‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.56Chapitre 74 sur 80 · MARC · texte numérisé non relu

MARC

autre chose qu'un éloge bana\ Ce médecin est arrivé aux honneurs et aux plus hautes positions; il a dû ses succès à des qualités de cœur incontestées, à une bonté extrême, et probablement aussi à ce dieu qui préside à tant d'existences et qui se nomme le hasard. En considérant tant de médecins et de chirurgiens que nous avons tous connus et que nous connaissons encore, on est tenté de convenir que ce dieu-là vaut mieux que la science et le génie pour réussir dans le monde.

Marc commença ses études à léna et les termina à Erlangen, où il fut reçu docteur en février 1792. Après avoir jiassé dix-huit mois dans les hôpitaux de Vienne, il vint s'établir à Paris en 1795, et y fonda bientôt, avec Fourcrov, Cabanis, Desgenettes, etc., la Société médicale cV émulation. Peu désireux de se livrer à la pratique médicale, il crée une manufacture de produits chimiques et s'y ruine complètement. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il recommence une clientèle et passe ime grande partie de ses nuits à écrire pour les journaux de médecine. Sa position précaire ne s'améliore que lorsque le docteur Hébauer, nommé médecin du roi de Hollande, lui abandonne une riche et productive clientèle. En 1811, il soutient une thèse à la Faculté de Paris, où il prend régulièrement le titre de docteur en médecine. En 1816, il est nommé membre du Conseil de salubrité, et membre de l'Académie de médecine quelques semaines après sa fondation. En 1829, il fonda, avec Esquirol, Parent-Duchàtelet, Villermé, Orfda, Devergie, etc., les Annales (T hygiène publique et de médecine légale, dont il écrit l'introduction. Enfin, après la révolution de 1850, il est nommé premier médecin du roi Louis-Philippe. Marc passait, en sa quahté d'Allemand et non peut-être sans quelque raison, pour un médecin instruit et éclairé ; la médecine proprement dite ne lui doit cependant aucune œuvre de quelque valeur. Il s'est, au contraire, occupé toute sa vie de médecine légale et d'ahénation mentale. 11 a eu sans doute le mérite d'appeler chez nous l'attention des esprits sur les questions trop négligées qui se rapportent à la médecine légale, mais là se borne à peu près tout son mérite. Il a cependant donné quelques bons conseils à propos des noyés et des asphyxiés, et ses opinions sur la folie, souvait exagérées et paradoxales, ne sont point à négliger. TJn des premiers, il a sérieusement étudié les rapports, souvent invisibles, qui unissent le crime à l'aliénation mentale. Si, comme savant, Marc fut un esprit assez médiocre, comme homme il a mérité l'estime de tous et les regrets unanimes de ses confrères. Voici le portrait qu'en a tracé Pariset : « Homme simple et modeste autant qu'éclairé ; serviable et généreux même envers ses ennemis ; humain, désintéressé, ne refusant ses soins à personne, mais donnant toujours aux pauvres la préférence sur les riches; faisant le bien et se cachant pour le faire...; d une égalité d'àme qui s'élevait audessus de la bonne comme de la mauvaise fortune... »

Marc a été un des rédacteurs les plus actifs du Dictionnaire des sciences médicales, du Dictionnaire de médecine en 21 volumes, et des Annales d hygiène et de m,édecine légale. On a, en outre, de lui :

I. Dissertatio inauquralis medica sistens historiam niorbi rarioris spasinodici cum brevi epicrisi. Erlangae, 1792, in-S", 55 p. — II. Thèse pour le doctorat. — III. Allgemeine Bemerkiingen ûber die Gifle und i/ire Wirkungen im menscJilichcn Kôrper. nacli Broicnischen Système dargeslelU. ErJangen, 17!'5, in-8°. — IV. De bonis pœdagogi &chnepffnthaliani oratiuncula, qiia eidem vale dixil, prcefatus est Ch.-L. Lenz. 1707, in-8°. — V. De la fièvre et de son traitement en général, par G.-Chr. Reicli, traduit de ralleinand. In Mémoires de la Société médicale d'émulation. Taris, an IX, t. IV, p. 159. — VI. Sur les hémorrhoides fermées, traduit de l'allemaud de J.-V. do Hildenlirand. Lbid. 1?04, in 8.

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— Vil. Manuel d'autopsie cadavérique médico-légale, traduit de l'allemand par le docteur Roso, augmenté de notes et de deux mémoires sur la docimasie pulmonaire et sur les moyens de constater la mort. Ibidem, 1808, Jn-8'. — VIII. Recherches sur l'emploi du sulfate de fer dans le traitement des fièvres intermittentes . Ibid. 1810 in-8*.

