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MALARIA

une dissolution alcoolique d'plhermalique. Elle cristallise en prismes droits rectangulaires, terminés par des biseaux. Elle est soluble dans l'eau et dans l'alcool.

La malamide se combine équivalents à équivalents avec la tartramide, qui est un produit de l'action de l'ammoniaque sur l'éther tartrique.

Elle dévie à gauche le plan de polarisation.

On a dit, en traitant de l'asparagine, qu'elle peut se décomposer en ammoniaque et en acide asparlique. Nous complétons ici cette indication en ajoutant que cet acide, ainsi obtenu, diffère par ses propriétés optiques de celui qui est préparé avec la fumarimide. Le premier dévie le plan de polarisation ; il le dévie à droite quand il est dissous dans les acides, et à gauche quand il est dissous dans les alcalins, tandis que le second est sans action sur la lumière polarisée. Il y a donc un acide aspartique actif, et un acide asparlique inactif. On l'ohtient en faisant bouillir une dissolution d'asparagine additionnée d'oxyde de plomb. Le sel plombique qui se forme, purifié par l'eau bouillante et par l'alcool, est ensuite décomposé par l'hydrogène sulfuré. On filtre la liqueur pour enlever le sulfure de plomb et l'on évapore.

L'acide aspartique actif cristallise en tables rectangulaires tronquées aux angles. Il est soluble dans l'eau, plus dans l'eau chaude que dans l'eau froide, moins soluble dans l'alcool. Les acides azotique et chlorhydrique, ainsi que les dissolutions alcalines, le dissolvent en assez grande propoition.

L'acide aspartique inactif a la forme de croûtes cristallines. 11 est plus soluble dans l'eau que le précédent et soluble également dans les acides azotique et chlorhydrique. M. Pasteur a constaté que si l'on traite ce corps par l'acide azotique contenant de l'acide azoteux, on le transforme en acide malique (Voy. Malique).

Pour le préparer, on chauffe à 200° du bimalate d'ammoniaque ; on fait ensuite bouillir avec de l'acide chlorhydrique, et l'on évapore : il se forme des cristaux de chlorhydrate d'acide aspartique. On dissout ce sel dans l'eau; on partage la liqueur en deux parties égales, dont l'une, saturée par l'ammoniaque, est ensuite réunie à l'autre. 11 se dépose, par le refroidissement des cristaux d'acide aspartique inactif.

IHALAIVEA. Genre de Rubiacées, établi par Aublet, et qui ne comprend

plus que l'espèce, qui lui a servi de type, le Malanea sarmentosa Aublet. On en a

retiré les deux espèces, qui avaient quelque intérêt médical, le Malanea verticil-

lita Lam., qui donne le Bois de Losteau, et le Malanea racemosa Lhermimer,

auquel on a attribué le quinquina bicolore. La première est passée dans le

genre Antirhœa Comm., dont il a déjà parlé tom. V., p, 407. La seconde rentre

probablement dans le genre Stenostomum Gœrtn {Voy. ce mot).

' AnBLET. Plantes de laGmjane, 1, 106. planch. 41. — Lherminier. In Journal de pharmacie, XIX, p. 384. — GuiBouRT. Drogues simples. G* édit., III, p. 191. Pl.

MALjtPARl, MALAPARIUS. Arbre des Moluques, dont Rumphius [Herbar.amboinense, III, p. 107) a décrit les propriétés surprenantes. Son écorce et ses racines neutrabsent, suivant lui, la plupart des poisons, des venins, et guériraient les accidents causés par les champignons vénéneux. On a cru que c'était une Légumineuse du genre Pongamia. M. Miquel vient d'en faire un genre de cette famille, sous le nom de Malaparius {FI. Ind. batav.,l, p. I, 1082); mais ses véritables affinités sont inconnues. H. BiN.

MALARIA {mala aria). Ce nom a été donné spécialement à l'air infecté par miasmes palustres. Mais sa signification a été étendue par quelques auteurs à les

MâLâTES. 333

l'air rendu malsain par diverses sortes d'émanations végétales et animales, telles que celles qui se dégagent dans les grands centres de population.

iriALATES. Sels provenant de la combinaison de l'acide malique avec un oxyde.

On distingue deux séries de malates : l'une formée par des nialates neutres ; l'autre par des malates acides. Cela est dû à ce que l'acide malique est bibasique. Les malates sent donc représentés par deux formules générales qui accusent également la bibasicité de leur acide.

