‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.61Chapitre 27 sur 114 · SPERANZA · texte numérisé non relu

SPERANZA

Ogr.54S0

Ogr.4725

Ogr. 00575

Ogr. 247554

0 0940 j Ogr.5900

0 01150 Ogr. 01725

Ogr. 5210

Ogr.272512

Mode d'administration et doses. L'eau des sources de Montecatini est beaucoup plus souvent employée en boisson qu'en bains et en douches ; aucune eau, dans toute l'Italie, n'est exportée en aussi grande quantité. Le mode d'aministration et les doses varient en raison des sources et des maladies. Si l'on compare les analyses des eaux de ces sources diverses, on trouve dans leur composition des différences sensibles. Ainsi, prenant pour terme de comparaison, l'Acqua Leopoldina et celle des sources du Tettuccio, on voit que la première contient par litre 18 grammes de chlorure de sodium et plus de 2 grammes de sulfate de chaux, tandis que la seconde ne renferme, pour la même quantité d'eau, que 4 grammes de chlorure

MONTECATINI (eaux minérales de). 299

de sodium et 0,5'J19 de sulfate de chaux, d'où l'on peut déduire logiquement que l'Acqua Leopoldina doit exercer une action physiologique et thérapeutique beaucoup plus grande. Voyons si les faits justifient cette conclusion. Les eaux de Montecatini s'ordonnent à la dose de quatre à six verres chaque matin, et de quart d'heure en quart d'heure, de façon que la quantité habituelle absorbée dans un jour varie d'un litre à un litre et demi. Elles sont en général facilement digérées et il est rare que les buveurs soient obligés de diminuer les proportions que nous venons d'indiquer. Il est remarquable que l'eau du Tettuccio, la moins chargée en éléments minéralisateurs de la station, occasionne les phénomènes les plus marqués sur l'homme sain et sur l'homme malade. Est-ce parce que l'eau du Tettuccio, restant plus longtemps dans l'organisme, est plus complètement assimilée ? (Fedeli).

Emploi thérapeutique. Les effets physiologiques les plus constants des eaux de Montecatini en général, et du Tettuccio en particulier en boisson, sont de produire une hématose plus facile, de rendre l'appétit plus vif, les digestions plus promptes et l'assimilation plus complète. Cette eau s'oppose à la stase veineuse dans l'abdomen, et elle rend le système nerveux moins irritable. Elle diminue la torpeur intestinale, et elle augmente la sécrétion biliaire, double moyen par lequel elle combat la constipation et régularise les garde-robes. Lorsque les matières excrétées sous son influence sont noires, il faut se garder de discontinuer la cure, lorsqu'elles sont vertes ou verdâtres, c'est le signe que la quantité d'eau peut être diminuée ; lorsqu'elles sont parfaitement jaunes, la circulation biliaire est rétablie, et le traitement hydrominéral doit être suspendu. M. le professeur Fedeli, auquel nous empruntons ces remarques, nous a assuré qu'il n'y avait pas de critérium plus certain pour diriger les buveurs, et qu'il ne l'avait jamais trompé. Ce n'est pas seulement l'eau à l'intérieur qui produit les résultats dont il vient d'être question ; les eaux en douches et en bains ont maintes fois régularisé les digestions et activé les selles. Ce qui vient d'être dit se rapporte surtout à l'action des eaux du Tettuccio et des autres sources de Montecatini, qui ont des effets analogues, mais les eaux de Ternie Leopoldine, en boisson et en bains, occasionnent quelquefois des accidents inconnus auprès des sources faibles. Ainsi les buveurs et les baigneurs sanguins ou nerveux à l'excès éprouvent promptement sous leur influence, une augmentation des battements du cœur et des artères, et une suractivité nerveuse telle qu'ils sont forcés de suspendre la cure ou au moins de changer les eaux. L'ébriété avec titubation, les vertiges et les symptômes congestifs légers, habituels auprès des sources fortement chargées de gaz acide carbonique, sont les premiers indices qui avertissent le médecin qu'il ne faut pas continuer l'administration des Thermes de Léopold. Il est convenable alors de faire couper l'eau en boisson d'un infusion légère, et de mêler l'eau des bains avec une quantité plus ou moins grande d'eau ordinaire. La petite salle de l'établissement du Tettuccio, où les appareils de douches et d'hydrothérapie sont organisés, rend quelquefois alors de très-grands services aux malades chez lesquels on doit calmer avant tout le système nerveux. Les eaux de Montecatini en boisson sont diurétiques, mais celles des sources du Riniresco, appelées aussi eaux de Médicis, le sont plus que toutes les autres. Toutes les sources de Montecatini sont toniques et reconstituantes, plusieurs des éléments qui entrent dans leur composition expliquent cette action analeptique. Le chlorure de sodium en est assurément la cause principale; mais le carbonate de fer ne doit pas être étranger non plus à l'augmentation de la plasticité du sang.

