MALO (SAINT
rations chirurgicales. Th. de conc. (path. ext.). Strasb., 1836, in-^". — VI. Mém. sur lei , tumeurs ganglionnaires de la région cervicale. Paris et Strasb., 1836, in-8°. — VII. Rapp. général sur les travaux de V Académie des sciences, agriculture, etc., du Bas-Rhin. Strasb., 1856, in 8°. — VIII. Histoire médico-légale de l'aliénation mentale. Ibid., 1856, in-8°. — IX. Considérations médico-légales sur les empoisonnements simples et cotnplexes, suivies, etc. Ibid., 1.^58, tabl. 2. — X. Essai d'analyse toxique générale. Ibid., 1858, in-8°. — XI. Exposition historique et appréciation des secours empruntés par la médecine légale à la physique et à la chimie. Th. de conc. (méd. lég.). Ibid., 1838, in-8°. — XII. Métn. sur les luxations scapulo-huniérales. In Mém. de l'Acad. de méd , t. VII, p. 595; 1858. — XIII. Des attributs particuliers de la médecine légale comme science et comme art. Th. de conc. (méd. lég.). Ibid., 1(^40, in-8°. — XIV. Clinique chirurgicale de l'hôpital d'instruction de Strasbourg. Paris, 18'tO, in-8°. — XV. Traité de médecine opératoire (Encyclopédie des se. méd.). Paris, 1841, in-8°. Ouvrage très-bien fait et qui n'a pas eu le succès qu'il méritait. — XVI. Un certain nombre de notes et d'articles dans divers recueils. E. Bgd.
MALLÉoiiitlRES (Artères) Voy. Pied et Tibule antérieure.
MALLÉOLES {Voy. Jambes, Péroné, Tibia).
MALMIGIVATTE. Nom vulgaire d'une araignée, du genre Latrodecte (voy. ce mot), regardée comme très-venimeuse, et dont il a déjà été question (2" sér., t. II, p. 15). Cette araignée, d'un noir sombre, portant 13 à 15 taclies d'un rouge de sang sur l'abdomen, est commune dans le midi de l'Europe. Son venin, actif pour les espèces dont l'animal fait sa proie, n'a point, pour l'homme, les effets redoutables qu'on lui avait attribués {Voy. Araignées et surtout Latro-
DECTES). A. LaBOULBÈNE.
M.%LO (SAII^IT-) (Station marine de). Dans le département d'Ille-et-Vilaine est un chet-lieu d'arrondissement peuplé de 10,886 habitants, un port de mer et une école de navigation. La ville est construite sur un rocher dans la presqu'île d'Aron qui rejoint la terre ferme au moyen d'une jetée de plus de 200 mètres de longueur nommée le Sillon. Les murailles qui entourent Saint-Malo, les deux tours fameuses de Qui-qu'en-Grogne et de Solidor, l'arsenal, les chantiers de construction maritime, l'arrivée des bateaux marchands qui reviennent de pêcher la morue au banc de Terre-Neuve, la chambre de l'hôtel où naquit Chateaubriand meublée encore comme elle l'était alors, les rochers dont la baie est parsemée et qui rendent son entrée peu sûre, difficile même, par le gros temps, le voisinage de Saint-Servan et de Dinard oii de petits bateaux à vapeur conduisent plusieurs fois toutes les heures, sont les curiosités ou les promenades que les hôtes accidentels de Saint- Malo aiment le plus à visiter. Les excursions les plus suivies et les plus intéressantes sont le passage à l'ile de Jersey ou le voyage sur le bateau qui monte et descend la Fiance dont les bords charmants, mais trop peu connus, sont appréciés de ceux qui ont parcouru pourtant les principaux points de notre globe.
