‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.58Chapitre 6 sur 50 · L. BoYER · texte numérisé non relu

L. BoYER

Bibliographie. — La bibliofjraphie suivante, malgré son étendue, ne doit être regaz'dée que comme un spécimen des travaux publiés sur cette vaste et intéressante question. Quant à l'ordre que nous avions à suivre pour faciliter les recherches, il était naturellement tracé

point de départ de théories nouvelles, d'une foule d'applications pratiques. î^ous pourrions, si le temps le permettait, montrer combien cette voie a été féconde dans les mains de plusieurs de nos contemporains, combien elle te deviendrait si on la rendait plus générale.

* Des phénomènes qui obéissent à des lois parfaitement distinctes, impliquent des causes distinctes comme ces lois. De là découlent les distinctions du règne inorganique et du règne vivant, de l'esprit et de la matière, de l'homme avec ses hautes destinées et de la brute, etc. Quel que soit le désir que l'on ait de tout ramener à l'unité, on ne peut les effacer- L'histoire nous a prouvé que le matérialisme, l'animisme, le vitalisme exclusifs se sont montrés à diverses époques; aucun d'eux n'a jamais pu régner seul, parce que les autres systèmes ont protesté au nom des faits qui leur appartiennent. L'éclectisme expérimental sera la vraie doctrine, en donnant leur place légitime ^ chacun de nos éléments constitutifs.

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par l'article précédent. Après avoir donné ce qui a été écrit de plus important sur les généralités de l'histoire de la médecine , nous n'avions plus qu'à suivre l'ordre clironologique tant pour ce qui est relatif à l'état de la science aux différentes périodes et dans les divers pays que pour ce qui concerne les principaux auteurs.

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200 MÉDECINE (histoire de la).

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. p. Iî5&b, p.

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1\. Histoire de la médecine chez les peuples de l'Orient. La science étant restée à peu près stationnaire chez ces peuples (les Arabes exceptés), depuis l'antiquité la plus reculée, nous réunissons sous un même titre les recherches sur l'état de la médecine ancienne et moderne dans l'Inde, dans la Ghine, en Egypte et chez les Juifs.

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VI. Hippocrate, ses doctrines, ses écrits. Nous ne tenons pas compte ici, cela va sans dire, delà multitude de commentaires publiés par les médecins du moyen âge. — Erotiex. Vocum quœ apud Hippocratem sunt coUectio, édit. de Franz (grec et latin). Lipsise, 1780. in-8''; et édit. de J. Kltin, Lipsi», 1865, in-8°. — Galiex. Linguarum seu dictionum Hippocratis explicatio. In 0pp. — Du MÊME. De Hippocratis et Platonis decretis. Ibid. — Mesccruli (H.). Censura

MÉDECINE (histoire de la). 205

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VIL École d'Alexandrie. — Beck (C.-F.-H.). De schola medicorum Alexandrina. Lipsise, 1809, in-4°. — Heine (G.-F.). De Alexandrina schola et medicinœ in eadeni summo flore. In Opusc. acad., t. I, p. 109. — Garrière (G.). Ecole d! Alexandrie, Erasistrate, Hérophile. In Gaz. méd., 1859, p. 609. — Daremberg [{^h.]. Essai d' une classification chronologique et systématique des auteurs qui ont vécu entre la fondation de l'Ecole médicale d'Alexandrie et Galien.f avis, 1848, in-8°tabl. — Finckenstein. Die alezandrinische Schule. In Deutsche Klin- 1862, n«= 1,2, 4.

VIII. Galien et ses écrits, abstraction faite des commentateurs arabes etarabistes. — Galien. De libris pro.priis. In 0pp. — Ghampier (Symph.). Spéculum sive epitome Galcni. Lugd., 1510, in-S". — Sylvics (J.). Ordo et ordinis ratio in legendis Hippocratis et Galeni libris, Parisiis, 1559, in-8°. — Lacdna (And.). Epitome Galeni operum Basileee, 1561, in-fol., plus, édit. — Gaïtemann (J.-G.). Claudius Galenus. Pest, 1852,in-8°. — Pass (P.). Cl. Galeni vita ejusquc de medicina mérita et scripta. Berlin, 1854, in-8''. — Fixckenstein (R.). Galen und seine Zeit. In Deutsche Klin, 1862, n° 12, 13,15. — Gasquet (J.-R.). The Practical Medicine of Galen and his Time. In Brit.andFor. Rev., t. XL. p. 472; 1867.

