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MÈCHE

MECAXOCHITL. Hernaadès donne ce nom à une plante volubile du Jtfexique, portant sur des tiges arrondies, tortueuses, lisses, rampantes et radicantes, des feuilles, grasses, odorantes, d'une saveur acre. Les fruits sont semblables à ceux du poivre long. La plante est stimulante, tonique, diurétique et eniménagogue. Mêlée au chocolat, elle lui donne un parfum agréable, c'est probablement une espèce de Piper, peut-être le Piper geniculatum.

Hernandès. Rerum medicar. Novœ Hispaniœ Thésaurus, liv. V, ch. xiii, p. 14i.

MÈCHE. On donne ce nom à des faisceaux formés de longs brins de charpie, disposés parallèlement, repliés à leur partie moyenne oîi ils sont réunis par un fil transversal. La dénomination de Mèche à selon désigne plus particulièrement une bandelette de linge dont les bords sont effilés. On a souvent confondu les mèches et les tentes dans une même description, mais comme les auteurs qui ont écrit sur les bandages ne sont pas d'accord sur les différences de ces deux expressions, le terme de mèche est exclusivement employé dans l'acception que nous avons définie. Pour former une mèche on réunit parallèlement des brins de charpie ou des fils de coton dont la longueur et le nombre varient suivant l'emploi qu'on en veut faire. Les brins régulièrement disposés en un faisceau sont perpendiculairement entourés à leur partie moyenne par une anse composée de plusieurs fils de charpie, et le faisceau est replié sur cette ligature de façon que le nœud soit compris entre les fils.

La mèche peut être introduite directement dans la plaie ou dans une cavité naturelle, mais, le plus souvent, on se sert d'un instrument particulier appelé porte-mèche. Celui-ci représente une tige métallique terminée à l'une de ses extrémités par un bouton élargi, et à l'autre extrémité par une sorte de fourche ou d'encoche en V.

Pour introduire la mèche, le porte-mèche étant tenu de la main droite, ou applique dans l'encoche le fil qui sert à lier la mèche, et l'on rabat de la main gauche les brins de charpie. Le bouton du porte-mèche étant appuyé sur la pulpe du pouce, et les fils de charpie étant maintenus à l'aide du doigt indicateur et médius, la mèche ainsi tenue est plongée dans le cérat, ou dans l'huile, ou encore enduite de styrax ou de toute autre pommade. Elle est alors introduite directement, comme dans le cas de plaie anfractueuse ou de trajet fistuleux ; l'index de la main gauche préalablement porté dans une cavité naturelle, le rectum par exemple, sert de guide à la mèche qui est glissée sur ce doigt. On retire alors le porte-mèche, et avec celui-ci l'on assure l'adaptation des brins de fil sur la partie profonde du trajet. >

Les mèches sont employées à différents usages, soit pour régulariser la cicatrisation, soit pour exercer une compression ou une dilatation. Dans le premier cas, la mèche est introduite dans l'ouverture d'un abcès pour empêcher les bords de se cicatriser avant le fond de l'abcès, par exemple lorsqu'on ouvre un abcès du sein ; ou bien la mèche est destinée à empêcher les bords d'un trajet fistuleux de se réunir après qu'on en a opéré la section comme dans les fistules à l'anus ; dans le second cas, la mèche sert à dilater un rétrécissement, par exemple au rectum, et alors on lui donne un volume progressivement croissant.

Dans tous les cas, la mèche, soit par la charpie qui la compose, soit par les onguents qui la recouvrent, peut servir à diriger l'évacuation des liquides ou à opérer sur les tissus comme moyen excitant, comme véhicule d'une substance médicamenteuse. Les mèches agissant comme moyen de dilatation sont actuellement

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remplacées dans beaucoup de cas par des instruments particuliers, bougies, cylindre, éponge préparée, etc. , cependant elles sont encore appliquées au traite-' ment du rétrécissement du rectum. Les mèches sont surtout utilisées dans le premier pansement des collections purulentes incisées, elles servent alors à empêcher la réunion prématurée ou le rétrécissement des incisions cutanées ; par exemple, dans le traitement de la fistule à l'anus, l'application des mèches a une très-grande importance, l'incision du trajet une fois opérée, la guérison dépend souvent de la perfection du pansement, la mèche doit doue être exactement appliquée dans toute l'étendue de la plaie, et au fond de celle-ci pour obtenir une cicatrisation procédant du fond vers les bords ; il est nécessaire de guider l'introduction par le doigt de la main gauche, et d'assurer ainsi la position de la mèche au fond du trajet.

Le porte-mèche mérite une attention particulière, il faut que l'échancrure qui le termine soit suffisamment large, po.ur embrasser le fil qui lie la mèche, et en outre elle doit être mousse pour éviter de déchirer les tissus. Les porte-mèche en acier devraient être rejetés parce qu'ils ont des pointes trop aiguës, le portemèche en argent dont l'extrémité est aplatie et terminée en croissant à pointes mousses est préférable. Dans la pratique, lorsqu'il s'agit de petites mèches on peut se contenter d'un simple stylet pour en faciliter l'iutroduction, et au besoin, une paille ou une allumette peuvent remplacer le porte-mèche.

Les substances qui servent à former les mèches sont ordinairement des brins de charpie, ou des fils de coton lorsqu'on a besoin d'une grande longueur comme pour les mèches employées dans le pansement des fistules à l'anus et qui ont au moins un décimètre de long. Des mèches ont été faites avec des brins de soie. 11 est inutile d'insister sur les divers topiques qui peuvent être appliqués sur les mèches {voy. Séton). A. Hénocque.

niÉCHLOIQUE. Acide. Se forme, en même temps qu'une résine chlorée par l'action du chlore sur la méconine. Il cristallise en belles aiguilles prismati' ques ; il est peu sol\ible dans l'eau fraîche, soluble dans l'eau bouillante et les alcalis. L'analyse de ce produit non c/iZore a donné : carbone. 48-72, hydro.4,07.

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