‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.61Chapitre 2 sur 114 · MO H Y · texte numérisé non relu

MO H Y

MOGORI. On donne ce nom, dans les Indes orientales, à une espèce de jasmin très-odorant, k Jasminum Sambac Ait., dont Jussieu, et après lui Lamarck, avait fait le genre Mogorium, en groupant autour quelques espèces voisines. Nous la décrirons à l'article Jasmin {Voy. ce mot.)

Jussieu. Gênera plantarum, p. 106. — Lamarck. Dictionnaire Encyclopédie, IV, p. 210. — Illustrations des Genres, n° 52, tab. 6, fig. 1. Pl.

MOGREB, MonGREB, mograb. Pays des Maugrabins, région montueuse du nord-ouest de l'Afrique, comprenant le Maroc, l'Algérie et la régence de Tunis. Il en sera question, au point de vue de la médecine arabe, à l'article Écoles. D.

Mohammed. Un certain nombre de médecins orientaux ont porté ce nom . Parmi eux, nous citerons :

Mohammed-char kazyini, né à Kazvine vers 1460, mort à Constantinople en 1520. Médecin de Bajazet II, puis de Sélim Ier. Il a joué un rôle politique, en sa qualité de confident de ces deux empereurs, et a laissé, en turc un manuscrit signalé par M. Gh. Reinaut, et intitulé : Traité de médecine. A. D.

MOHAMMED HAIREDJI. Médecin de l'IIindoustan au dix-septième siècle. 11 était le médecin principal du souverain de l'Inde, Cliah-Djchan, et a écrit une Matière médicale en trois langues, arabe, persan et hindoustan.

Alfaz-al-Adwiyak. Cet ouvrage a été publié ainsi, avec traduction anglaise, par Francis Gladwin. Calcutta, 1753, in-4°. A. D.

moiia&yks (Les). Anciens habitants de l'Amérique du Nord (voy. Amérique, p. 618). D.

mohl (Paul), né vers 1600 à Flensborg, en Danemark, fut reçu docteur en médecine à Bàle, en 1637, puis revint exercer à Copenhague où il devint médecin du roi Frédéric III. Il est mort le 6 mai 1670. Nous citerons de lui :

Casus chirurgicus perforati thoracis. Hafnise, 1056, 1658, 1661, in-4°. A. D.

MOUO-moho. Nom donné au Pérou à une espèce de Matico (Piper angustifolium, Lam.) (Voy. Poivre). Pl.

MOHOMO. Nom donné au Pérou au poivre long (Piper longum, L.) (Voy. Poivre). Pl.

MOHRENHEIM (Joseph van). Professeur d'accouchements, d'ophthalmologie et de chirurgie à l'École médico-chirurgicale pratique de Vienne, et mort dans les premières années de ce siècle. Ce savant homme avait enseigné la chirurgie et l'obstétrique à Saint-Pétersbourg, et avait été conseiller à la cour de l'empereur de Russie. Ou a de lui les deux ouvrages suivants :

I. Beobachtungen verschiedener chirurgischer Vorfàlle. Vienne, 1780-1783, 2 vol. in-8°. — II. Abhandlung iiber die Entbindungskinist . Leipzig, 1791-1803, in-fol. A. C.

mohy (Heîsrv de). Né à Rondchanip, exerçait la médecine à Louvain au commencement du dix-septième siècle. On lui attribue un opuscule souvent réimprimé.

I. Pulvis sympatheticus. Louvain, 1634, in-4°, et in Theatrum sympatheticum, Nuremberg, 1600, in-12 et 1662, in-4°, Recueil de divers écrits chers aux spagyristes. — II. Tertiance crisis, etc. Lovanii, 1842, in-4°. A. D.

72 MOLNGT (eau minérale de).

MOiG\OX. Yoy. Amputation.

MOI-MOI. Nom donné au Sénégal à une sorte de Bryone, dont les fruits, d'un rouge de corail, provoquent des vomissements.

Méiut et De Lens. Dictionnaire de matière médicale, t. IV, 456. Pu

MOl\EAl ;. Oiseau de l'ordre des passereaux, division des conirostres, qui s'est établi dans les villes et autres lieux habités, et s'y multiplie, vivant de graines, de fruits et de différentes parties succulentes qu'il tire de nos végétaux les plus utiles ; aussi est-il regardé comme un des ennemis les plus dangereux de l'agriculture ; mais comme il fait en même temps la chasse aux insectes, il y a des savants qui, au lieu de l'accabler de reproches, comme le font ceux qui n'envisagent que ses habitudes granivores, ont pris sa défense, et ils le regardent comme réparant par la destruction qu'il fait des insectes nuisibles, les torts qu'il occasionne comme mangeur de grains et de fruits. Alternativement envisagé sous l'un et l'autre point de vue, le moineau est devenu une source féconde de discussions, et un élément indispensable de statistiques agricoles pour certains membres des sociétés savantes, et il a trouvé parmi eux autant d'ennemis que de défenseurs.

Cet oiseau appelé aussi moineau franc, et plus vulgairement pierrot, est le type du genre Fringilla de Linné. Il fait maintenant partie d'une subdivision de ce genre à laquelle on applique tantôt le nom de Fringilla, employé alors dans un sens plus restreint que celui adopté par le naturaliste suédois, tantôt le nom de Passer; on l'appelle suivant le cas Frinyilla domestica ou Passer domesticus. C'est à la même catégorie qu'appartiennent le Friquet (P. montanus), et certaines espèces de variétés plus rapprochées du moineau franc, qui sont parliculières à l'Europe méridionale. Le Soulcie (P. patronia) est aussi une espèce européenne de moineau.

Auprès de ces oiseaux se groupent un nombre assez considérable d'autres passereaux étrangers à l'Europe, mais principalement répandus en Afrique, Amérique, Asie, et dont quelques-uns, sans posséder un plumage brillant, ont cependant des couleurs moins ternes que nos moineaux européens.

Ces espèces de moineaux n'ont pas les habitudes familières du pierrot, bien qu'elles soient également granivores, il n'en est pas auxquelles on puisse faire les mêmes reproches, attendu qu'elles ne s'adressent pas de préférence comme il le fait, aux végétaux cultivés. A part le plaisir qu'on éprouve à les tenir dans les appartements, et, ce qui est plus rare, à utiliser leur plumage comme ornement, ces oiseaux sont sans utilité pour nous, et leur chair n'a pas les qualités qui distinguent celle de différentes autres espèces du même ordre, les alouettes, les becs-figues, les étourneaux, les grives, les merles, les ortolans, par exemple ; on mange les fringilles, mais ils ne constituent pas un gibier estimé et la chair du moineau franc a quelque chose d'amer. P. Gerv.

;uoi\«t (Eau minérale de), athermale, bicarbonatée sodique moyenne et ferrugineuse faible, carbonique forte. Dans le département de la Loire, dans l'arrondissement et à 10 kilomètres de Monlbrison émerge la source de Moin-H dont l'eau claire, transparente et très-limpide, est traversée par un nombre considérable de bulles assez volumineuses qui viennent constamment s'épanouir à la surface de son bassin ou se déposer en perles brillantes sur la paroi des vases qui la contiennent. Elle n'a pas d'autre odeur que celle que lui communique le gaz acide carbonique libre qui s'en dégage; sa saveur est piquante, légèrement

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