IX. Doctrines et systèmes anciens, en général, et de quelques doctrines en particulier, depuis les temps les plus reculés jusqu'au moyen âge. — Hippocrate. De prisca medicina in 0pp. — Celse. De re medica, Prœfatio. — Galien. De sectis ad eos qui introdiicuntur. — Du même. De optima secta ad Thrasijbulum liber, in 0pp.— Hochstetter (J.-Ph.). De sectis medicorum. Halïe, 1706, in-4''. — Alberti (M.). De fatis theoriœ medicœ. Ibid., 1711, in-4". Kurella (E.-G.). De sectis in medicina variis usque ad tempora Neronis. Ibid., 1749, in-4». — Garier (Fr.). Account of the Varions Systems of Medicine from the Days of Hippocrates totke Présent Kff»*,lond., 1788, in-8°, 2 vol. — Kletten (G.-E.) Kritische Ideen, etc., mit

204 MÉDECINE (nTSToniE pe la).

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3" MéJiodisme. — Alpixo (P.). De medicina methodica, lib. XII. Patavii, 1611, in-fol., et Lugd. Batav., 1719. in-4''. — Wedel iG.-Vt'.\ De fundamenlis metlwdicontm. lense, 1686, in-4''. — Werlhof (P. -G.), De medicina sectœ methodicœ veteris ejusque usu et abu.su. Heimstadii, 1725, in-4''. — Smith (Th.). De medicina sectœ methodicœ veteris. Edimb., 1787, in-S".

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1" Paracelse. — Suavius (L.). Th. Paracelsi philosophiœ et medicœ utriusque universœ compendium ex optimis quibusd. ejus libris, etc. Basileœ, 1568, in-8'>. — Soxeri (E.). De Th. Paracelso ejusque perniciosa medicina. Ibid., 1605, 111-4". — Lejoïast (Cl. F.). Précis du siècle de Paracelse. Paris, 1787, in-S". — Jaiin (F.). Paracelsus.ïn Hecker's Ann., t. XIV, p. 1, 129; 1829. — Bremer (A. F.). De vita et opinionibus Paracelsi. Hafni», 1856, in-S°.— PREn (H. A.). Das System der Medizin des Th. Paracelsus aus dessen Schriften ausgezogen, etc. Berlin, 1858, in-8°. — Lessing. Paracelsus, sein Leben und Denhen. Ibid.. 1859, iii-S". — H.ESER (H.). Mit welchem Rechte wird Paracelsus der Reformator der Medizin genannt?ln Arch. fur gesammle Heilk., t. I, 26; 1841. — Bobdes-Pagès. Paracelse, sa vie, ses travaux, sa doctrine. In Union méd., 1847. — Jobehi (Cl.). Essai sur Paracelse et sa réforme médicale, etc. Thèse de Paris, 1868, n"'251. — Schmeisser (E.). Die Medizin des Paracelsus, in ihrem Zusanunenhange, mit seiner Philosophie, Berlin, 1869, in-8°.

2° Van Helmont. — Caillau (J. M.). Mém. sur Van Helmont et ses écrits. Bordeaux, 1819, in.8°. — FRiENKEL (D. H.). Vita et opiniones Helmontii. Lipsiœ, 1857, in-4°. — LiriRÉ (E.). Du système de van Helmont. In Journ. Hebd. de méd. t. VI, p. 515 ; 1850.— Spiess (G. A.). /. B. van Helmont s System der Medizin, vergleichen, etc. Frankf. 1840, in-8°. — Bordes-Pagès. Van Helmont, sa vie, ses travaux, etc. In Un. méd., 1847. — Rojimeeaere (W.). Etudes sur J. B. van Helmont (Mém. Cour). In Mém. de l'Acad. de méd. de Belgique, sav., étr., t. Yl, 1866-68. — Manûon (J. A.). /. B. van Helmont, sa biographie, ses œuvres, etc. (Mém. Cour.). Ibid.— Sylviiis. — Gubi.eb. Art. Sylvius de le Boë. In Conférences hist. Paris, 1866, in-4^ — latro-mécaniciens. — FiKBENSTEis (R.)- Die italienische Medizin des XV U Jahrhunderts und

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2° Doctrines de Haller, Bordeu, Barthez, Cullen. — Zuimeemaxn (G.). Diss.physiologica de irritabilitate. GœttingEe. 1751, in-4°. — De Haen (Ant.). Difficidt. circa modem, systema de sensibililate et irritabilitate humani corporis. Nienxim, 1761, in-S» e\. polémique avec Haller • Vindicice difficuUatum, etc. ILid,, 176J, in-S". — Weeer (A. Gtl.). Comment, de initiis et progressibus doclrin'œ irritabiUtntis, cum historia, etc. HaliB, 1783, in-8°. — Metzger (J. D.) Ueber Irritabilitât und Sensibililât als Lebensprinzip , etc. Kœnigsberg, 1794, in-S". — De-

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1° Doctrine de Pinel. — Broussais (F. V. J.). Examen de la doctrine médicale généralement adoptée. Paris, 1816, in-S". — Bricheteaci (Is.). Disc, sur Ph. Pinel son école, et l'in~ fluence qu' elle a exercée en tnédecine. Paris, 1828, m-8''. — Boïvier, De l'école de santé et de Pinel. In Bull. acad. de méd., t. XXXIII, p. 384; 1868.

