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LYCOPODE

tions herpétiques. A l'intérieur, on en a donné la décoction comme diurétique, anlirhumatismal, antiépileptique et antidiarrhéique.

Le Lycopode est aussi très-employé en pharmacie pour rouler les pilules et les empêcher qu elles n'adhèrent les unes avec les autres.

Pour les usages auxquels on le destine, le Lycopode doit être pur, mais il est souvent falsifié dans le commerce. L'amidon, la dextrine, le talc ou craie de Biiançon, la craie, le sulfate de baryte, sont les substances que l'on emploie le plus souvent à cet usage. Pour constater la présence de l'amidon, ou on traite directement le Lycopode par de l'eau iodée, ou on le fait bouillir avec de l'eau, et on verse ensuite dans la liqueur ûltrée, de l'eau iodée qui la colore en bleu foncé dans le cas de la présence de l'amidon.

La présence du talc ou du sulfate de baryte se reconnaît en ayant recours à la calcination. Le Lycopode ne doit pas laisser plus de 2 pour 100 de cendres.

Le Lycopode paraît aussi avoii' été falsitié avec le pollen de plusieurs végétaux et surtout avec ceux du pin et du sapin. Quoique cette fraude soit peu probable, il est facile, du reste, de la reconnaître au moyen du microscope, en raison des caractères physiques très-tranchés et très-uniformes que présente le Lycopode. Le Lycopode, mouillé avec de l'alcool et vu au microscope, est essentiellement formé de granules isolés qui sont à peu près des sections de sphères formées par trois plans dirigés vers le centre. 11 est très-rare qu'on trouve ces grains réunis, mais ils affectent différentes formes, suivant la manière dont ils se présentent. Tous ces grains sont très-imparfaitement transparents, formés d'un tissu cellulaire dense, granuleux à leur surface, et de plus munis dans l'intervalle des cellules de très-petits poils ou appendices terminés en massue.

Ces caractères microscopiques du Lycopode sont tellement nets, qu'ils constituent le plus sur moyen de discerner les falsifications auxquelles cette substance est soumise. Ils permettent de distinguer les spores du Lycopodium des pollens de conilères et de diverses autres plantes telles que le Tipha, qui, suivant quelques auteurs, lui sont quelquefois mélangés.

Le pollen des Conifères est plus jaune que le Lycopode, et en particulier moins fin, et il présente sous le microscope des formes bien différentes. Celui du pin, vu au microscope, affecte un grand nombre de formes bizarres qui paraissent résulter de la soudure de trois granules, dont un mitoyen, généralement plus volumineux, et deux autres plus petits, placés comme en aile aux extrémités du premier; de plus, le grain du milieu offre presque toujours une tache opaque, à bords irréguliers qui semblent être comme le vestige d'un quatrième granule avorté. Tous ces granules sont formés de tissu cellulaire, et sont dépourvus d'appendices superficiels.

Le pollen du Cèdre est, le plus souvent, formé de trois granules distincts, accolés, et quelquefois tellement soudés ou continus, que les grains paraissent formés d'une seule masse de tissu cellulaire, de forme elhptique, et renflée aux deux extrémités.

Le pollen de Tipha est d'un jaune foncé, en poudre assez grossière, non mobile, comme celle du Lycopode, et à peine inflammable. Il paraît toujours formé, au microscope, de quatre granules soudés, tantôt nus, tantôt recouverts d'une enveloppe membraneuse et transparente.

Mais, comme nous l'avons dit, la fraude la plus commune est celle par l'amidon, ou le Sulfate de baryte.

T. GOBLEY.

LVr,OSE.

LYCOI'ODIACÉES. Famille de plantes Cryptogames acrogènes, à structure cellulo-vasculaire ; leur petite dimc/nsion, la l'orme et la disposition de leurs appendices foliaires, leur port et leur habitat les avait fait confondre avec les Mousses par les anciens botanistes, qui depuis Mathiole et les Bauhin jusqu'à Tournefort, Linné et Jussieu, leur ont donné lo même nom. Linné en faisait des Miisci acalijptrati; Jussieu en composait, sous le nom de Miisci spurii, un groupe intermédiaire aux Mousses et aux Fougères. C'est avec ces dernières plantes que, nialgré les apparences extérieures, les Lycopodiacées ont le plus d'affinités. Les Lycopodiacées présentent une tige vivace, herbacée ou demi-pubescente cylindrique, quelquefois polygonale ou aplatie, réduite à une sorte de plateaux chez les isoetes, d'autres fois longue et ramifiée, portant des feuilles en spirale et presque imbriquées ou sur deux rangées longitudinales. Ces feuilles sont allongées, à pointe ciliée ou toute entière, subulées et élargies à la base. Les racines,, ordinairement adventives, présentent des dispositions curieuses ; chez quelques espèces, elles se bifurquent dans des plans qui se croisent alternativement, d'autres fois elles sont réduites à des sortes de bourgeons étudiés avec détail par M. Nsegeli.

Les organes de reproduction sont de deux ordres, Les uns, moins nombreux, situés à l'aisselle des feuilles, consistent eu une capsule, appelée macrosporange, qui contient un nombre déterminé de spores, ordinairement de quatre à huit appelées macrospores ; en germant, ces spores donnent naissance, comme celles des Fougères, à un organe transitoire, un prothalle, qui porte les archégones : il est. toujours femelle. Les anthérozoïdes, destinés à féconder la vésicule embryonnaire contenue dans l'archégone, se développent dans des anthéridées appelées raicrospores, contenues elles-mêmes dans des capsules plus petites que celles qui contiennent les spores et appelées à cause de cela microsporanges. Ces capsules, plus nombreuses, sont également situées à l'aisselle des feuilles, dont elles émergent soit le long d'un rameau ou de la tige, soit en un épi spécialisé. Certaines Lycopodiacées ne présentent que des microsporanges. Les genres et les espèces de cette famille, encore incomplètement connue, peuvent se grouper provisoirement autour des trois types suivants :

1" Lycopodiées ; à une seule sorte de spores : Lycopodium, Tmesipteris, PhyU loglossum, Psilotum;

2" Selaginellées ; à deux sortes de spores et à sporanges dissemblables : Selaginella;

3» Isoetées (dont quelques auteurs font un groupe à part); à deux sortes de spores et à sporanges tous semblables : Isoetes.

Le genre Lycopode s^ul (voy. ce mot) présente des espèces utiles. Les Lycopodiacées ont laissé des traces de leur existence dans des terrains très-anciens, et les genres fossiles sont nombreux, surtout si on range dans cette famille les Lépidodendrées. On retrouve actuellement les représentants des Lycopodiacées, depuis les tropiques jusqu'aux environs des pôles.

BiBLioGBAPHiE. — Ekdlicher (S.). Enchir'uUum hotanicum. Leipzig, 1841.— Hofmeister. Les Cryptogames supérieurs. In Flora, 1851, 1854. — De B.^ry. Germination des hjcopodcs . In Ann. se. nat., 4° sér., t. IX. Paris, 1858. — Uerg et Sciuiidt. Plantes officinales. Leipzig, 1865.— MiLDE. Vi/ices Europœ et Atlantidis. Leipzig-, 1867.— C.«in. Plantes médicinales indigènes. Paris, 1808. — Sachs. Manuel de botanique. Leipzig, 1868. J. de S.

LYCOREXIE. Voy. BoULIMIE.

LYCOSE (de >Oxoç, loup). Genre d'Arachnides de la division des Aranéides

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