‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.58Chapitre 5 sur 50 · MËD:.CINE (histoire de la · texte numérisé non relu

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débarrasser peu à peu de tout ce qui surcharge la science et ne sert qu'à entretenir des discussions stériles, et à le remplacer par des matériaux riches, exacts, véritablement féconds. Tous les systèmes fondamentaux se reproduisent, transformés et perfectionnés, et se soutiennent quoiqu'ils ne trouvent point une égale faveur. Si l'un d'eux rencontre un certain nombre de faits nouveaux qui lui donnent trop de prédominance, les autres voient surgir des faits différents qui leur prêtent leur secours et tendent à rétablir un juste équilibre. A mesure qu'ils seront portés au contact les uns des autres, à celui des faits et de la saine logique, chacun d'euxse dépouillera de son alliage et fournira de véritables richesses à la doctrine commune. Nous ne pouvons présenter ici l'analyse, même très-sommaire, des principaux travaux accomplis dans le dix-neuvième siècle. Ils se trouveront avec le plus '^rand détail dans ce dictionnaire. Les hommes éminents qui l'ont illustré ou qui l'illustrent encore, ont obéi à l'impulsion du siècle précédent. Par leur forte personualité, ils l'ont ressentie et exprimée avec plus de vigueur, en ont saisi les parties les plus utiles, en les agrandissant, les perfectionnant, et sont devenus les chefs du mouvement et des progrès que nous avons indiqués. Haller et son école sont d'abord, à partir du milieu du siècle dernier, les principaux représentants de la physiologie expérimentale ; mais les germes en sont partout: aussi des expérimentateurs habiles apparaissent rapidement en Allemagne, en Italie, en France, en Angleterre, etc.. Leur nombre se multiplie vers le premier quart du dix-neuvième siècle et va, depuis, en s'accroissant. Les physiciens, les chimistes, les anatomisles, les chirurgiens, les cliniciens, les thérapeutistes, etc., s'associent pour concourir à l'œuvre, s'unissent aux physiologistes ; ds reconnaissent, avec raison, les connexions de la physiologie avec toutes les autres parties de la médecine. Dès lors, son domaine s'étend, et l'on comprend dans son étude, une série d'expériences et d'observations sur les effets de tous les modificateurs ; la physiologie pénètre dans l'hygiène, la pathologie, la thérapeutique. La physiologie se décompose en une série de monographies oii l'on examine tour à tour dans divers sens, tous ses problèmes ; chacune d'elles est reprise, travaillée par différents auteurs. On ne les construit plus presque a priori, comme le faisaient même des auteurs classiques jusqu'à une époque assez rapprochée de nous, d'après des généralités vagues et superficielles ; on les fait reposer sur des recherches topiques, ngoureuses, auxquelles on peut reprocher quelquefois de ne pas s'élever assez haut. Nous ne pouvons citer, même pour la France, les grands noms qui mériteraient tiotre attention. Flourens et Magendie se présentent des premiers parmi les habiles expérimentateurs. Si nous p.ouvions donner un spécimen des études contemporaines, nous choisirions celles de G. Bernard, M. Hall, Virchow, etc. [voy. l'art. Physiologie et surtout Physiologie (histoire de la)].

Une théorie accueillie avec faveur est celle qui se rapproche de la pensée d'Hoffmann ; il avait fini par déclarer que les organismes \'ivants sont comparables à des automates obéissant à un mécanisme supérieur. Des agents spéciaux (sensibilité, motilité, etc.), viendraient s'ajouter aux forces inorganiques ; les impulsions ainsi données, tout s'accomplirait par des dispositions et des lois physiques , chimiques, anatomiques. Ce système, qui explique un certain nombre de faits, est insuffisant pour beaucoup d'autres, que nous avons déjà signalés.

Pathologie, thérapeutique. II est impossible d'esquisser en peu de mois les phases par lesquelles sont passées ces deux branches de l'art médical, durant le dix-neuvième siècle. Au commencement de cette période, nous trouvons eu France, l'école nosogra} hique de Pinel, l'école de Corvisart. La première trace

