HO LOOCH
En général, les loochs possèdent des propriétés émollientes qui les ont en quelque sorte fait consacrer exclusivement dans le traitement des maladies inflammatoires des organes de la respiration. Quelquefois, ce[iendant, le looch sert d'excipient à des médicaments actifs qui en changent ks propriétés, tels que l'ipécacuanlia, le kermès minéral, l'oxdye blanc d'antimoine, etc., etc.
Les loochs sont sujets à s'aigrir peu de temps après leur préparation; aussi fliut-il ne les préparer qu'eu petite quantité à la fois, et les tenir au frais. On ne doit jamais y introduire de substances acides.
Les loochs s'administrent par cuillerée à des intervalles de temps plus ou moins rapprochés, selon l'indication.
L'émulsion qui fait la base du looch peut être fournie par diverses amandes émulsives, ou formée par une huile suspendue au moyen de la gomme. De là différentes sortes de loochs. Nous mentionnerons seulement ceux qui sont le plus employés.
Looch blanc ou looch amygdalin. Amandes douces mondées, 30 grammes; amandes amères, 2 grammes; sucre blanc, 30 grammes; gomme adragante pulvérisée, 0^1^,50; eau distillée de fleurs d'orangei' , 10 grammes; eau, 120 grammes. On fait une émulsion avec les amandes, l'eau et la presque totalité du sucre; on passe. Ou Iritui'e la gomme adragante avec le reste du sucre; on délaye la poudre obtenue avec une petite quantité d'émulsion ; on bat vivement et longtemps ; on ajoute enfin peu à peu le reste de l'émulsion et l'eau de fleur d'oranger. Le looch entier pèse 150 grammes. {Codex.)
Lorsqu'on veut y faire entrer du kermès ou quelque autre poudre, il faut les triturer avec la gomme et le sucre. Sans cette précaution elles ne seraient pas bien mélangées.
M. Vée a conseillé, pour les établissements hospitaliers, de préparer une pâte amygdaline ou looch solide avec laquelle on peut obtenir presque insfantanément les loochs et les émulsious d'amandes. Pour l'obtenir, on prend : 120 grammes d'amandes douces mondées de leur pellicule; 12 grammes d'amandes amères mondées; sucre blanc, 120 grammes; eau distillée de fleurs d'oranger, 56 grammes. On pile les amandes et le sucre dans un mortier de marbre en ajoutant peu à peu l'eau de fleur d'oi'anger. Lorsque le tout est réduit en pâte grossière, on achève de broyer la pâte sur un marbre ou sur une pierre à chocolat avec un rouleau de bois ou de pierre, jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement homogène. Cette pâte peut se conserver pendant plusieurs jours sans s'altérer.
Pour préparer le looch blanc avec cette pâte, le Formulaire des hôpitaux de Paris conseille d'en prendre 60 grammes, et sirop de sucre, 15 grammes; eau de fleurs d'oranger, 5 grammes; eau, 125 grammes; gomme adragante, 0^^,50. On délaye peu à peu dans un mortier de marbre la pâte à looch et l'eau ; on passe avec légère expression à travers une étamine. D'autre part, on triture la gomme adragante avec le sirop de sucre, on ajoute l'émulsion par petites parties ainsi que l'eau de fleurs d'oranger ; on introduit dans une fiole et on agite fortement.
Looch diacodé. Ce looch se prépare avec looch blanc, 150 grammes, et sirop diacode, 30 grammes. (Codex.) La dose est le plus souvent d'une cuillerée à bouche toutes les heures, comme calmant.
Looch kermétisé. Looch blanc, 150 grammes ; kermès minéral, de 5 à 20 centigrammes . A prendre par cuillerées d'heure en heure,, comme incisif et diaphorétique.