208 MEDECINE (histoire de la).

2° Doctrine de Monlpellier. — Cross (J.). Sketches on the Médical Schools at Paris and Montpellier. Lond., 1815, in-8°. Trad. fr.^jar Elie-Hevel (Eus. de Salle). Paris, 1820, in-8°.

— BÉRARD(Fr.). Doctrine médicale de l'école de Montpellier et coinparaison, etc. Montp., 1819, in-S". — LoRDAT (J.). Essai d'une caractéristique de l'enseigneiuet médical de Montpellier. Paris, 1843, in-4°. — Alquié (A.). Précis de la doctrine médicale de l'école de Montpellier. Montp., 1846, in-S», pi. 5. — Girrel (A.). Essai sur l'esprit de la clinique médicale de Montpellier, j'récédé, etc. Ibid., 1859. in-8°. — Haas (F. J.). Essai sur les avantages cliniques de la doctrine de Montpelllier. Paris, 1864, in-8°.

5» Doctrine italienne. — Federigo (G.). Sulle opei-e mediche del D' G. Rasori et sulla nuova dottrina del contrastimulo. Venezia, 1813, in-8°. — Du même. Il genio di Rasori è Stato utile, etc. Sadowa, 1839, in-8°. — Ozanam (G. A. F.].Cenni sulla teoria e la pratica délia dottrina medica del contrastimulo . Milano, 1816, 2« édit., in-8°. — Amoretti (F. A.). App. sulla nuova dottrina medica délia vitalità e délie stimulo. Torino, 1817, in-8°. — Du MÊME. Aforismi medico-fllosofici sulla scienza délia Vita e Riflessioni critiche sulla teoria delV inflanimazione di Tommasini, etc. Milano, 1824, in-8°, 2 vol. — Tommasini (G.). Délia nuova dottrina medica italica. Bologna, 1817, in-8°. — Du même. De congruentia et discrepentia inter anglicam et italicam medendi rationem. Bononise, 1821, in-8°. — Du même. Sullo stato attuale délia miova jmtologia italiana, etc. Milano, 1826, in-8°, etc. — Banesi (F.). Délia medicina italiana et délia dottrina di Rroussais. Livorno, 1824, in-8°. — Van der IiNDEN. Coup d'œil sur l'origine et le progrès de la nouvelle doctrine médicale italienne. Bruxelles, 1825, in-8''. — Bufalini. Intorno alla medicina analitico. Milano, 1825,in-8°. — Perini (G.). Cenni sulla mente di G. Rasori. Milano, 1857, in-8°, — Combes (H.). De la inédecine en France et en Italie. Paris, 1842, in-4°.

4° Broussais. — Boche (L. Cli.). Réfutation des objections faites à la nouvelle doctrine des fièvres, etc. Paris, 1821, in-8°. — Du même. De la nouvelle doctrine médicale, considérée, etc. Paris, 1827, in-8°. — Authenac (S. P.). Défense des médecins français contre le D' Broussais. Paris, 1821-23, 3 part., in-8''. — Fodera (M.). Histoire de quelques doctrines médicales, comparées à ^elle de M. Broussais. Paris, 1822, in-8''. — Conradi (J. VV. J,). lirilik der medizinischen Lehre des Broussais. lleidelberg, 1825, in-S". — Goupil (J. M. A.). Exposition des jnincipes de la nouvelle école médicale avec ttn jjrécis des thèses, etc. Paris, 1824, in-S". — Miquel. Lettres à un médecin de Province ou Exposition critique de la médecine de M. Broussais. Paris, 1826, in-8°. — Brodssais (F. V. J.). Mém. sur l'influence que les travaux des médecins physiologistes ont exercée sur l'état de la médecine en France. Paris, 1852, in-8°. — Louis (P. C. A.). Examen de l'examen de M. Broussais, relativement, etc. Paris, 1834, 111-8". — Montègre (Fr. de) Notice historique sur la vie, les travaux et les opinions médicaux et philosophiques de Broussais. Paris, 1839, in-8''. — Gouraud (H.). Essai critique sur Broussais, sa doctrine médicale, etc. Paris, 1840, in-8°. — Mignet (A. F.). Notice historique sur la vie et les travaux de M. Broussais. Paris, 1840, iri-S". — Saucerotte. Histoire critique de la doctrine physiologique, suivie, etc. (Mém. cour.). Paris, 1847, in-S". — Costes. Histoire critique et philosophique de la doctrine physiologique. Paris, 1^49, in-S". — Beis (P.). Etude sur Broussais et son œuvre. Paris, 1869, in-8°.

