Gléha blanche, puis verdàtre-olive
a. Couche ou péridium externe se détachant par lambeau sous forme de voile.
\. Ly. velatum? Pyriforme, tête se l'étréoissanl à peu près en un stipe obconique (poinle du cône en bas) et à peine délimitées ; d'abord revêtu d'un voile blanc, tomenleux, bientôt semi-fendillé, quadrillag-é, puis se séparant en lambeaux, très-fugace, subpulvérulent, qui se délaclie de la tète et tombe appendu le long du stipe. Au-dessous, surface blanche encore furfuracée par de fines verrues, restes du voile; gléba blancliùtre, puis verdàtre, confusément contiguë ou continue avec le disque, large, convexe. D. 5 à 4 centimètres, haut. 5 à 6 centimètres, — Automne. — Dans les bois mêlés de conifères.
b. Verrues composées ou décomposées en plusieurs segments d'un tout.
2. Ly. Hir.TUM Bull. pi. 540. Groupe plutôt qu'espèce; plus ou moins pyriforme; tête bien sphérjquc, plus ou moins nettement séparée du stipe ; verrues nombreuses, bientôt brunes, composées de quatre branches, plus ou moins flexibles et pilifurmes au sommet, un peu épatées vers le pied ; chez les unes ces verrues tombent, et au moins dans une sous-espèce, laissent de petites dépressions circulaires bien marquées et d'un brun rougeàtre, entourées d'un liséré poncti forme; chez les autres (Bull., pi. 475. B, G, D, .Af.), les verrues, sont plus persistantes et non mélangées à des verrues ponctiformes. D. 4 à 5 centimètres, h. 5 à 6. — Dans les bois mêlés. — Selon BuUiard, comestible étant jeune.
5. Ly. excipcliformis Schaeff. et Bull. Espèce fort voisine du groupe précédent, s'en distinguant par un vrai stipe long, obclaviforme, resserré immédiatement au-dessous de la tête et tuméfié en bas.
4. Lt. calatum. Grande espèce, atteignant 10 à 15 centimètres de diam. et 15 à 20 de b., paraissant presque sessile, à cause du disque très-large et se rétrécissant lentement en un support indistinct sans la section suivant l'axe, mais solidement fixé à la terre par de nombreuses fibres radicales. Enveloppe externe, bientôt divisée sur la face supérieure en larges aréoles, se détachant sur un iond grisâtre, ou en verrues, polygonées, blanihàtres, jaunâtres, étoilées, élargies à leur base adhérente et ordinairement à extrémité libre, acuminée. La surface latérale du support est lisse et dépoui'vue de verrues étiolées.
c. Verrues simples.
5. Je rencontre d'abord un groupe souvent confondu avec Ly. bietdm, ayant une tête toute hérissée de verrues, dressées, coniques, mais simples, à sommet pointu, mucroné ou non, suivant, je crois, l'état hygrométrique de l'air : ces petits cônes, non-seulement sont assez caducs, et en tombant laissent une dépression blanchâtre sur le péridium moyen, mais ils sont inflexibles et singulièrement /'/•a^i'/es sous le doigt, et, perdant leur sommet, ils deviennent des troncs de cônes ou verrues subplates, à tête arrondie ; mais encore ici, comme dans Ly. hirti'm. il y a deux formes (et j'estime deux espèces). Chez l'une, la tête est garnie d'une seule espèce de ces verrues (simulant seulement deux variétés à cause des sommets tombés d'un grand nombre) ; chez l'autre, chaque verrue principale est entourée ou d'un élégant liséré ou d'un petit champ de verrues ponctiformes. Tous ces Lycoperdons trèscommuns ont un disque bien manifeste, atténué en stipe, plutôt gros et peu allongé; ils ont été confondus sous la dénomination de Lyc. hirtum, et appelés quelquefois Lyc. gebsa- ICM ; ils sont certainement à séparer et à mieux déterminer.
6. Lt. urtiforme, caractérisé par le gros diamètre du stipe cylindrique (51 millimètres), égal et presque aussi gros que la tête (40 millimètres) ; enfin par des verrues simples, le plus grand nombre plus ou moins ponctiformes, mais de deux grosseurs différentes, à tête arrondie ou quelques-unes subconiques.
