‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.60Chapitre 27 sur 45 · MIROIRS · texte numérisé non relu

MIROIRS

Paris, t. Yll, p. 43. Paris, 1860-61. — Chevandier (A.). Notice si(r les eaux salines iodochlorurées du Mirai, près de Luc [Brome). Valence, 1862, 75 pages. — Pizor (A). Noies manuscrites, 1873. A. K.

' MiRAVAL (Blas Alvarès) naquit à Médina de! Campo (Prov. de Léon) vers le milieu du seizième siècle, et se fit recevoir docteur en médecine et eu théologie à l'Université de Salaraanque. Ou lui doit un volumineux traité d'hygiène, dans lequel, en sa double qualité de médecin et de théologien, il ne ne se borne pas à donner des conseils pour la santé du corps, mais il s'occupe aussi du salut de rame. Dans sa vaste érudition in utroque, il a rassemblé une multitude de citations empruntées aux auteurs sacrés et profaues, aux poètes, aux savants, aux Écritures saintes, etc. Il est à regretter qu'il n'ait pas su se restreindre dans la composition de ce grand travail, car il renferme des vues très-judicieuses, des conseils très-bons et très-pratiques. Ses compatriotes vantent son style élégant et pur (Morejon) .

Voici le titre de cet ouvrage :

La conservation de la salud del cuerpo y del aima para el buen regimiento de la saludy mas larga vila de la alteza del serenimisso principe D. Felipe, etc. Mediiia del Cainpo, 1597, in-4'' et Salamanca, 1601, in-i°. E. Bgd.

miRDlTEiS. Tribu albanaise [voy. Albanie). iniRlS (les). Tribu barbare de l'Inde (voî/. Inde).

MIRITI. On nomme ainsi, d'après Mérat et De Lens [Dictionnaire de matière, médicale, t, IV, p. 451), un palmier du Brésil dont les fruits, de la grosseur d'un œuf, sont comestibles et dont les feuilles servent à recouvrir les habitations.

Pl.

MlRORALiiiV. Voy. Myrobalan.

MIROIRS. On désigne sous le nom de miroir toute surface géométriquement définie susceptible de réfléchir spéculairement la lumière. Les seules surfaces employées sont le plan, la calotte sphérique et le paraboloïde de révolution (en négligeant les surfaces cylindriques, coniques ou pyramidales, qui ne servent qu'à produire les effets connus sous le nom d'anamorphoses) : la théorie de ces divers miroirs a été donnée à l'article Gatoptrique et nous n'avons rien à y ajouter.

Au point de vue de leur composition, on peut citer les miroirs métalliques, les miroirs en glace étamée et les miroirs en verre argenté.

La plupart des métaux peuvent après un polissage servir de miroirs, mais on ne peut employer ceux dont la surface est facilement attaquée par l'air ou par l'humidité, pas plus que ceux qui sont trop fortement colorés; eh réalité les miroirs d'acier sont les seuls usités. Certains alliages peuvent servir avantageusement et parmi ceux-ci nous citerons l'alliage qui est employé pour les miroirs de télescope et dont nous donnons la composition :

Cuivre 66

Etain 33

Les miroirs métalliques fournissent de bons résultats et ne présentent d'autre inconvénient que la difficulté de lein- donner la forme convenable et de les polir (il faut aussi signaler leur poids lorsqu'ils atteignent de grandes dimensions, comme dans les télescopes).

D.CT. El\C, 2= s. VllI. 17

258 MISWACK.

Les miroirs le plus souvent usités sont en glace étamée ; à la surface postérieure de la lame de glace, on applique, après le polissage, un amalgame d'étaiii qui est à proprement parler la surface réfléchissante et qui se trouve ainsi à l'abri de l'action de l'air. Mais, dans ces miroirs, il y a en réalité plusieurs réflexions sur la face antérieure et sur la face postérieure {voy. Gatoptbique) ; aussi les images ne sont-elles pas très-nettes.

Dans les miroirs argentés de L. Foucault, la surface réfléchissante est une couche d'argent tiès-mince déposée chimiquement sur la surface antérieure d'une lame de glace à laquelle on a préalablement donné la forme et le poli convenables. Ces miroirs, moins lourds que les miroirs métalliques, donnent comme ceux-ci une grande netteté d'image; le polissage du verre se fait facilement (la méthode des retouches locales de L. Foucault permet d'arriver à la forme exacte avec précision et rapidité) ; enfin lorsque la surface métallique est ternie, il suffit d'enlever la couche d'argent et d'en déposer une autre, ce qui se fait simplement.

Disons enfin que, dans le cas d'objets fortement éclairés, la réflexion des rayons peut se faire avec une netteté suffisante sur une glace non étamée ; dans ce cas, on peut voir des objets à la fois par réflexion et d'autres situés directement derrière cette glace. Cette remarque a été mise à profit dans certains cas, comme par exemple dans Vendoscope.

Les miroirs sont employés soit pour envoyer en un point déterminé une certaine quantité de lumière, soit pour observer l'image d'objets que l'on ne peut voir directement. Dans le premier cas {microscope, opJitliabnoscope) on emploie le ])lus souvent des miroirs concaves; dans le second cas on se sert plutôt de miroirs plans {laryngoscope) les dimensions et les distances des objets ne sont pas alors modifiées, ce qui peut être indispensable dans un certain nombre de circonstances. C.-M. G.