500 MONTECATINI (eaux minérales de).

Plusieurs maladies rentrent dans la sphère d'activité des sources de Montecatini. Les médecins toscans ont longtemps porté au premier rang les dysenteries rebelles antérieurement à tous les autres moyens. Ces confrères adminislraient les eaux d'une manière un peu empirique ; mais ils réussissaient à arrêter des cours de ventre contre lesquels on avait épuisé l'arsenal de la matière médicale. Ce qu'ont publié les médecins allemand?, ce que nous-mème nous avons tâché d'établir dans tous nos écrits, à savoir que les eaux chlorurées, prises a petites doses, lorsqu'elles sont mésothermales ou hijpothermales, produisent la constipation, donne la clef de la production de ce phénomène, auprès des sources chlorurées fortes, mésothermales ou hypolhermales de Montecatini, qui doivent être prescrites d'un à deu\ verres en plusieurs fois.

La seconde indication des eaux de Montecatini, et spécialement de celles du Tettuccio, en boisson, en bains entiers et en douches en jet sur le creux épigastrique et sur l'hypochondre droit, est assurément contre les dyspepsies, les gastro-entéralgies, l'hypochondrie, les constipations opiniâtres et les maladies du foie et de la rate. Les hépatalgies simples ou accompagnées de calculs, les congestions hépatiques essentielles, la formation plus grande de choleslérine, premier degré de la gravelle des voies biliaires, les suites de fièvres intermittentes si communes et si gra\es en Italie, sont chaque année soulagées, guéries ou enlravées dans leur développement par les eaux des sources del Tettuccio, délia Toretta ou leurs analogues. Les eaux de Rinfresco doivent être prescrites de préférence dans toutes les affections des organes urinaires, ce sont elles qui ont les vertus lithontriptiques les plus incontestables. Il faut les conseiller dans la gravelle et les calculs développés dans les reins, les uretères et la vessie, lorsqu'ils ne sont pas trop gros pour être expulsés par les voies naturelles. Les eaux des sources de Montecatini, et principalement celles dei Terme Leopoldine, donnent de trèshenreux résultats dans le lymphatisme et dans la scrofule, lorsque cette prédisposition ou cette diathèse affectent les jeunes sujets. Elles sont administrées alors intérieurement et extérieurement. En boisson, elles doivent être ordonnées à doses purgatives ou au moins laxatives; les eaux chlorurées fortes, faiblement bromo-iodurées et ferrugineuses de Montecatini agissent comme toutes celles de cette classe, c'est-à-dire, qu'elles reconstituent en purgeant, qu'elles sont fondantes en restant toniques. Les inflammations chroniques des membranes muqueuses des yeux, du nez et des bronches, les engorgements des amygdales et des ganglions cervicaux, sont les accidents scrofuleux qui cèdent en général le plus pi omptement et le mieux auprès de ces sources. L'anémie, la chlorose et les maladies qu'elles engendrent, sont presque toujours traitées avec succès par les eaux ehloiurées fortes de Montecatini, qui augmentent promptement les globules rouges du sang, alors que le traitement par les ferrugineux officinaux avait complètement échoué. Les rhumatismes et la goutte qui se lient aux troubles des organes digestifs et sont accompagnés d'anémie ou portés par des malades scrofuleux ou lymphatiques, sont améliorés aux sources chlorurées fortes et mésothermales de Montecatini employées en bains et en douches, mais surtout en boisson pour combattre la diathèse qui était la cause première de tous les accidents. Plusieurs rhumatisants avec des douleurs articulaires ou musculaires subaiguës ou chroniques, avec des névralgies et particulièrement des sciatiques, se trouvent bien d'un traitement aux sources les plus chaudes de Montecatini, mais ils sont plus utilement adressés à la grotte de Monsumniano (voy. ce mot).

