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MARX

Les-Martres ni un établissement, ni même un captage suffisant pour empêcher les eaux minérales de se mêler aux eaux douces ordinaires.

Quoi qu'il en soit, et malgré ce défaut d'installation, l'eau des deux sources principales de Les-Martres-de-Veyre rend des services dans les maladies oii il convient d'avoir recours à la médication alcaline, sans exposer les malades à une débilitation profonde. Le chlorure de sodium et l'apocrénate de fer corrigent l'action fluidifiante des bicarbonates que ces eaux renferment en quantité déjà trèssensible (o«^7469). Ceux qui ont des affections hépatiques, telles que des congestions ou des graviers, ou un état pathologique des voies urinaires caractérisé par une sécrétion trop abondante d'acide uriqiie ou d'urates ; ceux qui ont conservé un engorgement de la rate à la suite d'accès de fièvres intermittentes, prennent utilement les eaux de Les-Martres-de-Veyre, surtout quand ils ont besoin d'être reconstitués, comme cela arrive souvent. L'eau ne doit pas être ingérée en trop grande quantité alors, et trois ou quatre verres par jour suffisent presque toujours, lien est de même lorsque l'on a affaire à des troubles de l'estomac occasionnant de la dyspepsie ou de la gastralgie ; seulement les doses doivent encore être moins fortes, et deux verres, bus en quatre ou cinq fois, réussissent le mieux. Loisqu'on veut obtenir un effet laxatif ou purgatif, il convient de permettre une proportion d'eau plus considérable, et huit ou dix verres, pris à un quart d'heure d'intervalle dans la même matinée, font obtenir ce résultat. Est-ce le chlorure de sodium, le sulfate de soude en solution dans l'eau, ou une espèce d'indigestion, onces trois causes réunies, qui expliquent la diarrhée qui survient alors? Nous n'avons pas à le rechercher à présent que nous devons nous contenter de signaler un lait, en renvoyant à ce que nous dirons de général à ce sujet dans l'article Eaux minérales. L'eau des sources du Cornet et du Tambour sont réparatrices, et les anémiques et les chlorotiques qui en font usage ne tardent pas à voir revenir leurs forces et leurs couleurs à l'état où elles étaient avant leur maladie. Cette action analeptique est précieuse chez les goutteux, auxquels est prescrit l'emploi de l'eau alcaline déjà forte de Les-Martres, qui, au lieu d'augmenter leur faiblesse, les répare et les reconstitue.

Durée de la cure, de vingt-cinq jours à un mois.

On n'exporte pas l'eau des sources de Martres-de-Veyre. A. Rotureau.

Bibliographie. — Banc (Jean). La mémoire renouvelée des merveilles des eaux naturelles en faveur de nos Nytnphes françoises [Les-Martres-de- Veyre). Paris, 1605. — Dcclos. Observations sur les eaux minérales de plusieurs provinces de France [^Les-Martres-de-Veyre]. Paris. 1675. — Leckand d'Acssy. Voyage fait en 1787 et 1788 dans la ci-devant haute et basse Auvergne [Les-Martres-de-Veyre). Paris, an III de la république. — Nivet (V.). Dictionnaire des eaux minérales du département du Puy-de-Dôme. Clermont, 1846, in-S», pag. 150-135.

MARUTA. Voy. Anthémis et Maroute.

JUABX (Joseph). Ce médecin était juif, et naquit en 1743, à fionn, ville assez importante des États prussiens, province de Clèves-et-Berg. Il mourut à Hanovre, le 24 janvier 1789. C'était un praticien fort distingué, fort passionné pour son art, et qui cherchait tous les moyens d'étendre le cercle des moyens thérapeutiques. Ses voyages en Hollande, en Angleterre, où il s'était lié d'amitié avec Fothergill, n'avaient pas peu contribué à développer en lui les talents de praticien. Mais si Marx pouvait se dire sans émule auprès du lit des malades, son jugement ne suivait pas toujours la bonne voie lorsqu'il s'agissait de questions théoriques et critiques. A cet égard-là, on rappelle contre lui l'opposition qu'il fit à

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Herz lorsque ce dernier, juif comme son antagoniste, s'éleva avec énergie conire le danger des inhumations précipitées, alors en usage parmi les Israélites. C'est à Marx que l'on doit d'avoir répandu l'emploi du gland de chêne torréfié, et à le f^ire employer comme tonique, en guise de café, dans plusieurs affections des viscères du bas-ventre et de la poitrine. Nos médicastres d'aujourd'hui ont, comme on le sait, déterre cette recette, que l'on voit figurer à la quatrième page de nos journaux.

