‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.61Chapitre 30 sur 114 · MOORE · texte numérisé non relu

MOORE

prescrits à des malades qui ne supporteraient pas sans danger les intempéries plus fréquentes dans le nord ou dans le nord-ouest de la France. A. Roturead.

MO\TI»e\sier (Eaux minérales de), athermales, bicarbonatées sodiques, carboniques fortes. Dans le département du Puy-de-Dôme, dans l'arrondissement et à 120 kilomètres de Riom, à 2 kilomètres d'AicuEPERSE (voy. ce mot), à 50 mètres environ de la route de Gannat à Glermont-Ferrand,au nord-ouest de la butte calcaire de Montpensier, au milieu de champs cultivés, émergent les deux sources de Montpensier qui n'ont point de noms particuliers. Montpensier est un petit village de l'Auvergne, peuplé de 700 habitants, beaucoup plus célèbre par son ancien château-fort, par son bitume et surtout par le rôle qu'il n'a cessé de jouer dans l'histoire de France depuis 1226, époque à laquelle Louis VIII y mourut, que par les qualités et les vertus de ses sources minérales. L'une d'elles a ses griffons dans des puits creusés en 1830 par M. Rrosson, qui y installa une usine où il fabriquait en grand le bicarbonate de soude. Cet établissement est aujourd'hui complètement abandonné. On ne sait rien autre chose de cette source dont l'eau n'a jamais été chimiquement analysée, si ce n'est qu'elle sort de terre un peu bourbeuse et qu'elle laisse dégager une quantité tellement considérable d'un gaz ayunt tous les caractères de l'acide carbonique, ne contenant aucune trace d'hydrogène sulfuré, qu'avant le captage de cette source il asphyxiait souvent les oiseaux qui s'en approchaient ou les petits animaux qui venaient y boire.

La seconde source a son origine dans un autre puits qui se trouve dans la cour du domaine de la chapelle de Montpensier. Son eau se trouble aussi à l'approche des orages, et le gaz acide carbonique, qui s'en dégage toujours, devient alors beaucoup plus abondant, ainsi qu'on le peut constater au nombre des bulles qui la traversent et viennent éclater avec un grand bruit à sa surface. Cette eau n'a pas non plus d'emploi thérapeutique. A. R.

Bibliographie. — Nivet (V.). Dictionnaire des eaux minérales du département du Puy-de~ Dôme. Clermont-Ferrand, 1846, in-8°, p. 175-176. A. R.

MONTSERRAT (EaUX MINÉRALES de). Voy. La PuDA.

moore (Charles-IIewiit). Né à Plymouth, le 12 juin 1821, il vint faire ses études médicales à Londres sous M. Skey, à l'hôpital Saiut-Barthélemy. Après avoir passé, en 1842, les examens pour être admis membre du collège de chirurgie, il fut adjoint à son maître et comme chirurgien assistant, et comme prosecteur de son cours d'anatomie à l'école d'Aldergate-Street. Ayant ensuite passé quelques années à Berlin et à Vienne, il revint à Londres et fut nommé en 1847 démonstrateur d'anatomie et chirurgien à Middlesex-Hospital. Après avoir rempli pendant plusieurs années les fonctions professorales d'une manière très-brillante, il en fut éloigné par une maladie du système nerveux central qui entraîna sa mort, le 6 juin 1870 (Brït. Med. J. 1870, t. I, p. 641).

Ce regrettable et habile chirurgien n'a pas publié de travaux de longue haleine,, mais seulement les mémoires suivants qui ont fondé sa réputation :

I. Case of Fracture and Dislocation of the Pelvis, combined with an Unusual Form of Dislocation ofthe Fémur. In Lond. Med. Chir. Transact., t. XXXIV, p. 107; 1X51. — II. Account of a Case of Pulsaling Tumour in which the Urine contained Cancer-Cells . Ibld. , t. XXXV, p. 459 ; 1852. — III. Account of a Case of Arterio-Yenous Aneurism of the Temporal Vessels, treated by Ligature, etc. Ibid., t. XL], p. 1 ; 1858. — IV. Strangulation of the Stomach in an Umbilical Rupture. Death during Réduction under Chloroform. Ibid., I. XLV, p. 181 ;. 18ti5. — V. Unusual Occurrence during the Cure of Popliteal Aneurism. Ibid., t. XLII, p. 17, 1804. — VI. New Method of procuring the Consolidation of Fibrina in Incurable Aneurism*

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