Certaines affections cutanées, à forme humide et essentiellement chronique,

MONTEGRE 301

accompagnées d'un état de lymphatisme ou de scrofule évident, d'une très-grande

prostration des forces, ont été plusieurs fois amendées ou guéries auprès de ces sources, qui ont la propriété de réveiller un état subaigu ou de remonter l'économie, ce qui permet à la diathèse de disparaître avec la manifestation qu'elle avait produite du côté de la peau. Les eaux du Montecatiui sont prescrites contre les mêmes états morbides que celles de Vichy, de Saint-Nectaire et de Karlsbad (voy. ces mots).

Les indications des eaux de Montecatini conduisent à leurs contre-indications : elles sont dangereuses pour les pléthoriques et pour ceux que leur constitution ou leurs maladies disposent aux congestions, aux hémorrhagies actives, aux ruptures cardiaques et artérielles; leur emploi est très-nuisible dans h phthisie pulmonaire de toutes les formes et à tous les degrés. Les médecins qui ont exercé ou exercent à cette station ont éloigné ou éloignent soigneusement les poitrinaires qui verraient infailliblement à Montecatini, fondre leurs tubercules crus, avancer leurs tubercules ramollis, alors même qu'ils seraient atteints d'une phthisie scrofuleuse.

Durée de la cure, de dix à quinze jours.

On exporte beaucoup l'eau de certaines sources de Montecatini.

A. Rotureau.

Bibliographie. — Targioni Tozzetti (Antonio). Relazione ed analisi chimica dcW acqua provenieitte délia polla délie Tamerici a Monte-Catini. Firenze, 1843, in-8°, 12 pages. — Du même. Analisi chimica délia nuova sorqente di acqua minérale purgaliva rilrovata net pressi di Monte-Catini in Val di Nievole. Firenze, 1848, in-8°, 8 pag. — Maunoir (Robert). La Porrctta et Monte-Catini. Florence, 1848, in-8°. — Giuntini (Diornède), Buonasmci (Enrieo), PossEimfGiovani-Batista). Analisi chimica dell' acqua minérale delV Angiolo. Firenze, 1860, in-8°, 50 pag. — Gaspero Mori. Ricerche medico-fisico-chimiche sull' acqua minérale délia sp2ranza clic sorge presso Monte-Catini in Val di Nievole. Livorno, 1861, in-8°, 2ô pag. — Bloxamici (Enrieo). Délie aque minerali délia Torrclta e délia Media, analisi chimica. Firenze, 1861, in-8°, 37 pag. — Gasaxti (Damiano). Analisi chimica dell' acqua minérale di Tintorini. Firenze, 1865, in -8°, 20 pag. A. R.

MOXTEGGIA (Giovan-Battista), né à I.aveno, sur le lac Majeur, le 8 août 1762, mort à Milan le 17 janvier 1815. Fils d'un employé dans les ponts et chaussées, élevé au collège de Pellanza, il fut successivement : élève en chirurgie dans le grand hôpital de Milan, aide-major (1790), prosecteur d'anatomie, chirurgien en second, enfin professeur, dans ce grand établissement nosocomial. Monteggia passe, ajuste titre, pour un des meilleurs chirurgiens datant des temps modernes. Son traité de chirurgie est vivement loué par Scarpa. Voici la liste de ses principaux ouvrages :

I. Fasciculi pathologici. Milan, 1780, in-8°. — II. Annotazioni pratiehe sopra i malt venerei. Milan, 1794, in-8°. — III. Discorso intorno allô studio délia chirurgia. Milan, 1800, in-8°. — IV. bistituzioni di chirurgia. Milan, 1802, 1803, in-8°, 5 vol. — V. Sull' uso délia Salsapariglia. Milan, 1806, in-8°. A. C.

