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accentuée, mais à peu près pareille à celle des sources de cette station thermale du Dauphiné, expliquent l'abandon dans lequel elle est tombée, malgré sa température, sa quantité et sa qualité. A. Rotureau.

Bibliographie. — Dorgeval-Dubouchet. Guide du baignenr aux eaux thermales de la Motte' les-Baim, Paris, 1849, in-8°, p. 150-152. A. R.

IHEAD (Richard). Né le 2 août 1675 à Stephey, près de Londres, où son père remplissait les fonctions de ministre, celui-ci, zélé presbytérien, ayant été obligé de s'exiler en Hollande pour des motifs politiques, le jeune Richard commença ses études médicales à Leyde et les termina à Padoue ; c'est là qu'il prit le bonnet de docteur, eu 1695. Ayant ensuite passé près d'un an à Naples et à Rome, il revint en Angleterre, vers 1696, et sa réputation eut bientôt atteint les plus hautes limites ; il fut reçu successivement membre du Collège des médecins de Londres, et de la Société royale, médecin de l'hôpital Saint-Thomas et du roi Georges IL Parvenu à occuper à Londres le premier rang parmi les plus illustres de sa profession, comblé d'années et de biens, il mourut le 16 février 1754, à l'âge de quatre-vingts ans, laissant une riche et précieuse collection de livres, de médailles et d'antiquités. Mead était un savant cminent, mais, ce qui vaut mieux encore, prodigue de son savoir et de ses richesses, il en fit constamment le plus noble usage. Sa haute position l'avait mis eu rapport d'amitié avec la plupart des hommes distingués de l'Angleterre, mais il s'était surtout attaché au célèbre Freind. Celui-ci, coupable d'une opposition très-énergique au ministère d'alors, fut arrêté et enfermé à la tour de Londres. Au bout de six mois, le ministre étant tombé malade envoya chercher Mead, qui lui refusa obstinément ses soins et ses avis jusqu'à ce qu'il eût obtenu l'élargissement de son ami, auquel dès le soir même il remit 5,000 guinées (125,000 fr.) qu'il avait touchées des malades de ce dernier qu'il visitait pendant sa captivité. C'est à Mead que le Collège des médecins de Londres doit la statue de Harvey qu'il fit élever à ses frais ; c'est par SCS conseils que le richissime libraire Guy fonda l'hôpital qui porte son nom.

Mead ne mérite pas seulement nos éloges pour ses belles qualités; ses livres, attestent un rare savoir et un véritable esprit d'observation, bien que l'on puisse, avec Haller, lui reprocher trop de penchant pour l'hypothèse et une crédulité trop grande dans les vertus des médicaments. Imbu des leçons de l'Écossais Pitcairn qu'il avait suivies à Leyde, il faisait jouer un grand rôle aux doctrines iatro-mathématiciennes. C'est ce que l'on voit surtout dans son premier ouvrage sur les poisons, qui renferme d'ailleurs des expériences très-curieuses et très-bien faites sur les venins de la vipère et de la tai^entule qu'il avait vue en Italie, sur le virus de la rage, sur les toxiques minéraux, tels que l'arsenic, le mercure, etc. Ses recherches relatives à l'action du soleil et de la lune sur l'organisme sont une application des principes de Newton, son ami. Il chercha à démontrer que l'action attractive des astres'produit dans l'atmosphère des espèces de marées comparables à celles de la mer, et, par conséquent, des augmentations, des diminutions de pression qui doivent agir sur le corps de l'homme. Lors de la peste de Marseille, qui jeta une si profonde épouvante en Europe, Mead, consulté par le gouvernement anglais, publia son discours sur la peste, qui eut un tel succès que six éditions furent épuisées en moins d'un an. L'auteur admet l'origine africaine de cette maladie, et son introduction ainsi que sa transmission par contagion ; le poison absorbé par les voies respiratoires est porté sur le système nerveux. Comme piophylaxie, il conseille un système très-rigoureux de séquestration et de quaran-

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