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MAÇONS

uicale foat observer avoc raison que le travail de M. Rivot est très-incomplet, puisqu'il n'y est pas question de silice, de potasse et de matières organiques qui c-.istent pourtant dans toutes les eaux minérales.

La fontaine de Sainte-Reine est peu fréquentée aujourd'hui ; si l'on en croit riaulin,il n'en était pas de même de son temps, et beaucoup de persoimes, naturellement débiles ou devenues faibles à la suite de maladies aiguës ou clu'oniques, Taisaient un emploi fructueux de l'eau de cette source qui n'a jamais servi cependant, soit en bains, soit en douches. A. R.

BiBLioGBAPHiE. — Racuk. Tiraltc analytique des coux minérales. Paris, 1774. A. R.

MAÇ'OXS (Hygiè.ne professio.nkelle). Un travail habituel au grand air, et ijui exige un déploiement continuel de force musculaire, ne peut être exercé que par des hommes d'une constitution première vigoureuse. Recevant de bons salaires, se nourrissant bien et menant, en général, une conduite régulière, les maçons (lious y réunis-ons les manœuvres) présentent toutes les apparences d'une bonne santé, les maladies dont ils seront atteints seront donc en grande partie impu- , .blés à leur profession.

Considérés à ce point de vue, les maçons, en taillant les pierres, les moellons avec ie marteau, ionl sauter de petits éclats qui peuvent atteindre les yeux et causer des oplith;lffiies 'uaumaliques plus ou moins intenses, ha pous-ière que (l'^veloppent le plâtre et les démolitions donnent lieu également à des irritations, à des inlianvinations des ye\ix, à des irritations de la gorge et des bronches ; on a même parle de phthisie, nous y reviendrons plus bas. De même, la vapeur é;;aisse et i:i ;-îaiite qui se dégage de la chaux quand on la mêle avec de l'eau pour réieind:-a, piocluit souvent sur les organes de la vue et. de la respiration une impression trcs-active, mais habituellement passagère, comme la cause qui lui a donné naissance.

Les travaux, avons-nous dit, s'exercent habituellement au grand air ou dans des localités ouvertes de toutes parts et traversées par des courants d'air, dès lors ces ouvriers sont soumis aux vicissitudes atmosphériques les plus diverses. Tantôt e;.posés à un soleil ardent, ils peuvent être atteints d'érytbèmes très-douloureux; d'un autre coté, le froid qui les frappe alors qu'ils sont en sueur détermine souvent chez eux les diverses phlegmasies qui résultent d'un leiroidissement

brnsque.

Ce n'est pas tout : « Si l'on fait attention, dit Yillermé, que les maçons sont m-es(iue toujours sur des échafauds chargés de pierres et de plâtras, ou bien audessous; qu'ils élèvent à la main, sur des échelles, la plus grande partie des matériaux qu'ils emploient; que les manœuvres portent dans dos auges le plâtre «•■àché jusqu'au haut des murs, etc., on ne sera plus étonné du grand nombre de

blessés qu'ils fournissent aux hôpitaux, ni de la gravité de leurs blessures

Outre les maladies de poitrine et les blessures, ils sont encore exposés aux accidents des vidan^^eurs et des cureurs de puits, lorsqu'ils travaillent aux murs des fosses d'aisances et des puisards. Ces accidents se réduisent ordinairement au mal d'yeux qu'on appelle la mitte: cependant il n'est pas rare de voir dans Paris des maçons pris des accidents du plomb. )> (Art. Maçons. In Dict. des Se. méd., t. XXIX,' Paris 1818.)

Travaillant debout et ayant à soulever de lourds fardeaux, ils sont sujets aui hernies, c'est ce qu'a constaté Malgaigne , dans ses recherches sur les hernies ; sastatistique nous les montre immédiatement après les journaliers, {Leçons ciiniq. ,

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