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riiistoire naturelle des maladies, la décrit assez superficiellement, en s'attachant particulièrement aux symptômes, et fait tout reposer sur ces données, sans excepter ia thérapeutique. La seconde cherche plus spécialement à lier les symptômes aux lésions intimes de l'organisme. Elle a parfois trop de tendance à regarder les lésions matérielles comme le point de départ habituel de toutes les maladies. Broussais pousse cette pensée à ses dernières limites. Dans son école la phlogose, avec les variétés que lui impriment son intensité, son siège (dans les vaisseaux rouges ou blancs), suffit à expliquer tous les symptômes, toutes les lésions matérielles survenues dans les tissus, dans les organes. Cette théorie étroite et exclusive, cherche pourtant à s'établir sur les faits cliniques, anatomo-pathologiques, physiologiques. Broussais attaque et ébranle tout l'édifice médical, et force les médecins à revoir tous les problèmes médicaux, la pathologie spéciale et générale dans leur entier; mais chacun se place avec lui, sur le terrain de l'observation. Cette tendance qui existe déjà partout, que l'école de Gorvisart a rendue plus famihère par ses préceptes et par ses exemples, s'accentue plus vivement. Une longue lutte s'engage entre le brownisme, le broussaisisme, le rasorisme, les écoles nosographiques, etc.. Tous les pays y prennent part, mais chaque école, chaque doctrine, chaque médecin est contraint d'apporter des faits, de les interpréter : le terrain sur lequel on combat est solide ; le champ de l'observation s'agrandit ; elle porte sur les causes, les symptômes, etc., la vérité se fera jour peu à peu sur tous les points. Ceci nous exphque le nombre prodigieux de publications cliniques qui n'ont pas cessé de se succéder depuis plus de quarante ans. Les monographies se multiphent ; elles se rapportent aux maladies isolées ou groupées de diverses manières (maladies des tissus, des appareils, des cavités, des climats, des professions, maladies syphilitiques, herpétiques, goutteuses, etc.). L'histoire naturelle des maladies n'avait jamais été aussi complète, aussi précise : beaucoup de cliniciens ont accompli leur œuvre, en dehors de toute préoccupation systématique ; ceux qui avaient un système à eux, sont parvenus souvent à l'oublier plus ou moins dans leurs descriptions. De ces travaux sont sortis des enseignements pratiques précieux. Les théories en ont éprouvé la plus heureuse influence. On voulait avoir pour tous les états morbides, pour toutes les maladies, une pathologie, une patho- ^ génie en harmonie avec ce que l'observation montrait relativement à l'étiologie, à la symptomatologie, etc., les théories devaient se mouler sur toutes ces circonstances, s'harmoniser avec des lois physiologiques, pathologiques, etc., de plus en plus exactes. Aussi toutes les théories ont été soumises à de longs examens critiques, et l'on a dû se montrer rigoureux à leur égard; peu à peu elles se sont perfectionnées, en se rectifiant au contact de toutes les conditions qu'elles doivent remplir; quelques-unes peuvent déjà servir de modèles : on doit nécessairement approcher progressivement du but qui est parfaitement marqué. Tout en marchant dans leur voie propre, la physiologie et la pathologie se donnent la main.

Ici, nous pourrions placer dans les premiers rangs, pour Paris, Gorvisart, Pinel, Alihert, Desgenettes, Cayol, Récamier, Halle, Bayle, Laënnec, Andral, Cruveilhier, Louis, Bretonneau, Trousseau, Bouillaud, etc., autour desquels se rangent une foule de disciples qui sont bientôt devenus des maîtres. Laënnec est un des plus grands promoteurs de l'anatomie pathologique, l'inventeur de l'auscultation, l'auteur de cette monographie des maladies du thorax que l'on doit regarder comme un modèle des ouvrages de ce genre. Andral écrit ses chniques, ses études d'anatomie pathologique des solides et des humeurs, étend ses recherches à la pathologie et la thérapeutique générales, à l'histoire de la médecine, etc. ; l'éclectisme

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est sou drapeau. Louis, observateur très-exact, un peu trop minutieux, exagère rimportance de la méthode numérique ; Bretonneau (de Tours), publie ses recherches si originales, si majeures sur la diphlhérite, la dothinentérie, etc. Cruveilhier fait marcher de iront l'anatomie normale, l'anatomie pathologique, la pathologie externe et interne, etc. Trousseau dans ses écrits cliniques, comme dans sa thérapeutique, fait appel par-dessus tout à l'expérience. Parti de l'école de Broussais, Bouillaud en modifie les principes, en prenant pour guide ses études cliniques ; bien des disciples du hardi réformateur suivent son exemple, etc.

La direction est la même dans toutes les écoles étrangères à la Finance ; nous pourrions rappeler les noms d'un grand nombre de médecins érainents appartenant à tous les pays. Au milieu des empreintes doctrinales variées qui se font encore jour, mais dont l'exclusivisme s'efface par leur contact mutuel et par celui 'des faits, on distingue les tendances éclectiques, et le mode pratique général que nous avons indiqués. On peut dire que tous ces travaux sont des fleurs et des fruits venus sur des terrains différents, mais mûris par un même soleil (l'esprit médical commun à tout le dix-neuvième siècle). On tient compte de l'état général et de Tétat local; des modes généraux et des modes spécifiques; des lésions dynamiques et fonctionnelles et des lésions matérielles des solides et des humeurs. Chaque théorie agrandit avec complaisance le domaine favori oii elle aimerait à se renfermer, mais les autres doctrines et les faits lui imposent des concessions, et c'est ainsi qu'en palhologie, comme en physiologie, nous arriverons à donner à toute chose son exacte et juste mesure.

