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quelques-unes de ses fibres prenuent-elles naissance en cette région ; c'est, en particulier, l'opinion de Clarki. Après avou' franchi la tète gélatineuse, lamajorilé des fibres radiculaires, sinon la totalité, se portent vers le plancher du ventricule dans la direction d'un large et épais noyau, en partie superficiel et visible à la surface du plancher (aile grise), en partie caché par le noyau acoustique. Toutes les fibres qui s'approchent du noyau pneumo-gastrique sous-épendyniaire nes'y terminent pas au dire de Meynert; quelques-unes se réfléchissent en genou et,
Fig. VII. — Coupe transversale du bulbe près de l'exlrémité supérieure des olives et, par conséquent,
de la base du bulbe (4 diamètres).
A, sillon antérieur inter-pyramidal ; V, ventricule; vv, insertion du voile médullaire iniërieur; IX, racines du nerf glosso-pharyngien ; XII, dernière racine du nerf bypoglobse ; 1, lamelle olivaire; 2, noyau juxta-olivaire interne ; 5, noyau antéro-latéral; i, tète gélatineuse enclose dans la racine ascendante de la 5' paire; 5, Pédoncule (;érébeUeu.v inlérieur et noyau resliforme ; 6, extrémité inférieure du noyau acoustique; 7, noyau du glosso-pharyngien; 5, fasciculus teres; 9, fin du noyau hypoglosse; 10, colonne motrice des nerfs mixtes.
revenant sur leurs pas, se terminent près du centre de chaque moitié du bulbe dans une colonnette de grandes cellules (60 i^ sur 20 f^) qui, pour cet auteur, représente l'origine motrice des nerfs mixtes. Cette colonne, vue par Stilling, a été suivie par Clarke assez bas dans le bulbe. Celui-ci l'a bien distinguée du noyau antéro-latéral beaucoup plus superficiel ; mais il en a fait une origine de laciaquième paire, tandis que, pour Meynert, elle dérive du processus latéral de la moelle épinière, fournit d'abord les filets moteurs des nerfs mixtes, puis, au niveau du bord postérieur de la protubérance, devient le noyau inférieur du facial, c'est-à-dire l'origine du gros faisceau qui forme ce que l'on appelle le genou de la septième paire. C'est à o millimètres de profondeur sous le plancher du quatrième ventricule, que l'on rencontre la colonnette dont il est ici question (fig. VI et VII, 10).
Le noyau sous-épendymaire ou principal du pneumo-gastrique est, comme celui du glosso-pharyngien, formé de cellules de 30 à 45 f-t de long sur 12 à 15 de large. Elles sont presque divisées en deux agglomérations secondaires ; l'une interne eî l'autre externe. La face profonde de ces noyaux répond à leur faisceau
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longitudinal solitaire qui s'épuise au nivenu du glosso-pharyngien ; elle répond aussi aux fibres radiculaires qui s'en détachent. La face interne touche la colonne motrice de l'hypoglosse et le fasciculus teres ; l'externe confine au noyau acoustique, qui recouvre de plus en plus le noyau du vague et du glosso-pharyngien à mesure qu'on s'élève plus haut. Des cellules pigmentaires sont disséminées dans la substance profonde qui entoure la colonne principale des nerfs mixtes.
Les fibres afférentes abordent la colonne d'origine des nerfs mixtes, venant du raphé. Elles bordent le noyau hypoglosse en passant derrière. Ces fibres se terminent en apparence dans la substance grise d'origine des nerfs mixtes ; mais il en est d'autres qui marchent parallèlement à elles, et qui se continuent directement avec les racines des nerfs, notamment avec celles du pneumo-gastrique. Ces dernières fibres sont analogues à celles qui, du raphé aussi, se portent directement dans les racines de l'hypoglosse, et quiviennent soit des cellules du raphé, soit du pédoncule cérébral lui-même.
Le faisceau longitudinal de la colonne principale des nerfs mixtes est aussi formé de fibres afférentes très-probablement d'origine cérébrale, et la colonnette motrice, placée au milieu de la formation réticulaire, doit entretenir des relations de toute sorte à l'aide des fibres arciformes intérieures.
Arrivé à la fin de cette étude anatomique, nous ne serons pas tenté de faire un résumé général du trajet, de l'origine ou de la terminaison des fibres bulbaires, résumé impossible dans l'état actuel de la science, ou plutôt dans l'état actuel de nos moyens d'investigation. Nous citerons seulement quelques opinions individuelles touchant des points particuliers, et quelques données généralement accefitées.
