TABLEAU II. — ARMÉE FRANÇAISE SUR LE PIED DE PAIX
Conliitgent. i" année. — 150,000 hommes réduits de 15,000 par les volontaires d'un an 135,000 b.
2' année. — 75,000 hommes maintenus par ordre de numéros
de tirage, réduits par une perte de i °/„ idécès, réformes, etc.). 72,000
ô* année. — Les 72;000 hommes de la deuxième année réduits
par une perte de 5°. (décès, réformes, etc.) 69,840
4" année. — Les 69,840 hommes de la troisième année réduits
par une perte de 2 7» (décès, réformes, etc.) 6S,440
ôi%-m h.
Partie permanente. Non recrutée par les appels (officiers, gendarmes, corps
étrangers, etc.) 120,C00
Total pamiel 465,280 h.
Volontaires d'un an, équipés et entretenus à leurs frais, environ 15,000
Total GÊ.NÉriAL 480,280 li.
En\ertu de l'article XXXVIll la durée du service compte à partir du 1" juillet de l'amiée du tiiage au sort, mais la mise en route n'aura évidemment jamais lieu avant octobre ou novembre, on laissera les jeunes gens dans leurs familles pour le temps des récoltes, époque où les bras manquent à l'agriculture. D'un aulre côté, on n'attendra pas la date du 50 juin pour envoyer dans la réserve la classe qui aura terminé ses cinq années ; il sera donné des congés renouvelables, en sorte que le militaire restera au plus quatre ans et deux ou trois mois sous les drapeaux. Les choses se sont toujours passées de la sorte. Sous l'empire de la loi de 1832, on n'a jamais fait sept ans; le temps de service comptait à partir du 1" janvier de l'année du tirage au sort, tandis que la mise en route des contingents ne se faisait guère avant septembre, et l'on donnait largement des congés renouvables vers la fin de la sixième et au commencement de la septième année.
Au point de vue démographique, on doit se préoccuper principalement du chiffre de l'armée sur le pied de paix, car la période de guerre est une e.vception. Ce sont les gros contingents du temps de paix qui exercent une incontestable iirlluence sur le développement de la population. Cependant comme; malgré toutes les prévisions, la période de guerre peut durer longtemps, même avec les armées considérables de notre époque, il est intéressant de rechercher quel est le nombre des individus mis cà la disposition de l'armée par la loi de 1872.
Ces données, nous les trouvons dans le second rapport soumis à l'Assemblée par la Commission parlementaire.
{Rapport fait au nom de la Commission de réorganisation de V armée sur le projet de loi relatif à V organisation générale de l'armée, par le général Chareton. Assemblée nationale. Annexe à la séance du 9 juin 1875).
En supposant un contingent annuel de 150,000 hommes, et déduction faite des pertes évaluées à 4 pour 100 pendant la première année, o pour lUO pendant la seconde, 2 pour 100 pendant les autres (décès, réformes, etc.), ou arrive aux résultats suivants :
TÂBLE.\U III. — RESSOURCES MISES A LA DISfOSlTlOS DE l'aRMÉE ES TEMPS DE GUERRE