IHIROIRIS illilGIQUES. Voy. DIVINATION.

MIROITIERS. Les miroitiers sont exposés à l'intoxication mercurielle par l'emploi qu'ils font, pour Tétamage, d'un amalgame de mercure et d'étain. Cette question sera traitée avec les développements nécessaires à l'article Glaces (fabricants de). D.

MiROSPERMIJftl. Voy. Myroxylon.

MIsiniEE TEETA. On donne ce nom à une racine amère, jaune, teignant la salive, et que les Indiens emploient dans beaucoup de maladies. Elle vient dans les Indes orientales.

Machaac. Transacù. oftke Médical and Phtjs. Society of Calcutta, III. Append., 432.

Pl.

iniJSSiSACiUES (Les) . Une des tribus des nations septentrionales de la race dite Algonqicine-Lenape {voy. Canada).

MISSULÈKE. Voy. Araignée.

MISTASSIXS (Les). Peuplade du Canada {voy. Canada, p. 120),

MISWACK. Un des noms indiens du Salvadora oleides, plante douée de propriétés moins acres que celles du S. Wightiana, et employée par les indigènes

MITCHILL. 2j9

pour raffermir les gencives. Aussi lui doune-t-on également le nom fie Toolh- Bruth-Tree. D.

MIST (Mf(7u). Produit minéral, que l'on croit être un mélange naturel de sulfates de fer et de cuivre ; il était très-employé, surtout comme topique, dans l'antiquité. Le meilleur venait, disait-on, de Chypre ou d'Kgypte. Dioscoride (L. V, c. 76), Pline {Hist. nat., L. XXXIV), le décrivent comme semblable à l'or, sciulillant comme ce métal quand on le brise, et prenant un aspect terreux quand on le réduit en poudre. Le Misy est mentionné déjà dans les œuvres d'Hippocrate. L'auteur des traités sur la nature et les maladies des femmes, l'employait comme mondificatif de l'utérus ; en pessaire pour activer les lochies ; comme emplâtre excitant ; en boisson pour empêcher la conception. Dans le livre de ulceribus, il est proposé contre les ulcères fongueux. Celse le conseille en qualité d'hémostatique, de piu'gatif, mais surtout de dessicatif et de cathérétique (L. V, c. 1, 5, 6, etc.). Enfin Galieu le cite souvent comme doué de ces mêmes propriétés {Demeth. méd., 1. 1, c. 5; De arte curât, ad Glaiic, t. Il, c. 4, etc. etc.).

E. Bgd.

MITA. On donne ce nom, h. Madagascar, à une sorte de Cijpenis odorant, dont les femmes emploient les racines pour faire des colliers. Mérat cl Di: Lexs. Dic(. Mat. Mcd., IV, 432. Pi.

MITCHILL ( Samuel ) , médecin et homme d'État américain , naquit le 20 août 1764, à Northstead (État de New-York). Après plusieui's voyages en France et en Angleterre, pour terminer son éducation, il alla étudier la médecine à Edimbourg où il prit le bonnet de docteur, en 1786. L'année suivante il retourna en Amérique et se fit surtout une brillante réputation par ses connaissances en histoire naturelle et en économie politique. Ces dernières lui valurent même l'honneur d'une place au congrès. Son amour pour la science lui fit exploreï avec soin et avec d'importants résultats plusieurs contrées de l'Amérique du Nord. 11 fut, en 1820, nommé professeur de chimie et de matière médicale daus l'Université co/om6ienne de New- York, position qu il abandonna en 1826, lorsqu'il prit sa retraite définitive ; il mourut quelques années après, le 7 septembre 4851 , à l'âge de 67 ans.

Doué d'une remari juable aptitude pour le travail, Mitchill avait pu mener de front et avec une égale activité des occupations de nature fort différente. Au point de vue médical, il s'est surtout livré à d'intéressantes recherches sur la production, la composition et la manière d'agir du fluide pestilentiel, ou de ces gaz ou vapeurs qui vicient l'atmosphère et peuvent donner naissance à de graves maladies. Sa théorie du septon qu'il semble confondre avec l'azote a surtout eu un certain retentissement.

Nous ne domions ici que ses principales publications :

I. Quœdam circa novigenituram animalis (Dissert, inaugur.]. Edinburgi, 1786, in-8'.-— II. Remarks on the Gaseous Oxyd of Azote and on the Effects it produces. — III. The Pharmacopœa of the United States of Atnerica. Boston, 1820, in-8". — IV. The Médical Repcsitorij, fondé par lui avec Elihii Smith et Ed. Miller. New-York, 1798-1812, 15 vol., in-8° et New séries. Ibid., 1812-24, 7 vol. iii-8°; c'est là et dans quelques autres recueils qu'il a publié les nombreux mémoires dans lesquels il a exposé ses doctrines, nous citerons les suivants: 1° Doctrine of Pestilential Fluids; ta establisli a Theory of Uail. In the American Muséum, 17%, p. 551, 419; 1" Effects of Pestilential Fluids [Combination of Septon with Oxigene) upon th'e Sangui ferons System of Animais, particularhj the Human Species. 1796, p. 539; 5° Hemarks on Mamtres wherein hy an Inquiry into the Nature of Septon [kzote) and, it

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