On a de lui :

I. Bissertatio de spasmis, motïbus convulsivis, optimaque iisdem medendi ratione. Halle, 1763, in-l". — II. Observata quœdam medica. Berlin, 1772, in-8°. — III. Observatiomim medicariim pars prima. Hanovre, 1774, in-S". Trad. en allemand par B. Boeliin, 178'), in-S".

— IV. Bestatigte Kraft der Eicheln. Hanovre, 1776, in-8°. — V. Anwéisung, wie man Blatternpatientem aufeine ein fâche und weiiige Kostbare Art behandeln solle. Hanovre, 1784, in-4°. — VI. Abhandlung von der Schwind-Lungeiisuc/it und den Mitteln luider dieselbe. Hanovre, 178i, in-4°. — VII. Geschichte der Eicheln, nebst Erfahrung iiber den dilitctischen und medicinischen Gebrauch derselben. Dessau, 1784, in-8°. — VIII. Ueber die Beerdigung der Todlen. Hanovre, 17S7, in-8°. A. C.

MARX, né vers 1797, de parents Israélites; reçu docteur en 1829. Il dut, en grande partie, à l'amitié et au puissant patronage de Dupuytren, sa position et sa fortune. Grâce à l'appui du grand chirurgien auquel il servait d'aide et de secrétaire, il se trouva lancé dans la haute clientèle, surtout parmi ses coreligionnaires. Marx n'était cependant pas dépourvu de mérite. Il mourut d'une gangrène des extrémités inférieures à la lin de l'année 1865.

On a de lui les mémoires suivants tirés presque exclusivement des leçons cliniques de Dupuytren :

I. Mém. sur la ligature de l'artère sous-clavière pratiquée avec succès par M. Dupuytren'. In Répert. gén. d'anatomie et de physiol., etc., t. I, p. 281 ; 1826. — II. Chirurgie clinique de l'Hôtel-Dieu. Ibid., t. IV, p. lOi ; 1827. — III. De la différence dans le diagnostic des luxations et des fractures de l'extrémité supérieure de l'humérus. Ibid., t. VI, p. 163; 1828.

— IV. Observations sur les jiolypes de la matrice, suivies, etc. Th. de Paris, 1829, n° 197.

— V. Jusqu'à quelle époque est-il possible d'opérer la réduction des luxations. In Bepert. d'anal. 1829, part. I. — VI. Étranglement des hernies par le collet du sac herniaire (avec Paillard). In Journ. univers, hebdom., t. IX, p. 97; 1832. — VII. Lettre et leçon de M. le professeur Dupuytren sur le siège, la nature et le traitement du choléra morbus (avec Paillard). Paris, 1832, in-8°. — VIII. Leçons orales de clinique chirurgicale du professeur Dupuytren (avec M. Brierre de Boismont). Paris, 1851, iu-8°, 4 vol. — IX. Traité théorique et pratique des blessures par armes de guerre, d'après les leçons du professeur Dupuytren (avec Paillard). Paris, 1834, 2 vol. in-S», et 2= édit. refondue avec l'ouvrage précédent, Paris, 1859, in-8°, 6 vol. — X. Du rétrécissement du rectum en général, et en particulier de celui qui est causé par la syphilis. In Journ. des conn. méd. prat., t. I, p. 531 ; 1833-34. — . XI. Mém. sur les luxations anciennes et l'époque à laquelle elles peuvent être réduUes. Ibid., t. II, p. 72, 136; 1834-35. — XII. Des heureux résultats de la trachéotomie pour extraire les corps étrangers, etc. Ibid., t. III, p. 156, 200; 1835-56, etc. E. Bgd.

MARZARI (Giovanni-Baptista), né à Fossalunga, près de Trévise, en 1755, mort èji 1827. Il avait d'abord étudié le droit qu'il abandonna bientôt pour la médecine, et prit le bonnet de docteur à Padoue. Après avoir pratiqué pendant quelque temps à Trévise, il fut appelé à Udiiie pour y occuper la chaire de physique, et de là à Padoue avec les mêmes fonctions, d'abord dans le lycée, puis au séminaire. Nommé président de l'Athénée de Trévise, il éleva cette institution à un très-haut degré de réputation. A l'époque oià le système de Brown avait envahi presque toute l'Italie, Marzari sut résister à l'entraînement général et combattit avec vigueur les doctrines du réformateur écossais. G'estlui qui, le premier, avança l'opinion encore controversée, mais admise par un grand nombre d'auteurs, que

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