‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.55Chapitre 42 sur 65 · C-VLMEIL · texte numérisé non relu

C-VLMEIL

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jn-8». — LouYER-

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576 LYSIMAClilE.

L,TRE. On ap|ielle lyre du cerveau l'ensemble de lignes longitudinales et transversales ou obli(iues qu'on remarque à la face inférieure de la voûte à trois piliers {voy. Cerveau), et lyre du vagin la saillie longitudinale et les saillies obliques qui se dessinent aux parois antérieures et postérieures du \agin. [Voy. Vagin.)

LTSER (Michel). Anatomiste justement célèbre du dix-septième sicle, mort à la fleur de l'âge, dans l'ile de Falster, en Danemark, le 20 décembre 1 660. 11 fut l'ami, le préparateur de Thomas Bartboliii, et a ainsi partagé avec cet illustre ' médecin danois l'honneur et la gloire de la découverte des vaisseaux lymphatiques. Il y a de Lyser un ouvrage qui a suffi pour asseoir solidement fa réputation. Nous voulons parler de son Culler analomicus (Hafniae, 1655, in-S"), qui a eu un grand nombre d'éditions, qui a été traduit en plusieurs langues, et qni fournit les détails les plus intéressants sur le choix des sujets, les instruments de dissection, la construction des aniphilliéàtres, la disposition des tables, le tout rehaussé par d'assez bonnes gravures. Avec ce livre on voit comment nos ancêtres d'il y a deux cents ans entendaient les dissections, qui étaient alors dans lenr état juvénile, et qui étaient entourées de tant de mystères, de tant de difficultés. C'est une mnie féconde pour l'historien de l'anatomie. II y a encore de Lyser deux dissertations portant ces titres :

I. Disscitalio de auditii. Leipzig, 1653, in-4'. — II. Dissertalio de sphacelo cerehri. I-eipzig, IlJoG, in-8°. A. C.

Ll'SliM.icniE itysimachia Mœnch). Genre de plantes, de la famille des Primulacées, dont les caractères généraux sont ceux de ce groupe, mais qui se distingue immédiatement par sa corolle presque polypétale ; ses divisions ne sont unies entre elles que par un tube ou un anneau très-court. Sa forme est presqi:e rotacée. Les étamines, au nombre de cinq, opposées aux divisions de la corolle, ont des filets libres ou légèrement unis à leur base. L'ovaire est libre, avec un placenta central libre, pluriovuîé ; et le fruit est une capsule polyspernie, à cinq valves, avec des graines dont l'embryon est parallèle, ou à peu près, au plan de l'ombilic. Les Lysimacbies sont des herbes vivaces des régions tempérées, à tige dressée ou couchée, à feuilles alternes, opposées ou verticillées. Leurs fleurs sont axillaires, solitaires, ou rapprochées en épis et en grappes terminales.

Le Lysimachia vulgaris L. {Spec., 10Q) est une plante à fleurs jaunes, commune dans les marais et les bois humides. Ses feuilles sont opposées, et le L. verticillata, à feuilles ternées, n'en est qu'une variété. Sa fleur a servi dans la teinture. Ses feuilles sont mucilagineuses et un peu astringentes. Ses graines sont acres. On ne l'emp'oie guère aujourd'hui; et cependant les anciens lui ont accordé les plus merveilleuses propriétés. Elle était surtout vulnéraire, astringente; elle passait pour guérir les flux, la diarrhée, la dysenterie, la leucorrhée, les hémorrhagies ; on la préconisait comme insecticide, détruisant les mouches, les serpents. Le nom vulgaire de Chasse-Bosse, qui lui est resté, est assez significatif. On l'appelle encore Chasse-Querelle, Herbe aux corneilles et Lis des teinturiers.

Le L. Nummularia L. [Spec., 211) est tout aussi commun dans les prés humides et sur le bord des ruisseaux, dos fossés. Il doit à la forme de ses feuilles les noms vulgaires d'Herbes aux écus, de Monnagère. On l'appelle encore Herbe aux cent maux, aux cent maladies, ce qui semblerait indiquer des propriétés importantes. Lieutaud la vantait comme astringente, Tragus (Leboilc) la croyait

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spécifique contre, la phthisie, opinion qui vient de l'habitude qu'avaient les pâtres, au dire de Galtenhof, de l'administrer aux moulons tuberculeux. Boerhaave croyait fermement aux vertus de cette espèce, utde dans les cas d'hémoptysie, d'hématurie, de métrorrhagie, de diarrhée, de dysenterie, dans les ilux et les pertes de sang en général, entre autres dans celles qui accompagnent les affections scorbutiques. En Alsace, c'est encore un remède populaire contre les hémorrhoides et les crachemeuts de sang. Cazin en a obtenu des succès tels, qu'il déclare « qu'elle peut prendre rang, comme astringente, •'» côté de la Centinode ou Renouée et de la Bourse à pasteur, dont on a récemment reconnu l'efficacité. » (Doses : à l'intérieur, infusion, 50 à 60 grammes par litre d'eau; suc exprimé, 50 à 100 grammes ; poudre des feudles, 2 à 4 grammes et plus ; vin de Nummulaire (30 à 60 grammes par litre de vin), 60 à 120 grammes.)

