‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.57Chapitre 36 sur 80 · MASCAGNI · texte numérisé non relu

MASCAGNI

la pellagre est due à l'usage du maïs : on lui doit, en outre, d'intéressantes observations de médecine pratique qui accusent un sens droit et un tact médical incontestable.

Voici la liste des principaux écrits qu'il nous a laissés .

I. Storia ragionata d'un tetano al sign. H. Caldani. In Giornale per servire alla storia, etc. t. II, p. 186; 1184. — II. Memoria sugli occhj fiaînmagianti d'iina batnbi.na. In Mem. délia Soc. ital, t. II, p. 670. — III Confutazione del sistema di Brown arrichita di nuove, etc. Venezia, 1802, in-8°. — IV. Supplemento alla confutazione, etc. Ibid., 1804, in-8°. — V. Saggio medico-politico sulla pellagra o scorbitto italiano. Venezia, 1810, in -4°. — VI. Lettere al doct. Thiene in Vicenza sulla pellagra. Treviso, 1812, in-4°. — VII. Délia

pellagra e délia maniera destirparla in Italia. Venezia, 1815, in-4'' VIII. Considerazioni

sopra una nuova medicina. In Ann. univ. di med., t. XIV, p. 272; 1820. — IX. Indura~ mento cellulare de'neonati. Ibid., t. XXXV, p. 563; 1826. E. Bgd.

MAiSCAGivi (Paul). Né dans le hameau du Castelet (territoire de Sienne), le 5 février 1752, mort à Florence, le 19 octobre 1815. Mascagni, qui a été un des plus grands anatomistes de l'Italie et des temps modernes, étudia à l'université de Sienne, où il eut pour professeur Tabarani, qui, lui-même, s'occupa beaucoup d'anatomie. Frappé des grandes dispositions de son élève, il se l'attacha et le fit nommer, à sa place, professeur d'anatomie en 1794 ; Mascagni n'avait encore que 22 ans. Il se montra à la hauteur de sa position, et, non-seulement il fit d'excellentes leçons fort suivies, mais il continua avec ardeur ses travaux anatomiqueset commença les recherches, qui l'ont immortalisé, sur les vaisseaux lymphatiques. Il se livrait en même temps avec ardeur et avec succès à l'étude de l'histoire naturelle et de la chimie. Il prit part à un concours, ouvert à l'Académie des sciences de Paris, sur les vaisseaux absorbants ; ses mémoires, mal écrits, d'une part, et, de l'autre, mal compris par nos académiciens, ne furent pas jugés dignes du prix, et Mascagni publia, dès 1784, une sorte de prospectus de ses travaux sur les lymphatiques, accompagné des quatre premières planches qui devaient orner plus tard son grand ouvrage. Ce travail, vivement critiqué en Italie, ne reçut en France que des éloges justement mérités et servit à fonder et à asseoir la réputation du professeur de Sienne. C'est en 1787 qu'il publia le complément de ces premiers essais, sous le titre ^'Histoire iconographique des vaisseaux lymphatiques. Ce magnifique ouvrage, dédié au grand-duc Pierre- Léopold , alors fort libéral, lui valut de la part de ce prince des récompenses de toute nature. Mascagni était un homme à idées droites, larges et profondément libérales ; aussi, quand les armées républicaines de la France entrèrent en Italie, où elles apportaient, avec la délivrance, les beaux principes de notre grande révolution, il donna un libre cours à ses sentiments et adopta avec enthousiasme les idées nouvelles. C'était chez lui pure conviction, aucun calcul ne le faisait agir, et, sans rien accepter, il continua ses travaux scientifiques et ses leçons à l'uuiversité. Quand nos armées vaincues ne furent plus là pour protéger les patriotes italiens, Mascagni fut inquiété , poursuivi et il échappa à grande peine à une mort affreuse. Cela ne put changer ses convictions, et, après les premiers moments de trouble, il ne fut plus inquiété et reprit le cours de ses travaux. En 1800, Mascagni quitta l'université de Sienne pour celle de Pise; l'année d'après il fut appelé à Florence, et il professa dans l'hôpital de Santa-Maria Nuova, l'anatomie, la physiologie et la chimie. Bologne fit de vains efforts pour l'attirer dans son sein, mais il voulut rester fidèle à Florence, qui l'en récompensa en lui confiant d'importantes fonctions se rapportant à l'exercice de la médecine et de l'hygiène publique.