Saint-Malo est une station marine très-suivie depuis qu'une ligne ferrée conduit promptement et à prix réduits à ce port où le flux atteint une des plus grandes hauteurs que l'on connaisse, puisqu'il s'élève, aux marées de l'équinoxe, jusqu'à plus de 15 mètres. La plage est très-belle et très-agréable quoiqu'elle ioit recouverte de galets dans certains points ; elle rachète cet inconvénient par son étendue, son animation, son aspect pittoresque et varié très-goûté des baigneurs qui peuvent toujours se mettre à l'eau et prendre des bains à la lame en se rendant aux points que recouvre la mer à certaines heures et qui ont la possibilité d'aborder à la nage ou à pied ferme le sommet des rochers qui hérissent, dedistance en distance, la surface de l'eau. Un des plus intéressants est le Grand-Bé, où sont les cendres glorieuses de l'auteur des iVaicAe^.
550 MALOUIN (les deux frères).
Un vaste casino est le lieu de réunion des étrangers qui y trouvent une installation convenable de bains de mer chauds, des logements suffisants et une table bien servie. A. Rotureau.
MALOET (Les deux).
Maloet (Pierre), médecin militaire distingué, attaché à l'Hôtel des InvaUdes et à l'Académie des sciences. Né à Clermont, en Auvergne, en 1684, il mourut à Paris, d'une pneumonie, le 14 janvier 1742, laissant la réputation d'un praticien habile et d'une probité exemplaire. Nous avons relevé l'acte de décès de Pierre Maloet. Le voici :
Paroisse Saint-Lodis-des-Ikvalides. Lan mil sept cent quarante-deux, le seizième du mois de janvier, Messire Pierre Maloët, conseiller-médecin ordinaire du roy et de l'Hôtel royal des Invalides^ docteur régent es Facultez de Paris et de Montpellier, membre de l Académie des sciences, âgé de cinquanteuit ans, décédé le quatorzième duditmois, a été inhumé dans la cave de celte glise, par nous soussigné supérieur des prêtres de la congrégation de la mission de l'Hôtel royal des Invalides, et curé de l'église paroissiale de Saint-Louis dud. hôtel, en présence de M^^ Pierre Camus, procureur au Parlement, cousin du défunct, de M^^ Pierre Basile le Large, advocat au Parlement, et autres, qui ont signé.
Camus; Le Large; Dom Jacques Le Hermand; Dam Louis de Loustrel; Bailly.
Pierre Maloet a publié plusieurs mémoires et observations, parmi lesquels
nous citerons :
1. Observations sur une espèce d'ankylose, accompagnée de circonstances singulières . In Mém. de VAcad. des se, année 1728, p. 197. — II. Observations de deux hydropisies enkystées des poumons, accompagnées de celle du foie. In Mém. de l'Acad. des sciences, année 1732, p. 260. — III. Observation d'une hémorrhagie par la bouche qui, en moins d'une minute qu'elle a duré, a été suivie de la mort du malade, et dont le sang venait immédintement du tronc de l'artère sous-clavière droite. In Mém. de l'Acad. des se, année 1733, p. 108.
Maloet (Pierre-Lodis-Marie), fils du précédent, né à Paris le 8 mai 1730, mort le 22 août 1810, après avoir été docteur delà Faculté de Paris (20 octobre 1752), professeur de physiologie et de matière médicale, médecin de la Charité, conseiller du roi (brevet du 24 juillet 1780), médecin de mesdames Adélaïde et Victoire, médecin consultant de l'empereur Napoléon, etc. Maloet avait mérité toutes ces places : c'était un homme probe, un médecin distingué, un praticien habile et dévoué à la cause publique. Il en donna une preuve éclatante en se rendant à Brest, en 1758, et en y prodiguant, dans un cas d'épidémie, ce zèle, ce talent, ce courage, dont tant de membres de notre profession ont donné des exemples en pareilles occasions. Nous ne connaissons de lui que ces trois opuscules :
I. An vitœ exercitium a fibrarum sensibilitate? Paris, 17 5'2, in-4». — IL An ut cœteris animantibus, ita et homini sua vox peculiaris? Paris, 1737, in-4°. — III. Éloge historique de Yernage. Paris, 1776, in-8». A, C.
MALOV (la) (Eaux minérales de). Voy, La MaloO.