"t. Il y aurait lieu de placer ici une espèce qui se rapproche fort de Lî. cjelatcm, par sa forme et son volume, mais ayant des verrues larges, plates et simples.
d. Lycoperdon à tête seulement furfuracée, c'est-à-dire à verrues caduques et assez petites pour qu'on n'en distingue que confusément les formes à l'œil nu.
8. Lt. ovoÏdecm Bull., pi. 485, t. 3, à titre d'exemple remarquable par leur forme obovée (gros bout en l'air), par conséquent un stipe qui commence sans limite précise, presque constamment poli/géminé ; environ 2 centimètres de diam. et 5 de haut.
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9. Lt. toatense Bull. pi. 435, f. 2, que dislingue leur forme sphéroïde, enfin opprimée, avec un mamelon à la face inférieure formé par le disque devenant stipe et que terminent quelques radicelles distinctes. Dans cette espèce, le péridium interne, papyracé, blanc et entourant seulement la gleba, passe bien manifestement sur le disque laissé en dehors entre le péridium interne et moyen, les écailles sont très-fines, composées, bien blanches et fort caduques.
10. Lt. PTRiFORME. C'est ici, je crois, qu'il y a lieu de placer ce Lycoperdon fort mal déterminé, dont le stipe, quelquefois assez distinct, quelquefois simple atténuation de la tête et d'un large disque, tète couverte de fines écailles celluleuses, multiples et fort caduques, et couvrant une surface grenue et rugueuse. Diam. -4 à 5 centimètres, h. 7 à 8 centimètres.
e. Tête de très-bonne heure lisse.
11. Lt. cigaxteum. Gros globe blanchâtre, de 10 à 20 centimètres de d. et atteignant queluefôis à 30 et 45 centimètres. Surface d'abord furfuracée et bientôt lisse et douce comme
peau d'an gant bien tendu; la base froncée et à peu près sessile, est formée par un large disque qui se rétrécit peu à peu et est fixée à la terre par une racine relativement trèsfaible.
11. Gléha blanche, puis brune sombre ou d'un brun noirâtre pourpre. Plusieurs espèces sont à placer dans cette divison ; mais nous ne les avons pas
rencontrées dans nos herborisations, et leurs caractères spécifiques sont tellement vagues que nous ne croyons pas utile de les décrire ; nous citons seulement :
12. Lt. atro-pdrpcrecm de Vettadini, rude, couverte de petites verrues pointues.
15. Lt. îiamm£forme Pers., chez laquelle les fissures qui déchirent le péridium externe dessinent un élégant feuillage (vesse-de loup à feuillage de Secrétan). 14. Lï. MOLLE Pers. Tête furfuracée.
Bovista Pers. Ce genre fort voisin du précédent et terrestre comme lui, s'en dislingue : i° par l'absence ou l'état rudimeiitaire du disque et par suite par une tète arrondie et sessile ; 2° par l'absence de l'enveloppe ou péridium celluleux externe des Lycoperdons qui, chez eux, se change en verrues, écailles: par suite les Bovista n'ont que deux péridium, un interne papyracé en rapport immédiat avec la gléba, l'autre externe assez épais à surface lisse et qui, par les progrès de l'âge, se fendille en larges plaques qui se détachent et tombent par lambeau, laissant à nu le péridium interne. Gléba enfin d'un brun sombre ou d'un noir pourpre sombre; spores pédicellées. La déhiscence spontanée et la dissémination des spores se fait au sommer comme chez les Lycoperdons. On en a décrit deux espèces :
1. Bov. PLDMBEA P. ou ardoisé de Bull., p. 192, que caractérise sa teinte, qui de blanche tourne enfin au plombé, gris bleuâtre; et sa gléba enfin brune. Commun dans les pâturages €t, suivant Bull, sur les vieilles souches, le bois tombé (?). D. environ 5 à 4 centimètres.
2. Bov. NiGRicANs P. que distinguent du précédent sa taille un peuplas considérable, sa teinte enfin ombrée noirâtre et la gléba d'un noir pourpre. Dans les pâturages.
