, la disiiibution des muscles qui l'entourent, l'inclinaison des surfaces sur lesquelles ros luxé vient s'appuyer, l'étendue plus bornée de certains mouvements, sont autant de raisons qui limitent le nombre des points par lesquels la tête de l'os peut sortir d:; la cavité dans laquelle elle est contenue, et par conséquent les divers sens, selon lesquels les luxations peuvent avoir lieu. )> (Boyer, loc. cit., p. 19.) Comme exemple nous pouvons citer l'humérus, qui ne peut se luxer en haut vers la voûte acromio-coracoidienne.
e. Action des muscles. Les muscles exercent sur le sens du déplacement une notable inQuence, en donnant au membre une position déterminée au moment de l'accident. {Voi/. p. 257.) Dans une chute en demi-flexion, l'avant-bras se luxera en arrièr^-. On admet encore que les muscles agissent par traction. « Dans les articulations orbiculaires, dit Boyer, environnées par des muscles nombreux et puissants, l'action de ces organes se jomt constamment à la violence extérieure pour causer la luxation. Cette coopération de l'action musculaire est surtout remarquable dans l'arLiculation du bras avec l'omoplate. A voir la structure de cette articulation, on croirait que l'humérus doit se luxer aisément, par la seule raison que la cavité de l'omoplate est très-supedicielle ; mais il n'est pas moins vrai que cette disposition garantit plutôt le bras de la luxation, que si la cavité glénoide était beaucoup plus profonde ; son rebord n'offre aucun point d'appui pour chasser l'humérus hors de sa place, comme cela a lieu pour le fémur, dont le col appuie sur le rebord de la cavité cotyloïde de l'os innominé, lorsque la cuisse est violemment portée en dehors ; aussi peut-on faire exécuter au bras les mouvements les plus étendus et les plus rapides, sans l'exposera se luxer. Cependant l'expérience démontre que les chutes donnent lieu souvent à la luxation du bras ; or, voici quel est le mécanisme de ce déplacement. Lorsqu'un homme tombe sur le sol, son premier mouvement est de présenter le bras pour empêcher que la tète ne porte sur la terre. Dans cette situation, le corps plie sur l'articulation du bras, et comme dans le même instant les muscles grand pectoral et grand dorsal se contractent vivement pour soutenir le corps en tirant le bras vers la poitrine, ils déterminent la tète de l'humérus à sortir de sa cavité, parce que
le coude qui porte à terre est appuyé sur un point fixe, tandis que la tète de l'o> devient le point mobile. » (Boyer, loc. cit., p. 54.)
Cette théorie, admise par un grand nombre de chirurgiens, a été rejetée par d'autres. Malgaigne la déclare une hypothèse basée sur d'autres hypothèses : « Loin de là, dit-il, certains muscles font obstacle à la sortie de l'os, et ne cèdent qu'en se déchirant à la violence extérieure; mais surtout la meilleure preuve de leur inaction, c'est que précisément les luxations de l'humérus par cause indirecte se produisent avec les mêmes conditions sur le cadavre que sur le vivant. » (Malgaigne, loc. cit., p. 12.) Ces deux opinions ne semblent pas cependant contradictoires, et trouvent leur explication dans des mécanismes différents.
4° Selon tes âcjes. Fréquence d'après les âges. La fréquence selon les âges a été diiïéremment interprétée.
D'après J. L. Petit, les luxations seraient plus fréquentes pendant la jeunesse qu'aux autres tàges de la vie. « Les jeunes gens, dit-il, et les femmes se luxent plus facilement les membres que les personnes âgées et les hommes robustes ; parce que les muscles sont plus faibles dans les uns que dans les autres. » (J. L. Petit, Traité des maladies des os, t. I, p. 27. j Ast. Cooper déclare que « les luxations sont très-rares chez les enfants, leurs os se fracturent ou leurs épiphyses cèdent plutôt que leurs os ne se déplacent. » (Ast. Cooper, loc. cit.. p. 24.)
D'après les statistiques de Malgaigne, les luxations fort rares dans la première enfance augmentent en nombre jusqu'à l'âge de quinze ans.
Cet auteur {Traité des fractures et luxations, 1853, t. II, p. 4) donne le tableau suivant qui, pour la fréquence, selon les âges, porte deux séries de luxations ; l'une de 529 luxations observées à l'Hôtel-Dieu, l'autre de 114 luxations observées à Saint-Louis :
AGE. nOTEL-DIEC. SAI.M-LOUIS.
De 2 à 5 1. . . .
La moins grande solidité des os expliquerait, selon quelques auteurs, ces différences. Une autre cause pourrait se rencontrer dans la facilité des flexions ai'ticulaires dont nous pai'lerons plus loin.
INélaton [Elem. de patli. chir., t. II, p. 282) pense que dans les chutes, oii l'un des os qui forment l'articulation vient à prendre un point d'appui sur le sol, tandis que l'autre est poussé en sens inverse par le mouvement du corps, celuici, chez les enfants, « ne présente pas une masse d'un poids assez considérable, et de plus, il n'est pas uni par des puissances musculaires aussi énergiques que chez l'adulte. » A partir de quinze- ans (Malgaigne) le nombre des luxations augmente jusqu'à cinquante ans.
La fréquence des luxations chez les vieillards a longtemps été méconnue. Malgaigne a soutenu, en tenant compte du chiffre de la population, que chez les vieillards, les luxations étaient aussi nombreuses que chez les adultes. 11 est arrivé à un résultat plus inattendu encore, en prétendant que la vieillesse est moins sujette aux fractures qu'aux luxations ; il explique le fait par l'atrophie de l'appareil hgamenteux et des autres parties molles. Sur le cadavre, Iesluxation>
artificielles peuvent être beaucoup plus facilement produites sur les individus âgés.
0. Weber {Chirurg. Erfahnmgen, p. 189), dans sa clinique, donne par rapport à la fréquence des luxations aux différents âges le tableau suivant :