Les L nemorum L. et Ephemerum L. ont aussi été prescrits comme astringents. Plusieurs auteurs croient que ce dernier est VEphemeron de Dioscoride (liv. IV, ch. Lxxxv).

Le Ltjsimachia purpurea des anciennes pharmacopées est \eLytlinim Salicaria L. [Yoy. Salicaire.)

Mœncii, Meth., 511. — Endl., Gcn. plant., n. 4207. — Mer. et Del., Dict. Mat. méd., jV^ 170. — Ducn., Répert., 70. — Cazis, Traité des plantes méd. indig., éd. 5; 608, 693. — RosENTii., Syn. plant, diaphor., 501. H. Bn.

L^SO]:^S (Da:<iel). Médecin anglais, assez célèbre, né en 1726, reçu àl'école d'Oxford, et qui pratiqua d'abord à Glocester, puis à Bath oti il remplit les fonctions de médecin de l'hôpital général. C'est dans cette ville qu'il mourut, le 20 mars 1800. On doit à Lyjons plusieurs ouvrages dans lesquels il se montre observateur attentif et praticien habile. Admettant que les fièvres graves sont 1^ plus souvent causées parla présence dans l'intestin d'une bile acre et corrompue, il les attaquait au moyen du camphre comme antiputride, et du calomel comme évacuant; substances qu'il employait aussi dans diverses maladies. Il avait reconnu que les hydatides du cerveau peuvent occasionner, chez les animaux, des accidents épileptiformes.

On a de lui :

1. Essatj on ihe Effects of Camphive and Calomel in Contimted Fever : illusfrated with Cases, etc. Lond. '17'il, in-S". — II. Praciical Essays on Contimted and Intermittent Fevers;''Dropsy; Diseases of the Liver, etc. Bath.. 1777, in-8; et ihid. 1785, in-8. —111. Furthcr Observations on the Effect., of Calomel in Dropsy; ibid. m9,iii-8. — IV. Divers mémoires dans les Philosophical et dans les Médical Transactions. E. Bgd.

LTSCROIDÉES. Petite famille de Champignons créée par Corda, que nous rapprochons des Phalloidées, et que nous décrirons avec cette famille.

Bertillon.

LYSSES (de l<JT(T(x, rage). Vésicules décrites par Marochetti, comme existant à l'extrémité des conduits des glandes sub-maxillaires et sub-linguales, chez les individus atteints de rage. {Voy. Rage.)

LYTORAIRE, LTTHRUM. Voy. SaLICAIRE. H. Bn.

DlCT. ENC, T s. III. ^"^

HA. Nom indigène du chanvre de Chine, espèce d'Urticée du genre Bœh- MEUU. (Voij- ce met.)

MABA. Mérat et Delens {Mat. méd., IV, 172) citent ce nom comme étant en Afrique celui d'un palmier à huile, VElais guineensis. Les véritables Maba sont des arbres de la famille des Ebénacées, à fleurs trimères, dont plusieurs espèces ont des fruits comestibles. Tels sont les M. major Fobst., de la mer du Sud, et le M. buxifoUa Pers., de l'Inde. Le M. Ebeniis Spr., des .Moluques, ainsi nommé parce qu'il donne un beau bois noir, est employé comme antigoutteux et antirhumatismal ; on lui attribue dans le pays bien des vertus douteuses. H. B-N.

Fobst., CJiar. gen., 61. — Endl., Gen., n. 4247. — Rosesth., Syn. plant, diaphor., 509.

MABE.A. Genre de plantes de la famille des Euphorbiacées. Aublet a le premier fait connaître deux espèces remarquables de ce genre, qu'il a nommées M. Pieriri et M. Taquari. Ce sont souvent des plantes sarmenteuses, à rameaux creux, qui serAont de tubes pour différents usages, entre autres pour fumer le tabac; d'où le nom de Bois-Calumet donné aux Mabea. Ces plantes donnent du caoutchouc, comme plusieurs autres de la même famille. Le il/, fistuligera M.a.rt. , ou Canudo de Pito des Brésiliens a une écorce astringente, tonique et fibrifuse.

AiELET, Plant, de la Guyane, S67, t. 334. — Endl., Gen., n. 5798. —Bâillon (H ;, Étude générale du groupe des Euphorbiacées, 412, t. 15, fig-. 19-28. — Mék. et Del., Dict. Mat. méd., IV, 112. — RosEN-TH., Syn. plant, diaphor., 825.

MABO^^A. Nom de plusieurs plantes utiles, à fruits épineux ou à tiges chargées d'aiguillons de piquants. (C'est un mol caraïbe qui parait avoir à peu près le même sens que le mot hori'idus des botanistes.) Le bois de Mabonia est celui de plusieurs Câpriers. Le iruit du Capparis cynophallaphora porte lé même non, ainsi qu'une autre Capparidée, le Morisonia americana L.

H. Bn.

MACADAiniSAGE. Voy. ViLLES.

<n.%CAQl'E (Ver). On désigne sous ce nom, dans l'Amérique du Sud, prin-

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