‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.56Chapitre 24 sur 80 · MAL DE LA 13AIE SAINT-PAUL · texte numérisé non relu

MAL DE LA 13AIE SAINT-PAUL

plupart des médecins familiarisés avec l'étude de la sypliilis et des maladies de la peau ; je n'ai dor.c pas à revenir sur les considérations générales dont j'ai accompagné l'étude de ces maladies. C'est la pluralité des maladies vénériennes et la contagion de la syphilis secondaire qui avaient servi de base à la démonstration que je poursuivais ; encore aujourd'hui, pour ceux qui nieraient l'une ou l'autre de ces deux gi-andes vérités, la nature syphilitique des maladies portant ces différentes dénominations resterait aussi incertaine que jamais.

Voyons d'abord le mal de la baie de Saint-Paul.

Cette maladie n'est connue que par un rapport du docteur Bowmaun envoyé sur les lieux par le gouverneur du Canada, Hamilton. C'est d'après ce rapport que Swediaur a considéré la maladie en question comme syphilitique, mais en faisant remarquer qu'on ne trouvait parmi ses symptômes ni gonorrhée, ni ulcères aux parties génitales et qu'elle n'avait d'analogie qu'avec le sibbens d'Ecosse ou encore avec la vérole du quinzième siècle. Voici la relation de Swediaur.

(( Il a paru en 1770 et 1780, dans le Canada, et principalement à la baie de Saint-Piiul, une nouvelle maladie vénérienne. Les habitants appellent cette maladie le nuil anglais parce qu'ils prétendent la tenir des Anglais; on le connaît, à la baie de Saint-Paul sous le nom de maladie des éboulements ; à Boucherville, sous celui de lustra cruo, et à Sorel, sous celui de 7nal de Chicot; dans plusieurs districts on l'appelle tout smiplement le mauvais mal ou le vilain mal.

(( En 1785 on trouva, dans le Canada, 5,800 personnes atteintes; la maladie était alors inconnue à tous les individus du voisinage. Elle s'annonce, dès son mvasiou, par de petites pustules aux lèvres, à la langue, dans l'intérieur de la bouche, et plus rarement aux parties de la génération. Ces pustules ressemblent d'abord à de petits aphthes remplis d'une humeur blanchâtre ou puriforme; celte humeur a une telle virulence qu'elle infecte ceux qui mangent avec la cuiller des malades ou qui boivent dans leurs verres, ceux qui fument avec leur pipe. On a observé qu'elle se communique par le linge, les vêtements. Les pères la transmettent à leurs enfants, et lorsqu'elle est déclarée dans une famille il est rare qu'elle épargne quelqu'un. Mais c'est surtout par l'acte vénérien qu'elle se communique.

« Des douleurs ostéocopes nocturnes tourmentent les malades ; elles se calment ordinairement lorsqu'il survient des ulcères à la peau ou dans l'intérieur de la bouche ; il y a fréquemment engorgement des ganglions cervicaux et inguinaux ; à une époque plus avancée le corps se couvre de dartres prurigineuses, dartres qui disparaissent quelquefois pour se montrer de nouveau. Les os du nez, du crâne, des bras, des mains sont attaqués de carie ; il s'y forme des tophus. On observe aussi des troubles de la vue, de l'odorat, de l'ouïe ; la chute des cheveux est un des derniers accidents qui annoncent la fin prochaine des malades. Un malade qui avait langui pendant douze ans, couvert d'ulcères et de tumeurs osseuses, perdit en outre un de ses mollets par ulcération.

u Les deux sexes, à tous les âges, sont exposés à la maladie ; les enfants sont infectés en grand nombre, il paraît que quelques enfants ont été préservés par le traitement qu'avaient auparavant subi leurs mères, quoiqu'elles n'eussent point été radicalement guéries. Cette maladie est surtout contagieuse dans la seconde et la troisième période. On a vu des cas où elle est restée latente dans le corps pendant des années entières, sans se manifester par le moindre symptôme. Le préjugé dominant est qu'elle n'attaque qu'une fois dans la vie ; mais l'expérience

dément cette opinion. On a employé les racines de patience, de bardane. de salsepareille; mais aucun de ces remèdes ne guérit radicalement sans le mercure (Svvediaur, Traité des mal. vénér., t. II, p. 510). »

Dans cette narration il s'agit bien de la syphilis, avec cette particularité, notée du reste dans la plupart des endémo-épidémies de même nature, que la maladie se communique souvent en dehors de tout rapport sexuel, et plus volontiers à la période secondaire, c'est-à-dire quand les accidents syphilitiques ont envahi la bouche et le gosier. Nous nous sommes expliqué ailleurs sur ce mode important de contagion [Yoy. Bouche). J. Rollet.