— IX. La vaccine soumise aux simples lumières de la raison, ouvrage destiné aux pères et mères de famille des villes et des campagnes. Ibidem, 1810, in-12°; deuxième édition, revue et augmentée. Ibid. 1856, in-12-. — X. Fragmenta quœdam de morborum simulatione, thèse pour le doctorat. Parisiis, ISll, in-4«. —XI. Commentaire sur la loi de Numa Pompilius, relative à l' ouverture cadavérique des femmes mortes enceintes. In Mémoires de la Société médicale d'émulation. Paris, 1811, t. VII, p. 247. — XII. Consultation médico-légale pour H. Cornier, femme Berton, accusée d'homi'cule commis volontairement et avec préméditation: pi-écédée de l'acte d'accusation. Ibid., 182 J, in-8''

— XIII. Introduction aux Annales d'Iujgiène et de médecine légale. Ibidem, 1829, t. l' p. 9 à 5S. — XIV. Rapport sur une blessure simulée. In Annales d'hygiène, 1829, t. l' p. 257. — XV. Consultation sur des questions de salubrité relatives au rouissage, près de Gatteville. In Annales d'hygiène, t. l, p. 533. — XVI. Rapports de médecine légale dans deux cas de fratricide. In Annales d'hygiène, 1. 1. p. 404. — XVII. Rapports sur la proposition du sieur K., d'empêcher les chiens de propager la rage, en leur enlevant un ver qu'ils auraient sous la langue. Proposition d'un mode d'expérimenter l'efficacité du chlore contre la rage; sur la rage des renards. In Ann. d'hygiène, t. I,p. 327 ; t. IIÎ, p. 340, t. IX. p. 256.— XVIII. Matériaux pour l'histoire médico-légale de l'aliénation mentale. In Annales d'hygiène t. Il, p. 353. — XIX. Rapport sur une accusation d'empoisonnement par l'arsenic. In Annales d'hxjgiène. t. 11, p. 417. — XX. Rapport du collège supérieur de santé de Rrunswick, sur le genre de mort auquel a succombé une fille enceinte et qu'on disait avoir été étranglée. In Annales d'hygiène, t. II, p. 447. — XXI. Commentaire médico-légal sur l'article 1975 du Code civil. In Annales d'hygiène, t. III, pag. 161. — XXII. Réflexions médico-légales sur l'article ôOl du Code pénal, à l'occasion d une tentative d'empoisonnement par le verre pilé. In Annales d'hygiène, t. III, p. 365.— XXUI. Rapport sur quelques cas contestés d'aliénation mentale. In Annales d'hygiène, t IX, p. 383.— XXIV. Suicide simulant l'homicide. \n Annales d'hygiène, t. IV, p. 4'J8. — XXV. Examen médico-légal des causes de la mort de S. A. R- le prince de Condé. In Annales d'hygiène, t. V, p. 156-224. — XXVI. Recherches et observations sur la mort des nouveau-nés, par hémorrhagies des vaisseaux ombilicaux et du placenta, traduction de l'allemand du U' Albert. In Annales d'hygiène. t. VI, p. 128. — XXVIl. Relation médico-légale du procès en condamnation, révision et réhabilitation de Régio-Rispal et de J. Galland. In Annales d'hygiène et de médec'ine légale, t. VII, p. 508. — XXVIII. Cas de suspicion d'infanticide. In Annales d'hygiène, t. VJII. p. 209, t. XIII, p. 193. — XXIX. Suspicion d'homicide. Un homme retiré de la Seine ayant les jambes, les poignets et le cou serrés par une corde, a-t-il pu se suicider? in Annales d'hygiène, t. IX, p. 207. — XXX. Considérations médico-légales sur la monomanie, et particulièrement sur la monomanie incendiaire. In Mémoire de l'Académie royale de médecine. Paris, 1833, t. III, p. 29 ; et in Annales d'hygiène, t. X, p. 367. — XXXI. Des moyens de prévenir le danger d'être asphyxié et de retirer promptement du milieu asphyxiant les personnes, qui s'y trouvent plongées. In Annales d'hygiène, t. Xllf, p. 535. — XX.VII. .Vomvelles recherches sur les secours à donner aux noyés et aux asphyxiés. Paris, lb38, in-8°, avec 12 planches. — XXXIII. Rapport sur le cadavre d'un enfant nouveau-né qui avait séjourné longtemps dans la rivière de Fulda ; découverte et examen de la mère. Traduit de l'allemand du D' iichneider. In Annales d'hygiène, t. XVI, p. 562. — XXXIV. Rapport au nom d'une commission de l'Académie royale de médecine sur l'établissement de conseils de salubrité départementaux. In Bulletin de l'Académie, l^^l , t. 1, p. 56i et in Annales d'hygiène, t. XVlII, p. 5. — XXXV. Question médico-légale de vie et de v'iab'ilité. In Annales d'iiygiéne, t. XIX p. 98. — XXXVI. Consultation sur un cas de suspicion de folie citez une femme inculpée de vol. in Annales d'hygiène, t. XX, p. 455. — XXXVII. De la folie considérée dans ses rapports avec les questions médico-judiciaires. Paris, 1840, 2 vol. in-8».

