‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.55Chapitre 46 sur 65 · MACÉRATIONS AN ATOMIQUES · texte numérisé non relu

MACÉRATIONS AN ATOMIQUES

^'•'ophane 3 parties.

Cire Ijlanche I

Téiéljciitliinede Strasbourg 1

Blanc de baleine 1/3 ou d/2 p.

(Suivant que l'on veut avoir une masse plus ou moins cassante.)

Les alliages métalliques, fusibles à une température peu élevée, ont été employés comme matière à injection, mais donnent des résultats médiocres.

La pièce, une lois injectée, est soumise à la macération dans l'eau, jusqu'à putréfaction et dissociation complète des parties molles ; mais il est bien préférable d'employer les liquides corrosifs.

Lauth et Duméril ont décrit deux procédés qui sont un peu différents, nous citerons textuellement celui de Duméril.

« La partie injectée est abandonnée pendant deux ou trois jours dans un vase rempli d'eau pure, qu'on a l'attention de renouveler, afin de la faire mieux dégorger du sang qu'elle peut contenir. On la place ensuite solidement sur un morceau de cire fixée au fond d'un vase de porcelaine, percé latéralement à son fond, afin de pouvoir décanter la liqueur qu'on doit y verser sans déranger les pièces de leur position. Cette liqueur corrosive est de l'acide muriatiquc ou esprit de sel; on peut aussi employer pour le même usage, l'eau-forte des graveurs ou l'acide nitrique.

t La première fois, on laisse la pièce deux ou trois heures dans cet acide, on décante ensuite, et on fait passer à sa place une même quantité d'eau qu'on laisse couler en filet. On laisse cette eau cinq à huit jours, selon la saison, jusqu'au moment où l'eau est couverte d'écume, et que la pièce commence à devenir cotonneuse à sa surface ; on décante une seconde fois, et on place le pot sous le robinet d'une fontaine dont on laisse échapper un petit filet d'eau qui emporte lentement et sans secousse les parties qui en sont détachées. Lorsque 1 on remarque que le lavage n'emporte plus de matière animale, on verse de l'acide dans le pot dont on a rebouché la canelle avec un bouclion de verre ou de porcelaine chauffée et enduit de cire. On répète ce procédé tous les quatre à huit jours, jusqu'à ce que les tuniques des vaisseaux soient tout à fait détruites, et que la matière de l'injection se montre à nu de toutes parts. »

Les M. ayant pour but de durcir les organes dont la mollesse est un obstacle à l'étude, sont principalement appliquées à l'examen topographique du cerveau et de la moelle, de la rate et des glandes vasculaires, des muqueuses, et des couches diverses de l'intestin. Les substances les plus employées sont l'alcool, les acides, ou des réactifs composés.

L'alcool n'est pas seulement un agent conservateur, mais la propriété qu'il offre de durcir les tissus est utilisée dans l'étude du système nerveux, des tumeurs, des organes des animaux inférieurs, tels que les mollusques, les vers, les in!»ectes. Mais l'alcool, même employé faible, racornit et déforme les parties molles, aussi est il important de procéder par des macérations successives, comme l'a fort bien indiqué Slrauss-Durckheim. Ce patient observateur conseille de n'employer que de l'alcool à 22", qui s'obtient en mêlant deux parties d'alcool rectifié (56") avec une partie d'eau pure.

« L'esprit-de-vin, dit-il, contractant considérablement les parties molles, on obvie à cet inconvénient en plaçant les objets d'abord dans ce liquide très-affaibli, c'est-à-dire dans un mélange d'une partie d'alcool et de six parties d'eau. Au bout de vingt-quatre heures pour les petits objets et de quarante-huit pour les gros, on les met dans un mélange d'une partie d'alcool et de quatreparties d'eauy

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