TOTAL GÉNÉRAL TTPUUS. DES DÉCÈS. RAPPORT
Pour les neuf mois de 1843 17 5-2 i sur 5
Pour 1844 11 44 1 sur 4
1815 18 66 1 sur 3,60
1846 30 90 1 sur 3
1847 123 191 1 sur 1^55
199 443mojenne 1 sur 2,2
Si, faisant abstraction de l'année exceptionnelle 1847, nous prenons seulement les quatre années précédentes, nous avoas 76 décès par typhus sur 252 décès pour causes diverses, ou 1 sur 5,5, quand, rappelons-le, la mortalité correspondante pour toute la population est de 1 sur 10,59. Une chose bien remarquable, c'est que, dans la terrible épidémie de fièvre jaune qui a régné à Lisbonne en 1857, on n'a perdu que 2 médecins et 12 chirurgiens, ce qui prouve bien la différence de transmissibililé des deux maladies.
Le remarquable rapport présenté au préfet de la Seine, sur le choléra de 1832, signale le décès de 30 médecins sur 1,200 environ qui pratiquaient alors à Paris, ce qui fait 1 sur 40, ou 2,5 0/0. Or, la mortaUté générale à Paris pendant l'épidémie fut de 1 sur 45 habitants, ou 2,1G 0/0, chiffres bien rapprochés; et, si nous examinons les âges, la mortalité cholérique fut de 30 à 60, de 2,7 0/0, à 60 et au delà de 6,37 0/0. Les médecins n'ont donc pas payé à l'épidémie un tribut plus grand que les autres classes de citoyens.
Nous avons vu ce qu'il en est de la pratique civile, voyons pour la pratique militaire ou navale. Neison a fait des recherches sur la mortalité parmi les médecins de l'armée, et il est arrivé à quelques résultats assez intéressants. Sur 100 médecins militaires, il en a succombé en moyenne par périodes quinquennales d'âge, 2,6 p. 100, tandis qu'en Angleterre la mortalité aux périodes correspondantes de la vie était pour la population totale 1,8. Mais c'est surtout de 20 à 54 ans que cette mortalité, chez les médecins militaires, est relativement considérable, 2,59, alors que pour toute l'Angleterre elle est de 1,15, et pour les officiers de l'armée des Indes 2,6. De 54 à 84, période où a lieu la retraite, elle est moindre, 2,92, aloi's que pour l'Angleterre elle est de 5,05, et pour les ofticiers de l'armée des Indes 5,65. La mortalité parmi les médecins militaires mariés est, au premier abord, plus considérable, 2,80. Mais le tableau suivant montre que la différence provient uniquement des périodes avancées de la vie.