II. Bn
91ARBOD, Marbold, Marbod^us ou Marbodds, savant du moyen âge et à la façon du moyen âge. Il était originaire de l'Anjou et florissait à la iin du onzième siècle; il mourut évêque de Rennes en 1125. Outre quelques ouvrages de théologie, il a laissé un poëme en 745 mauvais vers latins, De lapidibus preciosis, où il traite des vertus chimériques des pierres précieuses et se montre d'une crédulité tout à fait à la hauteur de la triste époque à laquelle il vivait. Ce poëme, par une fiction dans le goût du temps, était attril'ué à un certain Evax, roi d'Arabie, qui l'aurait adressé à Néron. Il en existe une très-ancienne traduction, ou plutôt une imitation en français du douzième siècle. Il y eut également une traduction en danois au treizième siècle, et une autre en italien au quinzième. Le poëme De lapidibus preciosis a été imprimé à Vienne en 1 1 il , in-4° ; à Paris, en I 551 , ni-8'^, etc. La plus récente édition est celle de Beckmann, Gottingen, 1799, in-8". Il figure, en outre, dans les œuvres complètes de son auteur. E. Bgd.
MARC (Charles-Chrétien-He>ri), né à Amsterdam, le 4 novembre 1771 ; mort à Paris, le 12 janvier 1841 . Si l'on voulait savoir toute la peine que l'on a à écrire le panégyrique d'un homme dont le talent fut toujours assez méJiocre, on n'aurait qu'à lire Y Éloge de Marc par Pariset. Le célèbre secrétaire perpétuel de l'Académie de médecine, entraîné sans doute par son affection et son estime pour son client, a voulu lui faire une honorable part dans le Panthéon de l'histoire; nous, qui n'avons pas les mêmes raisons, nous nous contenterons d'exposer brièvement les principaux épisodes de sa vie, et nous reconnaîtrons sans détour qu'il n'y a pas dans l'oeuvre entière de Marc un seul ouvrage qui mérite