MO:vrEGRE (Antoine-François-Je.nin de). Ne le 6 mai 1779 à Belley, mort le 4 septembre 1818, à Port-au-Prince (Haïti). 11 fut d'abord soldat, puis il vint à Paris étudier la médecine, et se fit recevoir docteur. Il retourna bientôt en province, muni d'un brevet d'ingénieur du cadastre, mais il quitta ce poste pour revenir à Paris se livrer à la pratique de l'art médical. 11 fut l'un des rédacleurs de la Gazette de santé, de 1810 à 1818 ; a collaboré à divers journaux, au Dictionnaire des sciences médicales, etc. Il est surtout connu par un opuscule qu'il publia sur le magnétisme animal, ouvrage qui fut l'objet d'une polémique entre les amis et les adversaires de Mesmer. En 1818, il partit pour Saint-Domingue; en se rendant à Port-au-Prince, il se jeta à l'eau pour sauver une femme qui se

302 MONTÉGUT-SÉGLA (eau minérale de).

noyait. Mais atteint de la fièvre jaune, il succomba quatre jours après. Voici la liste de ses ouvrages et de ses principaux mémoires, quant aux sciences médicales :

I. Expériences de la digestion dans l'homme, mémoire présenté à V Institut en 1812. Paris, 4814, in-8°. — II. Du magnétisme animal et de ses partisans, ou Recueil de pièces importantes sur cet objet. Paris, 1822, in-8°. Une partie de cet ouvrage est la reproduction d'articles de l'auteur, insérés dans le Journal de santé. — III. Observations sur les lombrics ou vers de terre. Paris, 1815, in-8°. — IV. Des hémorrhoïdes ou Traité analytique de toutes les affections hêmorrhoïdales (extr. du Dict. en 60 vol.). Paris, 1819, 1829, in-8°. A. D.

MONTÈGRE (Horace de). Fils du précédent, né à Saint-Savinien (Charente- Inférieure), le 21 janvier 1806. Il suivit la même carrière que son père et entra dans le service de santé militaire. Elève du Val-de-Gràce, il fut distingué par Broussais, qui avait été l'ami de son père et qui se l'attacha, pendant plusieurs années, comme secrétaire. Après 1830, le jeune Montègre se mêla activement aux mouvements politiques de l'époque, puis, enfin, reçu docteur eu 1836, il pratiqua pendant plusieurs années la médecine à Paris, et l'abandonna ensuite. Ayant perdu le p^u de fortune qui lui restait, redoutant la misère qui venait le surprendre au seuil de sa vieillesse, il se donna la mort, à la fin de l'année 1864.

On a de lui :

I. Dissertation sur les plaies pénétrantes de poitrine, et les lésions du cœur. Th. de Paris, 1836, n° 6. — II. Notice historique sur la vie, les travaux, les opinions médicales et philosophiques de Broussais, un des ouvrages les plus remarquables, qui aient été publiés sur Broussais, et danslequelse trouve la profession de foi du célèbre réformateur, dont Montègre était dépositaire. E. Bgd.

MON B E-GROSSO (Eau MINÉRALE de). VoiJ. AlU.\0.

MOMTEGET-SÉGLA (Eau minérale de), athermaîe , ferrugineuse faible, carbonique faible, dans le département de la Haute-Garonne, dans l'arrondissement de Muret, à 25 kilomètres de Toulouse et sur la route de Bagnères-de- Luchon, émerge une source dont les eaux claires et limpides laissent déposer une certaine quantité de rouille; elles n'ont aucune odeur; leur saveur est un peu amère et manifestement ferrugineuse ; des bulles gazeuses, les unes petites et plus nombreuses, les autres plus grosses et moins abondantes, viennent de temps à autre s'épanouir à leur surface. La température de l'eau de la source de Montégut-Ségla est de 12° centigrade. M. Filhol a fait, en 1848, son analyse chimique; il a trouvé dans 1,000 grammes d'eau les principes suivants :

Carbonate de chaux 0,2740

— magnésie 0,0020

Bicarbonate de soude 0,0190

Sulfate de magnésie 0,0130

Chlorure de magnésium . 0.0170

Bisilicate de soude 0,0510

— potasse 0,0060

Alumine et oxyde de fer 0,0020

Matière organique 0,0010

Total des matières fixes 0,5t>50

„ ) azote et oxygène Olit.0810

acide carbonique Ogr. 0710

M. Henry (Ossian), qui a aussi analysé l'eau de la source de Montégut-Ségla a trouvé de plus qu'elle contient des traces sensibles d'un iodnre alcalin.

