MOQUIN-TANDON. 5H
Ibid., p. l'29, 136. — VII. Account of an Arterio-Venom Cyst in the Popliteal Ncrve, for which the Umb was amputated. Ibid., t. XL1X, p. 129 ; 1860. — VIII. Two Cases of Periodical Inflammation of the righl Knee-Joint. Ibid., t. L, p. 21 ; 1867. — IX. On the Influence of inadéquate Opération on the Theory of Cancer. Ibid., p. 245. — X. Trad. du t. III du Traité d'anatomie pathologique de Rokitanski, dans la collection publiée par la Société de Sydenham. Londres, 1852, in -8°. — XI. Les articles Cancer, Tumeurs, Blessures des vaisseaux sanguins et des Vaisseaux absorbants, dans le système de chirurgie de Holmes. E. Bgd.
MOQUIN-TANDON (Cristun-Horace-Benedict-Alfred). Né à Montpellier, le 7 mai 1804, successivement simple copiste et caissier dans la maison de commerce Moquin-Tandon et Comp., docteur es sciences (9 décembre 1826), docteur en médecine (18 août 1828), professeur de physiologie comparée à l'Athénée de Marseille ( 1829-1 850), professeur d'histoire naturelle à la Faculté des sciences de Toulouse (1853-1858), professeur de botanique dans cetle même Faculté (1858-185'i), professeur de botanique au Jardin des plantes de Toulouse (1854- 1852), professeur d'histoire naturelle à la Faculté de médecine de Paris, Moquin- Tandon est mort le 15 avril 1865.
Un de ses panégyristes, M. Drouyn de Lhuys, a dit de lui :
« Certains esprits portent des fleurs, d'autres des fruits; celui de M. Moquin- Tandon produisait, avec une égale fécondité, les fleurs de la littérature et les fruits de la science. »
Cet homme remarquable s'est, en effet, distingué dans ces deux branches, en apparence si peu convergentes, de l'intelligence humaine; et si la science pure, l'observation sévère l'ont compté parmi ses adeptes, la poésie, la littérature fine, gracieuse et spirituelle le rangent dans la pléiade de leurs nourrissons les plus chéris.
Moquin-Tandon a touché à un grand nombre de points se rattachant à l'organisation, à la classification, et à la physiologie des végétaux; il a écrit un gênera de la famille des Chénopodées, une monographie du genre Sudeda de la même famille, un Mémoire sur la Dissémination, d'autres sur l'Ortie, le Platane, l'Olivier, des Éléments de tératologie végétale, des Éléments de botanique médicale, etc. , etc.
Aussi, le prince Charles Bonaparte lui dédia-t-il un genre nouveau, le genre Moquinus; et de Candolle a donné le nom Moquinia à un curieux groupe de plantes élégantes de la famille des Composées.
La zoologie lui doit des travaux fort appréciés sur les sangsues, les mollusques. C'est lui qui a découvert, au bout des grandes cornes, l'organe de l'odorat chez les mollusques pourvus d'une tête, et une quatrième paire de ganglions nerveux chez les mollusques acéphales. Le genre Hélice a été surtout, de sa part, le but de recherches assidues et fructueuses, qui font autorité dans la science.
Il suffit de parcourir le dernier ouvrage de Moquin-Tandon, le Monde de la mer, pour reconnaître de suite, dans sou auteur, un ami du Parnasse et de la belle littérature. 11 le fut, en effet; mais il eut d'abord bien peur de le paraître. « Il n'osait guère, écrit M. Bâillon, au début, braver ce préjugé qui s'attaque dans notre pays au titre d'homme universel et d'intelligence encyclopédique. Il sentait bien que beaucoup lui reprocheraient de n'avoir été ni assez botaniste, ni assez zoologiste pour avoir voulu être à la fois l'un et l'autre. « Il est convenu, disait-il familièrement, qu'un herbivore ne peut être qu'herbivore! « Comment, cependant, demeurer sourd aux vibrations intérieures de la fibre poétique, et cela dans la cité palladienne, où les derniers chantres du gai savoir se disputent encore les violettes et les roses de Clémence Isaure? Plutôt que d'affronter en personne un si grand péril, il en chargea un enfant de sont imagination, le nommé