XVII. Des principales doctrines au point de vue moderne et contemporain. — 1" Empirisme. ^ WiLKE (C.W.) Medicince empiricœ recentis primordia (Altr. à Sprengel). llalîe, 1797, in-8°.

— Frère (L. A.). Dans l'état actuel delà médecine, la inarche empirique est celle qu'il convient de suivre. Th. de Paris, 1820, n" 22. — Moos (J. de). Un mot... sur les erreurs et l'empirisme en médecine. Alost., 1845, in-S». — Trousseau (A.). Conférences sur l'empirisme. Paris, 1862, in-8''. — De l'empirisme et du progrès scientifique en médecine à propos des conférences de M. Trousseau. Paris, 1865, in-18. — Renouard (P. V.). De l'empirisme. Paris, 1863. in-8».

2" Hippocratisme moderne. — Gibert (G. M.). Sur Vhippocratisme et l'anatomisme. In Rev. méd., 1855, t. II, p. 349. — Cayol (J. B.). Du ver rongeur de la tradition hippocratique : défense de l' hippocratisme moderne, etc. Paris. 1854, in-8''. — Du même. Défense de Vhippocratisme moderne, contre les attaques de M. le prof. Lordat et réfutation, etc. Paris, 1856, in-8''. — Mata. Doctrina medico-filosofica espaûola, sostenida durante la gran discussion sobre Hipocrates y las escuelas hipocraticas en la Academia de med. y cir. de Madrid. Madrid, 1860, in-8''. (V. plus 'haut p. 202.).

5° Humorisme. — Dômling (J. J.). Giebt es ursprûngliche Krankh. der Sâfte, welche sind es und welche sind es nicht? Ramberg, 1800, in-S". — Henke (Chr. II.). Ueber die Vitalitât des Blûts und primâre Sàfte-Krankheiten. Berlin, 1806, in-S" et en latin, Ibid., 1.^06. — Bousquet (J. 0.). De la dépravation des humeurs, considérée comme cause de maladies. Th. de Paris, 1808, n" 48. — Marcabd (H. M.). Beantwortung , etc. : Welche besondere Krankheiten und Fehler der Feuchtigkeilen und Sâfte finden im menschlichen Kôrper wirklich Stait, etc. (Mém. cour.). Utrecht, 1810, in-8°. — Dyckmann. Ow the Palhology of the Human Fluids. New-York, 1814, iû-8°. — Fodrnier, Art. Humorisme. In Dict. des se. méd., t. XXII, 1818.

MÉDECINE (histoibe DE la). 209

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E. Beaugram).

DICT. E.NG. T- s, VI. 14

210 MËDIA:^ (nerf).

MÉDÉOLE. Medeola Gronov. Le genre Medeola, placé dans les Âsparaginées, par la plupart des botanistes, a été classé par Kunth dans les Liliacées. Une seule espèce intéressante reste dans ce genre, c'est la Médéole de Virginie, Medeola virginica L. Elle est herbacée, pourvue d'un tubercule oblong, charnu, du(juel s'élève une tige simple, dressée, pubescente. Les feuilles sont verticellées, oblongues, lancéolées, acuminées, munies de trois nervures longitudinales réticulées. Les fleurs sont terminales, en ombelles peu fournies ; elles sont petites, de couleur jaune verdàtre. Elles ont un périantlie à six divisions réfléchies ; six étamiiies ; un ovaire libre subglobuleux elliptique, à trois loges contenant chacune six ovules anatropes ; trois styles, allongés, sillonnésà leur face interne, divariqués et recouverts de papilles stigmatiques. Le fruit est une baie trisoculaire. Cette plante est employée aux États-Unis comme diurétique dans les cas d hydropysie. PI.

MÉDIAM (Nerf). § I. Anatomie. Le ner/^me^ia/z (médio-digital. Chauss.l, se détache de la partie inféro-externe du plexus brachial dont il est considéré comme une des cinq branches terminales.

