‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.57Chapitre 59 sur 80 · NON MARIÉS. MARIÉS · texte numérisé non relu

NON MARIÉS. MARIÉS

De 25 à 54 ans 2,59 1,87

De 54 à 84 ans ï'jOS 4,42

Dans son grand travail sur la mortalité des troupes françaises en Crimée pendant la guerre d'Orient, M. Chenu nous apprend qu'on a perdu 82 médecins

DICT. EKC. 2° S. Y^ 57

578 MEDECIN (hygiène).

militaires sur un etfectif de 450, ou 18,22 pour 100, alors que le corps des officiers de l'armée, de tout grade, intendants, officiers d'administration, etc., a éprouvé seulement une perte de 7,30 pour 100. Mais la différence est surtout remarquable pour le typhus, qui a fait tant de ravages pendant le siège. Les médecins ont succombé à cette maladie dans le rapport de 12,88 pour 100, tandis que, pour la même cause, officiers d'armée et d'administration n'ont eu à enregistrer que le chiffre insignifiant de 0,47 pour 100 (Rapport, etc., p. 578).

Relativement à la médecine navale, le docteur Stratton a fait connaitre les documents suivants. De 1817 à 1841 inclusivement, c'est-à-dire dans l'espace de 25 ans, sur un total de 29,341 officiers de santé de la flotte, il y eut 845 décès, en moyenne 35,8 décès par an, sur 1175,6 individus, ou 33 sur 1,000, la mortalité annuelle la plus basse ayant été 24 pour 1,000 et la plus élevée 42. En comparant cette mortalité avec celle des autres classes de la société, il faut bien se rappeler qu'un certain nombre des décès ont porté sur des médecins retirés du service, dont les uns ne courraient pas plus de risques que les autres citoyens, tandis que plusieurs avaient leur constitution détériorée par des maladies exotiques contractées dans des localités malsaines et notamment sur la côte occidentale d'Afrique. Voici un tableau comparatif qui résume clairement la question :

MORTALITÉ DE LA POPULATION CIVILE MASCULINE MORTALITÉ DES OFFICIERS DE SANTÉ DE LA MAHINi

Page 1