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MILLER

l^'api'ès Commerson, ces arbrisseaux peuvent devenir, dans certains cas, des .■îvhyetï à gros tronc, d'où découle naturellement une liqueur résineuse balsamique qu'on emploie contre diverses maladies et particulièrement la syphilis. On la nouuiie Baume de fleurs, Baume de fleurs jaunes;

50 gypericum Bratiujs Smith. Millepertuis Jiinipéroïde. Cette espèce, de la Nouvelle-Grenade, est remarquable par ses feuilles opposées, sessiles, presque appliquées, étroites, subulées, qui donnent à l'arbuste une apparence tout à fait spéciale qui lui a valu son nom de Junipéroïde. Il paraît contenir une matière résineuse assez abondante;

6" Hijpericum larlcifoliiim Jussieu. Sous-arbrisseau du Pérou, à feuilles étroites lancéolées, atténuées aux deux extrémités, serrées les unes contre les autres. Cette es[ièce, nommée Romerillo à Quito, sert à teindre la laine en jaune;

7" Hijpericum connatum Lam. Plante sous-frutescente du Bré^il, à feuilles deltoïdes, perl'oliées, obtuses et coriaces. Ces feudles ont une odeur désagréable lorsqu'on les froisse. Aug. de Saint-Hilaire rapporte qu'on en em[doie la décoction dans le pays contre les maux de gorge. Elles sont astringentes;

8° Hypericum laxiusculum Saint-Hdaire. Autre espèce du Brésil, dont la décoction est, d'après Aug. de Saint-Hilaire, employée contre la morsure des serpents.

Un certain nombre d'espèces intéressantes, surtout pour le suc gommo-résineux qu'elles contiennent, ont été retirées du genre Hypericum pour entrer dans les Yismia; telles sont les Hypericum hacciferum L., Hypericum Guyanense L.^ Hypericum latifoliiim L., Hypericum sessilifolium (Pour toutes ces espèces, voy. Vismia).

DioscoRiDEs. Mat. Medic, Lib. III, cap. cuir. — Linné. Gênera, 583 et 902. — Jussieu. Gênera, 255. — De Gandolle. Prodromus, I, 545. — Lamauck. Dict. EncijcLopédie, 143. — Aug. Saint-Hilaip.e. Plantes usuelles des BrésilLns, t. 61 et 62. — MiitiAT et De Lens. Dicl. Mat. média., III, p. 576. — Erdlicher. Gênera Plant., 5464. — Guieourt. Drogues simples, 6" éd., p. 617. — Bentham et Hooker, Gênera plant. I, 165. Pl.

MILLEPIEDS. Voy. JVIyricipodes.

MILLER (James). Né le 12 avril 1812, dans le Forfarshire, en Ecosse, oîi son père exerçait les fonctions de ministre de l'Évangile ; après avoir fait ses études à l'Université de Saint-André, il suivit, bien jeune encore, les cours de médecine à Edimbourg, et reçut en 1832, le titre de licencié au Collège de chirurgie de la même ville. Aussitôt après sa récaptiou, il s'attacha comme assistant au célèbre Liston, et lorsque ce chirurgien quitta Edimbourg pour se rendre à Londres (1834), son disciple hérita d'une grande partie de sa clientèle. Quelques aniiées plus tard, Ch. Bell étant mort, la chaire de chirurgie devint vacante, et Miller l'emporta sur des rivaux tels que Argyle Robertson et Lizars. Dès lors sa réputation prit le plus vaste essor, et il était incessamment appelé et consulté, non-seulement comme chirurgien, mais encore comme médecin.