1-° Origine. Elle se fait par deux racines d'inégale dimension, entre lesquelles passe l'artère axillaire et dont l'écartement en haut représente assez bien la configuration d'un V ou plutôt d'un Y dont la branche verticale est constituée par le nerf médian lui-même. La branche d'origine externe {grosse racine) lui est commune avec ceUe du nerf musculo-cutané, la branche d'origine interne {petite racine), provient d'un tronc que le médian partage avec le cubital et le brachial cutané-interne. M. Cruveilhier fait observer avec raison que ces deux racines û<mrent assez exactement une M majuscule. Cette disposition s'observe, il est vrai fréquemment, mais n'est pas constante.

2° Forme. Direction. Aplati d'abord dans le sens transversal et quelquefois même légèrement excavé pour recevoir la partie antéro-externe de l'artère axillaire, il forme bientôt un cordon assez régulièrement arrondi qui descend verticalement sur la face interne du bras, et devient de plus en plus antérieur à mesure qu'il se porte en bas ; au pli du coude il plonge au miheu des muscles en se déviant en bas et en dehors, redevient vertical et véritablement médian dans son trajet anti-brachial, puis il s'aplatit de nouveau pour passer sous le lio^araent annulaire du carpe et s'épanouir en six branches dans la paume de la main. Sa direction, depuis le plexus jusqu'au carpe, est donc à peu près représentée, d'une façon générale, par une ligne brisée ou deux verticales (pour le bras et l'avantbras), dont les extrémités correspondantes sont réunies, au pU du coude, par une ligne plus petite et oblique. — Superficiel ou plutôt sous-aponévrotique en haut, le nerf médian est profond à la partie supérieure de l'avant-bras pour redevenir superficiel à la région carpienne.

3" Rapports, (a.) Portion axillo-hrachiale du médian. (Direction lét^èrement oblique en bas, en avant et en dehors). De haut en bas il répond :

En avant, à la paroi antérieure de l'aisselle (petit pectoral et grand pectoral), puis à l'aponévrose brachiale et, chez les individus bien musclés, au bord interne du biceps qui le recouvre un peu. — En arrière, à la paroi postérieure de l'aisselle, puis au muscle brachial antérieur. — En dedans, à l'aponévrose, à la peau et à la veine basilique. — En dehors, au muscle coraco-brachial, et à l'intervalle des muscles biceps et brachial antérieur. M. Cruveilhier a vu ce nerf situé dans l'épaisseur de la portion interne de ce dernier muscle.

Nous mentionnerons également les connexions que le nerf médian peut affecter

MÉDIAN (nerf). 2H

avec les faisceaux musculaires anormaux qui se détachent soit du muscle coraco-brachial, soit du brachial antérieur, soit du grand pectoral : c'est ainsi que nous avons observé (à droite et à gauche et chez le même sujet) un petit faisceau musculaire qui émanait du bord inférieur du grand pectoral, et se terminait par un tendon extrêmement long et grêle, croisant très-obhquement le nerf médian et l'artère pour aller s'insérer à l'épitrochlée. Nous avons vu aussi plusieurs fois le nerf médian et l'artère passer dans une espèce de boutonnière musculaire constituée par le coraco-brachial d'un côté, et de l'autre par un faisceau musculaire anormal partant de ce dernier muscle pour aller soit à la cloison musculaire interne, soit sur l'aponévrose du vaste interne du triceps : d'autres lois, en bas, la boutonnière était formée par le muscle bracliial antérieur, et par un autre faisceau anormal s'en détachait pour aller s'insérer par une aponévrose sur la masse épitrochléenne. Souvent ces petits muscles supplémentaires sont remplacés par de simples languettes fibreuses. Ce faisceau accessoire du coraco-brachial a été vu par bien des anatomistes : Duval {Traité de Vhémostasie et spécialement dés ligatures des artères, contenant des tableaux synoptiques de l'anatomie de ces vaisseaux, les plaies des artères et les anévrysmes, 1855- 1859), le mentionne et dit même que lorsqu'il existe, il faut le couper quand on pratique la ligature de l'humérale à son niveau.

Assez souvent, le muscle biceps, au heu de deux chefs en a trois (nous l'avons constaté souvent) ; ce troisième faisceau surnuméraire provient, tantôt de la cloison inter-musculaire externe, tantôt de l'interne; c'est dans ce dernier cas seulement que, par son bord interne, il est en rapport avec le nerf médian.

Duval {loc. cit.) dit que M. Deville a signalé une anomalie fort curieuse du nerf médian dont il cite deux exemples. Il s'agissait d'un canal ou conduit sus-épitrochléen, en partie osseux, en partie fibreux, existant sur l'humérus gauche: il donnait passage, dans l'un des cas, à ïhumérale et au nerf médian ; dans l'autre au nerf médian seulement. Duval a rencontré également cette disposition: artère et nerf passaient dans ce conduit qui serait, chez l'homme, l'analogue du canal osseux épicondylien de certains mammifères, des grimpeurs surtout.

