‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.61Chapitre 16 sur 114 · C. Davaine · texte numérisé non relu

C. Davaine

MOXOSTÉarixe Ci2H4208. La monostéarine s'obtient en chauffant à 200°, pendant trente-six heures, dans un tube fermé à la lampe, parties égales de glycérine et d'acide stéarique (Rerthelot).

Ce corps gras artificiel fond à 61° et se solidifie à 60°. Il distille sans s'altérer dans le vide barométrique; chauffé à l'air libre dans un tube fermé par un bout, il se décompose avec production d'acroléine. Traité par l'oxyde de plomb à 100°, il se saponifie en quelques heures et se dédouble en glycérine et en acide stéarique (Ann. de chim. et de phys., oe série, t. XLI, p. 221). M.

JIOXOSTOMES (de ftôvoç, seul, et orôpa, bouche). Genre de vers de l'ordre des trématodes et de la famille des Monostomidés. Les monostomidés, comme le nom l'indique, n'ont qu'une seule ventouse, à la partie antérieure.

Beaucoup d'espèces de monostomes se rencontrent plus particulièrement chez les oiseaux, dans l'intestin, la trachée, les poumons, les cavités sous-orbitaires, dans les téguments, etc. D'autres appartiennent aux reptiles, aux poissons, aux mammifères. Le monostome du cristallin (Monostoma lentis Nordmann) a été trouvé dans le cristallin de l'homme (voy. Trématodes). D.

MOXOTRÈJIES. Les monotrèmes, dont le nom rappelle qu'ils possèdent un cloaque, c'est-à-dire un seul orifice servant à la fois à l'expulsion des fèces,.

MONOVALERINE. 197

de l'urine et du produit de la génération, rappellent, par cette singulière disposition, les reptiles et les oiseaux, ce qui les a fait nommer, par de Blainville, ornithodelphes. Le nom de monotrèmes leur a été imposé par E. Geoffroy Saint- Hilaire et G. Cuvier.

Ce groupe comprend deux genres seulement, les ornithorhynques et les échidnés, mammifères particuliers à l'Australie, qui ne sont venus à la connaissance des naturalistes que vers la fin du dernier siècle. On les avait d'abord réunis aux édentés. En effet, l'échidné a été décrit par Shaw sous la dénomination de Myrmecophaya aculeata; quant à l'ornithorhynque, il a reçu, du même auteur, le nom générique de Platypus, et de Blumabach celui d'Ornithorkynchus, qui a prévalu. Mais l'ornithorhynque a été primitivement placé avec l'échidné dans le même ordre que les paresseux, les fourmiliers, les tatous et les pangolins; c'est-à-dire avec les édentés. Alors on ne les séparait des autres ani- .maux de cet ordre que comme simple famille. C'est en effet dans ce sens que E. Geolfroy et G. Cuvier ont fait usage de la dénomination de monotrèmes.

Les observations successives de Everard Home, de Blainville et de M. Owen, au sujet des particularités organiques qui distinguent les monotrèmes, ont montré que tout en restant véritablement mammifères par l'ensemble de leur structure, ces animaux se distinguent des édentés par des particularités qui doivent leur faire assigner une place encore inférieure à celle occupée par ces derniers dans les classifications adoptées. La présence d'os marsupiaux les a particulièrement fait rapprocher des quadrupèdes auxquels on donne ce nom, et de Blainville les a d'abord considérés comme des marsupiaux inférieurs ; puis tenant surtout compte de la conformation des organes génitaux internes, il les a séparés de tout le reste des mammifères pour en faire la troisième et dernière •sous-classe des mammifères, et c'est alors qu'il leur a imposé la dénomination d'ornithodelphes. 11 faut ajouter que la disposition de l'épaule des monotrèmes les rapproche aussi des ovipares, attendu qu'elle est formée de trois os, comme dans la plupart de ces derniers ; les monotrèmes ayant l'apophyse coracoïde séparée de l'omoplate et développée en un os à part qui va rejoindre le sternum, comme dans les oiseaux et dans beaucoup de reptiles. En outre, les monotrèmes manquent de placenta, et ils sont plutôt ovovivipares que réellement vivipares.