RtALOVliv (Les deux frères).
Malouin (Gharles). Naquit à Caen, en 1695, et mourut à Paris en 1718. On a de lui :
MALOUINES (îles). 351
De vero et inaudito artificio quo moventur solida, unaque de cordis et cerebri molu, Caen, 4715, in-4°.
Malouin (Paul-Jacques) naquit à Caen et fut baptisé dans l'église Saint- Jean de cette ville, le 29 juin 1701. Docteur de Reims (5 février 1724) et de Paris (28 août 1730), il mourut à Versailles le 3 janvier 1778. Il fut prolesseur de médecine au collège de France, et de chimie au Jardin du roi ; membre de l'Académie des sciences (1742). C'était un homme instruit, laborieux, doué d'un cœur excellent, exerçant sa profession avec conscience, ne pouvant souffrir qu'on se permît des plaisanteries sur la médecine et les médecins, intraitable sur ce point, et sachant infiltrer la confiance dans l'espi'it de ses malades. Un autre mérite de Malouin, c'est celui d'avoir compris l'importance de l'hygiène, et d'avoir fait servir ses talents d'observation à l'étude des maladies populaires. Pendant neuf années consécutives, de 1746 à 1754, il a soumis à un rigoureux examen les épidémies qui régnèrent à Paris, et l'on peut voir sous le titre de Histoire des maladies épidémiques observées à Paris, en même temps que les différentes températures de l'air, le fruit de ses recherches patientes et soutenues (Voy. Mémoires de l Académie des sciences, années 1746, p. 151 ; 1747, p. 565; 1748, p. 531; 1749, p. 113; 1750, p. 511; 1751, p. 137; 1752, p. 117; 1755, p. 35; 1754, p. 495.)
Il a publié de plus :
I. Expériences faites au sujet de la maladie des chevaux, appelée la morve. In Mém. de VAcad. des se, année 1761, p. 173. — II. In reactionis actionisque œqualitate œconomia animalis. Pïtlris, 1730, in- 4°. — III. Traité de chimie, contenant la manière de préparer les remèdes qui sont le plus eii usage dans la pratique de la médecine. Paris, 1734, in-12. — IV. Lettre eti réponse à la critique du Traité de chimie, l'aris, 1755, in-12. — V. An herniœ inguinali cum adhœsione, subligatum nocel? Paris, 1737, in-4"'. — VI. Pharmacopée chimique, ou chimie médicinale contenant la manière de préparer les remèdes les plus utiles et la méthode de les employer pour la guérison des 7naladies. Paris, 1750, in-12, etc., etc. — VII. Plusieurs articles dans l'Encyclopédie méthodique et dans la Collection des arts-etmétiers. A. G.
MALOlJIî^IES (Iles) ou Iles Falkland, Malvinas des Espagnols, forment, dans r.^tlantique du Sud, un groupe composé de plus de 200 îles ou îlots. Elles sont situées devant la côte d'Amérique du Sud, à 550 milles environ à l'est de l'entrée S. E. du détroit de Magellan, entre 51" et 52° S. et entre 59° 50' 0. et 63° 50' 0. Deux de ces îles seulement ont une grande étendue, ce sont les Malouines de l'Est et de l'Ouest qui sont séparées par un détroit d'une largeur variant de 2 à 18 milles. Tout le groupe comprend une surface de 7,600 milles carrés; le littoral est considérablement échancré par des baies et des détroits.
Cet archipel semble avoir été vu par Améric Vespuce; Sebold le visita en 1599; Streng, en 1688, lui donna le nom de Falkland ; Bougainvilley fonda, en 1 764, un établissement dont les préparatifs avaient eu lieu à Saint-Malo, d'oti le nom de Malouines; ces îles furent restituées à l'Espagne en 1767, puis à la Confédération de la Plata; et, entîn, en 1853, les Anglais en prirent possession et y sont encore établis aujourd'hui.