Talostoma. Genre caractérisé par un stipe vrai, bien déteraainé, dû à l'allongement du disque ou noyau charnu, d'abord situé entre le ;;eW(iiMm interne et lepéridiimi moyen; il en résulte que, par son rapide allongement, il rompt les deux péridiums externes dont les débris en cupule ou collerette entourent son pied que termine le mycéHum, et aussi son exi rémité supérieure plongée dans la tête de la Lycoperdacée ; la tête globulaire du Tulostome est d'abord revêtue de l'enveloppe, ou péridium externe, lâche, celluleuse, plus ou moins caduque et dont les débris allongés revêtent plus ou moins le corps du stipe ; une seule espèce est signalée en France :
TcL. BELTiALE P. Diam. de la tête 12 millimètres, long, avec un stipe ici presque nu, de 5 à 6 centimètres et un diam. de 4 millimètres environ.
4*^ €iEAiSTRÉE<$. Sous-famille que caractériseladéhiscenceetoi7eeef en/j'ère-
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ment étalée àe son péridium externe, cartonné ou cartilagineux ; le champignon, d'abord hypogé, n'apparaît à la lumière que soulevé par cette déhiscence. Les genres tirent leur caractéristique : 1° du stipe intérieur et portant le péridium interne et sa gleba, stipe manquant dans le genre Geaster, ou manil'este mais simple dans Husseia ; Plecostoma, ou courts et multiples chez les Myriostoma; 2'' de la forme des déhiscences, soit du péridium externe qui, en étoile chez la plupart, est irrégulier dans Husseia, soit du péridium interne ou orifices servant à l'émission des s];ores : orifices multiples dans le genre Myriostoma.
Usage et propriétés. Nous n'avons guère ici qu'à constater notre absence de connaissances. Les quelques notions reçues concernent seulement les Lyco'perdons : la plupart d'entre eux sont notés par les auteurs comme comestibles quand ils sont jeunes et notamment Ly. giganteum, Ly. hirtlji et Ly. gejimatcu; mais Ly. CiELATDM Bst repoussé (par quelques-uns seulement), sans doute à cause de son odeur plus désagréable, et, pour la même cause sans doute aussi, les Scleroderma sont regardés comme devant être toxiques. Notons encore que Bulliard enseigne que la chair du disque des grandes espèces, restant après la dissémination des spores, peut être préparée comme amadou, en la faisant macérer dans de l'eau salpêtrée et sécher; qu'en Russie, en Grimée notamment, un Lycoperdon atteint une taille gigantesque de 50 à 80 centimètres de diamètre et que sa poussière aurait la propriété d'engourdir assez les abeilles pour qu'on puisse en sécurité ravir leur miel.
On ne sait rien des Sclérodermes ; cependant leur odeur forte et pénible semble indiquer des propriétés énergiques, et leur abondance rend cette ignorance fort regrettable. Bertillon.
liYCOPODE. Lycopoâhim. g I. Botanique. Genre de plantes de la famille des Lycopoiliacees {voy. ce mot). Il compte environ une centaine d'espèces, dont trois ou quatre passent pour officinales, et une seule est communément employée. Les Lycopodes ont une tige grêle, allongée, rampante, munie de racines adventives très-fines, portant des rameaux dressés. Les feuilles sont très-petites comme celles des Mousses, entières, à une seule nervure, à bords unis ou légèrement dentelés et terminées par un cd assez long ; elles sont placées sur l'axe en spirale trèsserrée et sont quelquefois imbriquées. Les organes de reproduction sont disposés sur un épi, porté par un pédoncule qui termine le rameau ; cet épi est formé de petites feuilles qui portent dans leur aisselle une capsule réniforme insérée par sa concavité, uniloculaire, s'ouvrant en deux valves par une fente transversale; ces capsules sont des microsporanges. Elles renferment de petits corps tétraédriques présentant une face bombée ; les trois arêtes des autres faces convergent en circonscrivant un cône : ces corps, appelés microspores, sont de véritables anthéridies qui contiennent les cellules-mères des anthérozoïdes, organes fécondants, semblables à ceux des Fougères. Les macrosporanges, qui chez les autres Lycopodiaoées renfei-ment les organes femelles ou macrospores, ne sont pas connues chez les Lycopodes. Quelques botanistes ont pensé que l'individu qui les portait n'a existé qu'aux époques géologiques ; la plante actuelle ne se reproduirait plus alors que par des moyens de reproduction agames. D'autres, se fondant sur une observation de M. de Bary, qui a obtenu la germination de microspores du L. inimdatum, supposent que les spores femelles, de même forme et de même thmension que les microspores mâles, sont mélangées avec elles dans le même sporange. La poudre de Lycopode, employée dans les ai'ts et en pharmacie, est fournie par