Rapports de la portion axillo-brachiale du médian avec les autres nerfs. Le nerf cubital d'abord placé en arrière puis en dedans de lui, à la partie supérieure, niai^ dans la même gaine, s'en écarte peu à peu pour gagner la gaîne postérieure. Le nerf radial qni longe en haut lecôtépostéro-externedu médian, le quitte bientôt et se dévie en bas, en arrière et en dehors. Les deux nerfs cutanés côtoient le côté correspondant du nerf médian, c'est le musculo-cutané qui l'abandonne le plus tôt, le brachial cutané interne a, au contraire, avec lui, et dans une plus grande longueur des rapports immédiats, puis médiats, c'est-à-dire que l'aponévrose brachiale l'en sépare. Gegenbauer. {Des rapports du nerf musculo-cutané avec le nerf médian. In Zeitschr. fur Med. Bd 111, S. 258, 1867. — Canstatt, 1868) donne le tableau suivant des variétés de rapports entre le nerf perforant et le médian. 1° Le rameau cutané du nerf perforant est plus ou moins incomplet, et U est complété par une branche du nerf médian, lequel pénétrant entre le muscle biceps et le brachial interne vient s'y adjoindre. 2° Le tronc du médian donne tout d'abord une branche au muscle coraco-brachial, puis une autre branche qui, pénétrant au-dessous de ce muscle entre le biceps et le brachial, donne des branches aux deux muscles. o° Le nerf perforant se réunit, après avoir donné un rameau au muscle coraco-brachial, au tronc du nerf médian, et le tronc ainsi renforcé donne un rameau au muscle biceps, puis une seconde branche qui

312 MEDIA.N (neuf).

après avoir fourni une ramification au muscle brachial, finit en un rameau cutané. 4° Le nerf perforant marche près du nerf médian, donne une branche au muscle du coraco-brachial et une autre au biceps, puis il se sépare en deux rameaux dont l'un se joint au nerf médian, tandis que l'autre \a au muscle brachial et se termine en un rameau cutané. 5° Le nerf perforant d'une grosseur extraordinaire suit son parcours habituel, mais fournit une forte branche qui joint le nerf médian audessous du muscle coraco-brachial et qui s'unit à lui au-devant de l'artère brachiale.

Rapports de la portion axillo-brachiale du médian avec le tronc artériel principal Dans l'aisselle, au niveau du petit pectoral, l'artère axillaire se rejette un peu en arrière entre les deux racines du médian. Entre le bord inférieur du petit pectoral et celui du grand pectoral l'artère a, en avant d'elle, le nerf médian qui, plus bas, au niveau de la partie inférieure de laisselle, se trouve en dehors du vaisseau. A ce niveau, l'artère axillaire est située au milieu de tous les troncs nerveux et dans la même gaine qu'eux; bientôt tous les nerfs quittent le vaisseau pour s'en aller de différents côtés ; seul, le nei f médian accompagne l'artère humérale et ses veines, et est logé dans la même gaine.

Les connexions du médian avec l'humérale sont immédiates : voici quelles sont celles qu'il affecte le plus généralement : situé d'abord à la partie supérieure, en dehors de V artère, le nerf passe au-devant d'elle à peu près au niveau de la partie moyenne du bras, quelquefois plus bas, chemine, juxtaposé au vaisseau pendant un certain temps, puis se place en dedans de lui. Nerf et artère se croisent donc à angle très-aigu, c'est-à-dire à la manière d'un X, dont les branches sont extrêmement allongées.

Il n'est pas très-rare de voir le médian passer au-dessous de l'artère entre elle et le muscle brachial antérieur ; il est bien moins fréquent, mais c'est une disposition qui a été aussi observée, de voir l'artère humérale parallèle, dans toute la longueur du bras, au côté interne du nerf médian, ou être placée en dehors, près de son origine : la possibilité de tous ces divers rapports doit être connue du chirurgien, surtout lorsqu'il veut pratiquer la ligature du vaisseau.

(ê) Portion anti-brachiale du médian (direction en dehors puis en bas). Au niveau du pli du coude, le médian est en rapport : en avant avec l'expansion aponévrotique du biceps ; en arrière avec le brachial antérieur sur lequel il est directement appliqué et qui le sépare de l'articulation du coude ; en dehors avec l'artère humérale; en dedans avec les muscles épitrochléens. Il passe ensuite entre les deux faisceaux d'insertion du muscle rond-pronateur ne laissant derrière lui que le plus petit de ces chefs et croisant la face profonde du muscle il se place entre les deux fléchisseurs superficiel et profond des doigts.