Il ne faut pas cependant oublier complètement les caractères qui relient les monotrèmes ou ornithodelphes aux édentés, car ces caractères sont incontestables, et l'on peut discuter si c'est à la suite de ces derniers ou intérieurement aux marsupiaux ou didelpiics qu'ils doivent prendre rang. A considérer les principaux caractères qui distinguent les monotrèmes, la première de ces deux manières semble, préférable à l'autre ; mais c'est la seconde qui a prévalu (voy. les mots Échidjnés et Orxitiiorhïnque). P. Gerv.

movov alûrixe (Monophocékine) C16II1608. Ce composé s'obtient en chauffant à 200°, pendant trois heures, l'acide valérique monohydraté avec un excès de glycérine. C'est un liquide neutre, huileux et odorant. Sa densité, déterminée à 100°, est égale à 1,1.

La monovalérine présente avec l'eau des phénomènes remarquables. Si à un volume de monovalérine on ajoute un demi-volume d'eau, le tout forme un mélange limpide; si à ce mélange on ajoute encore un demi-volume d'eau, la monovalérine se sépare en masse (Berlhelot) (Ann. de ckim. et dephys., 5e séric> t. XLI, p. 254). M.

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MOXRKPOS (Eau minérale de). Athermale, amétalllte, bicarbonatée ferrugineuse, carbonique faible. Dans le département de la Gironde, dans l'arrondissement de Bordeaux, à 7 kilomètres de la ville, au bas du coteau de Cypressat recouvert d'un joli bois, émerge la source de Monrepos, qui a un faible débit et dont l'eau est recouverte d'une pellicule irisée. Elle est claire et limpide, mais elle laisse déposer sur les parois intérieures de sa fontaine et du petit ruisseau par lequel elle s'écoule, une coucbe notable d'un sédiment ocracé; son goût est manifestement ferrugineux; elle n'a aucune odeur; des bulles gazeuses d'un assez gros volume viennent, à intermittences éloignées, s'épanouir à sa surface.. Sa température est de 13°, 2 centigrade. M. Fauré a fait, en 4 853, son analyse chimique; il a trouvé que 1,000 grammes renferment les principes suivants :

Carbonate de chaux 0,-215

— fer 0,018

Chlorure de sodium 0,0o5

— magnésium 0,017.

Sulfate de chaux 0,021

Crénate de ter 0,020

Silice et matière organique 0,018

Total des matièiies fixl* 0,364

Gaz J adde carlj?"il!ue \ quant, indét.

( air atmosphérique )

L'eau de la source de Monrepos est employée seulement en boisson par les malades de la contrée, qui viennent lui demander la guérison de leurs états pathologiques occasionnés par l'existence d'une anémie ou d'une chlorose. A. R.

l?IO\RO. L'Angleterre compte plusieurs médecins de ce nom, que deux surtout ont illustré. Nous les indiquerons suivant l'ordre chronologique.

