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de la pâte. Elles se reconnaissent facilement à la dégustation après cuisson à l'eau. Les sophistications sont à peu près impossibles, car toute addition de fécule étrangère tend à diminuer la proportion de gluten, et fournit un produit qui rend laiteux l'eau ou le bouillon dans lescpiels on le fait toujours bouillir. Certaines variétés sont teintes en jaune à l'aide de curcuma ou de toute autre substance inerte. Cette fraude n'a d'autre but que de rappeler au consommateur la coloration du beurre. [Voy. Pates alimentaires, Vermicelle.) P. Gouijer.
IMACBRIDe; (David), né le 26 avril 1726, à Ballymoni, dans le comté d'Antrim, en Irlande. Après avoir terminé avec succès ses humanités à Glascow, il se rendit en Angleterre pour apprendre la chirurgie, et fit une campagne à bord d'un vaisseau de l'Etat. De retour à Londres, il se livra, sons l'illustre Smellie, à l'étude des accouchements, et, en 1749, il se fixa définitivement à Dublin, où il donna des cours de médecine, tout en s'occupant avec ardeur d'anatomie, mais surtout de chimie. Épuisé par ses veilles laborieuses et les fatigues d'une clientelle Irès-considérable, il succomba le 28 décembre 1778 à l'âge de cinquantedeux ans.
Macbride, avons-nous dit, s'était beaucoup occupé de chimie; son attention s'était particulièrement portée sur la fermentation putride, la nature des gaz qu'elle produit et les moyens de retarder ou d'accélérer ce phénomène. Parmi les antiseptiques, il recommanda particulièrement la drèche, qu'il opposait au scorbut. Mais l'ouvrage qui lui assure un rang distingué parmi les nosographes du dix-huitième siècle, c'est son Introduction à lothéorieetà la pratique de l art médical, résumé de ses leçons. Là, Macbride donne une classification qui lui est propre : il divise les maladies en quatre classes : I, maladies générales ; II, maladies locales; III, maladies suivant les sexes; IV, maladies des enfants. La première classe comprend les fièvres, les infiammations, les llux, les douleurs, les spasmes, les faiblesses, les dyspnées, les maladies mentales, les cachexies ou maladies humorales ; à la seconde classe se rapportent les maladies des sens internes en particulier, les maladies des sens externes en particulier, etc., etc.
Macbride a laissé les ouvrages suivants :
I. Expérimental Essays on the Fermentation of Alimentary Mixture : on the Natur and Propertics of Fixed Air ; on the Respective Poiver, etc. London, 1764, in-8°; ibid., 1167, in-8». Trad. allem. par Rahn. Zurich, 1766, in-8", pi. Trad. Irar.ç. par Abbadie. Paris, 1766, in-12. — II. Historical Aceount of ilie New Mclkod of treating the Scurvy at Sea; containing, etc. Lond., 1768, in-8°. — III. Introduction to the Theory and Practice of Physic. Lond., 1772, in-4°. '2« édit. aug-m. Dublin, 1776, in-8°. Trad. latine pur Closs. Utrecht, 1774, 2 vol. in-8», et Bàle, 1785. Trad. allem. Leipzig, 1785, in-8°, 2 part. Trad- franc, par Petit-Radel, 2 vol. in-8°. — IV. Account of a New Method ofTanniny. Lond., 1769, in-8". ; — V. Ovielques mémoires dans les Med. Obs. and Inquiries. E. Bgd.
» MACÉ:\IE ou MACIIVE. Huile essentielle C^^H*^ qu'on obtient en distillant avec de l'eau les fleurs de muscade. Sa densité, à 17", est de 0,8529. Avec l'acide chlorhydrique, le macène forme une combinaison qui, par la distillation, donne
^ un camphre solide et un camphre liquide.