MAL ©E BASSIME, MAL DE VERS. On appelle ainsi, dans les manufactures de soie, une affection vésiculo-pustuleuse et même phlegmoneuse des mains, observée chez les tireuses ou dévideuses de cocons. Cette affection a été décrite d'une manière complète, pour la première fois, par M. Potton (de Lyon) en 1852 ; depuis lors, M. Dulfours a repris le même sujet ; mais c'est surtout à M. Melchiori [deNovi (Ligurie)] que l'on est i-edevable de l'histoire la plus détaillée que nous possédions sur cette maladie et sur quelques autres analogues dont nous parlerons en terminant. C'est d'après ces divers travaux que nous donnerons les détails qui vont suivre.

Voyons d'abord en quoi consiste le travail des tireuses. Les cocons étant bien dépouillés de leur bourre, sont jetés dans des bassines remplies d'eau chaude ; cette eau dissout l'enduit naturel à l'aide duquel les circonvolutions du hl élémentaire sont agglutinées, et des femmes, assises à côté de ces bassines, s'occupent à réunir les brins de soie pour les grouper, au nombre de trois, quatre, cinq, six, etc., et cà les faire passer ainsi rassemblés au dévidoir, pour en former la soie grége.

Symptômes. Les ouvrières qui, pour la première fois, se livrent à ce genre de travail, ne tardent pas à en éprouver les effets. Il y a d'abord un simple ramollissement de l'épiderme, puis, bientôt apparait une légère rougeur, surtout pendant le travail, s'accompagnant d'un peu de gêne dans les mouvements et d'un sentiment pénible de chaleur et de cuisson. Ces premiers phénomènes se montrent tantôt dès les premiers jours du dévidage, tantôt dans le cours de la seconde ou de troisième semaine ; certaines femmes semblent absolument réfractaires à cette maladie. L'action de la cause irritante se manifeste d'abord sur les parties oià l'épiderme est le plus mince et le plus délicat : dans les espaces interdigitaux, du côté de la face dorsale de la main, sur les parties latérales des premières phalanges des doigts, sur la portion métacarpienne du dos de la main droite qui plonge habituellement dans la bassine. Le derme, fortement irrité, ne tarde pas à sécréter une sérosité claire qui, dans les parties précitées, soulève l'épiderme sous forme de vésicules. Ces vésicules sont ordinairement transparentes, mais quand l'inflammation est assez vive, le liquide qu'elles renferment est trouble, laiteux, et même sanguinolent. Elles sont tantôt discrètes, tantôt réunies par groupes de trois, quatre, cinq ou six. Il en naît chaque jour de nouvelles, tant que dure l'inflammation du derme. L'éruption ne reste pas toujours limitée aux régions indiquées ci-dessus, elle se montre quelquefois dans la paume de la main, mais assez rarement.

Si, par une cause ou par une autre, il se forme des gerçures, des excoriations de l'épiderme, ces lésions provoquent de très-vives douleurs. Les portions ainsi mises à nu ressentent d'une manière très-marquée l'action de l'eau des bassines et sécrètent une sérosité abondante.

L'inflammation peut encore être portée à un degré plus élevé. Toute l'épaisseur du derme s'enOumme : c'est là une forme plus grave de la maladie. Dans certains cas, toute la portion de la main qui subit l'action irritante, est gonflée, avec rougeur vive, chaleur brûlante ; il y a un état érysipélateux ou plutôt érysipélato-phlegmoneux. Si Tépiderme est intact, il est soulevé par le pus et l'on voit surgir des pustules du volume d'un pois ou d'une noisette, remplies quelquefois d'une sanie sanguinolente. Dans certains cas encore, l'inflammation atteint le tissu cellulaire bous-cutané qui suppure, et le pus se fait jour à travers la peau ; ailleurs enfin, la maladie peut gagner les tendons, le périoste des phalanges, et, pénétrant dans la paume de la main, qui est énormément tuméfiée, former sous l'aponévrose des abcès, des infiltrations purulentes. Ces abcès se montrent ])lus particulièrement à la région palmaire, au niveau de la racine des quatre derniers doigts. Souvent alors, un gonflement œdémateux s'étend jusque sur l'avantbias, peut même envahir les ganglions axillaires et en amener la suppuration. On conq3rend que, dans ces formes graves, il survienne des phénomènes généraux : frissons, céphalalgie, vomissements, fièvre intense.

Dans certains cas, fort rares il est vrai, il peut arriver que la game des tendons et les articulations elles-mêmes soient attaquées. La pulpe des doigts, malgré son contact en quelque sorte permanent avec l'eau de la bassine, est habituellement épargnée ; elle peut cependant être prise à son tour, mais alors, quand elle est ainsi envahie par la phlogose, celle-ci pénètre très-profondément, arrive au périoste et détermine la nécrose de l'os et la chute totale ou partielle de la phalangette.

