MOISISSURES
terreuse et pourtant agréable. Sa température est de 11°,8 centigrade. Son analyse chimique a été faite, loin de la source, par M. Henry (Ossian) qui a trouvé dans 1,000 grammes d eau les principes suivants :
Bicarbonate de >oude
— potasse
— chaux 0,310
— magnésie 0,300
— ici' indices.
Chlorure de sodium 0,512
Iodiirc de sodium tr. appréc.
Sulfates, silicates, phosphates et matière
organique 0,070
Total des matières fixes 4,652
Gaz acide carbonique libre 2,110 ou
En volume un dixième de l'eau.
Comme on le voit, cet examen chimique laisse beaucoup à désirer; il n'indique pas eu détail ce que cette eau renferme par litre de bicarbonate de soude et de bicarbonate de potasse, pas plus qu'il ne fait connaître les doses des sulfates, des silicates, des phosphates et de la matière organique qui sont dissous dans l'eau de Moingt. M. Henry avertit aussi qu'il n'a point étudié cette eau minérale près de la source, et il y a trouvé 2gr,110 de gaz acide carbonique. Combien l'eau de Moingt en renferme-t-elle à son point d'émergence? Ces questions indiquent combien il sera utile de reprendre l'analyse trop approximative de M. Henry le jour où l'on voudra avoir des données précises sur l'eau qui nous occupe.
L'eau de Moingt ne sert qu'en boisson et à un petit nombre des personnes qui viennent lui demander la guérison de dyspepsies ou de dysuries provenant de gravelles iniques ou phosphatiques qui ont depuis un certain temps manifesté leur existence.
La durée de la cure est subordonnée aux caprices ou aux sensations des buveurs qui ne suivent presque jamais un traitement méthodique.
On n'exporte que dans les environs l'eau bicarbonatée sodique moyenne et ferrugineuse faible, carbonique forlc de Moingt, qui a pourtant une gr.mde analogie de composition élémentaire avec l'eau des sources de Saint-Galmier ou de Saint- Alban, qui se trouvent dans le même département quelle (voy. ces mots).
A. Iîotureau.
Bibliographie. — Henry (Ossian). Rapport sur l'eau minérale, découverte à Moingt, arrondissement de Monlbrison, département de la Loire. In Bulletin de l'Académie de médecine, t. XXIII, p. 153, 1853, et in Bibliographie des Annales de la Soc. d'hydrologie médicale de Paris, p. v25-'26, t. V, Paris, 1858-1859. A. R.
JioixitiiFX (Henri de). Médecin danois qui vivait au milieu du dix-huitième siècle. Après avoir fait en Italie ses études médicales, il prit le bonnet de docteur à Copenhague. S'étant fixé dans cette ville, il se lia d'amitié avec son illustre compati iote Th. Bartboliu. Son mérite lui avait valu le titre de médecin du roi de Danemark. On a de lui :
I. Observationes medico-chirurgicœ, cum annotationibus Jos. Lanzoni. Dresdse, 1691 in-18, p. 100. — II. Plusieurs obs. de cliir. dans les Acta kafnientia de Bartholin pour 1071 et 1675, t. I et II. A. C.
MOISISSURES. On donne communément ce nom à des Champignons qui se développent en formant des taches d'un aspect velouté ou pukérulent sur des substances organiques liquides, semi-liquides, ou solides et succulentes comme les fruits et divers autres parenchymes végétaux. La couleur de ces taches