Moni o (Alexander). L'un des premiers anatoraistes de son temps ; naquit à Londres en 1697. Sa famille, originaire d'Ecosse, avait donné déjà plusieurs médecins. Son père, ancien chirurgien militaire retiré à Edimbourg, voulut que son fils suivît la même carrière et, une fois ses études préliminaires achevées, il l'envoya à Londres, puis à Paris, à Leyde, où il devint l'un des bons élèves du célèbre Boerhaave. Monro revint ensuite à Edimbourg et fut nommé démonstrateur d'anatomie. Il ouvrit l'un des premiers, des cours publics qui furent fort suivis, et qu'il continua pendant quarante ans. Outre de nombreux travaux d'anatomie que l'on trouvera plus loin, il s'était livré à la chirurgie. On lui attribue le traitement de l'iiydrocèle par les injections de vin et d'alcool. La vaccine ou l'inoculation, comme l'on disait alors, le trouva au nombre de ses partisans. Le traitement du cancer du sein, qui, à peu près à la même époque, fut l'objet d'une polémique ardente entre les chirurgiens, les uns partisans de l'intervention chirurgicale, les autres combattant cette intervention pour la remplacer par des palliatifs, des dissolvants, etc., ne le laissa pas indifférent ; il se rangea parmi les derniers. Monro, doué d'une aptitude réelle pour l'administration, ce qui le fit nommer directeur de la Banque d'Ecosse, et remplir des fonctions analogues à celle déjuge de paix, etc.; aimait beaucoup son art. Il fut le promoteur d'une souscription publique, à l'aide de Ja juelle fut érigé un hôpital. Monro mourut en 1767. Il était membre d'un grand nombre de sociétés savantes, entre autres de l'Académie de chirurgie de Paris, dont il fut le membre correspondant. Il a fondé la Société de médecine d'Edimbourg qui, plus tard, devint scientifique et littéraire. Yoici la liste de ses principaux travaux :

I. Osteology, or Treatise on the Analomy of the Boues. Ce livre longtemps classique en

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Angleterre, a eu un grand nombre d'éditions. L'auteur a joint au traité d'ostéologie un autre traité sur les nerfs, et un résumé sur les mouvements du cœur. Edimbourg, 1726, 1752, 1758, 1763, in-8°. Trad. en français par Sue, quant à l'ostéologie. Paris, 17j9, 2 vol. in-t'ol. Cette traduction dirigée seulement par Sue serait due à madame d'ÂRCONViLLE. Trad. en allemand, Leipzig, 1761, in-8°. Le traité du système nerveux a paru en latin, avec notes de Goopmasns, 1751, 1754, in-8°, et en français, traduit par Lebègue de Presle. Paris, 1767, iu-12, avec le traité des maladies nerveuses de Whytt. — II. Essay on Comparative Anatomy. Londres, 1744, 1783, in-8°; traduit en français. Pans, 1786, in-12. — 111. Observations Anatomical and Physiological ; wherein Dr Huniers daim to some Discoveries is examined. Edimbourg, 1758, in-8° et fig. — V. Answer to Notes on the Postcript to Observations Anatomical and Physiological. Edimbourg, 1558, in-8°. — VI. An Expostulatory Epistle to DT William Hunier. Edimbourg, 1762, in-8°. — VII. An Account of the Inoculation of Small-pox in Scotland. Edimbourg, 1765, in-8°, traduit en français, par M... Paris, 1766, in-8°. — VIII. Essay on the Art of Injecting the VesseU of Animais. In Edinburg Médical Essays, t. I, p. 94; 1731. — IX. On the Articulation, Muscles and Luxation of the Lower- Jaw. Ibid , p. 124. — X. Improvemenl in performîng the Opération of the Paracentesis or tapping of the Delly. Ibid., p. 214. — XI. Of a Tympany Ibid., p. 204. —XII. Essay on the Nutrition of the Fœtus., Ibid., t. II, p. 121 et 203; 1743. — XIII. On the Nourishmen of Plants ivkile in a Fœtus State. Ibid., p. 225 et 232. — XIV. On the Coats ofthe Arteries, their Diseuses, and Particularly Aneurism. Ibid., p. 264. — XV. On the Aneurism. occasioned by Blood letting. Ibid., p. 279. — XVI. Anomalous Appearanccs after an Ague. Ibid. p. 301.— XVII. On thcEffects ofthe Conissi Bark. Ibid., t. III, p. 32. — XVIII. Remarks on Chalybeate Waters. Ibid., p. 47. — XIX. Essay on the Method of Preparing and Preserving the Parts of Animal Bodies for Anatomical Use. Ibid., p. 107. — XX. On the Discases of Lachrymal Canals. Ibid., p. 280. — XXI. Account of a Procidentia uteri Ibid., p. 205.