MABCAXTOL'S. Genre de plantes, du groupe des Légumineuses-Papilionacées, établi en 1791 par le P. Loureiro, dans son Flora cochinchinensis (4t)0). On suppose qu'il a voulu écrire Macranthus, et l'on admet aussi que c'est sans doute là un synonyme des Mucuna de la section Slizolobium. 11 s'agit donc d'une Phaséolée dont les gousses sont couvertes de poils brillants ou à gratter, comme le M. pruriens, et qui peuvent ser\ir en médecine à pratiquer des urtications topiques. D'ailleurs, la graine a un gros embryon cbarnu, riche en fécule et qui a

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toutes les propriélés de celui des Pois et des Haricots. Loureiro l'indique en effet comme comestible. H. Bn.

MARCARD (Henfï-Matthiet:), savant et laborieux médecin de Gcettingue, attiubé à la personne du duc de Holstein-Oldenbourg. 11 a publié une foule d'articles dans divers recueils; mais il est auteur, aussi, des ouvrages suivants :

L Examen rigorosum tnalignitatis febrilis. Gœttingue, 1771, in-4'>. — IL Von einer der Kriebelkrankheit âhnlichen Krampfsucht, die in Stadt beohachtet ist. Hambourg, 1772 :n-8°. — III. Uedicinische Versuchc. Leipzig, 1784, in-8°. — IV. Kurze Anleitung %um innerlicken Gcbrauch des Pijrmonler Brunnen zu Hauze und an der Quelle. Hanovre, 1793,

iii-8°. — IV. Ueber die IS'atur und den Gebrauch der Bœder . Hanovre, 1793, in-8°.

V, Beytrag zur Biographie Zimmermani. Hambourg, 1796, in-8°. — YI. Zimmermann's Verhàllnisse mit der Kaiserin Katharina II und mit Herrn Weikard. Brème, 1813, in-8.

niARCÉ (Locis-Victor), aliéniste distingué, né à Paris en 1828. Ayant perdu son père de très-bonne beure, il lut élevé par son oncle A. -G. Marcé, médecin distingué de rilôlel-Dieu de Nantes, et qui dirigea ses premières études médicales. Il vint ensuite à Paris et entra dans les hôpitaux, oti ses brillants travaux furent trois fois couronnés. Ces premiers succès faisaient prévoir ceux qu'il devait bientôt conquérir. Dès son premier concours pour l'agrégation, il est nommé au premier rang, et, vers le même temps, se consacrant exclusivement à l'étude de l'aliénai ion mentale, il entre dans l'administration de l'assistance publique et obtient une place de médecin à l'bospice de Bicètre. Marcé, doué d'une ardeur infatigable, menait de front son service à Bicêtre, ses fonctions de directeur à l'établissement d'Ivry. un enseignement spécial et des publications scientifiques incessantes. Tant de travaux auraient épuisé une constitution plus vigoureuse (jue la sienne. Sou cerveau, surmené, ne put y résister, et, atteint dans ses plus bjllos facultés, il succomba d'une manière bien douloureuse dans le courant du mois d'août 1864, à peine âgé de trente-sept ans. Les écrits de Marcé portent l'empreinte d'une remarquable sagacité et d'un rare esprit d'observation. Le Traité des maladies mentales, rédigé d'après ses leçons, peut être regardé comme un livre classique.

On a de lui ;

I. Rech. sur les rapports numériques qui existent chez l'adulte à Vétat normal et à l'état pathologique , entre le pouls et la respiration . In Arch. gén de méd., 5° sér., t. VL p 72; 1855. — II. Des kystes spermatiques. Th. de Paris, 1856, n° 7. — III. Mémoire sur quelques observations de physiologie pathologique tendant à démontrer l'existence d'un principe coordonateur de l'écriture et ses rapports avec le pnncipe coordinateur de la parole. \aGaz. méd. de Paris, 1856, p. 748, 777, 790, — lY. Influence de la grossesse et de l'accouchement sur la guérison de l'aliénation mentale. In Ann. medico-psychol., 3° sér., t. III, p. 517; 1857. — A'. Traité de la folie des femmes enceintes, des nouvelles accouchées et des nourrices, et considérations médico-légales, etc. Paris, 1858, in-8°. — VL Sur les causes de la folie puerpérale 1857 p. 562. In Ann. méd. psijch. , 5° sér. t. III. — VII. Des altérations de la sensibilité. Tii. de Gonc. (agrég. méd.). Paris, 1860, in-8°. — VIII. De l'état mental dans la chorée (iném. cour.). In Mém. de l'Acad. de méd., t. XXIV, p. 1; 1860. — IX. ]fiote sur une forme de délire hypochondriaque consécutive aux dyspepsies, etc. In Ann. médico-psych., 5* sér., t. VI. p. 15; 1860. — X. Traité pratique des maladies mentales. Paris, 1862, in-8''. — XL Recherches cliniques et anatomo-palhologiques sur la démence sénile et sur les différences qui la séparent de la paralysie générale. Paris. 1863, in-8». — XII. De la valeur des écrits des aliénés au point de vue de la séméiologie et de la médecine légale. In Ann. d'hyg., 1' sér., t, XXI, p. 379, pi. 2; 1864. E. Bgd.