Le sol des îles Malouines est inégal et montueiix. On aperçoit des chaînes de montagnes rocheuses de plus de 500 mètres d'élévation, traversant de vastes plaines incultes et limitées par une côte rocheuse. Dans les ravins, le terrain est mouvant et aqueux. Sur plusieurs points de la baie de la Soledad, viennent se jeter quelques ruisseaux qui fournissent une eau excellente. Le pic du moni
352 MALOUINES (îles).
Adam, situé dans lesMalouines de l'Ouest, atteint 700 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Il serait difficile de citer une région plus exposée que les Malouines aux tempêtes, en été comme en hiver. Pendant l'été, un jour de calme est un événement extraordinaire. Généralement il vente moins la nuit que le jour, mais ni de nuit ni de jour, ni à aucune époque de l'année, ces îles ne sont exemptes de grains subits et très-violents, ni de coups de vents qui soufflent très-fort, bien qu'ils ne durent que quelques heures, ordinairement. La direction du vent dominant est l'ouest. Les vents de N. E. et du nord amènent un temps sombre et très-triste avec beaucoup de pluie. Le vent d'est coïncide généralement avec le beau temps ; il règne particulièrement pendant les mois d'avril, mai, juin et juillet. Le tonnerre et les éclairs sont rares.
La température aux îles Malouines n'offre pas de grandes oscillations ; la moyenne est plutôt basse. En raison de la fréquence de la pluie et du vent, le froid, en réalité modéré, est beaucoup plus sensible que si le temps était sec et serein. Depuis 1825, le thermomètre n'est descendu qu'une seule fois à — 5°, 6, à midi; et il n'est monté qu'une seule fois au-dessus de + 26" à l'ombre. La moyenne oscille entre — 1°,11 et -+- 10° en hiver, et + 4°,50 et -t- 18»,33 en été.
Jamais on n'a vu la glace dépasser l'épaisseur de 25 millimètres ; il est rare que la neige, sur les terres basses, atteigne une plus grande épaisseur, La pluie est très-fréquente, mais elle ne tombe pas longtemps de suite, son évaporation est fort rapide. Le sol ne donne pas lieu à des exhalaisons palustres, au^si le climat de ces îles est-il réputé extrêmement sain.
Ceux qui ont le plus d'expérience de ces parages disent que le climat de l'île de l'Ouest est plus doux que celui de l'île de l'Est.
Les parties les plus élevées de l'île de l'Est sont de roches quartzeuses ; le schiste argileux prédomine dans les régions intermédiaires ; un grès, oii l'on trouve des empreintes parfaites de coquilles se rencontre par couches dans les formations primitives. Le sol des îles est surtout formé de tourbe; près de la surface, l'argile mélangée de détritus végétaux constitue un sol propre à la culture.
Un lait remarquable dans la flore des îles Falkland, c'est l'absence complète d'arbres ; dans les vallées, on rencontre une grande variété de plantes odoriférantes, qui, en novembre et décembre, couvrent le sol. Comme plantes caractéristiques de ces îles, nous citerons le Tassac {Dactylis glomerata) espèce gigantesque de graminées qui croît également en Sibérie. Le céleri, le coclilearia, l'oseille et d'autres plantes réputées antiscorbutiques y viennent en abondance, on trouve aussi l'airelle et le Myrtus nummuralia. Les différents peuples qui ont habité les Malouines y ont importé les animaux d'Europe les plus utiles qui y ont ra]iidement multiplié.
Le rivage des îles est couvert d'oiseaux aquatiques ; on y rencontre des troupes innombrables de pingouins, de canards, d'oies, de sarcelles, de bécassines. Le poisson, de bonne qualité, foisonne, pendant l'été, dans toutes les baies. Les lacs nombreux de ces îles abondent aussi en poissons fort délicats. Les îles Falkland offrent donc de très-grandes ressources de ravitaillement aux navires qui reviennent des mers du Sud, sans faire courir aucun danger pour la santé des équipages.