Sans rentrer dans les détails du mode de constitution des pyramides précédemment exposés, nous rappellerons que ces cordons dérivent principalement des cordons latéraux et postérieurs. Le cordon antérieur de la moelle, dont les fibres paraissent s'être entre- croisées dans la commissm'e blanche à mesure de leur sortie de la substance grise, ne subit pas de nouvel entre-croisement dans le bulbe ; il se juxtapose en grande partie à la pyramide du même côté. De sorte que par l'entre-croisement des pyramides et l'entre-croisement ultérieur des cordons antérieurs, la transmission croisée est assurée pour toutes les origines nerveuses sousbulbaires. Nul doute que les noyau>c des nerfs bulbaires et sus-bulbaires ne reçoiventaussi des ganglions cérébraux des fibres afférentes entre-croisées. Mais quelles sont ces fibres etoiî se fait leur entre-croisement ?
Celui-ci ne peut s'accomplir que dans le raphé, et comme dans le raphé ne se trouvent guère que des fibres horizontales, il faut en conclure que les fibres afférentes des noyaux bulbaires sont horizontales sur une certaine étendue de leur parcours et que, par conséquent, ces fibres afférentes, primitivement longitudinales, se sont infléchies en un certain point. Il est impossible de dire où se fait cette inflexion, si elle a lieu seulement au niveau du noyau terminal, ou plus haut, ou même plus bas, et cela s'explique d'autant mieux que l'on ignore si les fibres afférentes des noyaux bulbaires font, dans leur parcours longitudinal, partie des pyramides intra-protubérantielles, comme le croit Meynert, ou partie des fascicules longitudinaux du faisceau latéral, comme le pense Kôlliker.
Les cordons latéral et posléiieur de la moelle ne donnent pas toutes leurs fibres ;i la pyramide du côté opposé. Il est possible que les fibresdu cordon spinal latéral qui remontent directement dans le cordon bulbaire correspondant, se terminent plus haut dans les amas gris et les cellules de la formation réticulaire- il est
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possible aussi qu'un certain nombre d'entre elles se prolongent clans la protubérance ou dans le cervelet, après avoir traversé des cellules nerveuses ; mais Kolliker affirme que quelques-unes de ces fibres se portent dans le corps restiforme correspondant et dans le cervelet, sans entrer en rapport avec de la substance grise.
Quant aux cordons postérieurs de la moelle, nous savons déjà qu'une partie de leurs fibres vont dans la pyramide du côté opposé; les autres, d'après Meynert, s'infléchissent successivement en dedans, franchissent la ligne médiane à l'état de fibres horizontales, et remontent au cervelet, vraisemblablement après interruption cellulaire.
Le pédoncule cérébelleux inférieur ne se continue donc pas avec le cordon spinal postérieur correspondant, mais bien avec celui du côté opposé. Il doit donc être possible en examinant le faisceau bulbaire postérieur d'un nouveau-né ou d'un jeune enfant, dont la substance blanche n'est opaque que si elle a de l'épaisseur, de voir extérieurement la terminaison du cordon spinal et l'origine du pédoncule cérébelleux. Bien que les faisceaux les plus longs de celui-ci descendent jusque sur la face externe de l'extrémité supérieure de celui-là, il arrive fréquemment que la minceur et la transparence de ces faisceaux laissent voir la substance grise du noyau restiforme où s'abîment les fibres du cordon spinal, et d'oii émergent celles du pédoncule cérébelleux.
Les fibres arciformes intérieures et extérieures du bulbe sont disposées anatomiquement de manière à pouvoir remphr des rôles bien différents. Elles peuvent, en effet, n'être que des segments de fibres longitudinales momentanément incurvées ; elles peuvent être des fibres commissurales des deux moitiés du bulbe, des deux olives, d'une olive avec les noyaux des nerfs du même côté ou du côté opposé, etc. Elles peuvent enfin établir des relations entre le cervelet et ]a moelle allongée, c'est-à-dire se rendre dans le pédoncule cérébelleux. Luys, on le sait, rattache au cervelet les fibres arciformes et les olives : l'ohve droite, par exemple, serait unie au corps rhomboïdal cérébelleux gauche, par les fibres arciformes extérieures et intérieures qui se réunissent dans le pédoncule cérébelleux inférieur gauche. On ne peut guère nier qu'un certain nombre de fibres arciformes n'aient cette destination. En raison des relations ainsi établies, Luys considère une grande partie de la substance grise bulbaire (les olives et leurs annexes), comme de la substance cérébelleuse aberrante ou périphérique {voy. Cervelet).
4. Vaisseaux de la moelle allongée. L'origine et le mode de distribution des artères bulbaires viennent d'être déterminés avec soin par Duret. Toutes les artères bulbaires viennent des vertébrales. Celles-ci naissent presque toujours des sous-clavières : la gauche semble continuer la portion ascendante du tronc mère sans former d'angle sensible, disposition qui favorise le cours du sang et même la pénétration des caillots migrateurs.
L'irrigation artérielle du bulbe est tellement bien assurée par les anastomoses des artères cérébelleuses qu'il est presque impossible de l'interrompre expérimentalement.