Ces diverses lésions existent tantôt séparées, tantôt réunies sur la même main, ou bien encore on les voit se succéder l'une à l'autre. Ainsi, on rencontrera, en même temps, des excoriations, des soulèvements séreux, des pustules, de grosses bulles ou même des abcès, siégeant les uns dans une partie de la main, les autres dans une autre.

Mais heureusement, dans la grande majorité des cas, la maladie reste superficielle. M. Melchiori a établi à cet égard, approximativement il est vrai, les proportions suivantes : Inflammation superficielle avec ou sans sécrétion séreuse, 80 p. 100; excoriations, même proportion; pustules et grosses bulles, 5p. 100; abcès sous-cutanés, 8 p. 100; inflammation et abcès profonds, 1 p. 100, et peutêtre moins. Environ 20 p. 100 éprouvent une congestion irritative et permanente du derme, un état sub-inflammatoire indolent, n'incommodant les femmes que par un léger degré de chaleur qui s'élève un peu pendant le travail.

La durée du mal de bassine est variable, suivant l'intensité de l'inflammation. Quand celle-ci se borne à l'érythème avec éruption vésiculeuse, tout est généralement fini au bout de sept, huit ou dix jours. Quand elle est plus profonde, qu'il y a des abcès sous-cutanés, la guérison se fait attendre quinze jours ou trois semaines. Enfin, la durée est plus considérable encore quand les lésions sont plus profondes.

Portée à un certain degré, cette affection laisse d'assez longues traces de son passage. Il reste habituellement une rougeur qui ne se dissipe que peu à peu. Quand le derme a été longtemps dénudé et vivement irrité, les papilles s'épaississent, s'hypertrophient, et forment de petites sailhes. Pendant longtemps les mouvements de la main restent sensibles, sinon douloureux, et conservent un peu deroideur. L'épiderme aussi demeure assez longtemps sec, rugueux et jaunâtre.

Ètiohgie. Suivant M. Potton, le mal de bassine est dû à la présence du ver.

à sa décomposition intime, à une première altération qui s'est faite au sein même du cocon, dans les magasins. Celte altération puise une force nouvelle, une plus grande énergie d;\ns l'action de l'eau chaude qui n'a pas le temps ou le pouvoir de détruire les émanations dégagées du cor[ s de l'animal. Si l'on n'emploie, dit M. Potton, que des cocons nouveaux étouffés depuis peu, l'effet morbide n'*apparaît pas. Mais si les cocons sont anciens, s'ils ont été gardés une année et plus, on est presque certain de voir éclater l'éruption chez les ouvrières. M. Duffours avait d'abord adopté les opinions de M. Potton, mais des recherches ultérieures lui ont fait modifier celte manière de voir. Ainsi, dit-il, depuis qu'on a pris l'habitude de mettre dans la bassine de l'eau dans laquelle on a écrasé des chrysalides, le mal au lieu d'augmenter, comme cela aurait dû être dans l'hypothèse de M. Potton, a au contraire diminué. Les ouvrières qui ne tirent que la soie blanche pour laquelle on n'emploie que l'eau pure fréquemment renouvelée sont à peu près exclusivement atteintes. Ajoutez que les personnes chargées d'écraser les chrysalides, pour préparer l'eau en question, ne sont jamais atteintes par l'éruption. Suivant M. Duffours, cette eau qui a pour effet d'assouplir le fil et de le rendre moins cassant, graisse les mains des ouvrières et rend plus difficile l'action de la cause irritante, laquelle ne serait, en définitive, que l'enduit gom meux qui colle les fils élémentaires du cocon. M. Melchiori adopte l'opinion de M. Duffours. D'après son expérience, tous les cocons bons ou mauvais, anciens ou récents, peuvent produire le mal de bassine. Ce n'est donc pas à une décomposition particulière qu'il faut attribuer celui-ci, mais à une cause fixe et invariable, la même pour tous les cocons, c'est-à-dire l'enduit gommeux. Il reconnaît cependant que certains cocons de mam'aise qualité peuvent déterminer une inflammation plus violente que les autres.

A cette cause il ajoute quelques autres influences qui en favorisent l'action. Ainsi la chaleur de l'eau amenant la congestion sanguine de la main favorise l'action du principe irritant. L'eau elle-même a semblé à M. Melchiori exercer, dans quelques circonstances, une certaine influence. Celle qui était fraîchement tirée paraissait produire une excitation plus vive que celle qui, depuis longtemps exposée à l'air, tenait en dissolution des matières végétales ou animales ; M. Duffours avait accusé les eaux vives d'être plus irritantes que les eaux de rivière. D'un autre côté, la saison n'est pas non plus sans jouer un rôle assez marqué; plus elle est chaude, plus facilement se développe, plus s'aggrave le mal de bassine. Ainsi, les ouvrières qui s'adonnent pour la première fois au dévidage dans les mois de mars ou d'avril, ressentent des a'.teintes moins fortes que celles qui commencent ce genre de travail pendant: les ardeurs de l'été.