Les chirurgiens ont pris une large part à l'œuvre du dix-neuvième siècle; nous l'étudierons ailleurs [voy. Chirurgie (histoire de la)].

On ne saurait contester l'influence exercée par l'école de Montpelher sur le dixneuvième siècle. Nous ne citerons pas les hommes éminents qui s'y sont formés pendant cette période, et dont les noms appartiennent à l'histoire. Les uns se sont livrés, à Montpellier, avec un éclat qui a retenti au loin, à l'enseignement et à la pratique ; d'autres se sont répandus dans divers pays, plusieurs sont restés à Paris et sont devenus des professeurs ou des praticiens habiles; tels sontPiael, Desgenettes, Portai, Double, Flourens, etc. La haute philosophie médicale, l'éclectisme pratique font partie de ses doctrines traditionnelles. Par les journaux qu'elle a fondés à Paris (à dater de 1820), par ses publications, ses polémiques, elle s'est * mise à la tête des médecins qui ont attaqué le plus vivement toutes les doctrines exclusives (brownisme, broussaisisme, organicisme absolu, etc.), en ayant le soin d'emprunter à chacune d'elles tous les éléments vrais qu'elles contiennent, et de les coordonner^.

L'histoire de la thérapeutique au dix-neuvième siècle se lie intimement à celle de la pathologie. Ses progrès sont dus aux mêmes hommes, au même esprit d'investi-

* C'est dans l'école de Montpellier que le broussaisisme a trouvé ses premiers et ses plus puissants adversaires ; néanmoins après sa chute, notre école a tenu grand compte des vérités qu'il amis ou qu'il a fait mettre ep. lumière. Elle ? agi de même pour le brownisme, le contro-stimulisme, î'organicisme exclusif, etc., elle en fait autant aujourd'hui pour la doctrine cellulaire. Le véritable traditionalisme, le véritable éclectisme expérimental, conserve, de chaque système, ce qui reste toujours debout, quand il décline ou après ses chutes, rassemble et coordonne tout ce qui a résisté à tous les genres d'épreuves. C'est en vérifiant ses principes, ses faits, leurs déductions, qu'il juge ce qui est solide ; c'est ainsi qu'il s'habitue lui-même à n'alfirmer que des propositions vraies sans en dépasser les limites.

La Faculté de Strasbourg, à laquelle nous avons eu l'honneur d'appartenir comme professeur, pendant dix ans, s'est fait remarquer aussi par les hommes supérieurs qu'elle a produits, ses «ombi'euses et importantes publications, son sage éclectisme, l'excellence deion enseignement.

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gation. C'est ici particulièrement que l'esprit pratique doit déployer son activité.

Nous résumerons ce rapide aperçu parles conclusions suivantes : 1° Considéré dans sou ensemble, le dix-neuvième siècle possède la vraie méthode, ses procédés, ses moyens; il l'applique avec une largeur bien plus grande qu'on ne l'avait fait avant lui, profitant des trésors du passé qui lui sont mieux connus, et les coordonnant avec ses propres richesses ; c'est ainsi qu'il a répandu d'abondantes lumières sur toutes les parties de la médecine. 2" Grâce à ce double élément, les divers systèmes tendent à effacer leurs dissidences devant les faits, et à converger vers une même doctrine (le vitalisme expérimental), dans laquelle viendront se concilier le raisonnement et l'expérience, la science et l'art, la théorie et la pratique. Cette doctrine tient également compte des forces physiques, chimiques, des facultés vitales, de la puissance intellectuelle et morale ; elle recherche leurs lois expérimentales et leurs relations (doctrine de l'alliance). Ces lois restent les mêmes, quelle que soit l'idée que l'on se iorme de la nature de la force vitale. Beaucoup de ces lois, soit fondamentales, soit plus ou moins secondaires, sont connues; nous pouvons, nous devons les exposer toutes, en démontrer la certitude, écrire le code de la science. En dressant ce tableau pour toutes les branches de l'art médical, on pourra constater le nombre et l'importance des vérités irré'ocablemynt acquises ; on placera sous les yeux de tous l'édifice médical avec tous les développements qu'il a reçus, en le faisant reposer sur des bases solides, à l'abri de ces brusques révolutions qui les ont si souvent ébranlées.

