MERCY
lui dans leurs Scriptores ordini prœdicatorum (1721; in-fol., t. II, p. o96 et suiv.). Tout ce que l'on sait de positif, c'est qu'il naquit à Rome; qu'il alla étudier à Padoue, sous Jean Zecha et le célèbre analomiste Jules-César Ârantius; qu'il entra dans un couvent des frères prêcheurs, à Milan ; qu'il s'y livra à l'étude de la théologie; qu'il parcourut ensuite une partie de l'Europe, distribuant, à tour de rôle, l'eau bénite et les remèdes; qu'en 1571 et 1572, il était en France, en qualité de médecin de Jérôme de Lodrone, que le roi d'Espagne, Pliili|ipe II, avait mis à la tête des armées germaines envoyées au secours de Charles IX. On sait encore que Mercurii exerçait la médecine à Bologne, en 1578, sous les yeux de son cher maître Arantius; qu'il passa les dernières années de sa vie dans une villa, qu'il avait achetée sur les bords du lac de Garde, et qu'il mourut probablement à Rome, en 1595.
Jérôme Mercurii a beaucoup écrit. Les pères Quétif et Échard donnent la liste de ses ouvrages tant manuscrits qu'imprimés. Nous relevons les titres des deux principaux de ces derniers :
I. La commarc o raccoglitrice. Venise, IGOl, in-4', etc. — II. Degli errori popular (iltalia, libri selle. Venise, 1603, in-4''. A. Ch.
I?IER€URIUS. La biographie de ce personnage est complètement inconnue. Cboulant pense qu'il vivait au dixième siècle ; c'était un moine de l'Italie du sud. On a de lui un petit ouvrage dans lequel il traite empiriquement, d'après les auteurs grecs, de la séméiologie du pouls. Cet ouvrage a été publié en grec et eu latin par Salvator Cyrille, à Naples, 1812, in-8°. Il figure dans les physici et medici grœci minores c^'Ideler, t. H, p. 254. Berl., 1842, in-8". E. Bgd,
IHERCY (Le chevalier François, -Christophe, -Florimond de). Médecin littérateur né, en 1775, à Pompey près de Nancy d'une famille noble qui a donné plusieurs générau'c célèbres à l'Allemagne. Entraîné par un penchant irrésistible, il se consacra avec ardeur à l'étude de la médecine et de la langue grecque. Reçu docteur en 1803, il s'occupa à peu près exclusivement de travaux Uttéraires et même, en 1825, il ouvrit un cours de médecine hippocra tique dans l'espoir de se faire nommer à une chaire d'érudition médicale. De Mercy avait entrepris, avec plus de zèle que de savoir, une traduction complète des œuvres d'Hippocrate pour laquelle il avait compulsé un grand nombre de manuscrits et rassemblé beaucoup de notes, matériaux précieux dont il n'a pas su faire usage. La Faculté de médecine, en vue de favoriser un travail qui pouvait être aussi utile pour la science, lui avait accordé, sous forme de traitement, une indemnité pour les dépenses et les pertes de temps que lui occasionnaient ses recherches; le ministère de l'intérieur avait souscrit pour deux cents exemplaires. Mais de Mercy n'a publié qu'une partie de cette traduction ; et quoiqu'il se soit donné bien du mal pour accomplir la mission trop au-dessus de ses forces, qu'il s'était imposée, il n'a produit qu'une œuvre incomplète, remplie de fautes, et sans valeur; à une main plus puissante était réservée la gloire d'élever ce monument.
De Mercy mourut en 1849, laissant les ouvrages suivants:
I. Dissertation su?- les terminaisons de l'inflammation et (le son traitement. Th. de Pari?, an XII, n" 111. — II, Conspectus febrium, synopsis des fièvres ou tableaux de plusieurs maladies, tirées des 1" et 3^ livres des Epid. d'Hipp. Paris, 1808, in-8^ — lit. Considérations sur la naissance des sectes, dans les divers âges de la médecine et sur la nécessité de créer une chaire d'Hippocrate. Ibid., 1816, in-S". — IV. De l'enseignement méd'ical dans ses rapports avec la chimie, oit Eloge, etc. Ibid., 1819, in-8°. — V. Mém. pour le rétablis-