Les travaux de Mascagni ont presque uniquement trait à l'anatomie humaine,et

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il a publié un ouvrage fort remarquable sur l'anatomie à l'usage des peintres et des sculpteurs; mais son vrai titre de gloire, celui qui rendra son nom à jamais immortel et qui le place à côté des plus grands anatomistes, c'est la splendide Iconographie des vaisseaux lymphatiques . Dans cet ouvrage, où tout est à louer, la magnificence du texte et des planches, la beauté des préparations et leur scrupuleuse exactitude, la laborieuse patience et le vrai génie de l'anatomiste, Mascagni a repris tous les travaux antérieurs de Fallope, d'Eustache, d'Aselli, de Pecquet, de Rodbeck, etc., corrigé quelques-unes de leur erreurs, complété ce qui était resté ignoré ou obscur, et, à l'aide de ses propres recherches, continuées sans interruption pendant huit ans, tracé d'une manière définitive et désormais complète l'histoire des vaisseaux lymphatiques. Depuis Mascagni, ses successeurs n'ont pu que glaner dans un champ merveilleusement cultivé. Les quarante et une planches in-folio, dont quatorze au trait, qui accompagnent l'iconographie, sont elles-mêmes les chefs-d'œuvre qu'on ne se lasse pas d'admirer. On peut en dire autant de la Grande Anatomie posthume de Mascagni et des quarante-quatre planches qui l'accompagnent, dessinées et gravées par Antonio Serantoni.

Voici la liste des ouvrages de Mascagm avec quelques indications bibliographiques :

I. Dei Lagoni del Senese e del Volterano. Sienne, 1779, in-S". — II. Prodrome d'un ouvrage sur le système des vaisseaux lymphatiques, contenant 24 planches in-fol. Ibid. 1784, in-4°. Ce sont les mémoires envoyés au concours de l'.\cadémie des sciences. — III. Lettera ai Aletofilo al Giomalista medico di Venezia. Misopoli (Vienne), 1785, in-12. Polémique trèsvive entre Mascagni et deux journalistes de Venise. — IV. Vasorum lymphaticorum corporis humani historia et iconographia. Sienne, 1787, in-fol., avec 41 planches du même format. Ibid., 1795, in-8°, texte seul. Traduit en italien, par Bellini. — V. Anatoniia per uso degli studiosi de scultura et pittura, opéra posthuma. Florence, 1816, in-fol., avec 15 planches. Publié par les soins de Bernard et d'Aurèle Mascagni. — VI. Prodromo délia grande anatomia. Ibid. 1819, deux parties in-fol., avec planches; 2« édition, revue par Farnèse. Milan, 1821-24, 4 vol. in-S", avec planches. Cet omTage devait être publié par Antomarchi et il était presque terminé quand ce médecin fut appelé à Sainte-Hélène, auprès de Napoléon I". Ce travail monumental fut repris, terminé et publié par trois professeurs de Pise, sous ce titre : Pauli Mascagni Anatomia universa, XLIV tabulis œneis, juxta arc/ietypum hominis adulti, accuratissime reprœsentata, dehinc ab excessu auctoris , cura et studio Andreœ Yacca-Berlinghieri, Jacobi Barzelloti et Joannis Rosini, in Pisana Universitate professorum absoluta atque édita. Pisis, apud Nie. Gupurro, typis Firmini Didot, 1823, in-fol. Rien n'est plus beau que les planches qui accompagnent cet ouvrage, dont les ligures sont de grandeur naturelle. Traduit en italien, avec planches réduites. Milan, 1835. H. Mr.

MAitîKA (Eau minérale de), athermale, sulfatée calcique faible, sulfureuse faible. Dans le déparlement du Gers, dans l'arrondissement de Condom, au bord de la route qui conduit à cette- ville, au miheu d'un site très-pittoresque, émerge la source de Maska, dont l'eau claire et limpide a une odeur hépatique marquée. Son analyse chimique exacte n'est pas coimue. Les habitants du pays s'y rendent en assez grand nombre et y traitent leurs maladies de peau, leurs affections bronchiques ou gastro-intestinales, qui sont produites ou qu'ils croient déterminées par un vice dartreux, et leurs douleurs rhumatismales, qu'elles occupent leurs articulations ou leurs muscles. Les eaux de Lavardens {voij. ce mot) et de Maska sont assez fréquentées depuis quelques années pour que le gouvernement ait cru devoir mettre ces deux stations du déparlement du Gers sous la surveillance d'un médecin inspecteur. A. R.

MASIL'S (Georges-HeiNri). Né à Schwerin en 1770, mort le 25 août 1822. Reçu docteur à Gottingen en 1796, il fut peu après nommé médecin titulaire de

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