Occupant d'abord le côté interne de la cubitale comme celui de l'humérale, il passe verticalement au-devant delà portion oblique de la première de ces artères, ce qui fait que le nerf en gagnant la partie médiane de l'avant-bras se place au côté externe du vaisseau après s'être entre-croisé avec lui.

Dès qu'il a croisé l'artère cubitale, le nerf médian chemine dans l'intervalle celluleux qui sépare le fléchisseur profond du fléchisseur propre du pouce, puis, plus bas, devenant de plus en plus superficiel, il s'insinue entre les tendons du fléchisseur sublime et du petit palmaire qui restent en dedans et celui du grand palmaire qui est en dehors. — Un peu au-dessus du poignet, ce nerf est est rapport en avant avec l'aponévrose antibrachiale.

Portion palmaire du médian. Le médian passe entre le ligament annulaire antérieur du carpe qui le j-ecouvre, et les tendons des flccliisseurs digitaux au-

MÉDIAN (nerf). 215

devant desquels il est situé, et se trouve revêtu comme eux par la synoviale. Dans la paume de la main il est en rapport, en arrière, avec les tendons fléchisseurs ; en avant avec l'aponévrose palmaire et l'arcade palmaire superficielle artérielle un peu au-dessus de laquelle il se divise en six branches terminales \yoij. Main (Ânatomie de la paume de la)].

Artère du nerf médian. La branche artérielle, compagne du médian, est habituellement assez petite, mais elle mérite d'attirer l'attention et par sa grande longueur et par son existence à peu près constante. — Elle arrive parfois à un volume considérable, égal à celui de la radiale ou de la cubitale normale qui peuvent alors être atrophiées ou amoindries dans leur portion carpienne et palmaire.— Dans ces cas, qui ont été vus par M. Gruveilhier, par Dubrueil {Anomalies artérielles, 1847, p. 172 à 176) et une fois par moi, l'artère du nerf médian ainsi augmentée de volume s'anastomosait par inosculation, à la paume de la main, avec l'arcade palmaire superficielle qu'elle formait presque en totalité. — M. Gruveilhier l'a vue se continuant à plein canal avec l'humérale et remplaçant les artères radiale et cubitale qui n'étaient que rudimentaires. Blandin cite deux exemples bien curieux dans lesquels cette artère du médian représentait à l'avant-bras le seul tronc auquel était dévolu le soin d'émettre la totalité des artères collatérales digitales. M. le professeur Sappey a observé chez un homme de 50 ans, à droite et à gauche, l'existence de trois troncs artériels à l'avant-bras : le volume de celui qui était médian était un peu supérieur à celui de chacun des deux autres ; dans ce cas, l'artère médiane décri\ ait tout autour de la branche nerveuse un trajet spiroïde ; à la paume de la main elle se divisait en deux rameaux destinés à fournir la collatérale interne du pouce, l'interne et l'externe de l'index, l'externe du médius; de plus elle fournissait des rameaux secondaires à l'éminence thénar; aux lombricaux, aux téguments, "et concourait à la formation de la moitié externe de l'arcade palmaire en s'anastomosant avec une branche de la cubitale. Dubrueil a trouvé, sur l'avant-bras droit d'un vieillard enlevé par une apoplexie foudroyante, l'artère satellite du nerf médian supérieure en calibre à l'interosseuse antérieure, côtoyant le bord radial du palmaire grêle et traversant, vers le milieu de l'avant-bras, une sorte de boutonnière que présentait le nerf médian: arrivée dans la paume de la main, elle donnait comme dans les exemples précédents, les collatérales du pouce, de l'indicateur et du bord radial du médius. Quoi qu'il en soit, lorsqu'elle est normale, l'artère du nerf médian est trèsgrêle, mais se remplit assez facilement même par des injections de suif grossières. Elle naît de la partie antérieure de linterosseuse antérieure dont elle représente le seul rameau un peu volumineux, gagne le nerf médian, qu'elle traverse de part en part en pénétrant d'arrière en avant par sa face postérieure, et, accolée à sa partie interne, elle l'accompagne jusqu'en bas, c'est-à-dire dans les 5/4 inférieurs de sou étendue. — C'est elle que Tiedemann regarde comme une seconde interosseuse superficielle : arteria interossea superficialis quœ non inepte arteria mediana vocari potest, quia nervum medianum comitatur (Dubreuil, loco. cit. p. 173).

Distribution du médian. Branches collatérales. Dans son trajet brachial il ne fournit pas de branche : notons cependant quelques filets grêles pour les parois de l'artère humérale et le rameau (non constant) qui se dirige en dehors et en bas, derrière le muscle biceps pour s'anastomoser avec le musculocutané. — Gegenbaur a vu le médian fournir au coraco-brachiaî, au biceps et au brachial antérieur, une branche qui finissait en un rameau cutané {Canstatt, i 868.).