Ces eaux sont principalement employées en boisson par les paysans des environs, qui viennent s'y soigner de tous leurs états morbides reconnaissant pour cause un état d'anémie ou de chlorose. Un établissement minéral, contenant quelques cabinets de bains et de douches, est à la disposition de ceux, qui veulent

MONTERO. 303

suivre un traitement externe par l'eau artificiellement chauffée de Monlégut-Ségla. La durée de la cure est de vingt-cinq à trente jours. On n'exporte qu'aux alentours l'eau de la source de Montégut-Ségla.

A. Rotureau.

MONTEMAYOR (O.istobal), médecin et chirurgien espagnol qui florissait à la fin du seizième et au commencement du dix-septième siècle. Il fit ses études en médecine et en chirurgie, et prit ses degrés à l'Université de Valladolid. Son vaste savoir, sa grande habileté comme opérateur lui méritèrent l'honneur d'être nommé chirurgien particulier des rois Philippe II et Philippe III. Sa réputation est surtout fondée sur un traité médico-chirurgical des plaies de tête, qui renferme un assez bon nombre d'observations particulières. Il se prononce dans les plaies de tête avec fracture pour l'application prompte du trépan ; au total, on voit en lui le praticien instruit et judicieux (Morejon) .

Voici le titre de cet ouvrage :

Medicina y cirugia de vulneribus capitis. Valladolid, 1613, in-8°. Zaragoza, 1664, in-8*.

E. Bgd.

montemayor (Eaux minérales de). Voy. Bejar MONTÉNÉGRO. Voy. TURQUIE.

MONTEREGIO (Giov. Malfatti de) ou Malfattide MoNTEREGio,né à Lucques, en 1775. Il commença ses études médicales à Bologne, sous le célèbre Galvani, et les acheva à l'Université de Vienne, où il eut pour maître un des plus grands praticiens de l'époque, Pierre Frank, dont il devint chef de clinique ; c'est là qu'il prit le grade de docteur en 1797. C'est également dans la capitale de l'Autriche qu'il parcourut avec éclat sa carrière médicale, et jouit pendant toute sa vie d'une très-brillante réputation, bien qu'il n'ait pas été exempt des désagréments que l'ingratitude et l'envie n'épargnent jamais aux hommes haut placés. Trèsenclin au mysticisme, Malfatti fut, au commencement de ce siècle, un des disciples les plus fervents de la philosophie de la nature, et il se laissa entraîner par les séduisantes illusions du magnétisme animal. Outre quelques ouvrages dont nous allons donner la notice, on lui doit la fondation de la Société des médecins de Vienne, dont les travaux forment une collection très-intéressante et très-consultée. Ce praticien éminent succomba, dans la campagne où il s'était retiré, en sep. tembre 1859, âgé de près de quatre-vingt-cinq ans.

On a de lui :

I. Ueber die Wiedergenesung . In Rôschlaub Magaz., t. III, p. 438 ; 17P9. — II. Bcschreibung eines b'ôsartigen Scharlachfiebers , welches, etc. In Hufeland's Journ., t. XII, St. 5, p. 120 ; 1821. — III. Ueber den Einfluss der Gewohnheit in Anwendung des Aderlassens, etc. In Gesundh. Taschcnbuch. Wien, 1801, art. 11. — IV. Ueber die Pflege des Gehôrnsorgans. Ibid.. lyOJ, art. III. — V. Neue Erfahrung von der Entstehung der Schutzpocken ans der Javarre der Pfercle. In Hufeland's Journal, t. XVI, St. 3, p. 1^0; 1803. — VI. Entwurf einer Pathogenie aus der Evolution und Révolution des Lebens. Wien, 1809, in-8°. — VU. Studien ùber die Anarchie und Hiérarchie des Wissens. Mit besonderer Beziehung au f die Medizin. Leipzig, 1845, in-8°, pi. 2. — VIII. Neue Heilversuche : 1. Gelungene Yertïlgung des grauen Staares. durch, etc. — 2. Hàufige Entstehuug des schwarzen Staares aus dem Raphagra, etc. Wien, 1847, in-8». E. Bgd.

MONTER© (Luiz), chirurgien espagnol qui vivait dans la première moitié du siècle dernier. 11 était attaché ou service de santé de la famille royale, et à l'hôpital du Saint-Esprit de Séville, membre de l'Académie royale de médecine de cette ville, etc. Montero s'était surtout rendu célèbre par son habileté comme lithoto-

Page 1