MAUVE
taire, 11 s'établit à Vienne ponr pratiquer son art. L'étude des maladies de l'enfance était alors très-négligée. Plein de zèle pour la science et pour l'huniaiiité, il résolut de combler cette lacune, mais il fallait d'abord créer un hôpital d'enfants. Tous ses efforts furent dirigés vers ce but, et, après' bien des peines et des dépenses, il se trouva, le 27 aoiU 1837, à la tête d'un service de douze lits, qu'il installa dans sa propre maison. Là, de jeunes sujets appartenant à la classe pauvre étaient admis en traitement ; c'est ainsi que fut fondé le premier hôpital d'enfants de Vienne et même de toute l'Allemagne. Afin de perfectionner et de compléter cet établissement, il fit un voyage (1859) en France et en Angleterre, afin de visiter les institutions de ce genre. L'attention ayant été attirée sur cette grave question, une société se forma pour assurer l'avenir de ce petit établissement. Dès l'année 1844, Mauthner commença des cours de clinique sur les maladies des enfants. Enfin, en 1848, un hôpital spécial, l'hôpital Sainte-Anne, fut construit, et Mauthner y installa sa clinique. A l'aide des matériaux qu'il recueillait chaque jour, il pu faire paraître cette suite de travaux qui ont répandu et consolidé sa réputation'. Cet homme distingué, à qui la science ne doit pas moins que l'humanité, succomba à une inflanunation aiguë de la poitrine, le 8 avril 1858, dans la cinquante-deuxième année de son âge.
Mauthner avait été promu à de hautes dignités; il avait été anobli avec le titre de chevalier de Mauthsein, il était membre de troisième classe de l'ordre de la couronne de fer, honoré de médailles, membre d'une foule de sociétés savantes, etc.
Voici la liste de ses principales publications :
I. Bemerkungen ûber das itjpkôse Fieber mit Nasenbrand [vulgo Blaimase) welches im Winter 1831-52 iintei- dein Mllitair in Galizien epidemisc/ie geherrscht hal. In HufelaïuVs Journ.. t. LXXYIII, St. IV, p. 46. 183i et à part, Berlin, 18ôi, in-S». — II. Die Heilkrâfle des Kalten Wasserstrahls mit einer Rilckblick auf das Staiibregenbad, und kalte Bâder. Wien, 1857, in-S°, p). 4. — III. Die Krankheiten des Gehirns und Riickenmarks bei Kindern. Durch Kranklieitsfâlle aus dem ersten Kinder-Spitale erlàiUert. Ibid., 1844, gr. in-8°, pi. 5; ibid., 1854. — IV. Erster Jahresboicht ûber die wissenscliaftl. Leistitngen de k. k. Kiinik fiXr Kinderkrankheiten ini St-Annen-Kinder-Spitale iin Ja/irc 1850-51. AYien, 1851, in-S». — V. Kinder Diâtetik. Eine Anleitung zur aaturgemàsseti Pflege und Erziehung der Kindes. Wien, 1855, in-8°, pi. &g., plus. édit. — VI. OEsterreiche Zeitsclirift filr Kmder- Aeii/tMKrfe (avec Kraus). 1853-56, 1 vol. par an. E, Bgd.
MAUVE {Malva T.). § L Botanique. Genre de plantes qui a donné son nom à la famille des Malvacées. Les fleurs en sont hermaphrodites, régulières, pentamères. Leur réceptacle est convexe et porte de bas en haut : un calicule, un calice, une corolle, des étaminesel des carpelles en nombre indéfini. Le calice est gamosépale, quinquéfide, valvaire ou rédupliqué dans la préfloraison. Les pétales sont tordus, unis inférieurement entre eux et avec l'androcée. Les étamines sont monadelphes, à filets unis inférieurement en tube, puis libres dans leur portion supérieure, et supportant chacun une anthère réniforme, extrorse, uniloculaire. Le gynécée est supère. Son ovaire est formé de loges verticillées autour du sommet du réceptacle, surmonté d'un style à autant de branches grêles, stigmatifères, qu'il y a de loges ovariennes. Chacune de celles-ci présente vers sa base un placenta qui supporte un ovule, ascendant, anatrope, à micropyle inférieur et extérieur. Le fruit est formé d'un verticille d'achaiues qui, à la maturité, se détachent du réceptacle commun. Leur graine renferme sous ses téguments un embryon replié sur luimême, avec un albumen mucilagineux, très-peu volumineux, dans l'intervalle des replis des cotylédons, ou tout à fait nul. Les Mauves sont herbacées ou suffratescentes, avec des feuilles alternes, pétiolées, accompagnées de larges stipules