2Î4 MÉDT.VN (ni-hf).

La portion antibrachiale donne naissance à un grand nombre de branches, nous les diviserons en :

1° Branches musculaires;

2° Branche cutanée ;

ï" Branches musculaires. Elles émanent toutes de la partie supérieure du nerf médian antibrachial et se distinguent en antérieures et en postérieures.

A. Les branches musculaires antérieures sont :

a. Le rameau supérieur du rond pronateur ;

b. La branche des muscles superficiels ;

a. Le rameau supérieur du rond pronateur, ordinairement distinct des suivants fournit, avant de pénétrer dans les muscles, un ou deux filets articulaires qui ont une disposition récurrente, entourent l'extrémité inférieure de l'artère ■ humérale au niveau de sa bifurcation et vont se perdre dans la partie la plus interne de l'articulation du coude.

b. La branche des muscles superficiels est tantôt unique, tantôt se compose de 2 ou 3 troncs, qui, pénétrant d'arrière en avant dans les muscles de la couche superficielle, donnent le rameau inférieur du rond pronateur et ceux du grand palmaire, du petit palmaire et du fléchisseur superficiel. C'est le filet destiné au grand palmaire qui est presque toujours le plus volumineux ; quelquefois il est double. Les filets du fléchisseur sublime sont grêles, mais plus nombreux.

B. Branches mu^cidaires postérieures. Elles sont destinées aux muscles de la couche profonde, en nombre variable, et divisées en rameau interne pour les deux faisceaux externes du fléchisseur profond, en rameau externe pour le long fléchisseur propre, en rameau inférieur ou moyen qui est le nerf interosseux [nerf du carré pronateur) qui accompagne l'artère interosseuse antérieure, est appliqué sur le ligament interosseux, en\oie quelques filets aux fléchisseurs profond et propre entre lesquels il chemine, passe sous le carré du pronateur auquel il abandonne quelques rameaux postéro-antérieurs et se perd en bas, au niveau de l'articulation radio-carpienne.

2° Branche cutanée. La branche palmaire cutanée est la seule des branches collatérales qui naisse à la partie inférieure : par ses deux filets perforants, l'un externe, l'autre interne, elle est destinée à la peau de l'émnience thénar et à celle de la partie moyenne de la région palmaire.

Gruber Wenzel {Mélang. anatom. XV, publ. en 1865, Canstatt, 1870), dit qu'il a trouvé le 3® rameau palmaire commun des doigts naissant du nerf médian très-haut à l'avant-bras. Œst., Zeitschr. fur. prakt. 5ei7/i:.,n"24,1870.

In Jahresbericht.... von Rud. Virchow und A. Hirsch, 1870, t. I, 1'^ partie, p, 12. Le même auteur a publié un nouveau cas d'émergence élevée du Pi. Volaris digitorum commitnis III du nerf médian). Ledit rameau naissait à 8 centimètres au-dessous de l'épitrochlée, du tronc du nerf médian, gagnait après un trajet de 1%3 le muscle flexor superficialis digitorum communis, longeait ce muscle dans une étendue de O'^jOSd et, vers le milieu de la longueur de l'avant-bras, arrivait sous le fascia de l'avant-bras. Il passait alors dans la partie superficielle de ce muscle au côté cubital du muscle palmaris longus et pénétrait, avec le nerf médian, au-dessous du ligament carpien palmaire dans la paume de la main oiî la distribution s'effectuait comme d'habitude.

Branches terminales. Nous ne voulons qu'énumérer ici les branches, renvoyant pour plus de développement à l'arlicle Main (Anatomie). Généralement le. médian donne six branches terminales qui sont : une nmsculaire nour l'émi-

MÉDIAN (nef.f). 215

nence thénar, et cinq cutanées représentant les nerfs collatéraux des trois premiers doigts et celui de la moitié du quatrième, qui fournissent également aux deux lomhricaux externes, à savoir :

\° La branche des muscles de l'e'minence thénar;

2" Le nerf collatéral externe du pouce;

3° Le nerf collatéral interne du pouce ;

4° Le nerf collatéral externe de l'index ;

5° Le Tronc commun des nerfs collatéral interne de l'index et collatéral externe du médius ;

6" Le TRONC COMMUN des nerfs collatéral interne du médius et externe de Vannulaire. — En résumé, le nerf médian fournit :

lilets arliculaires.

Branches i Branches / musculaires.' collatérale

Nerf médian.

antérieures

postérieures

Branches terminales.

Branche palmaire cutanée.

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