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MECANIQUE ANIMALE

taines. Sutton, auteur d'un système très-ingéiiieux pour renouveler l'air d'un vaisseau, en le laisanl attirer par le foyer de la cuisine, voyait ses idées impitoyablement repoussées ; mais énergiquement soutenu par Mead, il fuùt par triompher des obstacles que lui opposaient ses envieux et ses adversaires. Mead a également fait connaître les découvertes de Bonomo sur les parasites cutanés {voy. Cestoni et Gale). Son traité sur la variole eut aussi un très-grand succès, et l'auteur se montra partisan zélé de l'inoculation, à l'introduction de laquelle il prit une large part. Ses conseils médicaux nous le montrent avec les qualités et les défauts que nous signalions plus haut ; quant à son traité du scorbut, maladie qu'il n'avait pu étudier que sur des relations, et surtout sur celle du voyage de lord Anson, il est bien inférieur à celui que son compatriote Lind fit paraître quelques années après.

Mead a publié les ouvrages suivants :

I, Mechanical Account of Poisons. London, 1702, in-S»; très-nombr. édit. trad. lat. par John iN'elson. Leyde, 1737, in-S". — II. De imperio salis et lunœ in corpora humana et morbis inde oriundis. Londini, 1704, in-8°, plus. édit. — III. A Short Discourse conceming Contagion and the Method to be used to jn-event it. Lond., 1720, plus, édit., trad. en latin Lond., 1721, in-S» ; trad. en français, Paris, 1721, in-8°, — IV. Oratio Horveiana in thealro collegii regii medicorum londinensium habita anno 1723. Adjecta est, etc. Lond., 1724, in-i°, etc. — V. De variolis et morbillis liber, ibid , ■1747, in-S». — VI. A Discours on the Scnrwij à la suite du traité de Sutton: historical Account of a New Method for extrading the Foui Air ont of the Ships. Ibid. 1749. Trad. franc, par Lavirotte. Paris, 1749, in-8°. —, VU. Modicina sacra, sive de morbis insigntoribus qui in Bibliis memorantur . Lond., 1749; in-S" ; Amstelod., 1749, in-4°. — VIll. Monita et prœcepta medica. London, 1751, in-8°, nombr. édit., trad. franc. Paris, 1758, in-12. — IX. Pharmacopœa meadiana. London, 1756-58, in-8''; 3 vol. — X. Les œuvres de Mead ont été rassemblées et publiées à plusieurs reprises. Gottingen, 1748-49, in-S", 2 vol. ; Neapoli, 1752, in-4° ; Parisiis, 1757, in-8°, etc. Trad. franc, par Coste, Bouillon, 1774, in-8° 2 vol. (c'est la plus complète). E. Bgd.

MÉAT (de meure, couler). Le me'at est un canal ou conduit qui a d'ordinaire, mais non toujours, pour fonction principale de livrer passage à un produit plus ou moins liquide. La fonction principale du méat auditif, par exemple, n'est pas de donner issue au produit des follicules sébacés. Le nom de méat est quelquefois donné, non à la totalité d'un conduit, mais seulement à son oriûce externe. Ainsi c'est l'ouverture externe de l'urèthre qu'on appelle spécialement méat urinaire. Dans les plantes, les méats intercellulaires ne renlerment que des gaz.

MECitlMBO. Nom donné à l'écorce d'un végétal de la famille des Reiionculacées, employé, d'après Horsfield, à Java et dans l'Inde contre les fièvres intermittentes et aussi à titre de tonique.

Horsfield. Catalogue des plantes de Java. — Mérat et de Lens. Dictionnaire de matière médicale.

MÉCAIKICIEI^S. Voy. Machines.

IUÉCA.IV1CISME. Voy. Médecine (histoire de la).

MÉC.M^'lQUE ANIMALE. Cette expression embrasse toutes les queslions qui se rattachent à l'étude des phénomènes de mouvement dans l'ordre biologique. Tous les organismes vivants manifestent leur qiialité de vie par ce caractère commun et exclusif d'accomplir des mouyements soit d'ensemble, soit

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