nARCELLO D£ CLJMES» OU MARCELLUS CURIAIWIJS. Le nom de ce mé-

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deciii italien delà fin dn quinzième siècle a son importance dans l'histoire, encore si voilée, de la syphilis. Marcello, en effet, ayant en main, vers l'année loOO, un exemplaire de la première édition de la Chirurgie de Pierre de l'Argentière (Petrus de Ârgilata), publiée dès l'année 1480 par Octave Scott (in-fol.), eut l'idée de confier aux marges du livre les faits qu'il avait observés, les réflexions que sa grande expérience lui avait suscitées. Il avait, en effet, été longtemps médecin dans les armées de son pays ; il avait suivi les colonnes vénitiennes qui avaient résisté à l'invasion du royaume de >'aples par le roi de France Charles VIII; il avait assisté au siège de Novara, qui eut lieu en août 1495, après la bataille de Fornoue. Dans ces notes marginales, il y a des choses curieuses relativement aux chancres, aux bubons, au phimosis, au paraphimosis, à la blennorrhagie. C'est à croire que Marcello a étudié la syphilis sur nature, et non pas dans les livres, selon la coutume, trop servilement suivie, de l'époque. Ces mêmes notes ont été d'abord copiées par Jean-Ulric Piuraler ; et c'est sur cette copie que Georges-Jérôme Welschius les a publiées.à la suite de son Sylloye curationum et observationum medicinalium, édité en 1G68, in-i". A. C.

MARCELLUS, surnommé Empiricus, en raison de la nature de ses écrits, ou Bitrdigaleïisis, sans doute du lieu de sa naissance, vivait à la fin du quatrième siècle sous Théodose 1. Il était maître des offices, mais ne fut jamais médecin; il a écrit sur la médecine comme amateur, compilant çà et là, et empruntant beaucoup à la médecine populaire. Son ouvrage, qui a pour litre De medicamentis empiricis physicis et rationalibus, a été publié pour la première fois eu 1536 à Bàle par Cornarius, d'après un manuscrit fort ancien (|ue j'ai eu la bonne fortune de retrouver; ce qui m'a permis de constater que l'éditeur avait, suivant la coutume du seizième siècle, trop souvent cbangv le latin de la décadence en latin de la renaissance. Le traité De medicamentis a été réimprimé dans le Medici antiqui d'Aide, 1547, et dans la collection d'Etienne. Une traduction française partielle a été donnée en 1582 par Ant. Du Moulin. Marcellus a transcrit une très- -^rrande partie des Ibrmules de Scribonius Largus ; il a mis aussi à contribution Plinius Valericanus, et les traductions latines des traités de Galien sur les médicaments. Les passages dont on ne peut pas trouver la source sont probablement tirés d'ouvrages perdus, ou représentent les traditions populaires; c'est même là le seul intérêt qu'offre ce traité. Les formules magiques qui abondent dans la compilation de Marcellus ont exercé la sagacité desérudits, en particulier de Pictet et de Grimm. Ch. Daremberg.

MARCELLUS SIDETA, OU de Sida, en Pampbilie, vivait probablement sous Adrien et Antonin le Pieux. Il ne nous est connu que par deux fragments d'un poënie grec sur la médecine {ia.-:puâ) en 40 ou 42 livres. Ces fragments ont pour titre ; l'un : De lycanthrope {mpi W/.ayQpùitov) ; l'autre : Des remèdes tirés des poissons Usai ï;^eOwv). Ces fragments ont été imprimés dans le texte original et traduits plusieurs fois en latin. La meilleure édition est celle qu'en a donnée M. Bussemaker dans le recueil des poètes didactiques qui fait partie de la collection Didot.

MARCET (Alexandre). Né à Genève en 1770, mort à Londres le 19 octobre 1822. Fils d'un très-riche négociant de Genève, Alexandre Marcet fut d'abord destiné au commerce. Un goût invincible le portait veas l'étude des sciences,

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