Loocli à l'oxyde blanc d'antimoine, ou looch contro-stimidant de Trousseau. Looch blanc, 150 grammes; oxyde blanc d'antimoine, 4 grammes; on mêle. Une
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cuillerée toutes les deux heures. Oa agite la fiole avant d'eu donner au malade.
Looch huileux, Looch gommeux, Looch anglais. Ce looch se prépare avec huile d'amandes douces, 15 grammes; gomme arabique pulvérisée, 15 grammes ; sirop de gomme, 50 granmios ; eau de fleur d'oranger, 15 grammes ; eau, 100 grammes. On prépare un mucilage avec la gomme et deux fois son poids d'eau ; on ajoute l'huile par petites parties pour la diviser par une trituration prolongée, et on délaye enfin avec le reste des liquides. (Codex.) On l'administre également par cuillerées.
On prépare encore un looch avec les pistaches ou looch vert. Pour l'obtenir, on fait une émulsion avec 10 grammes de pistaches récentes et 120 grammes d'eau, que l'on ajoute à un mélange de 30 grammes de sirop de violettes et 1 gramme de teinture de safran. On fait ensuite avec l'émulsion obtenue, 15 grammes d'huile d'amandes douces et 0°^50 de gomme adragante en poudre, une émulsion gommeuse à laquelle on ajoute 10 grammes d'eau de fleur d'oranger.
Comme le looch blanc et le looch huileux, cette préparation est adoucissante et calmante.
On prescrit aussi quelquefois le looch cV œuf on le looch de jaune d'œuf, que l'on prépare avec : jaune d'œuf frais n° 1; huile d'amande douce, 50 grammes; sirop de guimauve, 50 grammes; 60 grammes d'eau et 50 grannnes d'eau de fleurs d'oranger. On commence par délayer le jaune d'œuf dans un mortier de marbre avec une petite quantité de l'une des eaux distillées; on ajoute peu à peu l'huile et l'on forme par trituration une masse bien homogène à laquelle on ajoute en triturant le sirop et le reste des eaux distillées.
Pâte amijgdaline. Amandes douces, 6 grammes ; amandes amères, 1 grannne; eau, 16 grammes; gomme arabique, 16 grammes; sucre blanc, 16 grammes ; eau de fleurs d'orangers, 1 gramme ; eau de roses, 1 gramme ; blancs d'œufs, s. q. (12 dans un kilogramme de sucre). On fait une émulsion avec les amandes et l'eau ; on dissout dans ce liquide la gomme, puis le sucre ; après une évaporalion convenable, on ajoute les blancs d'œufs battus avec les eaux aromatiques. Cette formule donne une pâte pectorale agréable qu'on peut désigner sous le nom de looch solide.
On met encore sous la forme de looch, certains médicaments, comme la manne, la térébentliine, l'huile d'épurge, l'huile de ricin, etc., etc., pour les rendre moins désagréables au goût. 11 sera question de ces préparations au nom de chaque substance. [Voy. Émulsion.) T. Gobley.
Loos (Les).
Loos (Jems-Frakçsis), docteur en médecine, vivait en Flandres dans le premier quart du dix-septième siècle. On a de lui :
Avis auu> Belges, dédié à la société entière. Anvers, 1620, in-8°.
Loos (Onésime-Henri). Né à Sedan, le 1" octobre 1725, mort à Paris en
1785, eut la faiblesse ou le charlatanisme de se plonger à corps perdu dans les
rêveiies de l'alchimie. Outre plusieurs manuscrits restés heureusement inédits
on possède de cet homme la fadaise suivante :
Le Diadème des sages, ou Démonstration de la nature inférieure, dans laquelle on trouvera une analyse raisonnée du livre des erreurs et de la vérité, une dissertation étendue sur la médecine universelle. Paris, 170 1, ia-12, '240 pp. Ce livre a élé publié sous le pseudonyme de Philanthropes.
lioos (Jea^s-Jacques), médecin de Heidelberg, né en 1777, prolesseur, en 1805, de l'université de cette ville, a laissé :