MIRABILIS
I. La médecine vengée, poëiuc. Paris, 1S19, iii-S». — II. Éhge de Parmentier. ll>id,, 18-2'i, in-8°. Éloge de X. Dicital. Ibid., 18-22, iM-8°. — 1I[. Traité de<< conuulsions chez les femmes encnnlc", en travail et en couches. Ibid , 1823, in -8». — IV. lettre à un médecin de province, ou Exposition crili(/ue de la doctrine de M. Droussais. Ibrd , 1825, in-S». 2« cdit., auemrntée d'une Lettre sur les variations de la médecine physiologique Ibid., 1820, iu-8°! — V. Un mot de réponse à un mot de critique de M. Broussais. Ibid., 1825, in-8». '— VI. Nouvelle lettre à un médecin de province, ou Résumé des discussions qui ovt eu lieu entre MM. Roche, Bousquet, C. Broussais et Miquel, sur la doctrine physiologique, etc., elc. Ibid., 1828, iii-8''. H. Mb.
91IR4BELLE DE CORSE. Nom donné aux fruits du Phijsalis Alkekencji L. {voy. Alkekekge). Pl.
miVABEiXES. Sorte de prunes {voy. Prunes).
MIRABILIS. (L., Gen., n. 139). Genre de la famille des Nyctnginacées, qiieJussien {Gen.., 90) nommait encore Nyctago, et Touniefort {Inst. Reiherb., 129, t. 50), Jalapa. Les fleurs en sont régulières et hermaphrodites, avec un périaiUhe unique, bien développé, coloré et ressemblant à uni- corolle, tandis qu'une enveloppe plus extérieure et plus petite, verte, à cinq divisions foliacées, qu'on observe en dehors et qu'on prendrait au premier abord pour un calice, n'est cependant qu'un involucre, attendu qu'il y a plusieurs de ces plantes dans lesquelles il entoure, non une seule fleur, mais plusieurs. Le récplacle de celles-ci est convexe. Le calice pétaloïde a un tube plus ou moins allongé, renflé à sa base en une sorte de sac, et un limbe dilaté en entonnoir, à cinq divisions profondément indupliquées, tordus. Les élamines sont au nombre de cinq, alternes avec les division>;du périanthe, d'inégale longuenr, formées d'un fdet libre, sinon à sa base oii il est uni avec les autres en un tube court, épais, urcéolé, disciforme, et d'une anthère biloculaire, iutrorse, déhiscente |iar deux fentes longitudinales. Le gynécée, parfois entouré d'un petit disque hypogyne, se compose d'un ovaire siipère, uniloculaire, surmonté d'un style grcle à sommet capité, chargé de petites branches simples ou ramifiées, terminées par une tète stigmatifère. Tout près de la base de l'ovaire se ti'ouve un placen'a qui supporte uu ovule presque dressé, auatrope, à micropyle dirigé en bas et en avant. Le (ruit est un achaine (ou même un caryopse) dont le péricarpe membraneux, entouré d'un sac hgneu.v, pre.-que fermé eu haut, formé par la base indurée du périanthe, entoure étroitement une graine à albumen farineux abondant qu'enveloppe l'embryon condupliqué de sa radicale courbe, à sommet infère, et de ses larges cotylédons foliacés et inégaux, incombants. Les Mirabilis sont des plantes heibacées et vivaces, de l'Amérique tropicale. Elles présentent une portion souterraine, souvent irès-développL'O, tubéreuse, constituée par une épaisse racine pivotante, dont le développement est parfois énorme. Leurs tiges sont herbacées, di ou trichotomes, à nœuds rendes, articulés, à feuilles opposées, pétiolées, simples, sans s'ipules, à fleurs axillaires ou terminales, solitaires ou disposées en cymes ou en glomérules. Parmi les cinq ou six es[)èces, souvent cultivé s dans nos jardins comme plantes annuelles, attendu qu'en pleine terre elles meurent jiendant nos hivers, on connaît surtout la Bulle-de-Nuit, espèce à fleurs blanches, rouges, jaunes ou tachetées de ces diverses couleurs, qui doit son nom précisément à ce que ses calices s'ouvrent le soir, et qui est le Mirabilis Jalapa L. {Spec, 25-). Cette espèce, originaire, à ce qu'on croit, du Pérou, et qui se trouve maintenant naturalisée dans la plupart des pays chauds du monde, a encore été nommée Mirabilis par Rumphius {Herb. amboin., V, 253, t, 89). C'est le Jalapa congesta de Mœnch {Meth., 508) et le