Miller était un chirurgien hardi et d'une remarquable dextérité; il était surtout renommé pour les maladies du rectum et de la vessie ; mais malgré son habileté manuelle, il n'avait recours à l'instrument tranchant qu'à la dernière extrémité, et il s'était hautement déclaré en faveur delà chirurgie conservatrice. 11 avait particulièrement adopté le traitement tonique reconstituant chez les sujets scrofuleux, ce qui lui avait permis, dans maintes circonstances, de sauver des membres autretbis voués à l'amputation. C'était, en même temps, un professeur

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très-écouté, ses ler,ons étaient toujours préparées avec le plus grand soin, cl il possédait un talent de parole tout à fait remarquable. Mais malheureusement ses forces ne répondaient pas à son zèle; à plusieurs reprises, sa .çanté avait donné de sérieuses inquiétudes à ses amis, des accidents d'infection à la suite d'une piqûre anatoniique avaient rais sa vie en danger ; vers la fin, une dyspepsie dont il avait toujours été tourmenté fit de grands progrès, son caractère était devenu sombro et hypochondriaque, enfin des accidents cérébraux l'emportèrent le 17 juin 186i. Miller était professeur d'anatomie à l'Académie de peinture, chirurgien consultant à l'infirmerie royale, chirurgien de l'hôpital Chalmers, membre d'un grand nombre de sociétés savantes.

Voici la liste de ses principales publications, nous en avons écarté toutes celles dans lesquelles il a discuté des questions de théologie dont, en raison de son origine, sans doute, il s'était beaucoup occupé.

I. Le chapitre : On the Restoration of Lost Parts. In Practical Chirurgie de LIsTo^ (p. 219- 240). Lond., 1857, in-8°. — II. Probationary Essai/ on the Dressing of Wounds as Simplified and Improved in Modem Surgenj (pour être admis Fellow au collège des chirurgiens) Edinb., 1840, in-8°. — III. On Ligature of Ihe Carotide. In MonlhUj Journ., t. II, p. 1 ; 1842. — IV, On the Treatment of the Hœmorrhagic Diathesis. Ibid., p. 567. — V. An Inlroductory Lecture on Pictural Ânatomy. Edinb., 1842, in-S". — VI. Remarkable Case of Fungoide Disease In Monthly Journ., t. III, p. 292; 1843. — VII. Principlcs and Practice of Surgery. Edinb., 1844, in-12, 2 vol. et 5° éilit., revue par P. -H. Watson, sous le titre: A System of Surgery. Ibid., 1864, in-S". — VIII. United Fractures trealed hy Subculancous Pimcture. In Monthly Journ... t. VIII, p. 841; 1S48. — IX. Cases of Anevrisni. In Edinb. Med. and Surg. J., t. LXXXI, p. 617 ; 1854. — X. Alcohol its Place and Power. Glascow, 1858, in-12. — Xi. Neuenahr, a New Spa on the Rhine. In Edinb. Med. J., t. VII, p. 409 ; 1861. — X. Un certain nombre d'observations particulières dans les journaux déjà cités et de communications à la Société médico-chirurgicale d'Edimbourg, insérées avec le compte rendu des séances dans les mêmes recueils. E. Bgd.

MILLERIA. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Composées, tribu des Hélianthées. La seule plante qui ait quelque intérêt pour les médecins, est le Milleria Contrayerha Cavan., qui fait maintenant partie du genre Flaveria [voij. ce mot).

HuMEOLDT BoNf'LAND et KuNTH. Nova Gencra et Species plantarum, etc., IV, p. 224. — Cavanhxes. Icônes et descriptiones plantarum, etc., I, p. 2, tab. 4. Pl.

MlLl,ET. On donne ce nom à une Graminée originaire de l'Inde, mais fréquemment cultivée pour ses graines dans le midi de l'Europe. Elle appartient au genre Panic {Panicum) [voy, ce mot). Pl.

MlLLii^GEiw (J.-G.). Ancien chirurgien militaire, né en Angleterre, et qui compte parmi les aliénistes, a publié:

I. The Army Médical Officer's Manual upon Active Service. Londres, 1819, in-8». •-> II. Curiosilies of Médical Expérience. Londres, 1837, 2 vol., in-S", une deuxième édition en 1839. — III. Aphoiisms on the Treatment and Management of the Insane. Londres, 1840, in-18. A. Bureau.

MILLON (Auguste-Nicolas-Eugène), un des chimistes contemporains les plus distingués, était né à Châlons-sur-Marne, le 24 avril 1812. 11 remplit pendant quelques années les fonctions de chirurgien militaire, et se fit recevoir docteur, en 1836. Puis il se consacra exclusivement à la chimie et à la pharmacie qu'il enseigna en qualité de professeur, après un brillant concours, au Val-de-Grùce

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