MACER (Floridus) , Ces deux noms figurent sur les manuscrits et les ancienneséditions d'un poëme en 2,269 vers hexamètres, dans lequel l'auteur traite des vertus des herbes, et dont plusieurs vers ont passé dans le Regimen salernitanum. Ce poëme a été faussement attribué à Jlmihus Macer, de Vérone, mort 17 ans avant
MACERATIONS AiNATOMlQUES. 585
notre ère, qui avait aussi écrit eu vers sur l'histoire naturelle et qu'Ovide cite comme son ami :
Sœpe suas volucres legit mihi, grandior cevo,
QuEeque necet serpens, quœ juvet herba, Macer.
[Trist. IV, X, 43, 44.)
La latinité barbare du poëme sur les herbes montre, au premier coup d'œil, qu'il ne peut avoir été écrit par l'ami d'Ovide ; mais, ce qui prouve bien qu'il est beaucoup plus récent, c'est-à-dire du dixième au douzième siècle, c'est que Dioscoride, Pline, Galien, et même "Walafridus Strabus (auteur du neuvième siècle), s'v trouvent cités. Enfin il y est question du Galanga, de la Zédoaire, des clous de Girofle, qui n'ont été connus que vers répo([ue des Arabes. Quel est donc l'auteur de ce poëme? On l'ignore. L'orthographe de certaines appellations botaniques a l'ait penser à Ohoulant, auquel nous devons une savante édition du traité De viribus seu de virtutibus herbarum, que l'auteur inconnu pourrait bien être un Français, et Hseser croit pouvoir désigner comme tel un certain Odon ou Othon, de Meudon, mort abbé de Beauprai en 116 1, et dont le nom se trouve en etïet en tète de divers manuscrits. Il paraît bien probable que le nom de Macer, qui avait écrit sur les plantes, a été pris , comme on le faisait souvent alors, afin de donner plus de crédit au livre en le couvrant d'un vernis d'antiquité. Quant au prénom de Floridus, Hœser pense qu'il a été mis là par une allusion au sujet dont il est traité dans cet ouvrage {Geschichte der Med.).
Le poëme dont nous parlons est partagé en soixante-dix-sept chapitres, dont les douze derniers traitent particulièrement des épices ; il a joui d'une grande réputation pendant le moyen âge, c'est ce que démontrent les nombreux manuscrits et les nombreuses éditions que l'on en a faits. La plus ancienne édition imprimée est de Naples, 14-77, in-fol. La dernière est deChoulant, Lipsiœ, 18ô2, in-S". Il y a une traduction française par Luc Tremblay, Rouen, 1588, in-8°.
E. Bgd.
MACÉRATIONS AIVATOMIQL'ES. On désigne communément sous ce nom, en technique anatomique, le séjour plus ou moins prolongé de pièces dans un liquide, ayant pour but de dissoudre certains principes, de modifier les caractères de consistance, et de faciliter l'isolement ou Texamen des divers organes, des tissus ou des éléments.
II est nécessaire, dans la pratique, de s'éloigner du sens étymologique du mot macération, et d'admettre, sous cette dénomination, les procédés qui durcissent les tissus aussi bien que ceux qui les ramollissent.
La conservation temporaire ou définitive des pièces anatomiques nécessite souvent une macération préalable dans certains liquides, les procédés employés seront décrits dans les articles Conservation, Emb.\u5iemekt.
Nous ne traiterons ici que des macérations de courte durée, employées dans les études d'anatomie normale ou pathologique, macroscopique ou microscopique. Il n'entre pas dans notre plan d'exposer les procédés si nombreux dont se servent les anatomistes, et qui sont souvent de simples modifications peu importantes de moyens généraux qu'il importe surtout de connaître. Nous indiquerons les procédés les plus ordinairement utilisés, ceux dont les avantagesnous ont été démontrés par la pratique, et nous les étudierons dans les recherches d'anatomie faites à l'œil nu, comme dans celles qui réclament l'emploi du microscope.