Malates neutres = CWO», 2M0.

Malates acides = C»H*C». MO

HO

M étant le métal de l'oxyde, ou le groupe moléculaire qui en joue le rôle.

Presque tous les malates ne sont solubles que dans l'eau ; celui à base de peroxyde de fer est le seul connu, qui soit aussi soluble dans l'alcool. Cbauffés audessous de 200", les malates émettent de l'eau et se convertissent en fumarates.

Plusieurs malates, notamment ceux à base de potasse, de chaux et de magnésie on les rencontre dans presque tous les fruits acides, et surtout en quantité notable, dans les baies du sorbier, dans les verjus, dans les pommes aigres. Les nialates solubles peuvent cristalliser presque tous, mais les malates acides affecttnt, en général, des formes cristallines plus remarquables que celles des malates neutres.

Au point de vue des propriétés optiques, les malates se divisent également en deux séries : celle des malates actifs, c'est-à-dire qui ont la propriété, étant dissous, de dévier le plan de polarisation de la lumière polarisée : la Seconde série comprend les malates inacfifs dont les dissolutions sont dépourvues de la propi'iété que l'on vient d'indiquer.

Les malates ont été particulièrement étudiés par MM. Liebig, Richardson, Merzdorf et Pasteur. Comme les malates n'ont pas encore, d'emploi thérapeutique, nous ne signalerons ici que ceux qui ont été le mieux étudiés.

Malate acide ou bimalate d'ammoniaque. Ce sel cristallise en gros prismes rhomboïdaux droits, qui présentent quelquefois des facettes hémiédriques. La densité de ces cristaux est de 1,55. A la ten>j3érature de 15'',7 100 parties d'eau • en dissolvant 52,15.

Le bimalate d'ammoniaque est insoluble dans l'alcool ; chauffé au bain d'huile de 160 à 200°, il fond, se boursoufle, dégage un peu d'ammoniaque et laisse un résidu de fumarimide. La composition de ce sel est représentée par la formule

CH^O* AzH*0 \

^^ J = CfP (Az H*) 0".

Pour le préparer, on traite le malate do plomb par une quantité d'acide sulfurique dilué, insuffisante pour décomposer tout le malate mis en expérience ; on fdtre le mélange et en fait deux parties égales du liquide filtré ; on sature l'une par du carbonate d'ammoniaque, et, après y avoir ajouté l'autre, on évapore le tout à consistance de sirop.

Malate acide ou bimalate de chaux. Ce sel se présente sous la forme de beaux prismes limpides, appartenant au système rhombique. Ces cristaux exigent pour se dissoudre, 50 parties d'eau froide : chauffés à 100°, ils perdent 22,57

G3i MALAVAL (les deux).

pour 100 d'eau ; chauffes à 180°, ils se déshydratent entièrement. Leur formule

est

C«fPO« CO HO

j -H 8 aq.

Ce composé se trouve tout formé dans beaucoup de plantes : le tabac en contient une grande quantité, et on peut l'extraire directement des baies du Rhus glahrum, ou copaUinum, en les épuisant à l'eau bouillante et en concentrant le liquide par l'évaporation. Toutefois, le procédé le plus suivi pour préparer le malate acitle de chaux consiste à écraser les baies du sorbier des oiseaux, récoltées avant leur complète maturité, et à les exprimer fortement. On porte le suc à 1 ebullition et on le fdtre. On le fait bouillir ensuite pendant plusieurs heures avec du lait de chaux, qu'on ajoute en quantité suffisante pour neutraliser la liqueur. Pendant celle opération, il se déposera, sous la forme de poudre grenue, du malade neutre de chaux. On recueille ce dépôt, on l'introduit dans un mélange bouillant d'une parlie d'acide azotique et de dix parties d'eau : dès que la liqueur azotique bouillante refusera de dissoudre le malate neutre, on la filtrera. Par le refroidissement, il se déposera de beaux cristaux de malate acide de chaux, qu'on purifiera par plusieurs cristallisations successives.