Duret divise en trois classes les artères nourricières du bulbe ;
a. Artères des racines des nerfs ou radiculaires.
h. Artères des noyaux ou médians.
c. Artères des autres parties du bulbe ou périphériques.
a. Les artères radiculaires sont nombreuses et très-petites (| à j de milli» mètre); elles naissent directement de troncs relativement volumineux comme la
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Ijasilaire, les vertébrales et les cérébelleuses; elles abordent les racines à quelques millimètres de leur émergence et se bifurquent, donnant un rameau périphérique et uu rameau récurrent, centripète ou ascendant bientôt divisé eu quelques rarauscules parallèles qui pénètrent avec les fibres radiculaires jusqu'à leurs noyaux d'origine, oiîils contribuent à former le réseau capillaire de ces noyaux.
b. Artères des noyaux ou bulbaiî'es médianes. Elles présentent une grande analogie de distribution avec les artères protubérantieîles et sus-protubérantielles médianes. Celles qui, au nombre de trois on quatre, pénètrent par la fossette interpyramidale viennent du confluent des vertébrales ; elles peuvent être appelées sous-protubérantielles et se distribuent comme les bulbaires proprement dites. Celles-ci naissent de la spinale antérieure, pénètrent dans le sillon interpyramidal et suivent le plan ou raphé médian, nombreuses, presque rectilignes et parallèles ; elles donnent seulement quelques fins rameaux collatéraux à la substance blanche traversée d'abord. Mais au voisinage du plancher du quatrième ventricule, elles émettent de chaque côté de gros ramuscnles qui vont avec les radiculaires et, en général, plus que les radiculaires, contribuer à former le riche réseau capillaire des noyaux d'origine des nerfs. Les artères médianes, en général incomplètement épuisées, se terminent à la surface même du ventricule, où on les voit émerger du sillon médian et se ramifier sous l'épendyme. Celles qui répondent à la partie inférieure du bulbe, à l'entre-croisement des pyramides, sont de plus en plus courtes, et ne dépassent pas le canal central.
c. Parmi les artères des antres parties du bulbe, il faut citer celles qui, des vertébrales des spinales antérieures ou des radiculaires, se portent aux pyramides ou aux olives, qu'elles pénètrent par le hile, après avoir plongé dans le bulbe.
Les faisceaux latéraux et restiformes reçoivent des ramnscules des cérébelleuses inférieures.
Enfin, c'est aussi des cérébelleuses inférieures par l'intermédiaire des spinales postérieures que naissent les artères postérieures du bulbe. Chaque spinale postérieure donne un rameau récurrent qui fournit à la pyramide postérieure et au bec du calamus ; puis elle descend sur le côté du sillon médian postérieur, et donne des artères médianes postérieures qui, par ce sillon pénètrent jusqu'au niveau du canal central .
Il faut signaler en outre que le plancher du ventricule reçoit des artérioles et des capillaires venant, celles-là du plexus choroïde, et ceux-ci delà toile choroïdienne.
Après avoir pénétré la substance nerveuse, les artères "médianes, radiculaires ou périphériques, se résolvent en réseaux capillaires de forme et de richesse variable. Dans la substance blanche, ce sont des mailles rares et allongées dans le sens des faisceaux ; dans la substance grise, ce sont des mailles polygonales arrondies et étroites qui enserrent à peine quelques cellules et quelquefois une seulement. La substance grise d'une manière générale, et surtout dans les régions où les cellules sont nombreuses, est bien plus vasculaire que la substance blanche ; mais ce sont surtout les noyaux des nerfs, spécialement dans leur partie centrale Cilles cellules sont en général plus serrées, qui se montrent riches en capillaires. Or comme ces noyaux, en même temps qu'ils reçoivent des capillaires des artères médianes, en reçoivent aussi des artérioles radiculaires, on conçoit que les injections des centres nerveux puissent servir à indiquer à la fois et le trajet des racines et la situation et l'étendue de leurs noyaux. On voit qu'en somme la distribution des artères bulbaires ressemble à celle des artères médullaires.
328 MOELir; (BlBLIOGRArilIE).
Nous ne pouvons rien dire des veines du bulbe et pour tous les détails qui ne pouvaient trouver place ici, nous renvoyons au travail de Duret que nous venons de mettre à contribution. L.-H. Farabeuf.
BiELioGEAPHiE. — Avant de donner une assez longue liste d'auteurs ayant écrit sur la moelle, nous voulons reconimander, à des titres différents, les ouvrages de Longet, 1842, Stilling, Clarke, J. Dean, Luys, Kôlliker, Henle, Gerlacli, et Meynert, que l'on se procure assez facilement. Nous rappellerons que Stillinj?, venant après Schrôder, après les maîtres et élèves de l'école de Dorpat, et les premiers travaux de Clarke, de Kôlliker, etc., a mis treize ans à édifier son grand ouvrage sur la moelle épinière.
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