MONACO
sont placées très bas et tout à fait entières, tandis qu'elles sont très-rapprochées de la fleur et dentées dans le M. Baîsamina. Les fruits ressemblent à des cornichons ; ils sont marqués à la surface de verrues et de gros tubercules et deviennent d'un jaune rougeâtre à la surface. La pulpe est jaunâtre, douce et comestible. Les semences qui s'échappent aussi avec élasticité sont oblongues, aplaties, tuberculeuses et recouvertes d'une enveloppe rouge de sang.
Les feuilles de cette espèce ont une odeur forte et une saveur amère. On prétend que dans l'Inde, elles sont employées, en guise de houblon, dans la fabrication de la bière. Leur décoction dans l'eau est vermifuge et aussi emménagogue;
5° Momordica Luffa L. C'est une espèce qui croit naturellement à Ceylanet probablement dans diverses contrées de l'Inde. Les feuilles sont plutôt anguleuses ou palmées; les vrilles ne sont pas simples, mais divisées en forme d'ombelles ; les fruits sont oblongs, plus épais à leur extrémité qu'à leur base ; ils sont marqués à la surface de sillons peu profonds longitudinaux. Leur pulpe est fade, mollasse, très-filandreuse et sert de nourriture aux pauvres gens. Un lacis extrêmement curieux de fibres blanches forme au milieu de cette pulpe un véritable tissu à mailles lâches, dont les Égyptiens ont l'habitude de se servir en sortant du bain pour se frotter le corps et faire disparaître certaines éruptions ou efflorescences cutanées ;
4° Momordica cylindrica, L. Cette espèce vient de la Chine et de l'île Ceylan. Elle a une tige à cinq angles, des feuilles semblables à celle du concombre, des vrilles axillaires, des fleurs jaunes et des fruits cylindriques, légèrement velus, longs de 50 à 40 centimètres, des semences noires.
Le fruit est très-amer et purgatif. Certains auteurs ont prétendu que le suc, introduit dans les narines, provoque la sécrétion de mucosités abondantes et peut ainsi guérir de l'apoplexie ;
5° Momordica operculata, L. Cette espèce croît naturellement en Amérique. On la cultive à l'île de France et à Bourbon. Les feuilles rappellent celles de la vigne : les vrilles oppositifoliées sont bifides à l'extrémité ; le fruit est ovale, anguleux dans sa longueur, muriqué, et porte au sommet une sorte d'opercule qui se détache à la maturité. La pulpe est comestible ;
6° Momordica pedata, L. Espèce du Pérou, à feuilles profondément divisées en découpures, qui leur donnent une apparence pédalée ; les vrilles sont composées, et les fleurs ont dans l'intervalle des divisions de la corolle, des filets grêles, qui ont l'aspect de petites cornes. Le fruit est oblong, long de quatre pouces, épais de deux, un peu aplati, charnu, d'un beau vert à la maturité. La pulpe est blanche, d'un goût aigrelet.
Les Péruviens mangent ce fruit, qu'ils appellent Caigna : il est très-rafraîchissant ;
7° Momordica dioica, Roxb. Cette plante de l'Inde, à fleurs dioïques, a une
racine mucilagineuse, qu'on conseille, en électuaire, contre les hémorrhoïdes.
J. Bauhin. Historia plant arum, II, p. 251. — Linné. Gênera, n° 1050. — Feuillée. Plantes médicinales, II, 754. — Descolrtilz. Flore médicale des Antilles, III, 62. — Endlicher. Gênera planlarum. — Lamabck. Dict. Encyclop., IV, 257. — De Candolle. Prodromus, l]l, 311'. Bentham etHuOKER. Gênera plant., I, 825. Pl.
reoxaco Autrefois Mourges en français, Herculis monœci portas (Stat;o» hivernale eîmamne) estle chef-lieu de la petite piincipauté de ce nom, à 12 kilomètres est-nord-est de Nice; elle est peuplée de 1,200 habitants. C'est la capitale d'un état en miniature qui a son port où mouillent les petits navire-, son château
dict. exc. 2e s. IX. 8