Malate neutre de plomb. En mêlant des dissolutions d'acétate de plomb et de malate d'ammoniaque, on produit un dépôt blanc caillebotté qui se convertit en aiguilles quadrilatères groupées autour d'un centre commun, si on l'abandonne pendant quelques heures en présence d'un excès d'acétate de plomb. Ces cristaux sont du malate neutre de plomb ayant pour formule

C»li'0» î!l^^ 1 -h 4 aq. = C^H^Pb^O'» + 4 aq. PbO \

Ce sel fond dans l'eau bouillante en une masse transparente et poisseuse ; il est très-peu soluble dans l'eau froide et plus soluble dans l'eau bouillante : une solution aqueuse concentrée le dépose à l'état d'aiguilles brillantes.

Le malate neutre de plomb amorphe placé sous une cloche en présence d'acide sulfurique, peut perdre assez facilement toute son eau de cristallisation. La déshy drataiion est plus longue et plus difficile si le sel est cristallisé, et il faut alors chaufler à 150° environ.

Le malate neutre de plomb, qui fond lorsqu'on le jelte dans l'eau bouillante, ne fond pas à sec et conserve même son aspect cristallin si on l'expose à une températui-e de 170°. Chauffé à 220°, il pei-d de l'eau de constitution et passe à l'état de fumarate de plomb.

Toutes les propriétés du malate de plomb, optiquement actif, on les trouve dans le malate de plomb optiquement inactif : seulement on remarque que ce dernier met beaucoup plus de temps à passer de l'état caillebotté à l'étal cristallin, que le malate actif. Tandis que quelques heures suffisent pour la transformation de ce dernier, l'autre, ou l'aclif, ne se transforme souvent qu'après plusieurs jours.

Cette diftéreuce peut servir à reconnaître si l'acide constituant d'un malate de plomb donné, est ou n'est pas optiquement actif.

Malagcti.

MALAVAL (Les deux).

Malaval (Jean). Né à Lézan, petite commune du département du Gard, le2 mars 1669, mort à Pai'is le 16 juillet 1758. Ce chirurgien, plus célèbre que méritant,

MALAXATIUN 355

est parvenu, sans grand bagage scientifique, sans découverte aucune et sans une habileté chirurgicale du premier ordre, à faire retentir les trompettes de la renommée. On a peut-être le secret de tout le bruit qui s'est fait autour de son nom, en se rappelant que Malaval fut protégé par Hecquet, par Dionis, par Ledran ; qu'il fut un praticien sage, judicieux, bon observateur, ne se laissant diriger que par les faits, ennemi acharné de tout système ; qu'il excellait daus ces opérations qui sont du domame de la petite chirurgie ; que personne ne saignait mieux que lui, et qu'il fut longtemps chargé à Saint-Cùme de la démonstration de ce côté important luais secondaire de l'art. Avec ces qualités. Malaval est devenu chirurgien de Saint-Côme (1701), chirurgien du Parlement (1721), démonstrateur royal (1724), vice-directeur, directeur, trésorier de l'Académie de chirurgie. Il n'a laissé aucun ouvrage. On trouve seulement de lui, dans les mémoires de l'Académie de chirurgie, plusieurs observations sur les ])laies de la tête avec dénudatiou des os du crâne; il décrit aussi avec exactitude une hernie du trou ovalaire, et une hydropisie abdominale compliquée de squirrhes énormes aux deux ovaires ; enfin, il démontra, par des faits, assez intéressants, que le mercure ne convient presque jamais dans le traitement des affections cancéreuses.

Mala-val (Adrien). Fils du précédent; né à Paris, en 1708, fut docteur en médecine de la Faculté de Paris (21 octobre 1753), médecin du Chàtelet de Paris. 11 mourut d'une fièvre mahgne, le 16 avril 1741 , et fut inhumé à Saint- Germain-de-l'Auxerrois. Il n'avait que trente-trois ans. Voici la copie de l'acte de son décès relevé sur les registres de cette paroisse :

Paroisse de Sailnt-Germain-de-l'Auxei'.rois. Du jeudi {M août ilH) M'^ Adrien Mcdaval, âgé de trente-trois ans, docteur régent en la Faculté de médecine de Paris, conseiller médecin ordinaire du roy au Chastelet de cette ville, époux de D^ Anne-Louise Villain, décédé le jour d'hier à six heures du matin en sa maison rue des Lavatidières, a été inhumé en présence de S'' Pierre Foubert, chirurgien du roy en sa cour de Parlement, son beau-frère, et de S' Claude Villain, marchand épicier et ancien consul de cette ville, son cousin, lesquels ont signé.

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