— XXII. An Uncommon Angina. Ibid., p. 342. — XXIII. Astlima ivitli Uncommon Symploms. Ibid., p 340. — XXIV. Description and Uses ofthe Intestinum duodénum. Ibid., t. IV, p. 65.

— XXV. An Aneurism caused by a Puncture in Bleeding. Ibid., p. 2J9. — XXVI. Of a White Swelling. Ibid., p. 302. — XXVII. Of a Loose Cartilage in the Joint of the Jinee. Ibid., p. 505. — XXVIII. Hislory of an Ulcer of the Leç. Ibid., p. 313. — XXIX. Remarks on the Amputations of the Larger Extremities. Ibid., p. 521. — XXX. Dropsy from Stcatomatous omentiun. Ibid., t. V, p. 428. — XXXI. A Skull, Uncommon for the Number and Sue ofthe Ossa triauetra. Ibid., p. 220. — XXXII. Mechanism of the Cartilage between the true Vertébrée. Ibid., p. 224. — XXXIII. Retnarks on the Spcrmatic Vessels and Scrotum, with its Contents. Ibid., p. 249. — XXXIV. On Inguinal Hemia in Men. Ibid., p. 270. — XXXV. Of Hydvoccle, Hœmatocele, Pncumatocele . Varicocelc, Spermatocele and Sarcocele. Ibid., p. 299.

— XXXVI. An Essay on Caries of the Boites. Ibid., p. 339. — XXXVII. Historiés ofthe Cure of Lymphatics openedin Wouncls. Ibid., p. 595. — XXXVIII. Arlificial Passages for Natural Liquors. Ibid., p. 403. — XXXIX. On Collections of Bloody Lymph in Canccrons Breats. Ibid., p. 410. — XL. Description of Several Chirurgical Instrumens. Ibid., p. 454. — XLI. Historiés of Success fui hulidgence of Bad Habits in Patients. Ibid., p. 491. — XLII. Unexpecled Cures. Ibid., p. 94. — XLIII. Dissection of a Calaractous Eye. Ibid., p. 603. — XLIV. The Ureters obstructed by Small Slones. Ibid., p. 665. — XLV. Four Cures of the Tumefied Ovarium. Ibid., p. 770. — XLVI. Proofs of the Contiguity of the Lungs and Pleura. In Essays Physical and Litterary, t. II, p. 276. — XLVII. Of a Child escaping al a Rent of the Woumb into the Abdomen. Ibid., p. 359. — XLVIII. Historiés of To^hacions Concrétions in the Alimcntary Canal. Ibid.. p. 345. — XLIX. Remarks on Procidentia ani, Intersusceptio, inflammation and Valvula ofthe Intestines. Ibid., p. 555. — L. Attempt to détermine by Experiments how far some ofthe M>st Power fui Medicines, such as opium; Ardent Spirits, et Effect Animais by acting on the Nerves, to which they are Primarily Applied. Ibid., p 202. Ses œuvres complètes ont été publiées par ses fils sous le titre suivant : Whole works, collected et published by his Son Alexander . To which is prefixed a life of the author, written by his Son Donald. Edimbourg, 1781, in-4°- A. D.

Monro (John). D'une autre famille, paraît-il, que le précédent, né en 1715 à Greenwich, mort à Hadley en 1791. Fils d'un médecin aussi, il prit son grade de docteur à l'Université d'Oxford, et devint médecin adjoint, puis titulaire de l'hôpital de Bethlem. Il est l'auteur de :

Remarks on Battiës Treatise on Madness. Londres, 1758, in-8*.

Monro (Donald). Fils d'Alexandre Monro, né en 1729 à Edimbourg, médecin civil à Londres, il embrassa ensuite la carrière de médecin militaire. Il se

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