En 1861, la population s'élevait à 352 hommes et 214 femmes. Nous n'avons
MâU'IGIU. 555
pu recueillir aucun renseignement sur les maladies observées le plus fréquemment ; nous savons seulement que les affections aiguës des voies respiratoires y sont comnmnes, comme on peut le prévoir d'après ce que nous avons dit du climat de CL't archipel,
BicLioGRAFHiE. — Avcli. lie méd. nav., t. XI, p. 332. — Les Malouines ou Valkland, par le capitaine B.-J. Sulivan, 1869 (dépôt des cartes et plans de la marine, n" 59).
A. L. de M.
MM.fiGSïi (Marcello). Né à Crevalcuore, près de Bologne, le 10 mars \ 658 ; mort à Rome le 29 novembre 1694, un des plus célèbres anatomistes, un des hommes les plus illustres de l'Italie, Malpighi s'adonna d'abord à l'étude des lettres et de la philosophie sous François Natalis. 11 perdit fort jeune encore ses parents et, abandonné à lui-même, il ne savait quelle direction donner à ses études, lorsque Natalis lui conseilla d'apprendre la médecine. Il étudia à Bologne sous Barthélémy Massaria et Mariano, et c'est dans les amphithéâtres de ces deux professeurs, célèbres à divers litres, qu'il prit un goût particuher pour les dissections et l'anafomie, dont il fit toute sa vie une étude approfondie et presque spéciale. Il reçut le bonnet de docteur en 1655 et eut le courage et le bonsens de professer son admiration pour Hippocrate, dans une université où l'on n'appréciait alors que les doctrines des Arabes. On se moqua un peu de lui, on le traita de novateur ignorant, mais tout cela ne nuisit pas à sa réputation naissante et ne fit peut-être que la confirmer dans l'esprit des hommes sensés. Toujours est-il qu'il fut nommé professeur à Bologne en 1656 ; mais, dans la même année, il quitta cette ville pour aller profes^ser à Pise la médecine théorique. Il eut le bonheur de se lier dans cette ville avec l'illustre physicien Borelli, pour lequel il montra toute sa vie une grande vénération. C'est à lui, dit-il, qu'il doit la rectitude de sou esprit et ses connaissances philosophiques les plus utiles ; c'est lui qui lui a appris que le raisonnement n'est rien sans l'expérience et qu'elle seule, peut donner un fondement solide aux systèmes- scientifiques. Il est certain que Malpighi resta toujours fidèle à ces saines données et qu'il leur doit ses plus belles découvertes et ses plus beaux titres de gloire. La santé du jeune professeur ne se trouvant pas bien de l'air de Pise, il revint à Bologne en 1659 et reprit la chaire qu'il avait antérieurement occupée. Il la quitta de nouveau en 1662 pour aller à Messine occuper celle de premier professeur de "médecine, que la mort de Castelli laissait vacante et à laquelle étaient alloués de très-beaux émoluments. Mais les médecins sicdiens étaient Ibrt attachés aux doctrines des arabes, Malpi ghi leur paraissait peut-être un intrus, et, pour ces deux raisons, ils lui suscitèrent des ennuis qui, au bout de quatre ans, le ramenèrent à Bologne, où il reprit avec ardeur ses études analomiques. Il resta cinq ans dans sa patrie, mais en 1691 , le cardinal Pignatelli, devenu pape sous le nom d'innocent XII, qui l'aimait et l'estimait, le fit venir à Rome et le nomma son premier médecin. Sans être très-vieux, Malpighi était fatigué et sa santé se trouvait déjà gravement compromise pa)' des excès de travail ; il était sujet à la goutte, à des douleurs néphrétiques et souffrait de violentes palpitations de cœur. Trois ans après son arrivée à Rome, il succomba, dans le palais Quirinal, à une attaque d'apoplexie. Il était membre de la Société royale de Londres et de la célèbre Académie des Arcades.
Le nom de Malpighi est justement célèbre et le temps ne peut que lui donner un nouveau lustre ; c'est la juste récompcuse des vrais savants, de ceux qui abantlCT. ENC. 2' s. IV. 25