Analomie macroscopique. Les liquides employés pour les M. varient suivant
ï)84 MACÉRATIOr^S ANATOMIQUES.
le but qui doit être atteint, et les mêmes substances ont souvent une action diffévente suivant les proportions du mélange, d'où résulte la possibilité d'établir des grouj.es artificiels dans les diverses M., et de distinguer les M. qui ont pour but de détruire les parties qui ne résistent pas à la putréfaction, lesM. qui durcissent les tissus, les M. qui les ramollissent, enfin les M. qui agissent à la fois endurcissant et en ramollissant certaines parties.
La M., sous la première forme, n'est plus employée que dans la pré[!aratioii des pièces osseuses, et constitue un des procédés ordinaires de la squelettopée. Elle consiste à laisser macérer les os plus ou moins complètement dépouillés des parties molles. 11 est bon de se servir d'eau de pluie, et de maintenir les os touours immergés; on renouvelle l'eau tous les quatre à cinq jours au commencement, puis moins souvent à mesure que la corruption en est moins rapide. Les os doivent rester dans l'eau un temps variable, on jugera qu'ils doivent être retirés lorsque les parties fibreuses (périoste, ligaments, cartilages intervertébraux) se détachent facilement. Les os sont alors lavés à grande eau, et nettoyés à l'aide d'un scalpel, d'une rugine, d'une brosse. Il ne reste plus qu'à les faire blanchir, soit par une exposition de longue durée à l'air, au soleil et à la rosée, dans un pré ou sur des claies, soit en les soumettant aune lessive chlorurée, au dégagement de chlore ou d'acide sulfureux ; mais ces procédés expéditifs ne donnent pas de résultats aussi beaux que le blanchiment ù l'air.
Lauth a indiqué plusieurs moyens de hâter la macération, l'un d'eux « consiste à mettre les os, encore en grande partie recouverts de leurs parties molles, dans un baquet dans lequel on ne met que deux ou trois htres d'eau, et dont ou lute avec soin le couvercle. La dissolution putride des parties molles se fait dans l'air humide qui les entoure, en six semaines ou deux mois. On ouvre ensuite le baquet, on le remplit d'eau, et, au bout de huit à dix jours, les os sont suffisamment macérés. » {Nouveau manuel de l'anatomiste. Lnuih, 2'^ édit., 1835, p. 639.)
Suivant le même auteur, on favorise le blanchiment en soumettant les os macérés, et avant de les laisser sécher, à une ébullition prolongée pendant trois à quatre heures dans une forte dissolution de savon. La macération ne convient que pour la préparation des os dépourvus de toute partie molle ; lorsqu'il faut conserver les ligaments, ou d'autres org;ines, il est encore possible de laisser les os macérer pendant quelques jours, mais la M. prolongée détruirait les parties fibreuses, et l'hydrotomie appliquée aux os remplacera, dans ces cas, la M. D'ailleurs, ce procédé ajouté à la M. en abrège beaucoup la durée. La M. est utilisée dans la préparation de pièces anatomiques fort curieuses, dont il existe de fort beaux exemples au musée Orfila, et au muséum d'histoire naturelle (galeries d'anatomie);ce sont les pièces dites préparations corrodées. La M. y est combinée avec l'injection des vaisseaux ou des conduits glandulaires ; elle permet d'enlever tout le parenchyme d'un organe, en ne conservant que le moule plein, sorte d'arborescence, formée par la matière injectée qui, en se sohdifiant, représente le volume et la distribution des vaisseaux ou canaux excréteurs (foie, reins, canaux bronchiques, artères d'un membre, ce procédé a même été appliqué à l'étude des lobules pulmonaires, mais, dans ce cas, il n'offre pas de précision suffisante).
L'injection des vaisseaux ou des canaux se fait au moyen d'un mélange de matières, à la fois dures et ductiles, afin que le moule arborescent présente une résistance suffisante. Lauth a indiqué à côté d'un mélange employé par Bogros, une masse à injection facile à composer, et dont la formule est :