Enfin, il faut tenir compte de la sensibilité et de la délicatesse plus grande des mains chez les jeunes filles que chez les femmes laites, et chez certaines personnes que chez d'autres.

Pronostic. Comme nous l'avons fait observer, le mal de bassine se ferraine favorablement et assez promptement dans l'immense majorité des cas ; la perte d'une phalange étant un phénomène tout à fait exceptionnel. Il n en est pas moins vrai qu'en raison des vives douleurs qu'il occasionne et du dommage qu'il cause à l'ouvrière en l'obligeant de suspendre son travail, il mérite de fixer l'attention des praticiens et exige un traitement qui abrège autant que possible la durée du mal et calme les souffrances.

Traitement. Les médecins qui se sont occupés de cette question sont d'accord pour rejeter ks antii)hlogistiques, les émollients et les corps gras; ils les ont coH'

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stamnieiil trouvés plus nuisibles qu'utiles et ils leur préfèrent les topiques astringents. MM. Duffours et Melchiori proposent, au début, de baigner fréquemment les mains dans l'eau froide, et, pendant la nuit, de les tenir enveloppées dans des compresses imbibées de cette même eau. Quand les vésicules et les excoriations se i forment en emploiera de légères solutions d'acétate de plomb, de sulfates de fer, de zinc ou de cuivre, les décoctions d'écorce de chêne, de feuilles de noyer, l'eau créosotée, etc. A l'aide de ces moyens si simples, beaucoup d'ouvrières peuvezit, sans trop d'inconvénients, continuer leur travail jusqu'à la guérison.

Mais quand la maladie atteint un certain degré, quand la main est enflée, qu'il y a des pustules, des bulles, etc., le repos est indispensable, et les ouvrières qui, pour obtenir l'accoutumance et lasser le mal, comme elles le disent, refusent d'interrompre leurs occupations, le payent par une aggravation des accidents.

Les excoriations, les gerçures sont avantageusement combattues par l'onguent lithargirique ; quelquefois de légères cautérisations avec le nitrate d'argent deviennent nécessaires. Dans les cas de gonflement très-considérables des mains M. Potton emploie les cataplasmes avec la camomille, le quinquina ou le camphre. Lorsqu'il se forme de petits abcès sous-cutanés, M. Melchiori n'hésite pas à y plonger la pointe d'une lancette ou d'un bistouri étroit, les quelques gouttes de sang ou de pus qui s'échappent amènent un prompt soulagement et une diminution dans la durée des accidents. C'est alors aussi que conviennent les lotions toniques avec le vin aromatique, etc.

Un symptôme qui persiste souvent après les autres, c'est une démangeaison parfois assez vive; ou la calme à l'aide de lotions acidulées, de frictions sèches sur la main et sur le trajet des lymphatiques, d'onctions faites avec des baumes légèrement excitants. Pour combattre les symptômes généraux, les boissons délayantes, les infusions aromatiques ou amères, suivant les sujets, de légers laxatifs, tels sont les seuls moyens à mettre en usage (Potton).

De quelques autres lésions de la main observées chez les dévideuses. M. Melchiori a encore décrit quelques accidents analogues observés sur les mains des dévideuses.

A Novi, dans le but très-probable d'obtenir un plus grand degré de blancheur des fils provenant des cocons du Levant, on a l'habitude d'ajouter du savon à l'eau de la bassine. Dans ce cas les mains, outre l'effet de l'eau des cocons, ressentent de plus l'effet du savon qui est de ramollir, de dissoudre en quelque sorte l'épiderme, d'oij la nn'se à nu de portions plus ou moins étendues du corps papillaire. De là aussi des douleurs et des cuissons très-vives, un engorgement qui peut s'étendre à toute la main. Ces lésions obligent bien souvent les ouvrières à interrompre leurs occupations. Chez les femmes qui ont les mains grasses et la peau fine, l'inflammation pénètre facilement au delà du derme; la main est quelquefois comme criblée de ces dénudalions circonscrites que les malades appellent de la vermoulure [tarlata). Le traitement est le même que dans le mal de bassine proprement dit.

Par le fait de la chaleur et des substances que contient l'eau des bassines, les callosités, les productions épidermiques résultant de causes diverses qui existent sur les mains des dévideuses, s'enflamment quelquefois et suppurent. Les verrues, les poireaux s'irritent, deviennent saignants et très-douloureux. 11 s'ensuit dans certains cas une extension de Tintlammation, avec suppuration aux téguments circonvoisins. Quand le siège de ces altérations est à la pulpe des doigts, la douleur est beaucoup plus iulcuse.

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