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les microsporanges qui laissent échapper les microspores, dont l'ensemble forme une poussière très-ténue, facilement inflammable, et utilisée soit dans les feux d'artifices, soit sur les théâtres. Elle est employée en pharmacie pour rouler les pilules, et, dans l'hygiène des petits enfants, pour éviter les excoriations qui peuvent se former dans les plis de la peau ou les aider à se sécher. L'espèce qui fournit cette poudre est le Lycopode en massue (Lycopodium clavatum L.). Ce Lycopode a une tige résistante, rampante, rameuse, à feuilles étroites, aiguës, terminées par un cil long. Des pédoncules assez longs, munis de rares écailles, terminent les rameaux et portent les épis fructifères par paire. Le L. clavatum croît à terre dans les forêts, dans les prairies incultes et généralement dans les parties ombragées des montagnes de l'Europe, de l'Amérique du Nord, de l'Asie septentrionale. Il fructifie eu juillet et août; on récolte les épis fructifères avant la maturité, c'est-à-dire avant que les microsporanges se soient ouverts.
LeL. SelagoL. possède des propriétés purgatives énergiques et passe même pour un poison narcotique ; il n'est employé qu'en Suède dans la médecine vétérinaire, comme anthelminthique. Ses propriétés purgatives et éméto-cathartiques sont partagées à un moindre degré par les L. clavatum, myrsinites, catharticum. Le L phlegmaria est usité dans les Indes; sa racine a un goût salé et les Indiens lui attribuent des propriétés extrêmement diverses.
Pour la bibliographie, voyez l'article Lycopodiacées.
J. DE Seykes.
811. Emploi médical. Le Lycopode dont le nom vient de >Ozoç loup et de TToO; pied (pied-de-loup) à cause de la prétendue ressemblance des griffes de la racine du Lycopodium clavatum avec la patte de cet animal, est une poussière d'un jaune tendre, très-fine, très-légère, sans odeur ni saveur, et prenant feu avec la rapidité de la poudre lorsqu'on la jette à travers la flamme d'une bougie ; de là lui est venu le nom de soufre végétal, et l'usage qu'on en fait dans les feux
d'artifice.
Le Lycopode jeté sur l'eau reste à la surface ; par l'agitation, une partie tombe au fond ; par l'action de la chaleur, tout se précipite, et l'eau acquiert une saveur cireuse et contient une quantité assez grande de mucilage susceptible de se prendre en gelée par la concentration, comme celui du Lichen. L'alcool pénètre facilement le Lycopode, et la poudre tombe au fond. A l'aide de la chaleur, on obtient une teinture légère que l'eau blaniiil. La teinture alcoolique, rapprochée et précipitée par l'eau, donne ensuite un extrait dans lequel la saveur et la fermentation à l'aide de la levure indiquent la présence du sucre. L'éther versé sur du Lycopode, se colore en jaune verdàtre ; cette teinture mêlée d'alcool et d'eau, laisse précipiter de la cire. Enfin la partie du Lycopode insoluble dans ces différents menstrues, et qui équivaut aux 0,89 de la poudre primitive, est jaune, pulvéridente, combustible, presque semblable au Lycopode lui-même. Ce résidu dé"-a<Te de l'ammoniaque par la potasse caustique, et est susceptible de se putréfier lorsqu'il est humide ; on le considère comme un principe organique azoté particulier, et on lui a donné le nom de Pollénine.
Le Lycopode est principale:neut récolté en Suisse et en Allemagne.
En médecine, le Lyco^;ode est usité comme dessiccatif; on l'emploie surtout contre les excoriations qui viennent dans les plis de la peau, chez les jeunes enfants, ou dans les affections cutanées, comme l'érysipèle, l'eczéma, les ulcéra-