Telle est l'œuvre accomplie par notre siècle, telle est aussi la mission qu'il lui reste à remplir. La médecine est adulte ; elle a tous ses éléments, et peut recevoir sa constitution définitive, de telle sorte qu'elle n'ait qu'à s'accroitre dans tous les sens, en conservant ses formes générales. Nous pouvons maintenant avoir une doctrine assez large pour embrasser toutes les vérités obtenues jusqu'ici, en réservant une place à celles que l'avenir nous donnera, et qui s'uniront aux premières de manière à présenter toujours un ensemble harmonique. La science de l'organisme humain ressemble à cet organisme lui-même; tout s'entend, tout concourt, tout conspire pour atteindre un but parfaitement déterminée Nous remplirons notre mission, si nous savons classer, réunir toutes les vérités, après avoir bien constaté leurs titres.

On a dit que les médecins de notre époque avaient une tendance générale à ne voir partout que la matière brute ; que l'on négligeait le problème thérapeutique pour s'attacher trop exclusivement à la symptomatologie (école de Pinel), àfanatomie pathologique dont on abusait, à l'histologie, à la micrographie, etc. ; que l'on s'absorbait dans l'étude des infiniment petits physiques et chimiques, perdant de vue les grandes lignes et le génie médical, etc. En mettant en œuvre la triple méthode inductive, déductive, historique; en appliquant surtout largement la méthode d'observation inductive considérée dans son entier; en prenant pour juge suprême, dans la pratique, l'expérience clinique ; en se pénétrant des lois fondamentales de l'anthropologie, telles qu'on les trouve dans les maîtres de la science, et s'inspirant de leurs écrits, des enseignements de l'histoire, du génie médical, on évitera ces dangers, ces écueils que nous devons signaler; on saura mettre à [•rofit toutes les recherches, en donnant à chacune la place qu'elle doit occuper ^

* M. Lordat {Leçons sur la perpétuité de la médecine) a énoncé quelques-unes des lois qu'il a nommées pérennes. 11 serait très-utile de faire connaître l'ensemble des lois physiologiques, pathologiques, pathogéniques, thérapeutiques, etc.; elles arrêteraient certains systèmes incompatibles avec elles, mettraient sur la voie de beaucoup d'expériences importantes auxquelles on est conduit par hasard : en s'associant naturellement, elles deviendraient le

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Nous avons montré souvent comment l'observation médicale et psychologique conduit au vitalisme et au spiritualisme '.

Les cliniciens complets profitent des travaux importants des physiciens, des chimistes, des anatomo-pathologistes, des physiologistes, de l'histologie, des micrographes, des explorations minutieuses des symptomatologistcs, etc. ; ils les vérifient et les jugent en dernier ressort au ht du malade, par l'expérience et l'iuterveniion d'une raison calme et impartiale. Ce sont eux qui, à toutes les époques, môme dans les temps les plus malheureux, ont sauvé la médecine pratique. Ils forment une tradition continue, dont nous avons partout retrouvé les traces. Quand elle s'affaiblit, la science languit et rétrograde, pour retrouver plus de force et plus d'éclat, à mesure qu'elle se fortifie et qu'elle s'agrandit. Galien la célèbre ; on peut la reconnaître dans ses écrits cliniques ; elle est au fond de ses travaux thérapeutiques, avec de précieux développements, quand on la dégage des hypothèses et de la polypharmacie. Dans toutes les sectes, dans toutes les écoles (humoristes, méthodistes, empiriques, iatro-chimistes, iatro-raécaniciens, etc.), il y a eu des chniciens qui, malgré leurs écarts, ont fourni d'utiles matériaux à la tradition. Tandis que le brownisme tonifiait ou stimulait sans cesse, que l'école de Broiissais prodiguait les saignées et les débilitants, que le rasorisme abusait de la doctrine du contro-stimulisme, etc., les vrais cliniciens employaient tour à tour les toniques et les sédatifs, mettaient en usage le quinquina, les mercuriaux, lesmédic;iments spéciaux et spécifiques, etc. ; associaient les méthodes naturelles, analytiques, empiriques, en cherchant des principes solides pour en préciser les indications.

Malgré ses oscillations, la clinique, comme l'hygiène, a grandi dans le dixneuvième siècle. Écrire son histoire traditionnelle, celle des lois qui la dirigent, est un de nos premiers devoirs. Nous aurons ainsi le tableau des richesses considérables dont elle dispose, de celles donî elle disposera quand elles seront condewsées et qu'il lui sera plus facile de s'en servir. Nous constaterons aussi ce qui lui manque : nous verrons qu'il y a pour elle une route sûre, des procédés certains, qui, seuls, ont fait sa puissance dans le passé, comme ils la feront dans l'avenir. Toutes les sciences prennent un nouvel essor, toutes lui offrent leurs secours; pour en profiter dans une large, mais juste mesure, sans se laisser envahir, il faut qu'elle réunisse toutes ses forces, afin de conserver son indépendance.

La médecine touche à tous les grands intérêts sociaux; elle leur rend' les plus éminents services. L'histoire prouve que tous les systèmes qui sont dangereux dans leurs conséquences, ont quelque chose de faux dans leurs principes.

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